I wanna be with you

Note:

Non, non, je ne suis pas morte! Désolée pour tout ce retard, j'ai vraiment honte, mais j'ai eu ENORMEMENT de mal avec ce chapitre-là... Je suis pas contente de ce que j'ai fait pour le moment, ce qui explique cela.

Donc, je disais que ce chapitre, bah je l'ai recommencé 4 fois... Là, j'en ai un peu marre, alors je poste, je verrai bien si je me fais jeter des tomates pourries ou pas! lol

En vous remerciant beaucoup de me lire, en vous souhaitant également une bonne lecture, du moins je l'espère, et aussi un Joyeux Halloween un peu à l'avance!

Bisous!

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Harry marchait le plus lentement possible jusqu'à son appartement, dont la résidence était désormais en vue. Il avait mal au coeur tellement celui-ci battait vite, et commençait à avoir un mal de tête horrible.

Il le sentait mal... Il le sentait même très, très mal.

Et Ron qui n'arrêtait pas de lui demander qui est-ce qu'il avait ramené dans l'appartement pour la nuit, malgré ses protestations.

S'il savait...

" Il me tuerait. " pensa-t-il amèrement.

" Dis... T'es sûr que tu veux venir à l'appart'? " tenta-t-il pour la centième fois en 10 minutes.

Le rouquin s'arrêta un instant et souffla d'agacement.

" Harry, t'es pire que ma mère quand il y a des invités qui arrivent à l'improviste. Allez, viens! T'inquiète pas, je vais pas te la piquer ta petite copine. "

" Arrête avec ça, tu m'énerves. " bougonna le brun en continuant à marcher d'un pas lent dans la rue déserte du Chemin de Traverse.

" C'est encore loin? "

" Troisième porte sur ta droite. " dit Harry, dont le souffle se bloquait dans sa gorge.

" Ca va pas? " demanda alors Ron en le regardant les sourcils froncés.

Harry le regarda avec étonnement. Du moins, il essaya.

" Si, si! Pourquoi tu me demandes ça? "

" Ben... T'es de plus en plus pâle... "

" Ah... " fut la seule chose qu'il su dire en voyant la main ganté du rouquin se poser sur la poignet de la porte.

" T'as sans doute attrappé un truc... Moi, je commence à me sentir un peu lourd. "

" Tu avais qu'à boire un peu plus! " railla Harry en passant vivement devant son ami.

En montant les escaliers, toujours le plus lentement possible, il entendait son ami marmonner à propos de " comme si ça lui arrivait souvent ".

Arrivé à l'étage, il essayait de se faire une petite conversation dans sa tête, en essayant d'imaginer quelle serait la réaction de Ron s'il disait qu'il y avait bien quelqu'un dans l'appartement, et que ce quelqu'un, eh bien c'était Hermione. Et une seule réponse venait à son esprit: " Putain, je te déteste Potter! Je te croyais mon meilleur ami! Tu m'as trahi! Tu vois mon visage? Eh bien regarde-le bien avant que j'te casse la gueule et que je me tire d'ici pour ne plus jamais revenir! "

Oui... C'était sans doute de cette façon qu'il répondrait. Avec un beau crochet du droit en prime. Et adieu leur belle amitié.

" Harry! Youhou! Je te demandais quelle porte c'était! " fit Ron en agitant sa main droite devant les yeux de son meilleur ami.

Le Survivant sentait son coeur battre de plus en plus vite, devenant de plus en plus paniqué.

S'il tentait une nouvelle fois de faire rebrousser chemin au roux, il finirait par se vexer, et lui ferait la gueule pendant une semaine au moins.

S'il lui disait qu'Hermione était dans l'appartement, il se prendrait un beau crochet en pleine mâchoire.

Il ne restait qu'une seule solution... Lui montrer la porte de l'appartement, et le laisser entrer en premier.

" Dernière porte à gauche, c'est ouvert. " souffla Harry en montrant vaguement une porte bordeaux au fond du corridor.

Comme au ralenti, il vit Ron se diriger dans la direction qu'il lui avait indiquée.

Comme au ralenti, il le vit tourner la poignet de la porte de son appartement secondaire.

Et comme au ralenti, il le vit entrer dedans.

Harry se passa une main tremblante sur son visage fatigué. Il aurait donné n'importe quoi pour se retrouver dans un lit douillet et tiède. Et surtout, il aurait donné n'importe quoi pour ne pas assister à ce qu'il craignait qu'il allait se passer.

Il se dirigea à son tour d'un pas tout aussi traînant vers son appartement. Il n'entendait encore rien. C'était peut-être bon signe. Peut-être qu'Hermione s'était réveillée entre temps et était allée se coucher dans sa chambre, trouvant le canapé inconfortable.

Sauf qu'Hermione avait pris une potion de Sommeil, et qu'elle n'avait aucune idée d'où se trouvait la dite chambre.

Arrivé dans l'encadrement de la porte, il vit que le rouquin était figé à quelques mètres de lui, le regard fixé sur le canapé, où une forme indistincte se dessinait.

Il essaya de parler, mais il n'y arrivait pas. Il décida alors de rejoindre son meilleur ami, en faisant le moins de bruit possible. Il posa alors une main peu sûre d'elle sur son épaule, et sentit cette dernière toute contractée.

Ron se retourna violemment, la mâchoire et les points serrés, le regard dur, rouge de rage.

Sans dire un mot, il bouscula vivement Harry sur le côté, et se dirigea d'un pas raide vers la porte de l'appartement restée ouverte.

" Ron! Attends-moi, je... " commença Harry en lui courant après.

" Qu'est-ce qu'elle fait là? " cracha ce dernier.

" Elle dort! " railla le Survivant.

" Dans ton appartement! "

" Je sais! "

" Tu l'y as emmené! " s'emporta le roux en donnant un coup dans le mur.

" Elle était tombée dans les pommes quand je l'ai trouvé! Tu voulais que je fasse quoi, hein? Que je la laisse, là! "

" Parfaitement! "

" Putain, Ron, mais réfléchis deux secondes à ce que tu dis! "

" Et toi, je trouve que tu as la mémoire assez courte! T'as vu ce qu'elle m'a fait? "

" Justement, j'aimerais beaucoup en parler de ce qu'elle t'a fait! Elle t'a blessé quand elle est partie? Tu ne l'as jamais avoué à quiconque! T'as juste dit, du jour au lendemain qu'on avait plus intérêt à te parler d'elle, et maintenant que le sujet et abordé, j'aimerais savoir pourquoi! " dit Harry en regardant son meilleur ami droit dans les yeux.

Ils se défièrent quelques instants avant que le roux ne brise le contact visuel.

" J'ai rien à dire. " marmonna-t-il, en enfonçant ses mains dans son pentalon, boudeur.

" Oh si! Au contraire, tu as énormément de choses à dire! "

" J'me casse! " fit le roux au bout de quelques secondes d'un silence total.

Et avant que Harry ne puisse dire la moindre parole pour le retenir, son meilleur ami avait disparu.

De mauvaise humeur, il retourna dans son appartement en claquant la porte, maudissant le rouquin et son fichu caractère.

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Ca faisait un bon quart d'heure que Ron marchait de long en large dans le jardin du Terrier, regardant de temps en temps d'un air maussade la lueur qui transperçait les fenêtres de la cuisine. Quelqu'un l'attendait, et il se doutait que cela devait être sa mère. Elle avait toujours été de nature anxieuse, et ne partait jamais se coucher avant que tous ses enfants ne soient entrés à la maison le soir. Malgré l'heure tardive, il se doutait bien qu'il allait se prendre un sacré ronfflon, d'une part de son attitude en fin de matinée, et d'autre part, pour ne rentrer qu'à 3 heures du matin.

Il était peut-être majeur, mais aux yeux de sa mère, il resterait toujours son petit garçon, comme elle le répétait chaque fois qu'on abordait le sujet.

Prenant son courage de Griffondor à deux mains, il se dirigea d'un pas énergique vers la porte de la cuisine, prenant un air déterminé, bien décidé à écourter le plus possible la leçon de morale qu'il allait recevoir. Arrivé devant l'entrée, il prit une profonde inspiration, et poussa la porte.

Lui qui s'attendait à voir sa mère seule, s'était lourdement trompé! Il avait devant lui la famille Weasley au grand complet, mis à part Percy, bien évidemment...

Son regard fatigué passa rapidement sur chacune des personnes présentes: son père, qui somnolait un peu, la Gazette du Sorcier devant lui, où Ron voyait l'article qui lui avait foutu son moral en l'air pour la journée, et sans doute toute la semaine, voire tout le mois, sa mère qui avait posé précipitemment l'écharppe violette qu'elle était en train de faire et qui l'observait scrupuleusement, Fred et George qui faisaient une partie de bataille explosive et qui faisaient comme s'il n'existait pas, Ginny qui le regardait les sourcils froncés, et enfin, ses deux frères aînés qui le dévisageaient poliment.

" Quoi? " fut la seule chose qu'il dit d'un ton agressif.

Arthur Weasley sursauta légèrement, et se redressa quelque peu, lorsqu'il vit son dernier fils dans la salle.

" T'as vu l'heure? T'étais où? " demanda Ginny, les sourcils toujours froncés.

" Ca te regarde? "

" Ronnie, tu connais la règle; vous nous prévenez si vous découchez! " fit Madame Weasley en se levant pour aller faire du thé.

" Pas besoin de prévenir, puisque je suis là! " marmonna ce dernier en enlevant son menteau, son écharppe et ses gants.

" T'étais où? " répéta Ginny.

" Avec ton traître de cher et tendre. " répondit Ron, ce qui provoqua le ricanement de Fred et George qui continuèrent malgré tout à jouer, et le rougissement vif de sa soeur.

Ron soupira bruyamment, et se laissa tomber sur une chaise en bout de table, se prenant la tête entre les mains.

" Traître? " répéta Ginny, " Pourquoi? "

Molly toussota légèrement, et continua à faire du thé.

" Il m'a trahi: c'est donc un traître! "

" Tu y vas un peu fort, Ronnie. " fit sa mère.

Ron lui lança un regard torve. Il y allait un peu fort? Il avait besoin de tout entendre, sauf ça! Harry était un traître: il savait très bien comment il réagirait s'il lui prenait la fantaisie de voler au secours d'Hermione. Il savait qu'il ne le suporterait pas, mais il l'avait quand même fait.

Quand il l'avait vu allongée sur ce canapé... Dans la pénombre... Un moment, il s'était cru retourné dans le temps, quand ils étaient à Poudlard, que le Trio d'Or était tout ce qui comptait à ses yeux avec le Quidditch et les filles, quand il se levait la nuit, alors qu'il n'arrivait pas à dormir, qu'Harry faisait des cauchemars et qu'il ne supportait pas le fait de le voir souffrir de cette façon sans pouvoir rien faire, qu'il descendait les escaliers qui menaient à la Salle Commune et qu'il la voyait, endormie devant quelques braises survivantes d'un grand feu qui avait brûlé toute la soirée.

Il l'avait souvent regardé dormir dans ces moments-là. Des livres éparpillés partout, ses cheveux sauvages, son visage appaisé, encore plus doux que d'habitude, recroquevillée sur elle-même, comme un bébé. Il avait souvent voulu caresser son visage, ou se coucher contre elle, partager sa chaleur alors qu'elle n'en était pas consciente et qu'elle ne dirait rien.

Il l'avait même imaginé être plus qu'une simple amie. Etre pour lui ce qu'était sa mère pour son père. Etre celle qui partagerait sa vie, qui l'aimerait de tout son coeur, de toute son âme.

Il pensait même à ça quand il était avec Lavande; quand son esprit vaguabondait à sa guise jusqu'à elle. Mais elle était partie... Elle était partie, et avait tout brisé. Il s'était alors dit qu'il se trompait, qu'elle n'était pas celle qu'il aurait voulue qu'elle soit. Et il s'était promis de la rayer de sa vie; définitivement.

" Qu'est-ce que tu en sais? " demanda-t-il alors à sa mère.

Il vit alors les regards furtifs que se lançaient Fred, George, Charlie, Bill et son père. Il se tramait quelque chose, ou on lui cachait quelque chose.

" Qu'est-ce qui se passe ici? On me cache des trucs, j'aime pas ça! " dit-il avant que sa mère ne réponde.

" Maman a vu Hermione dans la blanque de Harry. " finit par dire Ginny, voyant que personne ne parlait.

Ron eut l'impression que sa soeur venait de lui donner le plus gros coup de poing de sa vie, et la regarda en état de choc.

" Hein? "

" Elle n'allait pas bien! Harry m'a passé un coup de cheminée, il était très agité, il m'a dit qu'Hermione avait eu un malaise après que vous vous soyez vu, et qu'il l'avait emmené dans cet appartement que le Ministère lui cède de temps en temps pour le dépanner. Donc, je suis allée la voir. J'ai été très émue; elle est devenue une sacrée belle fille. " dit Molly en distribuant le thé.

" Ouais, on va se renseigner pour avoir des photos récentes d'elle. Tu pourras t'en faire des posters pour ta chambre, Ron! " fit George, guoguenard.

" Je suis donc trahi sous mon propre toit! " rugit Ron, les oreilles et les joues en feu, préférant ignorer la dernière remarque de son frère.

" Ecoute-moi, Ron. Nous en avons tous discuté, tout le monde a donné son avis, et nous pensons que tu devrais discuter avec elle. " dit Charlie.

" Quoi? En plus vous parlez de moi dans mon dos?! Je n'en ai pas envie, d'accord? Combien de fois faudra-t-il vous dire que pour moi, elle n'existe plus! Elle est morte pour moi, ok? "

" Ne dis pas des choses comme ça, Ron! " fit son père en fronçant les sourcils.

" Vous savez donc tous qu'elle était dans l'appart' de Harry, et personne n'a eu la brillante idée de me prévenir? "

" Je croyais que tu ne voulais plus en parler... " railla sa soeur.

Ron sentait son coeur battre vite dans sa poitrine, il avait mal à la tête et envie de dormir. Il voulait oublier le temps de quelques heures ce qui était en train de lui arriver, à savoir un retour vertigineux dans le passé.

Inutile de tenter quelque chose contre eux, c'était perdu d'avance, surtout s'ils étaient tous ligués contre lui.

" Je vais me coucher! " dit-il en se le vant pour disparaître dans les escaliers.

" Ca ne va pas être facile. " souffla Molly en s'assayant à côté de son mari.

" T'inquiète, Maman. Je m'en occupe. " dit alors Ginny, une lueur malicieuse dans ses yeux bleus.

Elle avait une idée derrière la tête, mais il lui fallait d'abbord voir Harry, et à eux deux, ils pourraient exécuter son plan, qu'elle savait risqué, mais qu'elle allait tenter.