l wanna be with you
Note: Coucou tout le monde! Oui, oui, je suis en retard de quelques jours, mais bon, la reprise des cours, déjà les montagnes de devoirs et tout ça... Et puis je suis un peu malade, alors ça n'arrange pas les choses...
Nouveau chapitre en remerciant tout le monde comme d'habitude, je le fais vite fait, escusez-moi, je me rattrapperai une prochaine, fois!
En espérant que ça vous plaira... Bisous à tous!
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Elle était revenue...
Comment Ron allait-il réagir?
" Ca va, Harry? "
" Ouais! Super! "
" Harry, ça va? "
" Ouais, on ne peut mieux, c'est génial! "
" Hey, Erik! " fit le Survivant au vigile du Hall du Ministère, qui se trouvait derrière sa Gazette du Sorcier où on voyait le fameux article qui avait tant retourné la famille Weasley ce matin-là.
" Ouais, Potter, je sais! Ca va super, on ne peut mieux, c'est génial! Parle moins fort si tu veux pas que j'te vire du hall pour tapage! " grogna celui-ci derrière son journal.
" Toujours d'aussi bonne humeur le matin. "
" On ne change pas les vieilles habitudes. "
Harry ne put s'empêcher de sourire. Depuis une demie heure qu'il attendait Hermione dans le hall, un sourire stupide était affiché sur son visage, un sourire béat, presque extasié.
" T'as vu la p'tite nouvelle du jour? " demanda le sorcier-vigile en montrant d'un doigt noueux les gros titres de la première page.
Le Survivant ne répondit pas, regardant d'un air absent la photo de sa meilleure amie.
" Les Weasley sont au courant, j'imagine? Le p'tit Ronald ne doit pas être très content, vu son air sombre tout à l'heure, et la façon dont il tenait, serré dans sa main, la Gazette... Votre meilleure amie que vous n'avez pas vue depuis 4 ans c'est ça? "
" Comment ça " tout à l'heure " ? " demanda Harry en fronçant soudainement les sourcils, ne prétant pas attention à la question du vigile.
" Il a transplané ici comme un furax il y a de ça 43 minutes, je dirais... Mais tu sais, ma montre ne fonctionne plus très bien, donc je pourrais pas te dire l'heure exacte. Tout ce que je peux te dire, c'est que vu le nombre de personnes qu'il a bousculé en se dirigeant vers les ascensseurs, il devait pas être dans un très bon jour. J'ai même cru être obligé d'abandonner mon journal pour rétablir l'ordre. Plusieurs personnes sont venues se plaindre à moi, faut qu'il fasse gaffe avec ses nerfs... "
" Il est allé au bureau des Aurors? "
" Non! Tu sais bien qu'il a pris sa journée hier! "
" T'es une vraie commère, toi... "
" Humpf... Non, j'ai juste des oreilles bien nettoyées et je sais les utiliser, Potter. Et puis on m'en raconte beaucoup de choses à moi. " dit Erik en tournant la page du journal.
" Et est-ce que tes oreilles bien nettoyées ont entendu où il allait par pur hasard? " demanda Harry.
" J'ai cru comprendre qu'il se dirigeait au premier étage, bureau de Scrimgeour. Ou plutôt le bureau de sa charmante secrétaire. J'ai vu Brown revenir il y a à peu près 1 h 14... "
Harry paniqua: Hermione avait bien dit qu'elle allait voir Scrimgeour dans son bureau et Ron se trouvait... juste devant ce fameux bureau...
" Bon... On reste calme... On respire... Il n'y a pas de quoi s'affoler... Non... Pas du tout de quoi! " pensa le brun en sentant son coeur s'accélérer.
" Dis-moi, Erik... Le Ministère est protégé pour tout ce qui est attentat ou guerre ou... meurtre! "
" Ouaip... On a les meilleurs sortilèges de défense et les meilleurs sorciers encore vivants qui travaillent ici pour les attentats ou les guerres. Pour ce qui est des meurtres, il faut faire appel aux Détraqueurs d'Azkaban, mais bien évidemment, il faut d'abord des Aurors pour attrapper le coupable, le Ministre pour ordonner la destruction de la baguette, et enfin moi pour en faire disparaître les cendres... Pourquoi cette question? "
" Oh... Comme ça... Simple curiosité... Je vais voir Ron, à plus tard! " fit Harry en s'éloignant à pas rapides.
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" Ron, s'il te plaît, pas ici... Le Ministre est en entretient dans son bureau! " gloussa Lavande, assise sur son secrétaire, sa robe de sorcière remontée jusqu'à la taille, dévoilant de longues jambes fines et blanches, au milieu des quelles Ron s'était fait une place quelques minutes plus tôt.
" Allez, Lav'! On a déjà fait bien pire... Souviens-toi... Dans ce bureau il n'y a pas si longtemps justement, où se trouve le grand boss... J'ai cru que t'allais me rendre dingue avec tes cris... " lui murmura-t-il au creu de l'oreille, la voix sensuelle.
Ses grands doigts traçaient de vagues arabesques sur la peau diaphane de la jeune femme qu'il connaissait par coeur. Il savait qu'il devait remonter encore légèrement ses mains vers son intimité qu'il imaginait humide d'impatience, pour qu'elle abaisse ses dernières armes.
Pour la taquiner, il approcha lentement ses lèvres des siennes et joua avec la bouche de sa compagne sans aboutir à un véritable baiser.
" Ron... " miaula-t-elle en le rapprochant brusquement d'elle.
En la sentant écarter un peu plus les cuisses au moment où il posait ses doigts sur son sexe, et en voyant le désir contenu dans ses grands yeux verts, Ron eut un sourire en coin vainqueur et s'apprêta à lui donner un baiser lorsqu'elle enroula ses jambes autour de sa taille, rapprochant ainsi son érection douloureuse contre l'intimité chaude de la jeune femme, ce qui lui arracha un grognement, au moment où la porte du bureau de Scimgeour s'ouvrait lourdement.
Le plus jeune des Weasley se figea, alors que Lavande le repoussait, rouge de honte d'avoir été surprise, Scrimgeour, la fusillant du regard, alors que la petite sorcière brune à côté du Ministre ne quittait pas le roux des yeux, estomaquée, et qu'un Harry Potter tout essoufflé entrait dans la pièce en dérapant légèrement.
Le temps sembla soudainement figé.
Il était arrivé trop tard...
Ses deux meilleurs amis s'étaient vus et se voyaient en ce moment même...
Son meilleur ami allait sans doute tuer sa meilleure amie d'ici une ou deux secondes...
Sa meilleure amie se laissera faire, et jugera la punition juste...
Et ses deux meilleurs amis ne seront jamais ensemble...
Et ses deux meilleurs amis ne s'avoueront jamais leurs sentiments, qu'il savait profonds...
Et ses deux meilleurs amis ne vivront jamais une histoire ensemble...
Et ses deux meilleurs amis... étaient deux imbéciles à se fixer comme ils le faisaient sans parler, Ron, une main dans le dos de Lavande, Hermione, plantée comme un piquet à côté du Premier Ministre de la Magie britannique.
Ron n'allait pas tarder à exploser. Il voyait la main du roux se durcir sur le dos de la jolie blonde, son oreille droite devenir étrangement magenta, et son profil se renfrogner.
" Potter... Que me vaut votre visite? " demanda le Ministre d'un ton bourru, conscient de la tension installée dans la pièce, sans que ni Ron ni Hermione ne lâche le regard de l'autre.
" Euh... Je m'escuse de vous importuner ainsi, Monsieur le Ministre, mais... j'étais avec Erik, vous savez le vigile dans le hall, et... "
" Je sais qui est Erik, Potter! " trancha le vieux sorcier.
" Et, il m'a dit qu'il avait vu Ron aller sans doute dans votre bureau voir Lavande vu qu'elle était revenue un peu plus tôt et qu'il m'avait dit qu'il voulait aller la voir quand je l'ai vu chez lui au Terrier, et... "
" Et maintenant, vous le voyez avec ma charmante secrétaire, qui me fera le charmant plaisir de ne pas faire des choses avec son charmant amant, sur ce charmant bureau... " coupa Scrimgeour en se moquant ouvertement d'Harry.
Le Survivant, mal à l'aise, sentit ses joues rossir, alors qu'il retenait la réplique acerbe qui lui brûlait les lèvres. Scrimgeour ne l'avait jamais aimé, ce n'était pas maintenant que ça allait changer.
" Miss Granger, tout le plaisir a été pour moi. Je réfléchirai à la proposition de ce cher Alliocha Andronopoff. C'est un ami de longue date, nous avons été Auror ensemble il y a quelques années, et il a préféré retourner dans sa Bulgarie natale. " fit le Ministre en se tournant vers Hermione qui sursauta à l'entente de son nom.
" Madame Krum, Monsieur le Ministre, elle est mariée... " cracha Ron, des éclairs dans les yeux.
" Ah oui! J'ai vu cela dans le journal ce matin! Nous avons toujours les nouvelles internationales un peu plus tard... Félicitations, ma chère. Tous mes voeux de bonheur, à vous et votre époux. Alliocha en dit toujours beaucoup de bien... Mais si vous permettez, j'ai beaucoup de travail. Weasley, racompagnez Madame Krum dans le hall je vous prie. Potter, qu'est-ce que vous faites là? Vous ne devriez pas être dans les bureaux? Déguerpissez! Tant qu'à vous, Brown, dans mon bureau, nous allons avoir une petite conversation sur votre comportement quelque peu déplacé. " fit Scrimgeour en ouvrant brusquement la porte de son bureau.
Un sourire sadique ornait la bouche pleine de Ron, le rendant presque Serpentard, les yeux brûlant de haine refixés sur la brunette, alors qu'elle le regardait, appeurée et qu'Harry semblait craindre de les laisser seuls.
" POTTER! DEGAGEZ J'AI DIT! " hurla le Ministre britannique, virant au rouge vif sous sa grosse barbe hirssute.
" J'ai pris ma journée. "
" DEPUIS QUAND! "
" Depuis que j'ai retrouvé ma meilleure amie. "
" EH BIEN VOUS LA RETROUVEREZ CE SOIR APRES VOS HEURES SUPPLEMENTAIRES! "
" Je ne suis plus un élève, et vous n'êtes pas un professeur, Monsieur! "
" POTTER FAITES BIEN ATTENTION A QUI VOUS PARLEZ, VOUS POURRIEZ PERDRE VOTRE PLACE! "
Harry le fusilla du regard le plus froid qu'il put, lança un coup d'oeil à ses deux meilleurs amis, pria tous les dieux qu'il connaissait pour ne pas que ces deux-là ne s'entretuent, un regard ironique à Lavande qui était toujours aussi rouge de honte et regardait d'un oeil inquiet Ron, aussi rouge qu'elle, mais de fureur contenue, et préféra tourner à contre coeur les talons.
" Bien... Madame Krum... Nous nous revoyons demain... Que faîtes-vous encore là, Brown! Dans mon bureau je vous ai dit! Weasley... Vous savez ce qui vous reste à faire! "
" Certainement, Monsieur... Ca sera avec un réel... plaisir! "
Une seconde plus tard, la lourde porte du bureau de Scrimgeour se referma brusquement, laissant les deux jeunes gens seuls, les yeux dans les yeux.
Hermione sentait ses prunelles de remplir de larmes. Elle s'attendait à le revoir, oui, mais pas comme ça.
Pas avec Lavande, qu'elle avait fait semblant de ne pas reconnaître malgré les appellations de celle-ci quand elle était entrée dans la pièce ( heureusement que le Ministre l'attendait déjà devant la porte ), et surtout, pas avec elle s'apprêtant à lui faire l'amour, d'après la position dans la quelle elle les avait vus.
Pas maintenant alors qu'elle était à peine revenue, et qu'Harry lui avait dit qu'il ne voulait plus la voir.
Elle voulait se préparer à l'affronter, préparer sa défense, peut-être aurait-elle pu le convaincre en inventant une escuse plausible. Peut-être même qu'au bout d'un petit moment, il lui aurait pardonnée. Peut-être même qu'elle aurait retrouvé la place qui lui avait attribuée dans sa vie durant toutes ces années.
Etre sa meilleure amie, ce n'était pas si mal que ça...
Comment arriverait-elle à faire l'impossible?...
Sans un mot, Ron cassa le contact visuel, se dirigea à grands pas pesant vers la porte qui menait vers à la sortie, et la lui ouvrit galemment.
La brunette fronça les sourcils, l'air soupçoneux. Ce n'était pas dans ses habitudes de faire ce genre de choses, surtout après le regard qu'il lui avait lancé.
Hésitant une dernière minute, elle s'avança à pas lents vers la sortie, la tête baissée.
Lorsqu'elle passa à côté de lui, elle sentit son regard bleu peser sur elle, sa respiration lourde, comme s'il se retenait de dire ou de faire quelque chose.
Arrivée dans le couloir, elle activa le pas, se dirigeant vers l'ascensseur, lorsqu'elle attendit la porte du bureau de Scrimgeour se fermer bruyamment et de grands pas la rattrapper.
Elle essaya veinement d'accélérer le rythme, le coeur battant très vite dans sa poitrine, et sentant ses mains et ses jambes commençaient à trembler. Les larmes qu'elle avait si courageusement réussies à retenir jusqu'ici, coulèrent soudainement sur ses joues quand une main puissante lui saisit le bras, et qu'elle se faisait plaquer contre le mur de pierre brute du couloir.
" Tu ne croyais pas m'échapper, j'espère? Tu as entendu Scrimgeour, non? Je dois te ramener dans le hall! " cracha le rouquin, en resserrant sa prise sur son bras droit.
" Ron... Lâche-moi, s'il te plait. Tu... Tu me fais... " baguaya la brunette en essayant de se dégager; en vain, parce qu'il la tenait bien.
" Je te fais mal? C'est ça Hermione, je te fais mal? Mais j'en ai rien à foutre de te faire mal! Putain, tu m'entends? J'en ai rien à foutre de te faire mal! " hurla-t-il en rapprochant son corps du sien.
Son coeur battait follement dans sa poitrine.
Elle était là... En face de lui... Comme dans un de ces rêves incensés qu'il avait faits tant de fois. Comme dans ces utopies qu'il se plaisait à inventer. Mais là, il était dans la réalité. Elle se tenait bien devant lui. Elle pleurait bien devant lui. Il serrait bien son bras à elle, dans sa grande main à lui faire mal, mais il ne s'en souciait pas. Il sentait bien son corps de femme se pressait par moment contre son corps d'homme. Il sentait bien la fermeté de ses seins, sa respiration sacadée, il voyait bien ses larmes couler sur ses joues rouges, sa bouche entrouverte qui l'aurait invité à un baiser dans une toute autre situation.
Pour la première fois depuis presque quatre ans, elle était là, et il la voyait.
Et elle était encore plus belle que dans ses souvenirs. Elle était encore plus petite, ou peut-être que c'était lui qui avait un peu grandi depuis. Elle était toujours aussi fine.
Seuls les traits de son visage en forme de coeur s'étaient adoucis.
Elle avait 24 ans...
Elle était partie...
Loin... Tellement loin!
Les années avaient passé sans elle. Elle avait toujours été là, oui, mais il ne voulait pas y faire attention. Il n'avait pas voulu vivre dans le passé, à juste titre. Il avait juste voulu tourner la page. Laisser Hermione Granger derrière lui. Faire sa vie sans elle... Faire comme si elle n'avait jamais existé. Et soudain une question s'imposa à lui:
Qu'est-ce qu'elle faisait là?...
" Qu'est-ce que tu fais là? " lui demanda-t-il dans un murmure, ne la lâchant toujours pas, regardant simplement ses larmes couler sur ses joues, son regard baissé.
Elle leva ses yeux chocolat vers lui, et vit une intense douleur dans son regard colbalt pour faire place à une colère sans nom un quart de seconde plus tard.
" Je fais mon travail... " lui répondit-elle sur le même ton.
" Et tu ne pouvais pas demander à quelqu'un d'autre de venir à ta place? "
" Je voulais revenir... Pour vous revoir... "
" Et tu ne t'ai pas dit, que nous, on ne voulait pas te revoir? "
" C'EST POURTANT LE CAS! TU CROIS QU'IL TE SUFFIT DE PARTIR DU JOUR AU LENDEMAIN ET DE REVENIR SANS CRIER GARE? TU CROIS QUE TU PEUX REVENIR DANS LA VIE DES GENS SANS LEUR EN DEMANDER LA PERMISSION! " hurla-t-il en s'éloignant brusquement d'elle.
Hermione se retint fébrilement au mur pour ne pas tomber; ses jambes ne la soutenaient plus.
" Je pensais que vous seriez contents... "
" TU TE FOUS DE LA GUEULE DU MONDE , LA! TU N'ES PAS CENSEE ETRE LA PLUS INTELLIGENTE! OU AS-TU FAIT UN DON DE NEURONES A TON ABRUTI DE... COMMENT JE DOIS L'APPELER, HEIN? TON MARI! COMMENT VA CE CHER VICKY? IL TE FAIT BIEN PRENDRE TON PIED J'ESPERE! PARCE QUE COTE CONVERSATION CA DOIT PAS VOLER BIEN HAUT! "
Soudain, une main s'abattit sur sa joue gauche. Stupéfait, il la regarda, les yeux ronds. Jamais elle ne l'avait gifflé. Jamais au cours de leurs nombreuses disputes, elle avait osé faire ce qu'elle avait fait à Malefoy en troisième année. Et jamais il n'avait eu autant envie de lui rendre la pareille...
" Je ne te permets pas, Ronald! " souffla-t-elle en essuyant ses yeux.
" Et moi, je ne veux pas que tu me touches! Tu me dégoûtes! Je te déteste et je veux plus te voir! Grave bien les traits de mon visage dans ta mémoire, parce que c'est la dernière fois que tu le vois! " lui dit-il avant de s'éloigner précipitemment.
Hermione sentit l'air se figer dans sa gorge et le regarda partir loin d'elle. Ses yeux s'humidifièrent à nouveau, et sa tête commença à tanguer dangeureusement. Elle voulut lui crier quelque chose, alors qu'elle l'avait encore en vue, mais les pans de sa robe de sorcier tourbillonnant derrière lui, à l'angle du couloir de gauche, fut la dernière chose qu'elle vit avant de tomber dans l'inconscience.
