Disclaimer : La base de cette histoire ne m'appartient pas. Les personnages, lieux et autres sont la propriété de J.K Rowling je ne fais que gâcher son œuvre en y greffant un scénario de mon invention.
Auteur : Pirate OfHogwart. Je remercie ma chère « re-lectrice » LQPC pour ses conseils et ses commentaires sur mes chapitres.
Rating : M pour les chapitres qui viendront (je fais durer le suspense … )
Spoilers : Tomes I – II – III – IV – V
Synopsis : Que se passe-t-il quand on met un loup-garou enseignant la DCFM et un professeur de potions acariâtre dans le même château ?
Pairing : Remus L./Severus R.
Bonne lecture à tous et à toutes, n'hésitez pas à me laisser vos impressions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.
Chapitre 5 : Dans un appartement au fond des cachots …
Remus, une fois Harry remis dans son lit, était reparti. Il n'était pas resté très longtemps à Paris, il n'avait pas d'argent à dépenser et encore moins d'argent français, des « uroses ». (1) Sur le coup de dix huit heures, il était de retour au château. Ayant encore une heure à attendre avant que le repas ne soit servi, il décida d'aller faire un tour dans le parc. Il n'en avait pas eu l'occasion depuis un bout de temps et cela lui avait manqué. Les souvenirs affluaient au moindre bosquet, à chaque arbre, chaque massif de fleurs. Il pouvait presque entendre les voix de James et Sirius lui intimant de lâcher son livre pour aller faire une bêtise avec eux.
Le temps passa si vite que lorsqu'il pénétra dans le hall, il était dix-neuf heures trente passées. Pendant le repas, Albus lui expliqua que Severus ne rentrerait pas avant une durée indéterminée, mais que lui-même pouvait tout à fait s'installer dans l'appartement, il était d'accord. Remus restait sceptique face à cette dernière information mais ne dit rien. Lorsque les assiettes furent vides, les ventres pleins et les autres professeurs salués, le directeur guida Remus jusqu'à l'appartement de Rogue et lui donna le mot de passe. Après quoi il s'évapora.
Le lycanthrope n'osait pas entrer. Il se décida cependant, après plusieurs minutes d'hésitation, à enclencher la poignée. Elle donnait directement sur une pièce sombre … un hall d'entrée. Il se divisait en trois couloirs. La première porte dans le couloir en face de lui était fermée. Il se retourna, essaya une seconde porte, qui s'ouvrit. C'était le salon, et la bibliothèque. Au fond de cette pièce, une nouvelle porte ; Remus atterrit dans le laboratoire de Severus. Il revint dans le salon et ouvrit la troisième porte pour arriver dans la cuisine-salle à manger. En ressortant, il se retrouva dans le couloir. Il le traversa et retourna dans le hall. Cette fois, il alla tout au fond du couloir de gauche et trouva la salle de bain. Il n'y avait plus qu'une seule porte qu'il n'avait pas ouverte, en plus de celle bloquée. Ça devait être sa chambre. Il dépassa le salon et actionna la poignée. Il avait bien supposé.
Il vit que ses maigres bagages étaient arrivés ; en tout et pour tout … deux malles. Une pour ses vêtements et ses livres et une deuxième pour … des souvenirs. Des albums photos, des coupes, des vêtements usés, des objets cassés et même la première version de la Carte des Maraudeurs. Cette deuxième malle contenait ses seules richesses, de bien pauvres richesses. Le divorce de ses parents et sa condition de loup-garou (les deux étant liés) ne l'avaient pas aidé.
Ainsi, Remus n'était pas riche. Il fut surpris, et un peu gêné, de constater que toutes les pièces étaient meublées et décorées sobrement mais avec goût. Il ne s'attendait pas à cela, et aurait pu penser que l'homme qui vivait ici était agréable, s'il ne l'avait pas connu. Il sortit de l'appartement, mal à l'aise. Voir l'habitation du Maître des Potions l'avait perturbé. Il s'était toujours stupidement imaginé une caverne sale, repoussante au lieu de quoi il voyait une demeure simple, presque accueillante. Sirius n'y aurait jamais cru. Il fallait aussi dire que Sirius avait l'esprit assez étroit à propos de certaines choses … et certaines personnes. Il avait surtout une haine immense pour Rogue depuis que celui-ci s'était moqué de l'homosexualité de Remus.
Enfin, ce n'était pas l'explication la plus véridique. En réalité, Rogue ne s'était pas moqué de Remus, mais des sentiments que le lycanthrope lui avait avoué à demi-mot. Sirius n'avait pas supporté qu'un « monstre de Serpentard aussi vil et répugnant » piétine le cœur de son « petit frère » et leurs altercations avaient été encore plus violents à partir de ce jour là. Malgré lui, la fatigue emporta Remus, qui s'endormit en travers du lit, un album serré dans ses bras.
Un air de musique s'élève. Je crois que c'est … En fait je ne sais pas ce que c'est. Cela ressemble désormais à des cris rauques et gutturaux, additionnés avec des grincements de porte en fer. J'avance, il fait noir. Avec toujours cet horrible fond sonore. Je me cogne soudainement contre quelque chose, que je devine être une porte, certainement en bois. Je cherche la poignée et finis par la trouver, à quelques centimètres du plafond.Je l'actionne, mais rien ne se passe. La « musique » cesse tout d'un coup. Surpris, je me retourne vivement. Derrière moi commence à apparaître le monstre de mon enfance, LE loup-garou. Affolé, j'entreprend d'enfoncer la porte, et le verrou se décide à céder. Je me précipite dans la pièce et referme la porte d'un claquement sec. Les accords apocalyptiques reprennent encore plus fort qu'avant. Je fais lentement, très lentement même, demi-tour, redoutant ce que je vais trouver. La vision qui m'apparaît alors se gravera dans ma mémoire.
Severus Rogue, cruel et sadique Maître des Potions, exécrable professeur de Poudlard, ancien Mangemort-espion pour Dumbledore, acariâtre jusqu'aux poils qui poussaient sur ses orteils, oui, cet homme, était en train de faire des entrechats en tenue de ballerine ; tutu rose, collants blancs, chaussures à pointes tout aussi roses que le justaucorps et diadème pailleté.
Je me frotte les yeux une fois, deux fois, trois fois même, mais l'image ne change pas. Je me pince alors … et oh joie ! Pas de douleur. C'est donc un rêve. Très stupide, j'en conviens, mais un rêve. J'entreprend alors de me réveiller, mais mes essais sont vains. Au bout d'un certain temps, j'arrête et j'observe d'un œil critique le danseur étoile. J'aurais au moins quelque chose pour me faire rire dans mes longues soirées d'hiver.
Lorsque Severus revint, forcé par Dumbledore qui l'avait menacé d'exposer des photos compromettantes, il remarqua tout de suite que quelque chose s'était passé dans son appartement. Des portes n'étaient pas fermées, et une chaise avait même été déplacée ! Le comble aurait été qu'on entre dans sa chambre. Heureusement, ça n'avait pas été le cas ; personne ne serait assez fou pour braver tous les sortilèges qu'il avait placé sur la porte ! Remarquant une porte supplémentaire au fond du couloir, il se rappela qu'il devait désormais partager son appartement avec ce … Lupin.
Au fond, il ne le détestait pas … Enfin, moins que les autres. Potter était un ignoble petit arrogant, Black un insupportable gamin vantard et Pettigrow … une vermine minable et insipide. Sa « malencontreuse » mort n'avait affecté personne. Lupin, lui, était un peu moins, juste un peu, exécrable. Mais un peu seulement. Sa nature le desservait, surtout depuis qu'il avait failli le tuer à cause de Black. Cela lui avait valu une dette de vie envers Potter, chose pourtant inconcevable ! Enfin, il l'avait remboursée lorsque le « Sauveur de la nation » avait joué son premier match de Quiddich, en l'empêchant de chuter de balai.
Severus détestait être dépendant, ou devoir quelque chose à quelqu'un d'autre que lui-même. Tout ce qu'il avait aujourd'hui, c'était grâce à ses efforts, son travail et pas à des pistons ou des pots-de-vin comme ce fichu Malfoy senior. Le fils était plus honnête ; à vrai dire le jeune Draco semblait avoir une vie tout à fait rangée, il allait bientôt se fiancer à une sorcière quelconque si ses souvenirs étaient bons.
Pour en revenir à Lupin, il aurait pu être supportable s'il n'avait pas traîné avec ces abrutis de Gryffondor, et s'il avait atterrit à Serpentard, ou même à Serdaigle. Mais il n'en avait pas été ainsi, et le passé ne pouvait être changé. Severus coupa court à ses réflexions sentant qu'il dérivait lentement vers des pans de ses pensées qu'il ne souhaitait pas explorer. Penser à ce loup-garou de cette façon … Il ne manquerait plus que …Oh non, c'était une idée vraiment trop inconcevable. Il venait juste de refermer la porte du salon lorsqu'il entendit celle de l'entrée s'ouvrir. Il s'avança, rapidement mais toujours avec autant de prestance ; il ne fallait pas qu'il casse son image d'homme imperturbable.
« - Lupin. Toujours là où on ne veut pas de lui. » Commença méchamment Severus
« - Bonjour à toi aussi Severus. Je suis content de te revoir. Ton séjour chez toi s'est bien déroulé ? » Lui répondit Lupin d'une manière qui laissait penser qu'il n'avait absolument pas entendu le ton mordant du professeur de potions.
« - Mêles toi de tes affaires ! » Grogna-t-il, sa mésaventure pas encore oubliée
« - Ce n'était qu'une question de routine, personne ne t'oblige à répondre. »
« - Je ne suis revenu que pour préparer ta maudite potion. » Informa aimablement l'homme en noir.
« - Je … te remercie de prendre cette peine. » Répondit Lupin
« - Arrêtes ça, tu vas me faire pleurer. » Rétorqua Severus, un semblant de sourire sur les lèvres, qu'un œil non-avertit n'aurait jamais remarqué.
« - … Il y a une lettre pour toi qui est arrivée. » L'informa Remus, changeant de sujet
« - Une lettre ? » Reprit Rogue
« - Par hibou privé, mais il est reparti tout de suite. Il l'avait posée sur le bureau. »
« - Tu y as touché ? »
« - Dans la bibliothèque. Je ne l'ai pas ouverte. Il y a juste ton nom sur l'enveloppe, et un autre sur le sceau. » Précisa Remus
« - Quel nom ? »
« - Walter ou Walder. »
« - Walden. »
« - Oui peut-être. » Continua Remus sans remarquer que Rogue avait été affirmatif et qu'il était déjà partit.
Severus referma la porte derrière lui et se précipita dans la bibliothèque. Walden. La seule Walden qu'il ait jamais connu n'était pas la plus insignifiante. Christina Walden, également surnommée Cristia. Sa femme. Enfin, son ex-femme. Ils s'étaient séparés lorsqu'il avait commencé à monter en grade parmi les mangemorts ; pour la protéger, ils avaient fait croire à sa mort, pendant l'accouchement. Le bébé était par-contre réellement décédé. Depuis, ils n'avaient plus eu de contact. Trop dangereux. Au début et puis ensuite … c'était compliqué. Toujours était-il qu'il n'avait reçu aucune lettre depuis près de vingt ans. Pourquoi maintenant ? Qu'est-ce qui avait déclenché cette lettre ?
Le Maître des Potions était vraiment curieux, mais aussi extrêmement méfiant. Et si c'était un piège ? Un leurre qui lui demanderait de se rendre quelque part et quand il arriverait, ce ne serait pas sa femme mais d'anciens « collègues » … Il jeta quelques sorts de détection sur l'enveloppe puis se décida à l'ouvrir, ne voyant rien de dangereux. Il en sortit un parchemin assez long, recouvert d'une fine écriture penchée.
Cher Severus,
Je suis sûre que tu te demandes pourquoi aujourd'hui, pourquoi maintenant. Peut-être même que tu ne sais plus qui je suis. Disons que j'ai un jour été très proche de toi. Pour tout te dire, je t'ai même aimé. Ça tu le savais peut-être. Maintenant je vais te dire ce que tu ne sais pas. Laisse moi tout raconter depuis le début, tu feras ce que tu veux une fois ta lecture terminée.
Lorsque nous avons décidé que je devais … disparaître, j'ai vraiment souffert. Je ne voulais pas te laisser. Mais il le fallait. Alors j'ai voulu avoir un souvenir de toi. J'ai tout fait pour tomber enceinte. Et non, ce n'était pas un coup du sort comme je t'avais fait croire. Au moment de l'accouchement, il y avait comme prévu les deux passeurs qui devaient m'emmener loin de tout. Je leur ai demandé de faire croire à la mort de notre enfant. Pardonne-moi Severus, mais je n'aurais pas pu le laisser avec ce mangemort qui surveillait tout. Heureusement qu'il a tourné de l'œil au moment fatidique.
Nous sommes partis, tous les quatre. Je me suis d'abord installée en France, le temps de gagner un peu d'argent puis je suis partie aux Etats-Unis. Comme tu m'avais dit de le faire. Là-bas, j'ai rencontré un homme, et j'ai fini par tomber amoureuse de lui. Il s'appelait Ian Nistoff. Je suis devenue, quelques années plus tard, Mme Nistoff. Et il a adopté notre fils. Je suis désolée de t'apprendre cette nouvelle seulement maintenant, et dans une lettre. Tu as un fils. Il s'appelle Tenebrus.
J'en viens à ce qui m'a amené à t'écrire. Ian est tombé très malade il y a cinq ans, et il est mort il y a deux ans. Je n'avais plus rien là-bas alors je suis revenue en Angleterre, avec Ten. Je ne savais pas que cette guerre n'étais pas encore finie. Mais là où j'étais, je ne risquais rien. Ten travaille à Sainte-Mangouste. C'est là que j'ai appris que tu étais vivant, et à Poudlard. Si tu veux, je suis au Chaudron Baveur tous les vendredis à 18h30. Ne te sens pas obligé, je comprendrais que tu ne veuille pas me revoir, après tout ce temps.
Je n'ai pas dit à Tenebrus que tu étais son père. Il avait à peine trois ans lorsqu'il a connu Ian … Enfin, nous parlerons de tout cela plus tard, si tu acceptes, ce que j'espère.
Au revoir
C.Walden
Severus reposa le parchemin sur la table, plus pâle et légèrement tremblant. Un fils … Ce blond qu'il avait vu l'autre jour était … son fils. Il n'arrivait pas à réaliser ce que ça voulait dire. Et il ne comprenait pas non plus ce qui avait poussé sa femme – son ex-femme – à reprendre contact avec lui. Avait-elle besoin d'argent ? Peut-être était-ce quand même un piège … mais jamais aucun mangemort n'aurait pu connaître tous ces détails et le laisser en vie.
Severus regarda le calendrier affiché sur le mur ; il lui indiquait qu'on était un samedi. Il avait au minimum six jours pour enquêter. Le son de quelqu'un qui frappe à la porte le sortit de ses réflexions pleines de soupçons.
« - Quoi ? »
« - Je peux entrer ? » Demanda une voix qu'il reconnut comme étant celle de Lupin
« - Non, je suis nu dans ma bibliothèque. Oui, tu peux entrer Lupin ! »
« - Ne t'énerve pas, je ne demanderai pas la permission la prochaine fois. »
« - Que veux-tu ? » Questionna Severus en se pinçant l'arête du nez, fatigué.
« - Et bien … Ça faisait déjà trois quarts d'heure que tu étais là et … je commençais à me demander s'il ne t'était pas arrivé quelque chose. » Avoua Lupin, un peu gêné devant le regard froid et moqueur de son collègue.
« - Comme tu peux le constater, tout va très bien. »
« - Tu es sûr ? Tu es tout pâle. » Le contredit Remus, en avançant sa main pour la poser sur la joue du Maître des Potions. Ce-dernier, surpris, ne bougea pas pendant cinq secondes puis il s'écarta vivement, affolé.
« - Ne me touche pas ! » Dit-il dans un beuglement étouffé
« - Je l'ai fait et tu n'en es pas mort. Depuis quand je te fais peur Severus ? » Taquina Remus, une lueur soudaine et non-identifiée dans les yeux
« - Je n'ai pas peur de toi. » Protesta vivement Severus en se redressant
« - Mais si. » Remus le contredit et fit un pas vers Severus, qui recula d'autant.
« - Tu vois, tu as peur. » Reprit-il, l'agaçant
« - Je ne veux pas attraper de puces, c'est tout. » Rétorqua Severus, fier de sa répartie
« - C'était petit et mesquin. Tu peux faire mieux. » Continua Remus, amusé, en faisant un deuxième pas. Severus recula à nouveau mais buta contre le mur.
« - Lupin … » Menaça-t-il vainement, pas très convaincant quand il était en position de proie et non de prédateur
« - Appelle moi Remus, je t'en prie. » Susurra le professeur de DCFM, faisant encore un pas vers l'homme
« - Dans tes rêves. » Bafouilla-t-il rapidement
« - Tu fais bien d'autres choses dans mes rêves. » Le provoqua le lycanthrope.
« - Comment ça ? » Reprit Severus, interpellé.
« - Tu fais … ce genre de choses. » Remus franchit la courte distance qui les séparait et approcha son visage de celui de Severus. Il appuya ensuite ses lèvres contre celles du Serpentard, dans un chaste et rapide baiser. Severus, trop choqué pour ne serait-ce que cligner des yeux, resta planté là, l'air idiot. Remus se recula et sembla enfin prendre conscience de son attitude. Il rougit furieusement et sortit en courant de la bibliothèque.
Mais qu'est-ce qui m'a pris ? Merlin, j'ai embrassé Rogue. Servilus ! … Oui mais c'était bien … Non, pas bien du tout ! Beurk, dégoûtant ! Mon pauvre Remus, si Sirius était là, il t'aurait fait interner d'urgence. Et puis, c'était vraiment une action stupide. Très très très très très stupide. Il n'allait plus pouvoir regarder le Maître des Potions en face maintenant … car il allait se faire tuer dès qu'il serait dans son champ de vision.
Adieu veaux, vaches, cochons … Je souhaite que Dumbledore ait une longue réserve de bonbons au citron et de thé pour les générations futures …
« LUPIN ! » Le hurlement retentit dans l'appartement. Severus apparut en fureur.
« - Qu'est-ce que tu as osé faire ! » Murmura-t-il calmement, bien trop par rapport à son apparent état de nerfs
« - … Je t'ai embrassé ? » Proposa le plus candidement possible le loup-garou, tentant même de lui lancer un sourire innocent
« - Oui ! » Rugit le professeur de potions, l'air menaçant
« - Excuse-moi, je ne sais pas ce qui … » Remus fut coupé dans sa phrase par Severus qui la plaqua contre le mur du salon avec force. Ses yeux noirs étaient insondables, et même si Remus avait largement la capacité de se défaire de la prise de Rogue, il ne s'en servit pas, estimant mériter ce qui allait certainement lui arriver.
« - Je suis désolé Severus, je … » A nouveau il arrêta sa phrase et ferma les yeux en voyant le bras de Severus se déplacer (pour prendre sa baguette ?) ; mais il les rouvrit en sentant cette main se poser doucement sur sa joue.
« - J'ai horreur qu'on profite de moi. Tu le sauras pour la prochaine fois. » Il acheva sa phrase, lui, en embrassant de façon possessive le lycanthrope.
Ce-dernier répondit au baiser, et passa sa main dans la chevelure de Severus, qui n'était pas grasse … simplement douce et fine. Ça faisait bien longtemps qu'il n'avait pas été aussi proche d'un homme … et le fait que l'homme en question à cet instant soit Rogue rendait la situation encore plus exceptionnelle.
Remus sentit la langue de son partenaire caresser ses lèvres et il entrouvrit la bouche, juste assez pour permettre à cette langue de rejoindre la sienne sans pour autant ressembler à un pélican en chasse, resserrant ses bras autour du cou de l'homme. Le baiser l'électrisait et il ne put retenir un gémissement. Severus se recula, lui lança une œillade significative avant de reprendre son activité, osant cette fois descendre ses mains jusqu'à la taille de son partenaire.
To be continued …
Lemon au prochain chapitre ;)
(1) : prononciation anglaise des euros, avec un horrible accent anglais (car prononcé par un français … Tout le monde suit bien le raisonnement ? lol )
