Disclaimer : La base de cette histoire ne m'appartient pas. Les personnages, lieux et autres sont la propriété de J.K Rowling je ne fais que gâcher son œuvre en y greffant un scénario de mon invention.

Auteur : Pirate OfHogwart. Je remercie ma chère « re-lectrice » LQPC pour ses conseils et ses commentaires sur mes chapitres.

Rating : M pour les chapitres qui viendront (je fais durer le suspense … )

Spoilers : Tomes I – II – III – IV – V

Synopsis : Que se passe-t-il quand on met un loup-garou enseignant la DCFM et un professeur de potions acariâtre dans le même château ?

Pairing : Remus L./Severus R.

Bonne lecture à tous et à toutes, n'hésitez pas à me laisser vos impressions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.


Chapitre 4 : Visite surprise et … visite surprise

Steve venait de l'autoriser à quitter l'hôpital après lui avoir fait promettre de bien prendre toutes ses potions et de faire attention. Remus salua son assistait avec un sourire bienveillant. Le jeune homme lui plaisait bien. Il lui faisait penser à Harry. Harry. Etait-il encore dans cette clinique privée dont il avait oublié le nom ? Certainement que oui. Il se demandait combien de temps il faudrait pour que la Gazette tombe sur cette nouvelle et la divulgue. Albus devait certainement avoir un rôle non-négligeable dans la discrétion qui s'opérait autour du Garçon-Qui-A-Pour-L'-Instant-Survécu. Il irait le voir dès qu'il serait présentable.

Mais avant toute chose, il devait parler à Rogue. Il était hors de question qu'ils cohabitent dans une ambiance pareille. Remus préférait encore mettre en pratique ses cours de métamorphose et dormir dans une salle de classe, avec Peeves flottant au-dessus de lui. Depuis qu'il était revenu dans l'univers de Poudlard, il s'était toujours demandé pourquoi il n'arrivait pas à parler normalement avec Rogue ; et sa perplexité allait en augmentant après qu'il ait appris que Harry et le directeur de Serpentard avaient longuement parlé. Peut-être était-ce auprès du garçon qu'il pourrait trouver l'aide qu'il cherchait.

Dès que cette idée apparut dans son esprit, il se donna une grande baffe mentale. Harry vient de faire une tentative de suicide. Ce n'est pas lui qui doit t'aider, mais le contraire ! Ses pensées le ramenaient vers son pseudo-neveu. Il se résolut donc à lui rendre visite, dès qu'il serait installé. Il descendit dans le hall de Sainte Mangouste, son sac à la main, salua quelques connaissances et se dirigea vers les cheminées.

Il atterrit ainsi à la Compagnie des transports Sweech & Miney. Ce bâtiment, qui s'étalait sur plusieurs centaines de mètres carrés et trois étages, permettait aux sorciers de voyager à travers le monde entier. Des sortilèges permettaient de voir les conditions d'arrivée du côté de la cheminée de destination. Remus paya les deux Mornilles qu'un employé lui demandait et se rendit vers l'âtre qui indiquait Poste magique, Pré-au-Lard, Ecosse.

Dumbledore, au courant de son retour, lui avait envoyé une calèche. Remus observa avec curiosité et déférence les Sombrals. Ils étaient impressionnants. On pouvait les croire maléfiques mais quand on prenait le temps de s'y intéresser, on remarquait que c'étaient des animaux intelligents, très intelligents même, serviables et protecteurs envers ceux qui les respectaient. Il se demandait qui, parmi les élèves, pouvait les voir. Harry, certainement. Ron aussi. Neville était également présent ce jour-là. Avec la guerre, un bon nombre d'enfants les voyait désormais. Hélas. Il se demandait comment se passerait l'année à venir. Rien ne serait plus pareil. Voldemort était peut-être mort mais il n'était pas parti seul. Dire que cela s'était passé il y a seulement un an. Tant de choses avaient changées.

Livré à ses pensées, Remus était arrivé aux grilles du château sans faire attention. Le griffon de droite le renifla, sembla le sonder puis ouvrit les portes, réparées depuis l'époque où des géants les avaient arrachées. Remus remonta rapidement l'allée et pénétra dans le grand Hall. Alors qu'il allait descendre vers les cachots de Rogue, une voix le fit lever la tête. A deux étages au-dessus de lui, le Ministre de la Magie, Cornelius Fudge, parlait à un de ses « assistants », plus chargé de lui cirer les chaussures que de le conseiller à bon escient. Le fait que ce crétin infini était encore à son poste ne tenait qu'à une chose : la lenteur des lois sorcières.

Ainsi, les élections ministérielles n'avaient lieu que tous les neuf ans. Seul un décret du Magenmagot et de la Confrérie Nationale des Dirigeants de la Communauté Magique, assemblée qui ne se réunissait que sous ordre des vingt plus influents sorciers d'Angleterre, pouvait interrompre un mandat et provoquer de nouvelles élections. Ce genre de choses n'était fait qu'en cas de guerre, ce qui expliquait la mesure de ces conditions. De ce fait, le ministère n'ayant pas reconnu le retour de Voldemort avant que celui-ci n'attaque les bâtiments clés, toutes ces réunions n'avaient pu se tenir et l'incompétent à la tête du pays n'avait pas été délogé.

Toutefois, cela n'expliquait pas ce qu'il faisait à Poudlard. Après tout, la charte de l'Education, écrite en 1018 et retrouvée après que Dolorès Ombrage ait tenté de prendre le contrôle de l'école au nom du Ministère, précise bien que nul homme du gouvernement ne pourra administrer ou intervenir dans les affaires de Poudlard, sur le plan magique, juridique, de l'enseignement et des êtres vivants dans l'enceinte de la propriété. Fudge, idiot mais pas complètement demeuré, ne venait certainement pas refaire une tentative à deux mois des élections. C'eut été risqué.

Sa curiosité, et un mauvais pressentiment aussi, dicta à Remus de suivre les trois hommes. En se rapprochant d'eux, il constata que les deux autres n'étaient pas des assistants mais des Aurors, de la brigade spéciale en plus. Pourquoi Fudge se faisait accompagner de la sorte ? C'est alors que Remus vit Severus devant la gargouille directoriale. « Oh non, pas ça ».

Remus ne comprit pas lorsque, en quelques secondes, Rogue fut derrière lui, l'empoigna par le bras et le traîna sur plusieurs mètres avant qu'il ne mette en marche ses propres fonctions locomotrices. Il commençait à s'insurger quand le regard du professeur de potions se posa sur lui et le fit taire. Ils continuèrent dans les couloirs jusqu'à arriver près du portrait de la Grosse Dame. Là, Rogue consentit enfin à libérer l'homme châtain.

« - Vas-tu m'expliquer ce que cela signifie ? » Demanda Remus, énervé d'avoir été ainsi (en)traîné.

« - Je viens de sauver tes petites fesses poilues, tu pourrais montrer un peu plus de reconnaissance. » Lui rétorqua Rogue

« - Tu as quoi ? »

« - Fudge est ici, avec deux de ses … larbins. A mon avis, il ne veut pas connaître la nouvelle recette de Dumbledore pour ses gâteaux à la cerise ! » Attaqua le Maître des Potions, toujours calme.

« - Oh … Mais pourquoi moi ? »

« - Tu n'es qu'un loup-garou. Je n'aurais jamais fait ce genre de chose pour un criminel comme Pettigrow. »

« - Ça n'explique toujours pas ton geste. » Insista Remus

« - Après les hybrides, les supposés mangemorts. Je préfère déguerpir pour la journée, et je te conseille d'en faire autant. Mais ne te sens surtout pas obligé, tu n'es pas irremplaçable. » Grogna le professeur de potions

Severus entra dans la salle commune des Gryffondors (pendant les grandes vacances, les mots de passe étaient inutiles), prit une poignée de poudre de Cheminette d'une bourse de cuir, la lança à Lupin avant de jeter la poudre dans les flammes et de crier sa destination. Remus hésita quelques minutes avant de décider de suivre le conseil de l'ancien mangemort et d'emprunter le même chemin que lui. Il se retrouva une fois de plus à la gare cheminière. Sur place, il consulta un plan et repéra la clinique où Harry était. Il se dirigea vers le conduit n°24 et vit que le panneau indiquait La potion aux potirons. Faubourg de la Licorne. Paris.

Il n'avait que très rarement entendu parler du quartier magique français, mais il était réputé comme possédant les meilleurs livres de sortilèges et les chercheurs de tous les pays voulaient effectuer leurs travaux dans le grand « Centre d'Expérimentation des Techniques Anciennes et Modernes » C'était, par-exemple, de là qu'était sortie la base de la potion Tue-loup ou encore les potions de concentrés d'hémoglobine reconstituée pour les victimes de vampires, et les vampires eux-mêmes.

Mais le faubourg était surtout connu pour ses grandes arènes où des duellistes de tous les niveaux venaient s'affronter à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Ces spectacles constituaient un divertissement fort apprécié des familles et une aubaine pour tous les recruteurs d'Auror, ou d'hommes de main. Remus prit la poignée de poudre tendue par l'employée en costume rouge et vert, la jeta dans l'âtre (1) et traversa les flammes vertes.

Le pub était à l'opposé du Chaudron Baveur. L'endroit était spacieux et lumineux, éclairé par des grandes baies vitrées. Et à cette heure-ci (quinze heures à sa montre) il était presque vide. Remus alla voir le barman et demanda, dans un français tout à fait approximatif, où se trouvait la clinique privée. L'homme lui répondit, dans un anglais tout aussi incertain, mais le lycanthrope comprit et sortit du bar pour atterrir directement dans le faubourg de la Licorne. Ce n'était pas du tout comme en Angleterre, où le passage entre les deux mondes se faisait dans le bar ; La potion aux potirons se trouvait déjà dans le quartier magique, dans lequel on pouvait pénétrer grâce à un passage secret dans un jardin public.

Remus traversa la rue, passa devant Gringotts, ce qui lui fit penser à son compte qui allait bientôt afficher une somme négative, et ce dans un moment où il avait besoin d'argent : il devait se racheter une ou deux robes pour ne pas avoir l'air trop miteux et il devait également se procurer les livres de Défense Contre les Forces du Mal afin de savoir ce que les élèves possédaient et apprendraient. Il relégua toutefois ces idées dans un coin de sa tête quand il arriva devant les portes de la clinique. Le hall ne ressemblait en rien à celui de Sainte Mangouste, il était vide et silencieux, à l'exception d'une musique douce en fond sonore. Une sorcière habillée en blanc, en pleine conversation avec sa voisine, se tenait à l'accueil.

Quand il s'approcha d'elles, celle habillée en blanc eut une mimique dédaigneuse à sa vue. C'est vrai qu'il n'avait pas l'air d'un Lord, mais de là à le regarder comme s'il ressemblait à un insecte nuisible, il y avait des limites. Il détestait les gens qui jugeaient sur l'apparence … et cette pimbêche en faisait partie. Il se présenta et eut la surprise qu'on lui demande de sortir, sous peine de faire venir la sécurité. Il allait s'énerver lorsque Dumbledore descendit, en compagnie d'un médicomage. Le directeur l'aperçut et, surpris, se dirigea vers lui.

« - Remus, que faites-vous là ? »

« - … C'est une longue histoire Albus. Pour résumer, notre bien-aimé Ministre a jugé bon de venir faire une petite visite surprise à l'école. Etant donné que vous étiez absent, Severus et moi avons décidé d'aller prendre l'air. J'ai pensé qu'aller voir Harry serait peut-être une bonne idée. » Expliqua Remus

« - Vous pouvez y aller, mais je vous préviens : il fait semblant de dormir. Tenez, montrez ce badge si jamais quelqu'un vous interroge sur votre présence. » Lui dit Dumbledore en lui tendant un rond de métal, que Remus mit dans sa poche

« - Merci Albus »

« - Ce n'est rien voyons … Savez-vous où est partit Severus ? » Interrogea Albus

« - Je sais simplement qu'il m'a précédé chez Sweech et Miney. »

« - D'accord. Je pense savoir où il est dans ce cas là. Allez, dépêchez vous, les visites s'arrêtent dans une heure. A bientôt Remus. »

« - A bientôt M. le directeur. »

Dumbledore sortit sa baguette et transplanna pendant que Remus se dirigeait vers la chambre de Harry après avoir obtenu le numéro par le médicomage. Une fois arrivé devant la porte, il hésita. Que ferait-il devant le garçon ? Après tout, il s'était jeté sur une route juste sous ses yeux … Malgré ses doutes, Remus finit par entrer.

La chambre ne ressemblait pas à vraiment à celles de Sainte Mangouste. On se serait cru en pleine savane africaine. Sur les murs, des animaux sauvages se déplaçaient silencieusement, faisant bruisser les feuilles et l'herbe. Tout semblait vraiment réel. Il n'y avait qu'un seul lit dans la chambre, plus un canapé et deux fauteuils ; la pièce n'était pas très grande. Remus s'avança pour être face à Harry et tira un fauteuil à lui. Il contempla longuement le garçon avant de se mettre à parler.

« Harry … Pourquoi as-tu fait cela ? Si tu avais des problèmes, nous pouvions t'aider. J'ai eu tellement peur pour toi. C'est moi qui ait empêché ce camion de te rouler dessus, tu le sais ? … Je t'en prie Harry, ne recommence pas ça. Il y a encore tellement de choses que tu n'as pas faites. Ne fais pas comme moi. Ne gâche pas ta vie en ressassant le passé. Tu as le droit d'être heureux. Plus que quiconque tu mérites d'être heureux … Je ne suis pas très doué pour ce genre de discours, hein ? Mais s'il te plaît, retiens ce que je t'ai dit. Tu es quelqu'un d'exceptionnel. Et nous t'aimons. J'ai eu tellement peur Harry ! Je sais, je me répète. Mais ce n'est que trop vrai. Je ne te raconte même pas le savon que tu vas avoir quand Hermione l'apprendra … Je suis stupide, pourquoi je te dis ça ? … Je t'en prie Harry, parle moi, c'est insupportable ! » Cria soudainement Remus ; mais le brun ne bougea pas, rien ne montrait qu'il avait entendu ou même qu'il était réveillé. « Je … je vais rentrer. Dumbledore doit avoir chassé Fudge du château … N'oublie pas qu'il a des personnes qui t'aiment Harry. Au revoir. »

Remus allait ouvrir la porte et sortit lorsque le brun se redressa.

« - Pas lui. » Murmura-t-il

« - Comment ? » Demanda le plus vieux en se retournant

« - Il ne m'aime pas. » Répondit Harry en fixant Remus, ses yeux verts embués de larmes.

« - Qui ne t'aime pas ? » Demanda l'homme en se rasseyant

Harry tourna la tête et se mordit les lèvres.

« - Qui ne t'aime pas Harry ? » Insista Remus

« - Celui que moi j'aime. »

« - … Pourquoi dis-tu cela ? »

« - Il est avec quelqu'un d'autre. Avec une femme. »

« - Je suis désolé. »

« - Moi aussi. »

« - C'est pour ça que tu as fait une telle chose ? A cause de lui ? »

« - … Oui. » Lâcha Harry avant de s'écrouler en larmes dans les bras du lycanthrope

L'étreinte était étrange. Remus était gêné, triste pour Harry, et lui passait maladroitement une main dans le dos pendant que le jeune homme pleurait de tout son soûl sur son épaule et s'accrochait à sa chemise comme si sa vie en dépendait. Finalement, épuisé moralement comme physiquement, le Survivant s'endormit.


Dès son arrivée chez S & M (que certains rigolos avaient rebaptisé SM), Severus s'était directement dirigé vers les cheminées longues distances. Il avait payé les seize Mornilles et vingt-trois Noises que valait le voyage et avait traversé les flammes. Du pub délabré où il avait atterrit, il avait directement transplanné jusqu'au porche d'une grande demeure, haute et imposante. Le Manoir Rogue. Il posa sa main sur la porte qui s'ouvrit d'elle-même.

Le hall était impeccablement rangé et nettoyé, grâce aux elfes de maison. Les tableaux de ses ancêtres côtoyaient des statuettes chinoises ou égyptiennes et des tapis orientaux recouvraient le carrelage froid. Severus aimait cette maison ; non pas à cause des souvenirs qu'elle renfermait, si ça n'avait tenu qu'à ça il l'aurait fait brûler depuis longtemps, mais parce que c'était la maison de sa mère, en dépit du fait que le Manoir soit au nom de son père. Il aimait et détestait cette demeure.

Il ne s'attarda pas longtemps dans l'entrée et se dirigea vers les étages. Au deuxième, il entra dans une immense pièce. La bibliothèque. Là, il s'installa, puis appela un elfe de maison qui apparut dans la seconde.

« - Maître Rogue est arrivé. Que peut faire Saty pour que le Maître se sente bien ? » S'inclina le petit être

« - Prépare ma chambre et un repas pour ce soir. Avertis-moi si j'ai du courrier, mais vérifie le avant. » Lui ordonna Severus

« - A quelle heure le dîner Maître ? » Demanda Saty

« - Je ne sais pas. »

« - D'accord. Tout sera prêt. » Affirma-t-elle

« - C'est tout, vas travailler. »

« - Tout de suite Maître. Saty voudrait juste dire à Maître Rogue que des gens sont passés et ont voulu fouiller la maison mais qu'ils n'ont pas réussi à entrer. » Déclara-t-elle, bégayant un peu.

« - Quoi ! Qui étaient-ils ? » S'exclama Rogue

« - Saty ne sait pas. » Avoua l'elfe

« - Tu aurais du ! Punis toi, je n'ai pas le temps pour cela. » Grogna Severus

« - Oui Maître Rogue. Saty est une méchante elfe. »

La créature s'en alla dans un petit pop. Severus s'en voulut un peu de s'être emporté pour si peu, après tout, l'elfe n'avait aucun moyen de savoir qui étaient ces hommes, mais l'information l'avait mis en colère et se défouler sur l'elfe lui avait fait du bien.

Ses recherches sur les sorts de révélation pourraient servir beaucoup plus tôt que prévu. S'il arrivait à combiner le sort de visionnage plaqué sur la porte et un sort de révélation, il saurait immédiatement qui étaient ces intrus. Curieux de savoir qui avait voulu fouiller sa maison, Severus ne perdit pas de temps et s'échina à trouver la bonne combinaison pour retrouver la trace de ces mystérieux visiteurs. Après plusieurs heures de travail, de jurons, d'explosions et plusieurs mètres cube de fumée, le maître es Potions trouva enfin ce qu'il cherchait.

L'alliance d'un sort de traçage, d'un de visionnage, d'un de révélation et d'un autre d'anti-brouillage avait eu raison du mystère des étrangers. Severus avait pu remonter jusqu'au lieu de départ des hommes, et il s'était avéré que ce n'étaient nul autre que des sorciers qui avaient cru que le manoir était en vente, à cause d'un panneau mal placé.

Saty avait du se pincer vingt-trois fois les oreilles entre un énorme grimoire, s'enfermer pendant cinq minutes la tête dans le four allumé, se repasser trente-sept fois les mains et se taper quatre-vingt-dix-neuf fois la tête contre le mur pour se faire pardonner. Dire que Severus était d'une humeur massacrante était un euphémisme, ou un mauvais jeu de mots.

Aussi, lorsqu'il alla se coucher et qu'il sentit quelque chose bouger dans son dos, il craqua et poussa un beuglement qui aurait réveillé la reine dans son château à six cent kilomètres de là si jamais son terrain n'avait pas été insonorisé, par ses propres soins. Severus se redressa brusquement et agrippa la chose qui gigotait, chose qui s'avéra être un hibou postal. Un hibou qui portait une enveloppe avec une écriture violette reconnaissable partout et par tous. « Dumbledore ». Grogna-t-il. Il déchira l'enveloppe et prit le parchemin.

Cher Severus,

Je me suis douté que vous vous seriez réfugié ici. Je tenais à vous dire que le Ministre souhaitait simplement m'entretenir d'une affaire politique sans rapport avec l'école et que vous pouvez revenir sans crainte. Si vous décidez de rester un peu chez vous, je me permet de vous rappeler que vous avez la charge de la préparation de la potion de M.Lupin, et que la pleine lune est dans un peu plus de deux semaines.

Je tiens également à vous dire que le Dr Berry m'a rapporté ce qui était arrivé à Remus. Je vous suis reconnaissant d'avoir si vite appelé les secours malgré votre mésentente. Pardonnez la brusquerie du médicomage, il s'inquiétait pour son patient. Remus se remet bien de sa brûlure, Pompom va sans doute le couver, comme à son habitude.

L'analyse de la substance du couloir est en cours, mais pendant ce temps, la mare s'étend. Notre cher Rusard en perd ses cheveux. J'ai procédé à la transformation de vos appartements, mais ne vous inquiétez pas, je n'ai rien changé d'autre. Vous retrouverez tout à sa place.

Prenez soin de vous,

A.Dumbledore

Fichu vieillard. Il ne peut pas la faire tout seul sa potion ? « Je ne suis tout de même pas le seul capable de laconfectionneren Angleterre ! Le plus doué, peut-être, mais pas le seul. » Maugréa Rogue. Il laissa repartir le hibou sans céder à l'impulsion qui lui dictait de le faire rôtir avant de le renvoyer par colis et finit par s'endormir en lisant le tome deux des aventures de Strang le vampire sanguinaire et sans-pitié. (2)


(1) : Il jette la poudre hein, pas la fille lol

(2) : certains diront plus tard que le terrible Severus Rogue suçait son pouce à ce moment là, mais aucun ne put avancer de preuve avant d'être transformé en cafard ou en crapaud …


Et voila un chapitre 4 ficelé !

Pour information, je suis en train d'écrire l'épilogue, mais j'ai un peu de mal.

Mais, bonne nouvelle, entre l'épilogue et ce chapitre, ily en a encore 4 autres, donc vous ne serez pas laissés sans fin !

Pour vous servir,nobles lecteurs,

Pirate OfHogwart