Chapitre 7 : Une histoire de potions

Severus sortit de l'appartement, soulagé. Il ne se sentait pas à l'aise avec tous ces sentiments étranges qui naissaient en lui. De plus, il ne savait pas comment se comporter avec Lupin … Remus. C'était tellement soudain.

Il marcha à travers les couloirs jusqu'à atteindre la gargouille directoriale. Il donna le mot de passe « foura micronde » (sûrement une invention moldue) et gravit l'escalier de pierre. Il frappa et trouva le directeur … avec un plan et un pendule, qui furent rangés en moins de temps qu'il n'en faut pour dire australopithèque.

« - Que faisiez-vous Albus ? Vous cherchiez … à localiser quelqu'un ? »

« - Et bien, je … j'ai regardé une émission moldue, avec trois sorcières, et vu que Harry Potter a disparu, je me suis dit que je ne perdais rien à essayer. »

« - Comment ! » S'écria Severus

« - Voyez-vous, je dois penser très fort à la personne recherchée, puis le pendule … » Commença Dumbledore d'un ton très sérieux

« - Je me fous de votre pendule. Ça n'a jamais marché sinon nous n'aurions pas créé des sorts de traçage et de révélation. Potter a disparu ! » S'énerva Severus

« - Hmm … Oui. Mais il n'a pas été enlevé, les Aurors ont trouvé un parchemin écrit de sa main qui disait qu'il était parti volontairement. »

« - Albus, vous savez pertinemment que n'importe qui … » Reprocha l'ancien mangemort

« - Il y avait aussi son empreinte magique, et ça personne ne peut l'imiter. »

« - Qu'allez-vous faire ? » Demanda Severus après un temps de silence

« - L'Ordre va fouiller tous les lieux où sa trace magique sera détectée. »

« - Si elle l'est ! »

« - Je suis confiant. Puis-je vous demander un service ? »

« - Lequel ? »

« - Pourriez-vous annoncer la nouvelle à Remus ? Je suis moi-même très occupé et je pense que vous saurez l'empêcher de retourner chaque centimètre carré de terre de notre beau pays. » Fit Albus, un grand sourire collé aux lèvres

« - Comme si je n'avais que ça à faire. Ce sera un plaisir M. le directeur. » Ironisa Severus.

Il rumina cette nouvelle jusqu'à être devant sa porte d'entrée. Il prononça le mot de passe, traversa le hall et retrouva Remus dans la chambre, habillé et en train de faire le lit. Il releva la tête lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir.

« - Déjà de retour ? » Demanda Remus, sans obtenir de réponse

« - Un problème ? » Reprit-il

« - Potter, encore une fois. » Lâcha Severus

« - Que se passe-t-il avec Harry ? » S'inquiéta Remus

« - Il a disparu de la clinique. Cette nuit. C'était prémédité et voulu. Il s'est enfui. »

« - Mais … Il a besoin de soins ! »

« - Je le sais bien. Et j'ai été gracieusement chargé de t'empêcher d'aller questionner chacun des camarades de Potter. »

« - Oh. Et comment comptes-tu t'y prendre ? Je n'ai pas l'intention de rester ici les bras ballants ! »

« - Tu resteras ici de gré ou de force. »

« - Ah oui ? Je voudrais bien voir ça. » Dit Remus en s'avançant, l'air déterminé

Severus sortit sa baguette et, sans une seule parole, ligota Remus qui ne s'y attendait pas. Il alla ensuite chercher un livre dans sa bibliothèque et s'assit en face de lycan, le narguant pendant deux heures entières. Quand enfin les cris de Remus se firent trop fatigants, Severus le libéra. L'homme châtain était presque totalement ankylosé et le professeur de potions eut pitié de lui. Il se décida à aller chercher une potion pour aider le loup-garou.

Il poussa la porte de son laboratoire et alluma les torches. Un bruit de verre cassé se fit entendre. Severus tourna la tête vers les armoires et vit une personne encapuchonnée qui cherchait à fuir en se dirigeant vers la cheminée. Severus courut après lui et lui arracha la cape.

« - Drago ! » Le fils Malfoy se retourna lentement, les yeux baissés. « Que fais-tu ici ? » Reprit Severus

« - Et bien … Je ne voulais pas te déranger, alors j'ai pensé, vu que je suis ton filleul, que je pourrais venir prendre ce dont Narcissa a besoin. » Répondit rapidement le jeune homme

« - Narcissa ? »

« - Elle est tombée malade hier, et sa fièvre a empiré aujourd'hui. »

« - Et c'est pour ça que tu casses mes fioles … » Severus jeta un œil à la substance blanchâtre et gluante étalée par-terre. « … de potion anti-moustiques ? »

« - Tu m'as fait peur. Mais maintenant que j'ai ce qu'il faut, je vais partir. Merci Severus, c'est vraiment gentil de ta part. » S'éclipsa le blond

Drago se précipita vers la cheminée et cria l'adresse de la désormais très célèbre compagnie cheminière. « Sans doute pour que je ne sache pas qu'il retourne au Manoir Malfoy. Ce gosse n'a jamais su fermer son esprit correctement. Et ça m'étonnerait beaucoup que ta mère ait soudainement les yeux verts, Drago. »

Severus revint voir Remus, une fiole verte à la main. Il lui tendit et le lycanthrope but son contenu après quelques secondes d'hésitation. Il poussa même sa générosité jusqu'à l'aider à s'asseoir dans un fauteuil … bon d'accord, il se sentait coupable, mais jamais Lupin ne le saurait.

« - C'était quoi le bruit de tout à l'heure ? » Demanda ce-dernier une fois correctement assis et remis de ses émotions

« - Ça ? Drago Malfoy qui fouillait dans mes potions. Son excuse était d'une banalité affligeante. Et je n'en crois pas un mot. » Lui expliqua Severus

« - Qu'a-t-il emmené ? »

« - Je ne sais pas. Je n'ai pas encore regardé. »

« - Tu connais le nombre exact de potions que tu as de chaque type ? » S'étonna Lupin

« - Non. J'ai mis en place un système de vérification des stocks. Il me suffit de regarder un parchemin. » Répondit Severus, faisant rougir Remus par son regard moqueur.

« - Allons voir. »

« - Pourquoi un tel intérêt ? »

« - Je suis curieux de voir ton lieu de travail. »

« - Si après ça tu promets de m'y laisser expérimenter en paix … » Pria sardoniquement l'homme aux cheveux noirs

Remus eut un sourire à cette phrase, parce que ça voulait dire que Severus Rogue l'acceptait dans son appartement. Et c'était déjà une grande avancée.

Il suivit le Maître des Potions dans son laboratoire. L'endroit était spacieux, bien rangé, un chaudron bouillonnait et, à l'aspect et l'odeur, il reconnut la potion tue-loup. Severus alla jusqu'au fond de la pièce où étaient alignées pas moins de cinq grosses armoires remplies de fioles. Son stock devait égaler celui de Mme Pomfresh. Severus se dirigea vers l'armoire la plus à droite et l'ouvrit. Il agita sa baguette et un parchemin apparut, collé sur la porte. Il tira dessus et l'observa. Remus lut par-dessus son épaule.

Stock potions de santé

Potions pour blessures de type A : 48 + 20

Potions pour blessures de type B : 30 - 0

Potions pour blessures de type C : 25 - 10

Potions contre les morsures venimeuses : 20 + 5

Potions contre les plaies : 70 - 2

Potions anti-paralysantes : 40 - 10

Potions anti-asthme : 40 + 10

Potions de régénération des os de type B : 35 - 8

Potions de régénération de la peau de type B : 38 - 3

Potions de régénération des tissus nerveux de type C : 30 -5

Potions calmantes de type A : 50 - 5

Potions calmantes de type B : 48 - 13

Potions de sommeil de type C : 39 - 9

Et cela continuait sur plusieurs dizaines de centimètres. Parfois, un élément clignotait, et Severus grognait. Pendant plusieurs minutes encore, la pièce resta plongée dans le silence, puis le loup-garou prit la parole.

« - Alors ? » Demanda-t-il

« - Il m'a prit beaucoup de potions. Contre les grandes blessures, pour la régénération du corps, des potions calmantes à profusion et des potions de sommeil. Ça fait beaucoup pour une grippe, ou alors elle est d'un tout nouveau genre. Je me demande ce qu'il cache. » Répondit Severus

« - On dirait qu'il abrite un grand blessé chez lui … Ou alors seulement un type de potions l'intéressait et il a voulu … brouiller les pistes. » Tenta Remus

« - J'aurais dû le forcer à me dire la vérité. »

« - Tu le découvriras si c'est important. »

« - Je vais devoir refaire tous mes stocks … » Déplora le professeur de potions

« - Il t'en reste pourtant. »

« - Tu serais surpris de la vitesse à laquelle ces gosses se blessent. J'épuise une centaine de potions calmantes en un mois. Sans compter Potter à qui je réserve habituellement la moitié de mes fioles. » Commença Severus

« - Harry ! Mais oui ! » S'exclama Remus

« - Quoi ? » Grommela l'autre, mécontent d'avoir été interrompu dans sa diatribe contre les élèves de Poudlard

« - C'est tellement logique. Ça tombe sous le sens ! C'est évident Severus ! » Continua le lycanthrope

« - Pourrais-tu m'expliquer ? » Demanda Severus sur un ton qui tenait plus de l'ordre

« - Je sais où se trouve Harry. »

« - Et je suis le fils caché de Dumbledore. » Répliqua-t-il aussitôt

« - Mais non. Ecoute: Harry disparaît de la clinique, et soudainement Drago Malfoy débarque, vole des tas de potions de soin et te sort un mensonge énorme. Ça colle. Harry a encore besoin de tous ces soins. » Interpréta Remus

« - Et comment vas-tu persuader le jeune Malfoy de nous ouvrir sa porte et de nous dire où est Potter ? Bonjour M.Malfoy, est-ce que vous cachez Harry Potter dans une de vos chambres ? Non, parce que les infirmières s'ennuient alors si vous pouviez le leur rendre … » Mima Severus d'un ton ridiculement solennel

« - Tu vas nous faire entrer chez lui. » Rétorqua Remus sans se démonter

« - Et sous quel prétexte je te prie ? Prendre des nouvelles de Narcissa ? » Ironisa le Serpentard

« - Oui, exactement ! »

« - J'aurais dû me taire. » Se lamenta Severus.

A grand renfort d'encouragements, d'exhortations (et de propositions moins … sages), Remus parvint à persuader Severus de se rendre au Manoir Malfoy. Ils sortirent de Poudlard et allèrent jusqu'à Pré-au-Lard pour pouvoir transplanner. Ils atterrirent à quelques mètres d'une immense grille en fer forgé, gravée de serpents et de loups. Severus ne s'attarda pas à détailler la porte ; il échangea plusieurs briques du muret d'enceinte puis tapote sur l'une d'elles et la grille s'ouvrit dans un grincement grave, qui aurait pu paraître sinistre lors d'une nuit sans lune.

Les deux hommes marchèrent à travers le jardin, passèrent devant un petit étang où nageaient gracieusement quelques cygnes et atteignirent enfin le seuil de la porte d'entrée. Severus fut chargé de frapper à la porte. Le heurtoir en forme de gueule de loup frappa le bois une première fois. Puis une deuxième, une troisième et une quatrième. Après quelques minutes, n'obtenant pas de réponse, les professeurs renoncèrent. Ils ne pouvaient pas entrer de force dans la maison.

Au cours des jours suivants, Remus et Severus se rendirent matins et soirs à la demeure des Malfoy, toujours à deux. Ces excursions avaient rapidement intrigué le directeur, qui avait été mis au courant de l'hypothèse de Remus. Le mercredi matin, à neuf heures trente, Severus frappa à la porte comme il le faisait à chaque fois. Mais cette fois, ils étaient sûrs qu'il y avait quelqu'un ; ils avaient vu une silhouette humaine se découper derrière les rideaux.

Pendant plusieurs minutes, rien ne se passa. Pas un bruit laissant penser qu'il y avait quelqu'un ne venait de la maison. Mais cette fois, les professeurs étaient décidés à attendre qu'on leur ouvre. Leur patience fut récompensée, car bientôt la lourde porte d'entrée s'ouvrit.

Severus s'attendait à faire face à Drago Malfoy, il fut surpris de voir Narcissa. Puis il se dit que cela allait l'aider à confondre le jeune homme ; après tout, sa mère n'était-elle pas sensée avoir une grippe si forte qu'elle la clouait au lit et nécessitait des potions anti-douleur ? Il sourit aimablement à la maîtresse de maison, Remus fit de même. Elle les fit pénétrer dans le hall, qui stupéfia Remus par sa taille.

Ils échangèrent quelques formules de politesse, puis Narcissa les amena dans le « petit salon ». Un elfe de maison, aussi laid que bégayant, leur apporta du thé dans un service en verre de Sahel, une marque africaine très réputée dans le monde sorcier. Severus paraissait parfaitement à l'aise dans ce décor luxueux et parlait avec facilité avec Mme Malfoy mais Remus se sentait comme de trop. Il fut presque soulagé de l'interruption que constitua l'arrivée de Malfoy fils.

Le principal intéressé fut lui beaucoup moins heureux de trouver ces deux visiteurs en pleine conversation avec sa mère. Mécontent … et un peu affolé le temps d'un regard. Puis il reprit contenance, ainsi qu'un masque impassible commun à tous les membres de cette famille et il s'avança vers eux.

« - Drago, mon chéri, déjà de retour ! » Déclama Mme Malfoy

« - Oui maman, je suis là. » Répondit Drago

« - Ton parrain et M.Lupin sont passé prendre de mes nouvelles. C'est vraiment charmant. »

« - Je leur ait expliqué que tu n'allais pas bien il y a quelques jours. J'ai d'ailleurs emprunté quelques potions à Severus pour l'occasion. »

« - C'est vraiment gentil de ta part, mais tu sais je m'en serais passé, ce n'était qu'un mal de tête passager. » Répondit Narcissa. A ces mots, Drago blêmit tandis que les soupçons de Remus se renforcèrent.

« - Un mal de tête, vraiment ? Drago nous avait parlé d'une méchante grippe. » Reprit Severus, feignant la surprise

« - Il s'inquiète toujours un peu trop pour moi. » Fit Narcissa avec un doux sourire vers son fils.

« - C'est sûrement pour ça qu'il a prit autant de potions. » Rétorqua alors Severus. Son allusion ne passa pas inaperçu et Drago se leva et prétexta un oubli pour quitter la pièce. Severus, d'un brusque mouvement de baguette, lui referma la porte au nez.

« - Je crains, mon cher filleul, que tu ne doives rester ici. Il y a certains points que j'aimerai éclaircir. Avec toi. » Énonça Severus calmement mais fermement

« - Je suis désolé pour les potions. Je n'ai pas fait très attention à ce que je prenais. »

« - Et moi je pense que vous saviez parfaitement ce que vous preniez, M.Malfoy. » Intervint Remus, pour la première fois

« - Et pour quoi aurais-je besoin d'autant de potions soignantes ? Je suis en pleine santé ! » Rétorqua Drago, sûr de lui

« - Je n'ai jamais mentionné le type de potion, mais je suis d'accord avec vous, vous semblez en pleine forme. Elles sont donc destinées à quelqu'un d'autre. » Exposa calmement le lycanthrope

« - Pourquoi aurais-je pris des potions dans le stock de Severus pour quelqu'un qui n'est ni ma mère, ni moi ? » Réfuta le blond, son aplomb diminuant légèrement

« - C'est bien la question que je me pose. Pourquoi l'avez-vous sorti de la clinique ? » Questionna soudainement Remus

« - Lupin ! » Le réprimanda Severus, ne voulant pas « braquer » leur cible

« - De quoi parlez-vous ? » Demanda Narcissa pendant que Drago fixait Remus, un air indéchiffrable plaqué sur le visage

« - Du jeune homme que votre fils a soustrait à la surveillance médicale dont il avait besoin pour venir le cacher ici et le soigner tant bien que mal avec les potions qu'il pourra trouver, et cela pour des raisons que j'ignore totalement mais que j'espère bien découvrir une fois qu'il sera disposé à nous dire toute la vérité. » Déclama alors Remus, relevant le menton au fur et à mesure de sa tirade.

« - Je … je ne vois absolument pas de quoi vous voulez parler. » Souffla Drago

« - Je ne vous croie pas. Vous savez parfaitement de qui je parle. Et vous savez également que vous n'aurez pas le temps de le déplacer si j'appelle Dumbledore et j'aimerais vous éviter des déboires avec les Aurors. Alors montrez-vous coopératif et dîtes-nous où il est. » Ordonna Remus

« - Quel tact Lupin. Je suis bluffé. » Railla Severus

« - Drago ! Qu'est-ce que ça signifie ? Pourquoi parle-t-il de Dumbledore et d'Aurors ? Qu'est-ce que tu as fait ! » S'alarma Narcissa

« - Ça va s'arranger maman, ne t'inquiète pas … Suivez-moi. » Sembla se résigner le jeune homme blond.

Les trois hommes sortirent du salon et empruntèrent les escaliers. Drago marchait le premier, la tête baissée. Il semblait réfléchir. Sûrement aux implications de leur venue. Severus n'était pas vraiment mieux. Depuis le discours de Lupin, il ne parlait plus et se contentait de lancer des regards étranges vers son filleul, et de temps en temps vers Remus. Ce dernier en profitait pour découvrir le manoir.

En adéquation avec l'idée qu'il s'était faite de la maison, elle était austère et assez impersonnelle, malgré les innombrables portraits des tout autant innombrables nobles ancêtres de la famille Malfoy qui ornaient chaque pan de mur. En dépit des grandes fenêtres, les pièces semblaient sombres, sûrement à cause des tentures foncées, et de tous les meubles de la même teinte. D'une façon générale, cette maison était sombre, et triste. A se demander pourquoi les deux Malfoy habitaient encore là. Puis il se rappela Sirius, qui habitait Grimmaud Place alors qu'il y avait tellement de mauvais souvenirs. Mais pourtant, c'était sa maison. Et il ne voulait pas qu'elle tombe entre les mains d'autres membres, un peu plus éloignés de sa famille. Comme les Malfoy.

Ils avaient déjà dépassé plusieurs portes, toutes similaires, quand soudain Drago s'arrêta devant … un mur totalement nu. Pas de porte, de torche, ni de tableau ou même de tâche sur ce bout de cloison … Etrange en somme. Drago s'appuya sur ce mur … et disparût ! Severus sursauta, sa vigilance avait été endormie et maintenant le garçon avait emprunté un passage secret ! Il n'y avait plus qu'une seule solution : le suivre à l'aveuglette. Courageusement, faisant honneur à sa maison, Remus passa devant. Méfiant, il reproduisit les gestes du blond et appuya ses paumes sur le mur.

Il fut alors comme aspiré par une substance visqueuse, un peu à la manière d'un Portoloin. Il atterrit, en entier et sur ses pieds, sur un sol … confortable et moelleux. De la moquette. Ce ne fut pas le cas pour Severus, qui arriva … sur un corps plein d'os et de muscles ; celui de Remus en l'occurrence.

Ils mirent quelques minutes à se dépêtrer l'un de l'autre mais finirent par se relever. Severus épousseta dignement sa robe. Ils observèrent alors le lieu où ils se tenaient. Cela n'avait plus rien à voir avec l'ambiance froide du Manoir. Ici, les murs étaient boisés, les moquette sable et la lumière entrait à flots. Des dizaines de bouquets de fleurs étaient disposés un peu partout (1), et au milieu de tout ça, un lit.

Pas un simple lit, mais un énorme lit à baldaquins, avec des rideaux émeraudes qui tombaient à moitié sur le couvre-lit de la même couleur. Les deux hommes avancèrent, et découvrirent Drago Malfoy agenouillé à côté du lit. Il tenait une main pâle dont les veines saillaient ; en remontant cette main, on découvrait un bras tout aussi pâle, relié à un corps frêle. Remus retint un soupir ; il ne voulait pas troubler l'impression de totale quiétude qui se dégageait des deux êtres qui semblaient si proches.

... TBC ...


1 : Cette phrase n'est pas là par hasard ... Certains comprendront la réference. Je l'expliquerai sur demande au prochain chapitre.

Voilà donc un chapitre septième terminé !

Qu'en pensez-vous ? Des compliments ? Des critiques à formuler ? Je serai heureuse de les lire !

A bientôt

Pour vous servir

Pirate OfHogwart