Série : One piece
Auteur : Sherry Marie
Traductrice : Lavlav-san
Disclaimer : rien ne m'appartient ! Même pas l'histoire, je ne fais que traduire !
J'espère que cela vous plaira et qu'il n'y a pas trop de fautes
Ouf après ce chapitre là il ne m'en restera plus que deux à traduire .
Eypi : voila la suite j'espère que ça te plaira encore plus que le premier et le deuxième !
Kitsune8 : je suis réellement désolée si je rame pour traduire !!! Je fais ce que je peux mais j'essaye de m'améliorer, j'espère que celui là sera plus compréhensible…et oui c'est plus dur de traduire quand on a pleins de lacunes en anglais :S
Zoro-kun : Merci pour ton mot d'encouragement au oins je sais que j'ai des lecteurs fidèles qui me suivent !!! L'attente sera j'espère à la hauteur du chapitre !!!
Olia : Oui rassure toi voila la suite bonne lecture !
Gwendolen66 : Désolée pour l'erreur dans ton pseudo, ca ne se reproduira plus promis
Ouf ton commentaire m'a soulagé quand tu dis que j'ai fais moins d'erreurs quand on entend ça d'une anglophile …c'est rassurant par contre pour les temps des verbes….la c'est juste des erreurs de français….mouais je suis pas douée non plus en français, ouin !!!!!!
Lol j'espère que la suite s'améliorera aussi
Merci à tous ceux qui suivent la fiction et qui m'encouragent !
Voici enfin le chapitre 3
Goûter
L'air frais du matin rafraîchissait la peau de Sanji qui préparait les ingrédients pour réaliser le petit déjeuner de ses compagnons. Le ciel, visible du hublot de la cuisine, voyait arrivé les premiers rayons du soleil ; les vagues, elles, gardaient encore une couleur noire, la couleur de la nuit.
A ce moment de la journée, le pont du going merry était toujours incroyablement silencieux comme ses compagnons le rejoignaient plus tard, Sanji pouvait profiter de ces quelques moments de solitude même si comme toujours, il n'était pas le seul à être réveillé avant l'aube. Il savait qu'il n'avait qu'à regarder par le hublot pour voir la silhouette de Zoro en plein entraînement du matin. Les poids lourds soulevés au-dessus de sa tête, ses dents serrés par la concentration, les muscles tendus et ses bras étirés par l'effort, une légère pellicule de sueur recouvert son corps qui luisait aux premières lueurs du soleil.
Booooooooooon préparer le petit déjeuner, oui c'est mieux, le petit déjeuner… bien mieux…
Sanji découpa ses légumes avec plus de vigueur que de coutume. Il se résolut à ne PAS tourner la tête vers la fenêtre mais malgré sa forte résolution, il n'avait même pas besoin de regarder pour avoir l'image de l'escrimeur très nettement en tête. Cela avait commencé depuis qu'ils étaient revenus de « l'île aux araignées » ( bien qu'Usopp préférait la nommée l'île-aux-monstrueuses-araignées-géantes-mangeuses-d'hommes, les autres avaient préféré réduire un peu le nom.)
Ni l'un ni l'autre n'avait reparlé de ce qui s'était passé sur l'île. Ils étaient retournés dans leurs vieilles routines, faisant leur possible pour ne pas être le premier à reparler de ce qui s'était passé entre eux. ( Sanji ne pouvait même pas formuler les mots dans sa propre tête, vraiment pathétique einh ?) Extérieurement, ils agissaient comme d'habitude, chacun feignant de ne pas remarquer ce nouveau lien qui s'était tissé silencieusement sur le rivage herbeux. Ils s'évitaient un peu plus ces jours-ci et parlaient un peu moins. Ils ne s'étaient jamais connus d'atomes crochus, et mêmes avant que tout ceci n'arrive, le coq acceptait le fait que ses compagnons n'aient rien en commun.
Mais intérieurement, Sanji bouillait littéralement. Même si il l'évitait de plus en plus, l'image de l'autre persistait dans son esprit. Il se demandait parfois si ce qu'il ressentait était bien de l'attirance pour les hommes. Bien que les femmes lui faisaient tourner la tête, cela n'avait strictement rien à voir avec ce qu'il avait ressentit quand il était aux côtés de l'épéiste. Une belle femme mettait en valeur le monde qui l'entourait, elle illuminait la moindre chose, même la plus fade, c'est pourquoi il les admirait. Mais là c'était différent, le monde entier ne s'éclairait pas, au contraire, tout semblait fade autour de la silhouette de Zoro.
C'était comme une sorte de défi implicite qui se passait chaque matin, quand ils étaient tous les deux seuls sur le bateau. Le défi étant de savoir lequel des deux briserait enfin le silence et ferait le premier pas vers l'autre. Mais rien ne s'était encore produit depuis leur retour de l'île et l'idée d'être confronté à l'escrimeur pour parler de ce moment intime qu'ils avaient partagé, dérangeait Sanji.
C'était vraiment ridicule, il n'était quand même pas comme l'une de ces adolescentes rougissantes tournant autour de son premier béguin. Il était un HOMME tout de même, pour l'amour de dieu. C'était un combattant émérite, entraîné par le vieux schno…. Par le légendaire pirate « pied rouge ». Il ne voulait plus se cacher un jour de plus.
Même maintenant, il pouvait voir la tête de Zeff, lui dire « un homme ne doit pas se laisser aller. Sors de là et vas assumer avant que je ne te donne un coup de pied dans ces épaules de fillettes. » , il n'avait pas des épaules de fillettes, elles étaient minces et bien proportionnées, comme le reste de son corps contrairement à certains idiots aux cheveux verts , pour ne pas mentionner quelqu'un en particulier, qui se musclaient pour certainement compenser… le reste. Enfin il n'avait pas été vérifié …pas encore.
Attend, pourquoi « pas encore ? » il ne devrait même pas y avoir de « pas encore » dans cette histoire, ce petit mot ne devrait pas lui faire prendre une couleur rouge et le faire transpirer, avec ce genre de pensée, il ferait mieux d'arrêter et de s'en tenir là. Il voulait partir loin du bateau, loin de ces muscles, de ce qu'il ressentait et loin de ce « pas encore ».
ASSEZ, assez, assez, ASSEZ !!!!
Il jeta son couteau sur la table avec détermination et rapidement il tourna les talons et sortit de la cuisine pour faire face à cette situation ridicule avant qu'elle ne devienne encore plus ridicule (enfin si s'était encore possible évidemment.) C'est surprenant, le bruit que pouvait faire deux têtes qui s'entrechoquent. Le coup reçu le fit trébucher et il maudit la douleur qu'il ressentait au niveau de la tête.
En relevant la tête, il vit Zoro faire la même chose que lui, il affichait un air agacé et il le vit jurer entre ses dents. Les deux hommes étaient assis en se regardant l'un l'autre jusqu'à ce que Sanji se mette à cracher,
« Mais qu'est ce qui ne va pas avec toi, espèce d'idiot ! Eviter de se mettre en travers du chemin des gens est un bon moyen pour ne pas se prendre un coup de pied dans sa sale face ! »
« Je ne me mettais en travers de rien du tout, imbécile de cuistot ! Je suis venu te voir vu que ça fait déjà 5 minutes que je t'appelle, mais comme tu restais là à couper tes légumes et à marmonner tout seul. J'allais te faire signe quand tu t'es retourné. »
Le silence et les lueurs du soleil prirent place dans la cuisine. Les résolutions de Sanji s'enfuirent très vite et il se souvint aussi du travail qui l'attendait encore pour préparer le petit déjeuner. Le cuisinier commençait à se sentir mal à l'aise en présence de l'épéiste, ce qui fit augmenter sa colère parce que c'était plus facile que de rester incertain.
Il planta son regard dans celui de l'autre homme qui croisait ses bras contre son torse. Il était en sueur à cause de sa séance d'entraînement pour se perfectionner. Le regard de Sanji dériva vers la cicatrice qui zébrait le torse bronzé (essayant de ne pas se rappeler de la rugosité de sa peau contre sa joue.) puis se posa sur son épaule récemment blessée. Il restait des taches brunes dans la chair et tout autour la peau était encore bien rouge mais cela devait être du aussi aux contraintes que l'escrimeur s'était imposé ce matin durant son entraînement.
« Tu risques de rouvrir tes plaies si tu forces dessus et que tu n'écoutes pas ce que te dis Nami . Imbécile. »
Cette remarque rendit le silence qui suivit plus tendu, pas que ce soit un souci. Enfin pas vraiment.
« Ca va, je peux bouger, je maîtrise mon corps, il réagit comme je veux. »
Sanji leva les yeux en l'air face à cette remarque. Il eut soudain le besoin de s'approcher de l'autre homme et d'enfoncer son doigt sur la blessure pour vérifier la « maîtrise » en action.
Il y eu une pause.
« Comment va ta jambe ? »
« Elle va bien, Nami chérie a très bien pris soin de moi ! » dit il avec une voix traînante et souriant.
Le visage de Zoro s'assombrit et il détourna le regard. Puis un sourire mauvais s'afficha sur ses lèvres.
« C'est bon à entendre, je ne la blâme pas de passer plus de temps pour te soigner vu comment tu peux être délicat. Je comprends mais je doute que Nami ne veuille d'un bébé pleurnichard. »
Il y eut une plus grande pause encore ou le visage de Sanji vira plusieurs fois du rouge au blanc. Plus rien n'existait pour le blond à par la colère et sa cible, le reste devenant obscur.
Il s'approcha lentement de l'autre homme qui le regardait avec méfiance, trop conscient qu'il était entré dans la cuisine sans ses épées. Sanji entra dans l'espace personnel de Zoro et il nota avec une certaine satisfaction que Zoro recula inconsciemment d'un pas. Ils se retrouvèrent pratiquement nez à nez, mélangeant leur souffle chaud dans l'espace qui séparait les deux hommes. Les yeux rivés l'un sur l'autre, chacun attendant de voir qui couperait le contact le premier. Sans un mot, sans prévenir, Sanji leva la main et appuya fortement sur l'épaule meurtrie.
Zoro fut incapable de retenir un cri de douleur et de surprise mélangées, Sanji sourit à ce cri, ravi de ce bruit et voulu l'entendre de nouveau. Il releva sa main mais cette fois ci il fut empoigné furieusement. Le cuisinier refusa de se calmer et se jeta durement contre l'autre homme afin de terminer sa vengeance. Mais Zoro, tout en muscle, le contra, ils se débattaient dans la cuisine jusqu'à ce que Zoro se serve de sa carrure pour bloquer Sanji et le claquer contre le mur en bois.
Ils se tenaient ainsi, chacun s'agitant dans sa propre fureur, haletant à cause de leur bagarre, Zoro tenait fermement chaque poignet du cuisinier contre le mur, Tandis que le reste de son corps plaqua Sanji pour l'empêcher de lui donner le moindre coup de pied. Le coq se tendit contre le corps qui l'emprisonnait tout en sachant que c'était peine perdue car l'autre homme l'avait battu facilement rien qu'avec sa force brute.
Il voulait partir, s'enfuir de la cuisine, s'enfuir loin de cet idiot sans cervelle qui le tourmentait et qui n'avait pas l'air de vouloir le laisser seul. Il n'était pas censé agir ainsi et sa vie n'était pas censée se compliquer ainsi ; il s'était imaginé trouver All Blue, devenir célèbre, être prêt pour Nami quand elle aurait finalement arrêté de feindre qu'elle ne voulait pas de lui, et prouver à ce vieux schnock qu'il était possible de partir et de réaliser ses rêves.
Il regarda Zoro dans les yeux et cela le blessa. Son estomac se contracta de voir les différentes émotions contradictoires qui se reflétaient dans ses yeux noirs. Il cassa le contact visuel, il ne pouvait plus le regarder en face. Son regard tomba sur la gorge de Zoro qui était toujours contre lui. Si serré, si tendu, il pu voir une légère goutte de sueur couler, formant une traînée qui descendit jusque dans le cou de l'autre homme. Sans réfléchir, et sans comprendre cette action, il se pencha plus près et prit la gouttelette du bout de la langue.
Quoique cela puisse se comprendre, enfin pas le doux halètement au dessus de lui ni le frisson qui passa entre leur deux corps. Il était cuisinier et du plus loin qu'il puisse s'en rappeler, il avait été formé pour comprendre la complexité des choses par leur goût.
La saveur de l'autre homme éclata sur sa langue et rapidement il passa à d'autres régions de son corps. Il y avait plusieurs couches salées du à la sueur de Zoro. Réfléchissant sur l'homme lui-même, Sanji, lutta pour goûter d'autres sensations que celle de cette moiteur. Il se concentrait principalement sur ce sens, ne pensant plus à la poigne qui retenait ses poignets et qui loin de se desserrer, devenait plus douloureuse. Ne remarquant pas leur cœur qui s'emballait. Ne s'avouant pas qu'il était tendu, d'ailleurs, ils étaient tous les deux tendus et que les choses entre eux allaient se compliquer encore plus par la suite.
Mais il avait faim, cet échantillon de saveur le rendait affamé, il mourrait d'envie de relever la tête et d'en goûter plus. Il releva la tête pour chercher plus, ce qu'on lui accorda rapidement quand l'autre homme baissa la tête pour déposer sa bouche affamée contre celle du cuistot. Lèvres contre lèvres jusqu'à ce qu'elles se séparent pour permettre à la langue de Sanji de pénétrer cette caverne chaude.
Si il se sentait affamé à cause de l'attente, maintenant il se sentait en danger de sentir autant de chose. Il se sentait accablé par toutes les saveurs dans lesquelles il se noyait. Il n'avait jamais rien goûté de tel avant et il doutait qu'il puisse y avoir quelque chose d'autre d'aussi exquis, de parfait.
Pas même le thon éléphant qu'il venait d'obtenir ne pourrait égaliser cette saveur qui le laissait aussi satisfait et aussi affamé. Ils se séparèrent pour reprendre de l'air. Ils restèrent, front contre front, à reprendre leur souffle. Ni l'un ni l'autre n'était prêt à s'arrêter là et il recommencèrent, leurs lèvres de nouveau réunies.
Des bruits de pas résonnèrent.
« Déjeuner, déjeuner, déjeuner, c'est l'heure du déjeuner !!! Je suis troooooooooooooooop affamé !!!Je n'ai rien mangé de toute la nuit ! Pourquoi je ne sens rien ?? SANJI !!!!!! »
La voix de Luffy se rapprochait. Les deux s'observèrent sous le choc, Aucun des deux ayant récupéré ses esprits pour réagir.
« Sanji ! Où est le petit déjeuner que tu m'avais promis pour ce matin ? »
Au son de la voix de Nami, Zoro se recula non sans trébucher, Sanji eu juste assez de dignité pour s'arrêter de glisser vers le sol. Sans un mot ou regard en arrière l'épéiste se retourna et s'en alla de la cuisine. En pleine stupeur, Sanji se décolla du mur et reporta de nouveau son attention sur les ingrédients qu'il avait auparavant abandonné sur le plan de travail. Avec un dernier geste, il passa sa langue sur sa lèvre inférieure pour goûter une dernière fois cette saveur avant de se ressaisir et de saluer ses compagnons.
A suivre.
