Auteur : Catirella

Titre : Il est mon pire cauchemar et mon fantasme

Base : Gundam Wing

Disclamer : Ils ne sont toujours pas à moi. Crotte ! J'ai tout essayé, rien à faire, ils ne veulent pas les lâcher au Japon… Ils les prêtent de gré ou de force, allez savoir ? On s'en fout, le principal c'est que l'on arrive à les avoir rien que pour nous dans les fictions… Yatta ! A nous les G-Boys !

Couples : … ? …

Sujet : Duo a besoin d'aide, mais ce n'est pas celle qu'il attendait.

Genre : Yaoi / POV enfin type POV de Duo.

Hlo, bêta de Catirella :

Une tendresse et une douceur pleines d'interrogations…

Il vaut mieux que je me taise.

Chuuuuut… pas de questions.

Savourez.

Note de l'auteur donc moi, Catirella :
Écrit sur plusieurs jours à des moments différents. 10/25/26 août 2006.
Mis en ligne le 21 octobre 2006 à 10h43.

Cette fiction n'aura que 3 volets.

I - Son arriver.
II - Son séjour.
III - Son départ.

Voilà !

J'ai mis du temps, mais ce chapitre est fini. J'avais le temps de l'écrire aussi.
Plus heureux et plein d'espoir. Mais le volet III, les comblera-t-il ?
Je ne sais pas où j'en serai, au moment de la mise en ligne de ce texte.
Mais j'espère bien avoir toujours du boulot et qui sait ! (Ben non au 21/10/06)
Une ouverture pour un amour futur. (Non, non plus à la même date, Snif...)
Quoi ?
On peut toujours rêver non ? (Mais oui, ma grande… Je rêve aussi et un jour…Hlo) (Pouf on est foutu… Cat) (hé ! C'est pas gentil ! Lol Hlo) (Mais heuuuuuuuuuuuuuuuuuuu… Cat)
Je n'ai plus que cela et le fantasme.
Et je fantasme de plus en plus hentai avec mes textes.
Honte à moi…

Je vous souhaite une bonne lecture, kisu… Catirella

HY/DM

Voici donc le volet II.
En cette journée du 21 octobre 2006 comme convenu.

Attention aussi pour ce volet : Changements de temps…

HY/DM

Je vous informe au cas où certaines ne le sauraient pas, que nous n'avons pas le droit de répondre aux reviews via les fictions…


Il est mon pire cauchemar et mon fantasme
II
Son séjour


Cela fait maintenant deux semaines que tu es arrivé.

Mes ecchymoses se sont estompées, mais n'ont pas disparu. Il faut dire que j'avais fait une chute du tonnerre. C'est un miracle que je m'en sois sorti vivant. Mon statut de Shinigami m'a sauvé une fois de plus.

Je peux enfin aller aux toilettes seul, avec mes béquilles qui me pourrissent la vie.

Depuis que je sais qu'Aurore n'est pas ta fille, mais ta filleule, tes attentions me touchent et me rendent encore plus faible. Quelle va être ma vie lorsque tu vas repartir. Je n'y survivrai pas une deuxième fois. Tu m'as trop gâté durant ces 15 jours et j'ai pris sans te donner un seul sourire de reconnaissance en échange. J'ai tellement peur de mon propre amour pour toi.

Avoir pleuré dans tes bras m'a fait du bien. Toutes ces larmes versées au creux de ton corps m'ont libéré de ma cage de glace qui s'était formée dès ton premier regard sur moi.

Hier soir, tu m'a surpris en m'annonçant : « Demain nous sortons en balade. Je t'emmène de l'autre côté de l'île. ». Je t'ai fixé avec effroi. Je mets déjà plus de 5 minutes pour aller de ma chambre aux toilettes avec ces satanées béquilles, et toi, tu veux que j'aille au bout du monde dans ma situation.

Là, j'ai mes deux bras autour de ton cou et j'ai tes deux mains sous mes fesses, qui me font monter le rouge aux joues.

Mais malgré tout.

Je suis bien.

J'aime sentir ton odeur. Et là, j'ai le nez dans ton cou.

Tu n'as jamais été aussi attentionné à mon égard. C'est un vrai plaisir de t'avoir à mes côtés, même si j'ai eu peur les premiers jours… Maintenant, je commence à redouter la fin de ton séjour. Je sais que j'ai encore du temps devant moi. Mais j'ai l'impression que je me suis de nouveau beaucoup trop attaché à toi. Et la chute n'en sera que plus douloureuse. Je me répète mais… Je ne survivrai pas à cela une deuxième fois. J'ai mis du temps à apprivoiser ma solitude et je ne l'avais pas totalement sous contrôle. Et tout a volé en éclat à ton arrivée.

Pour le moment, ne penser à rien.

Sauf à cet instant.

Arrivés à destination, tu me poses délicatement à terre et installes avec soin, au sol, une protection où tu me fais m'assoire.

« Tu as faim ? »

« Oui, un peu. »

« Bien. »

Tu disposes notre repas et me demandes ce qui me ferait plaisir. Je rougis un peu. Tout ce que tu as préparé ce matin, sont des aliments que j'aime. Comment connais-tu mes goûts ? Je ne t'ai rien dit. Je me pose cette question depuis que je ne suis plus drogué par les anti-douleurs. C'est peut-être Quatre. Je lui poserai la question à l'occasion.

Comme tous les autres jours, ton repas est succulent.

Nous passons un agréable moment à l'ombre, en face de la mer toujours aussi belle et fascinante. Je suis encore très fatigué. J'ai l'impression de faire une cure de sommeil depuis ce premier jour où j'ai de nouveau croisé ton regard si intense et moins froid que dans mes souvenirs. Je me suis allongé et toi, le plus naturellement du monde, tu es venu à mes côtés et m'as fait mettre ma tête sur tes cuisses. J'ai rougi une nouvelle fois. J'ai l'impression de ne faire que cela d'ailleurs. Puis, une fois de plus, la fatigue l'a emporté.

§§§§§

Le temps passe trop vite.

Je me surprends à vouloir qu'il ralentisse sa course. Déjà trois semaines que tu es là. Je ne parle pas beaucoup. Toi par contre, tu parles beaucoup plus. J'ai souri quand tu ne me regardais pas et que tu étais en conversation avec ta filleule. Elle t'a changé du tout au tout. Cette petite fille t'a fait découvrir la vie et l'amour. Tu l'aimes comme si elle était ta propre fille. Et pas une journée ne se passe sans que tu ne l'ais au téléphone. J'aime t'entendre lui parler. Tu es doux et sévère. J'imagine la petite voix qui doit de répondre timidement, lorsque tu l'as grondée. Moi en tout cas, je serais intimidé et je ferais profil bas. Car en plus de la voix, j'ai actuellement l'image d'un Heero Yuy avec les sourcils froncés et les gros yeux qui vont avec. Lorsque la réprimande n'est pas pour soi, cela donne envie de rire. Mais si elle est dirigée vers ma personne…

Ce qui a été le cas, il y a deux jours.

J'ai baissé la tête et je n'ai pas demandé mon reste. J'étais en tort et je le savais. Il est vrai que l'on ne monte pas sur une chaise pour changer une ampoule avec un plâtre. Tu avais dû aller en ville et j'ai fait griller l'ampoule en allumant les toilettes.

Le plus grand risque aurait été que je retombe en arrière. Ce qui m'a valu mon état actuel. J'ai eu chaud aux fesses ce jour-là. Je suis descendu de la chaise, mille fois plus vite que j'y suis monté. Je ne t'ai pas entendu arriver, mais je t'ai entendu m'hurler dessus pour mon inconscience.

Le pire.

Tu avais raison et moi tort.

Tu m'as puni ce soir-là. Et j'ai boudé. Je me suis vu 5 ans en arrière. En guise de dessert, j'ai eu droit à un fruit. Mais tu m'as donné un fruit que j'aime et tu me l'as même épluché et découpé. La punition aurait pu être beaucoup plus sévère. J'ai eu droit à mon dessert le lendemain midi. De la glace que tu as fait venir par les bons soins de Quatre. C'est une chose que l'on ne trouve pas en vente dans le petit magasin de la ville. C'est le dessert que j'ai tous les soirs depuis le troisième jour de ton arrivée. Cela m'avait manqué, moi qui en étais très friand.

Là, je suis encore face à la mer. Et je suis seul. Cela ne me dérange pas. Tu es parti courir sur la plage. Le soleil commence à se coucher. Je mords dans mon petit gâteau sec avec précaution. J'ai mis du temps à aller le cherche et à revenir m'installer sur le perron de ma maison. Je commençais à avoir faim. Je n'en ai pris qu'un. Je ne bouge pas assez et j'ai peur d'avoir pris du poids. Tes petits plats sont délicieux, mais moi je ne peux pas éliminer en ce moment. D'ailleurs encore une question que je me pose à ton sujet… Où as-tu appris à cuisiner de cette façon ? Perdu dans mes pensées, je ne t'ai pas vu arriver une fois de plus.

« Tu en as mangé combien ? »

« AH ! Tu m'as fait peur ! … Un seul. »

« Tu as faim ? »

« Hum. »

« J'ai couru plus longtemps que je ne l'avais prévu. Excuse-moi… Je vais prendre une douche et je reviens. »

« Oui. »

Tu t'éloignes et je ferme les yeux. Ta vision est une torture. Tu es magnifique, le corps couvert de transpiration après l'effort. Tu es encore plus bronzé qu'à ton arrivée sur l'île. Et tes muscles sont un supplice. Toute ta personne me fait réagir.

Je ne dois pas.

Je n'ai pas le droit.

Et je suis incapable de me relever, pour aller aux toilettes. Je me suis coincé comme un « Baka » en m'étant assis au sol, sur le perron, les jambes dans le vide. Je commence à croire que tu avais raison de m'appeler ainsi, la plupart du temps.

Moins de 10 minutes plus tard, tu es de nouveau à mes côtés. Les cheveux mouillés. Une vrai tentation vivante pour le commun des mortels. Sauf que moi, là ! J'ai de gros soucis niveau entrejambe. J'ai mis mes deux mains devant. Je suis mort et rouge de honte.

Tu me souris et je me mords la lèvre.

« Allez, viens. Direction les toilettes. »

« Pardon Heero. »

Tu m'embrasses sur le front et je ne m'y attendais pas. Maintenant, j'ai l'air d'un poisson en plus du reste.

« Ce n'est pas grave. Tu es un homme normalement constitué et cela prouve que tout fonctionne. Et en plus, c'est la panne sèche depuis plus de 3 semaines. »

Là.

Je ne sais plus où me mettre. Heero Yuy parlait de sexe ! Une chose impensable il y a 4 ans. Je me dis qu'il valait mieux jouer l'honnêteté jusqu'au bout. Après tout, lui le faisait bien.

« Non. »

Il m'avait pris dans ses bras et commençait à m'emporter jusqu'aux toilettes. Il stoppe sa marche. Zut ! Il n'a pas compris.

« Non quoi ? Tu ne veux pas aller aux toilettes ? »

« Non, Si… Je me suis mal exprimé. Si, je veux aller aux toilettes, et non, cela fait plus de 3 semaines. »

« Combien de temps ? »

« Avec une personne. Je ne peux pas te le dire. Avec ma main, très… Plusieurs mois. »

« Tu es sage alors, à ce niveau. »

« Ne te moque pas. »

« Je ne me moque pas. Je trouve cela mignon.»

Il me remonte dans ses bras et reprend son chemin. Heureusement, car j'ai encore plus mal depuis que ses mains sont rentrées en contact avec mon corps.

§§§§§

« Duo, tu as une lettre de Quatre. »

Cette fois, je suis dans le fauteuil face à la mer. Et je hausse les sourcils.

« Comment le sais-tu ? »

Tu me la donnes.

« C'est inscrit au dos de celle-ci. Et je connais l'écriture de Quatre, Duo. »

« Je suis désolé. Je n'ai pas voulu te vexer. »

Encore un baiser sur le front et là, j'ai envie d'y croire.

Mais je ne veux pas que les cauchemars reviennent. Je fantasme sur toi depuis plus de 21 jours. Plus de cauchemars, je vous en prie mon Dieu.

« Je ne suis pas vexé. Tu veux un verre de jus de fruits ? »

Je lui souris. Il semble heureux.

Je fais des sourires de plus en plus beaux.

« Oui, je veux bien merci. »

Moins de dix minutes plus tard, tu reviens avec deux verres d'une boisson sucrée et fraîche.

Je suis en train de finir la lecture de la lettre reçue de Quatre qui me redit, une fois de plus, de laisser parler mon cœur.

Je te remercie et prends le verre que tu me tends, puis je le porte à mes lèvres. Mes yeux s'écarquillent sous la surprise.

« Heero ! Ce sont des fruits frais ! »

« Oui. Je les ai mis hier au frigidaire. Je viens de les presser. Tu aimes ? »

« C'est délicieux. Heero, tu me gâtes trop. Je n'ai plus l'habitude de tout cela. »

Tu te penches au creux de mon oreille et me susurres :

« Cela ne tient qu'à toi de changer ta vie actuelle Duo. »

Que répondre à cela.

Rien.

Je suis aussi rouge de le morceau d'orange sanguine que tu as mis comme décoration sur l'arrête du verre.

Je réponds enfin, après avoir bien réfléchi pour ne pas me donner de faux espoirs ou de faire fuir mes fantasmes. La place aux rêves reviendra, ainsi que les cauchemars. Je n'ai pas envie que cela se produise tout de suite.

« Je ne sais plus le faire Heero. »

Il me sourit.

« Alors tu vas devoir réapprendre Duo. Tu as fini de lire la lettre ? »

« Oui. »

« Je vais aller la poser sur ta table de nuit. Je reviens. Repose-toi maintenant. »

Te voilà reparti et aussitôt revenu avec un bloc à dessin et des pastels. J'ignorais que tu savais dessiner. Je te regarde faire jusqu'à ce que mon ventre sonne l'heure du déjeuner.

J'ai honte que celui-ci ait troublé cet instant de silence et de pur contentement de ma part de te regarder changer de couleur sur le papier blanc pour y faire apparaître diverses vues de l'île. Tu les dessines de mémoire. Et là, tu fais mon portait sans même me regarder. Je suis encore plus troublé. Je me rends compte d'une chose.

Je ne connais rien de toi.

Tu as tellement changé en 4 ans.

Et moi aussi.

Mais hélas pas comme toi.

« Allez. Il est temps de déjeuner, sinon je vais réveiller Shinigami. »

Je lui fais un maigre sourire.

« Il n'existe plus Heero. »

Contre tout attente, tu viens me relever la tête et me gronde.

« Il t'a sauvé la vie. Une autre personne que toi aurait pu se tuer en tombant de ce toit… Et il a intérêt à revenir ou je te botte les fesses Maxwell. »

Puis tu m'embrasses à nouveau sur le front. Mon cœur s'emballe. Je n'arrive plus à penser correctement… Te joues-tu de moi ?… Ou attends-tu un geste, un mot de moi, qui te donnerait le feu vert pour m'ouvrir ton cœur ?…Qu'attends-tu de moi exactement ?… En moins de 3 semaines, tu m'as fait revenir à la case départ. Me revoilà revenu au jour où nous nous sommes séparés tous les cinq... Enfin pas pour tous, puisque Trowa est resté auprès de son ange blond.

Pourquoi ?

Quatre. J'ai besoin de toi. Je ne sais plus et j'ai mal. Oui, j'ai de nouveau mal à mon cœur. C'est un mal qui ne cicatrise jamais et le mien vient d'attendre ses limites.

Sans le vouloir, tu as réveillé en moi des sentiments douloureux et trop puissants pour mon état actuel.

J'éclate en sanglot. C'est la deuxième fois depuis ton arrivée.

Je ne sais pas comment tu as deviné que je n'allais pas bien, mais en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je suis dans tes bras et tu me berces en me parlant.

« Excuse-moi. Je ne voulais pas te blesser. Le Duo d'il y a 5 ans me manque. Tes sourires, ton rire que je n'ai pas eu encore l'occasion d'entendre. Ta joie de vivre. Et tu as peut-être grandi Duo, mais tu as aussi beaucoup maigri. Mon coéquipier me manque Duo. »

« Heero… »

« Chuuuut, je suis là. Je ne vais pas partir tout de suite quand ton plâtre te sera retiré la semaine prochaine. »

Je reste dans tes bras le temps que je me calme. Et je me rends compte que je me suis accroché à toi, comme à une bouée de sauvetage.

§§§§§

Je vais un peu mieux aujourd'hui. Niveau moral.

Le reste suit son cour.

Demain, on me retire mon plâtre. Tu m'as dit que tu resterais encore 7 à 10 jours après, le temps que je me remettre complètement. J'en suis ravi, même si au début je ne voulais pas que tu restes et que j'aurais tout fait pour quitter cette île si j'en avais eu les moyens.

J'ai une envie surtout depuis 5 jours.

Celle de me baigner dans la mer. Te voir le faire me rend fou, un peu plus chaque jour. Doc m'a dit il y a deux jours, que je pourrai aller nager de suite après que mon plâtre me serait retiré. Ne pas forcer, mais je vais pouvoir barboter. Dieu que l'eau me manque. C'est dans ces moments-là que l'on se rend compte de ces petites choses qui embellissent votre quotidien. A ce niveau, le mien est comblé.

Mais pour l'heure, j'ai une question à te poser qui m'obsède.

« Heero. Qu'y a-t-il dans ce carton ? »

« Tu ne touches pas pour l'instant et je t'interdis de regarder ce qui se trouve à l'intérieur. »

Je penche la tête sur le côté.

Tient !

Je n'avais plus fait cela depuis un siècle.

« Pourquoi ? »

Houla !

Tu viens de te lever et se rapproches trop vite pour moi et mes béquilles. Je ne peux pas encore fuir comme bon me semble.

Tu me touches le bout du nez et cela me fait sourire.

« Si tu touches ou regardes, privé de glace. »

« OH NON ! »

Ce n'est pas juste. Il sait que j'y suis accro maintenant. Et c'est de sa faute. Par contre là où il m'a bluffé, c'est quand je l'ai vu lui aussi manger de la glace. Le jour où j'ai été puni, il a quand même mangé la sienne, devant moi. Ma curiosité devra donc se contenter de regarder de loin le dit carton.

La glace avant tout.

Ce plâtre me gratte. Je n'en peux plus. Tu m'as mis une tape sur la main hier, car je voulais me gratter avec une de mes règles de travail en fer. J'ai boudé. Pas longtemps car tu m'as pris dans tes bras et nous sommes allés faire un tour sur la plage. Le soleil commençait à se coucher. Pour que je n'ai pas de sable qui s'infiltre dans mon plâtre, tu m'as porté durant plus d'une heure. J'ai posé ma tête au creux de ton cou et j'ai regardé l'horizon, avec cette brise légère qui nous a fait du bien après une journée de grande chaleur, une fois de plus.

Ce soir, tu as prévu un barbecue. Je suis heureux comme tout. Seul, je n'avais pas envie de m'en faire un. Pourtant, il y en a un. C'est même moi qui l'ai dessiné sur le plan de ma maison, que j'ai construite moi-même avec un peu d'aide de la part de certains habitants de l'île. D'où mon accident en aidant à mon tour une des personnes pour réparer le toit de son abri de jardin.

Il a eu très peur, moi aussi, quand celui-ci a cédé avec moi dessus. Je suis tombé sur les meubles en fer forgé et cela fait vachement mal. Sur le coup, j'ai cru que j'allais tourner de l'œil. Et du coup, c'est Heero qui a aidé trois après-midi de suite. Sauf que là, ils ont reconstruit entièrement le toit.

Le côté sympa de la chose, c'est que depuis, j'ai 12 œufs frais par jour. J'en avais 6 avant, car leurs poules pondent trop pour eux. Et tous ont des poules. Sauf moi. En échange, je leur répare des bricoles. Mais le toit qui avait 40 ans n'a pas supporté mon petit poids.

Tu m'as fait des crêpes et des gaufres. Une voisine t'a gentiment prêté son gaufrier. Et tu en as fait venir un tout neuf par la navette de Quatre. Remarque, grâce à toi, l'île a plus de choix niveau nourriture. Tu en fais profiter le petit commerçant qui te remercie avec les fruits frais de l'île, que lui-même a dans sa plantation.

Moi, je n'ai pas grand chose. Noix de coco et bananier. Mais je ne les prenais jamais. Ou je les donnais aux enfants quant ils venaient sur la plage et que je ne travaillais pas.

Je sais aussi que tu passes sur ton PC portable le temps de la sieste que tu m'imposes tous les jours. Pas contre, je n'ai pas osé te demander ce que tu y faisais.

Je te regarde cuire les saucisses arrivées ce matin par la navette. Avoir Quatre Winner dans ses relations a du bon.

Car sinon.

Pas de saucisses.

Tu es mimi avec ton tablier. D'ailleurs d'où sort-il ? Je commence à angoisser.

Demain est un grand jour. Mais aussi celui du décompte des jours qu'il te reste à passer à mes côtés.

Ces journées sont passées à une allure folle.

Lorsque j'ai compris que je ne pouvais pas fuir et que Réléna n'était qu'une amie à tes yeux. J'ai accepté ta présence. Ma gène de ma nudité s'est presque envolée. J'ai même pu te voir nu. J'ai rougi comme une collégienne, à chaque fois.

Et toi, tu as souri en me taquinant. Tu m'as fait ma natte tous les jours. J'aime quand tu passes tes doigts dans mes cheveux. J'en ronronnerais. Mais j'ai bien fait attention de ne pas le faire.

Tes yeux ressortent encore plus qu'à ton arrivée. Et tu as fait un tour chez le coiffeur de l'île hier. Dieu que tu es beau.

Cette nuit, j'ai fantasmé comme jamais. Je rêvais que tu me faisais l'amour, mes cheveux dénattés où tu perdrais tes mains. Je pouvais sentir ton odeur que j'aime. Oui, j'aime ton odeur, j'ai profité de chaque instant où je me trouvais dans tes bras pour la respirer. La peau gorgée de soleil sent bon le lait qui la protège et la nourrit.

Et dans mon fantasme, je fais connaissance avec tes lèvres. Je n'ai eu qu'un bref aperçu lorsque tu m'embrasses sur le front. J'ai envie que tu prennes possession des miennes. Que mes joues s'enflamment comme dans les films de l'avant AC. Que mon cœur s'emballe encore plus.

Par contre, le réveil de mon fantasme était moins drôle. Heureusement que tu étais parti courir ce matin. J'ai foncé aux toilettes et en suite, à cloche pied, j'ai changé mes draps. J'ai pris un savon à ton retour. Mais je t'ai supplié de ne pas me punir en me privant de ma glace ce soir. Et je t'ai avoué avoir sali mes draps la tête baisée. Tu m'as embrassé sur les cheveux et pardonné. J'ai soupiré de soulagement.

Là, je soupire une fois de plus et tu m'entends. Je te regarde en faisant comme si tout allait bien. Comme au temps où je portais un masque de joker. Mais tu n'es pas dupe et je sais que maintenant, je ne pourrais plus rien te cacher.

J'ai l'impression que tu lis en moi comme un livre ouvert. Moi qui ai réussi à donner le change durant 3 ans, il semble que je n'ai plus cette faculté. J'ignore encore tellement de choses de toi de mon côté.

Tu sais qui je suis. Et moi j'apprends à te connaître. Et ce que je sais de toi à aujourd'hui, me fait t'aimer encore plus.

Car oui, je dois l'avouer.

Je t'aime Heero Yuy. Je t'aime depuis ce jour où je me suis interposé entre elle et toi. J'ai longtemps regretté mon geste. Car pour moi, elle était une rivale face à qui je n'avais aucune chance, du fait que j'étais un garçon.

D'ailleurs !

Es-tu hétéro ?

Rien en toi ne laisse paraître que tu sois homosexuelle. Moi, tu le sais, je l'ai dit une fois alors que nous étions hors mission pour voir la tête de Wufei. Et cela valait le coup. J'ai cru qu'il ne s'arrêterait jamais de pisser du nez. Sauf que le jour où il m'a annoncé que lui aussi, j'ai eu le choc de ma vie. Et surtout, je cherche encore avec qui il peut bien être. Il n'a pas voulu me le dire. Sauf si je revenais parmi les êtres dits civilisés. Ou aux petits réunions de Quatre tous les ans auxquelles je ne viens jamais.

Personne n'a vendu la mèche. Et j'ignore encore aujourd'hui qui est le compagnon de Wufei depuis 4 ans.

Et que fait-il ? Uke ou Seme ? Quoi… C'est humain de se poser ce type de questions. Il fait peut-être les deux.

Allez savoir.

Cela ne résout pas la peur que j'ai au ventre en te regardant préparer notre repas de ce soir qui va bientôt être prêt. En plus, tu m'as gâté car il y a des chips comme je les aime.

Faites que ce soir le fantasme soit encore présent. Je ne veux pas faire de cauchemar. Je veux que tu me fasses encore l'amour, même si mes draps en prennent encore un coup cette nuit.

Nouveau soupire et Heero vient poser notre dîner sur la table du jardin. Puis il m'embrasse encore sur les cheveux et me les caresses.

Dieu que j'ai peur de ton départ.


OWARI II

Le volet II est fini.
J'espère que celui-ci vous a plus.
Je vous donne donc rendez-vous le 31 octobre 2006, pour le volet III.
À dans 10 jours, Bisou.

Catirella


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