Je te dédicace ce chapitre Charlie, parce que j'en ai envie, je fais ce que je veux, je suis l'auteur et que j'adore ton petit côté fofolle que je découvre (la boulet attitude, ça je la connais déjà par cœur) et pour ton regain pour le MCSHEPP !

Et une envie folle de vous dire merci, merci, merci pour toutes vos reviews….. je ne le dis jamais assez !

Bonne lecture

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John racontait à Mckay une nouvelle petite blague-histoire tout en continuant à sillonner la forêt qui se faisait de plus en plus sombre et épaisse.

Rodney rigolait, l'air moqueur, derrière le dos de Sheppard.

« Quoi, elle est très drôle ma blague. Pendant ma dernière mission le major Lorne et même le sergent Bates l'ont trouvé très…tordante. »

« Je n'en doute pas, elle relève sacrément le niveau des précédentes. »

John se retourna et dessina un sourire plus que exagéré en direction de Rodney. Et il reprit tranquillement le chemin. Mais ne s'empêcha pas de marmonner : « T'as du bol d'être un p'tit ange. »

Rodney n'avait heureusement rien entendu. John avait un don pour que sa voix se transforme en un murmure très mélodieux quand il parlait.(1)

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Ils continuèrent leur chemin mais John avait remarqué que Rodney avait l'air de souffrir. Ca faisait un bout de temps qu'ils marchaient et il ne s'était pas aperçu de l'état de fatigue du Canadien. Intérieurement il s'en voulait, il n'avait pensé qu'à lui pendant le trajet. Il avait réfléchir encore et encore et avait perdu la notion du temps. Si Rodney lui avait parlé, il n'en avait aucun souvenir. Il s'en voulait vraiment.

Comment avait-il pu oublier qu'il était derrière lui, avec lui alors que toutes ses pensées allaient vers lui justement.

Il avait envie de se faire pardonner. Il savait que Rodney s'en contrefichait peut-être mais il en avait besoin pour se sentir plus rassuré. Moins tortueux avec lui-même.

« Vous voulez qu'on fasse une petite pause ».

« Ce serait pas de refus. J'attendais que vous arrêtiez de vous prendre pour un marathonien. Moi j'en peux plus de tout ces voyages très longs pendant les missions. C'est le boulot des militaires. »

« Un peu de sport de temps en tant, ça peut pas vous faire de mal. »

« Je suis un scientifique, je dois garder mes forces pour des découvertes plus importantes que de simples balades à rallonges en forêt. »

John avait sortit une gourde de son sac et avait avalé une gorgée de son contenu. Il l'a tendit amicalement à Rodney. Celui-ci l'avait littéralement arraché des mains du militaire, il était à bout de souffle, la gorge sèche depuis déjà quelques kilomètres. Etonnant qu'il n'ai pas piqué une petite crise pour ça avant , d'ailleurs.

Il en avala aussitôt une gorgée qu'il recracha presque instantanément.

« Mais, mais…qu'est ce que vous avez mis dedans ? »

« Oh, juste une petite goutte de rhum pour me donner un peu de courage pendant les missions. »

Rodney faisait une drôle de tête, il semblait énervé et inquiet à la fois. Qu'allait-il boire en attendant ! Même pour faire demi-tour maintenant, il ne tiendrait jamais le voyage jusqu'à la porte.

John était encore plus embêté que tout à l'heure, il n'avait pas prévu ce petit problème là. Il essaye de trouver quelque chose en fouillant dans ses poches qui pourrait remonter le moral de Rodney. Il sortit une barre chocolatée multicalorique de l'une de ses poches arrières. Il l'a tendit au canadien avec un air de désolation sur le visage. Rodney lui réprima un petit merci que John trouvait touchant. Mais il était toujours énervé contre lui-même et ses maladresses.

Il se leva, fit un petit tour des environs en attendant que son ami récupère un peu. Il ne pouvait pas rester en face de lui sans avoir la grande envie de vouloir lui parler de ce qui lui occupait l'esprit ces derniers temps.

Il retourna à leur petit bivouac de fortune après avoir gentiment faire le tour du petit sentier entre les arbres. Il ne voulait pas le laisser seul trop longtemps. Si il lui arrivait quelque chose.. enfin mieux ne valait pas y penser… il était déjà assez mal dans sa peau en ce moment, penser à ça serait suicidaire.

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Il s'assit plus près de Rodney qu'il ne l'avait été avant de partir. Celui-ci était mi allongé par terre la tête sur un tronc d'arbre posé sur le sol en guise d'oreiller. Ses yeux était clos. Il semblait en paix avec lui même. John se disait qu'il devait tout simplement être heureux avec ce qu'il semblait vivre ces derniers temps (2).

Il n'osait pas le réveiller brusquement, il s'approcha délicatement et sans bruit près de lui. Il guettait le moindre bruit alentour qui pourrait déranger le sommeil de Rodney. Arrivé à hauteur de celui-ci, il lui effleura avec douceur l'épaule comme pour le réveiller mais en ayant l'envie de ne pas l'en extraire violemment et même pas du tout. Si seulement ils pouvait restés dans ce cadre idyllique et cette scène là un long moment.

John arrêta son geste. Il ne voulait pas le déranger. Il s'installerait près de lui à le regarder dormir le temps qu'il faudrait à Rodney pour être en forme.

Ces temps-ci, il était devenu plus sensible envers les gens. Il avait découvert cette partie de lui qu'il ne soupçonnait pas. La situation ne s'était aussi jamais produite pour qu'il se dévoile de telle manière. C'est fou ce que l'on peut changer en un rien de temps. Tout bascule sans qu'on en soit coupable consciemment.

Il continua de le regarder avec admiration. Comme un type comme lui pouvait susciter autant d'engouement auprès de certaines personnes. Comme si tout s'offrait à lui naturellement. Il en avait de la chance parce qu'il faisait cet effet là malgré lui, il ne le provoquait pas consciemment. C'était dans son caractère, sa façon d'agir, de vouloir repousser les rapports humains et autres communications mais ça produisait son effet inverse.

Il finit par s'endormir à côté de lui à force de penser à lui et d'y repenser, il s'était assoupi. Pour mieux en rêver sûrement.

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L'après midi était déjà bien entamée depuis que les deux hommes avaient entreprit leur 'balade'. Rodney était le premier à se réveiller, il avait maladroitement ouvert un œil pour se rappeler où est ce qu'il se trouvait.

Encore cette satanée planète.

Il avait fait le tour de l'endroit où il se trouvait de son regard. Il finit les yeux rivés sur John qui était allongé à côté de lui, la tête légèrement sur son torse. Il se disait que les militaires n'étaient pas aussi surhumain qu'ils le prétendaient. Plus de résistance physique, mon œil. C'était des hommes comme les autres. Comme lui… enfin non comme les autres.

Lui se sentait un peu à part. Bien sûr, il était constitué de chair et de sang mais psychologiquement parlant il se sentait un peu à part. Il n'avait jamais ressenti les émotions humaines auparavant et quand il s'en était découvertes, elles étaient spéciales. Aimer un homme, était spécial pour lui. Ca n'avait pas la même résonance que d'aimer les filles. D'ailleurs c'était Un homme et pas Les hommes.

Ca avait son importance. Il se sentait plus attaché à cette personne. Il pensait à sa seule expérience. Aucun point de comparaison possible. C'était dur de se demander comment c'était avec quelqu'un d'autre. Etait-ce si différent ? Ou alors les sentiments amoureux étaient-ils toujours les mêmes ?

Il ne fallait pas qu'il pense trop à cela mais il ne pouvait s'en détourner. Après sa nuit avec Carson, une nuit ratée. Et il le pensait, de par sa faute. Il avait douté. Douté de son habilité au niveau des relations humaines. Ca l'avait un peu travaillé. Il y repensait beaucoup, bien sûr sa rencontre avec Carson et leur relation lui était bénéfique mais il se demandait si ça ne coinçait pas un peu.

Depuis qu'il doutait, il s'était posé des milliards de questions. Lui aussi. IL était bien sûr très heureux en apparence mais en regardant en dessous de cet aspect, il semblait un peu pris au piège. Cela de devoir être heureux tout le temps. Il se devait de ne pas être trop en état de détresse, morosité. Il devait être un élément stable pour eux deux. Il ne sait pas si il pourrait assumer ce rôle. Ca avait l'air de lui paraître un poids pour ses épaules déjà bien chargées de responsabilités au sein de la citée. Même si ce n'était pas sur le même plan émotionnellement, c'était une tâche comme une autre à ses yeux.

Un poids. Oui, plus il y pensait, plus c'était un poids pour lui. Il pesait les pour et les contre. Il voyait bien sûr l'occasion de créer plus qu'une amitié avec une autre personne quelqu'un qui lui était cher, ce n'était pas le premier venu en plus. Il pensait aux bons moments qu'il passerait en sa compagnie, les bonnes soirées, pouvoir parler avec lui encore plus que lorsqu'ils étaient amis. Mais d'un autre côté, il devrait faire face à nombre d'inconvénient.

Il y avait déjà pensé juste avant et même très régulièrement. C'était la première chose qui lui était venue à l'esprit. Les contres. Ca lui obsédait les pensées. A le voir on aurait pas cru mais…

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Il regardait depuis un petit moment John. Son coéquipier et par la suite logique des choses, ami. Il dormait. Visiblement d'un sommeil profond. Sur sa poitrine. Il se sentait un peu gêné par la situation. Une mèche de ses cheveux lui caressait légèrement le torse à cause d'un petit filet de vent qui se promenait dans l'air. Il ne trouvait pas ça si désagréable. Plutôt incongru.

Mais avec sa petite et nouvelle période 'love' du moment, il voyait les choses de manières différentes. Tout lui semblait plus humain. C'était bête à dire mais lui ressentait ça de cette manière. Humainement. Si simplement. Si normalement enfin dans la limite où aimer une personne du même sexe pouvait l'être.

Seulement là, il s'en fichait totalement. Une petite voix dans sa tête lui était comme qui dirait apparue. Elle lui susurrait des idées Où était simplement qu'il ne voulait pas s'avouer ce qui se passait dans sa propre conscience. Il en appréciait les paroles en tout cas. Il perdait pied. Ses pensées, ses sentiments se chamboulaient.

Il ne pouvait se l'avouer. Parce que faire du mal à Carson lui serait insoutenable. Mais voilà maintenant, il savait que ce qu'il ressentait envers quiconque, il ne saurait le maîtriser, le contrôler.

Il en eu même quelques larmes en pensant à son premier amour. Si jamais ça ne marchait pas, il pourrait toujours revenir vers lui, sans un mot. Comme si rien ne s'était passé. Il se disait que ça ne regardait que lui. C'était égoïste, il en était conscient mais il le pensait. A ses yeux, ça pouvait être une preuve, le moyen de savoir si ses choix étaient judicieux. Non plutôt, si il avait vraiment envie de cette vie-là avec tout les compromis à faire. Ces côtés négatifs qu'il n'avait pas du tout soupçonné mais qui avaient commencé à prendre le pas sur tout le reste. Il ne pouvait pas être rationnel. Trop de pensées lui venait en même temps. Il ne se sentait plus être maître de sa vie.

Il fallait qu'il le tente. Encore faudrait-il qu'il le veuille bien aussi ! Il avait intérêt.

Cette ouverture sur lui-même l'avait transformé. Il en voulait de plus en plus. Chaque nouvelle expérience, il voulait la tenter. Pour voir. Il le fallait à tout prix. Pour lui, sa survie, son état mental.

Mais il avait une faiblesse. Le contrôle. Il était si faible devant certaines choses. Sa faiblesse lui dictait sa conduite. Il devait impérativement la suivre. Il voulait vivre comme il ne l'avait encore jamais fait.

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John ouvrit enfin son regard sur le monde extérieur. Il ne bougeait pas, il sentait qu'une paire d'yeux l'observait. Il pouvait ressentir la pression d'un regard posé sur lui. Sa vue restait pourtant fixe, droite devant.

L'atmosphère était assez étrange. Comme si une connexion télépathique s'était établie entre eux deux. Ca semblait tout naturel.

John tourna finalement la tête vers Rodney. Il avait un peu d'appréhension en travers de la gorge. Son regarde de côté montait le long du corps de Rodney passant de la vue des es jambes à celle de son buste, il pouvait maintenant apercevoir le col du T-shirt du canadien. Et ressentir encore plus intensément les yeux du scientifique rivés sur lui mais qui semblaient vouloir se détacher de l'emprise que John leur offrait.

Bientôt la rencontre fut inévitable. Peur, angoisse, incertitude se lisait sur leurs deux visages respectifs. Ils ne savaient plus où ils étaient, ils ne savaient pas où ça les emmenait. Ils le voulait, un point c'est tout.

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D'un geste accéléré Rodney se retrouva devant la bouche de son ami. Ca venait de lui, de Rodney. John n'en revenait pas. Une larme s'était dessiné sur le contour de son œil. Elle n'attendait qu'une permission pour pouvoir ruisseler, sillonner le visage de son possesseur. Elle attendait.

Rodney avait baissé les yeux, il contemplait les douces lèvres du militaire. Il les avait jamais vu d'aussi près. Elles semblaient à la fois fines et douces. Deux petits morceaux de carambar à déguster, apprécier, à l écher.

Une pensée lui traversa l'esprit. Mais qu'était-il en train de faire ? Qu'est-ce qui se passait !

Sur le coup, il n'avait pas envie d'y penser. Il vivait l'instant présent. C'était la seule chose qui comptait. Après, …après il verrait bien. Il allait pas se faire la morale dans un moment pareil. Il ordonna intérieurement à sa conscience de la mettre en veilleuse.

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John se retrouvait le regard plongé entre les cheveux de Rodney. Il les avait si souvent imaginé à sa portée. C'était si irréel. Il voulait être sur que ce qu'il vivait, il le vivait vraiment, pas un de ces rêves qui nous bousille le moral à notre réveil.

Il prit sa main et l'approcha des cheveux du scientifique. Il ressentait leurs souffles sur sa main. Une brise de vent les avaient fait danser. Quelques mèches lui effleurèrent la paume de la main. Un frisson le parcourut de la tête au pied. Tout cela était en fin de compte bien réel. Un sourire nerveux se dessina sur les traits de son visage.

Rodney le dévisageait un poil amusé. Il était toujours concentré sur les lèvres du militaire. Il n'arrivait pas à s'en détacher. Ses yeux allaient de gauche à droite puis de droite à gauche. Ces allers-retours incessants se faisaient de plus en plus rapidement et instinctivement il déposa ses lèvres sur celles du colonel.

Quelques secondes d'immobilité furent nécessaires pour réaliser. Deux paires de lèvres collées sans un mouvement. Juste le contact chair contre chair. La chair nue. Naturellement douce. Les lèvres commencèrent à se réanimer. Les morceaux de douceurs s'entremêlèrent dans un silence absolu. On n'entendait que le clapotis de la peau contre la peau.

John commença à s'amuser à mordiller la lèvre supérieure de Rodney. IL lui aspirait le parfum qui s'en dégageait. Un parfum laissé secret qui ne se dévoilait qu'à son compagnon de voyage.

Senteur exotique et légère odeur des pins environnants se mélangeaient. Un éclat d'essence se créait entre les deux hommes.

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Baiser sucré, baiser salé. La larme de John se laissa glisser le long de sa joue et s'interposa entre les lèvres des deux amis. Une nouvelle saveur accompagnait leur jeu.

Rodney la lécha de sa langue sur le haut des lèvres de John. L'aspect rêche de celle-ci picota la peau du militaire. Il en profita pour caresser la douce chevelure du canadien. Un peu en bataille, c'est ce qui faisait leur charme. Sa main était descendue jusque qu'à l'extrémité de la chevelure en haut du cou. Et il entremêlait ses doigts à rebrousse poil pour espérer sentir une force s'en dégager.

Rodney avait de nouveau reposé ses lèvres sur celles de son compagnon. Leurs langues s'étaient enfin rencontrées dans un tourbillon sans fin. John s'amusait à la mordiller de ses dents pour l'embêter.

Il en redemandait presque. Rodney s'était pris au jeu.

Chacun cherchait à surprendre l'autre. L'envie de faire vivre une expérience unique à l'autre.

John eut une idée. Il se défit de l'emprise des lèvres de son ami et lui murmura une petite suggestion.

« Je crois avoir entendu le bruit d'une source ou d'une cascade d'eau non loin de là en me promenant tout à l'heure, tu veux qu'on y aille faire un tour. Tu dois avoir terriblement soif depuis le temps, je m'en excuse. »

Le tutoiement était venu naturellement accompagner ses paroles. A proximité de ses oreilles, il en profita pour lui déposer un baiser sur la joue. Rodney rougit. Si anodin, mais si touchant. Il amena sa main à sa joue pour essayer de garder cette sensation en mémoire, de l'imprégner sur sa main.

Ils croisèrent à nouveau leurs regards. Une dernière fois avant de se lever.

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John se releva en premier encore tout émoustillé et tendit sa main à son ami qui l'attrapa avec envie, force et douceur.

Ils partirent de leur petit lieu de 'véritable découverte' et commencèrent à marcher l'un à côté de l'autre, leur main toujours enlacées l'une dans l'autre.

TBC

Reviews or not review, what is the question !

(1) C'est le cas tout le temps, sa voix est un réel plaisir à entendre, on dirait que les mots frôlent très légèrement sa bouche avant qu'il se mette à sortir des sons. Bah oui, il parle quoi, je sais mais je trouve que pour lui c'est très différent.

(2) N'oublions pas qu'il est un peu au courant pour le mcbeckett ! sniff

ps : j'ai essayé d'insérer un peu de dialogue, mais c'est pas mon fort !

je me rends compte que c'est un peu méli-mélo tout ça j'étais pas totalement moi-même quand j'ai écrit ça (une pointe d'alcool dans le sang) !

Y'aura une troisième partie, c'est tellement prenant comme histoire