Série : One piece
Auteur : Sherry Marie
Traductrice : Lavlav-san
Disclaimer : la série ne m'appartient pas, les personnages ne m'appartiennent pas et l'histoire ne m'appartient pas non plus…
Bref rien ne m'appartient sauf la traduction
Bref, j'espère que ce chapitre vous plaira tout autant que ceux d'avant, bonne lecture et n'oubliez pas de me faire part de vos impression
Si la fiction vous plait n'hésitez pas à me le dire comme ça, si elle a du succès je traduirais aussi la séquelle qui va avec !!!
Kitsune8 : ils n'ont pas fini d'être paumé et au contraire tu fais bien de me signaler quand il y a de grosses incompréhensions ça m'oblige a devenir encore plus vigilante à chaque fois ! En tant que traductrice, je me dois de respecter l'œuvre de l'auteur, l'esprit de la fiction ainsi que les lecteurs qui me lisent ensuite. Donc j'essaye de m'améliorer à chaque chapitre pour que ce soit bien plus facile et agréable à lire !
Gwendolen66 : Voici la suite, donc attention à ton radar spéciale , la le titre du chapitre c'est sentir…a toi de voir si c'est chaud entre nos deux zigotos ou non !!!
Zoro-kun : Au moins leur situation avance petit à petit, j'aime bien quand ils ne se trouvent pas tout de suite…J'aime beaucoup leur petit jeu de séduction dans cette histoire en tout cas voici la suite !
Eypi : Ben le titre c'est sentir . Je ne sais pas si ça répondait à tes attentes mais bon voila le nouveau chapitre. lol
Bonne lecture et merci de rester fidèle à cette histoire !
Sentir
Une main humide poussa la porte de la cabine pour l'ouvrir et permettre au cuisinier trempé par la pluie, d'y entrer pour s'y abriter. Il repoussa la porte avec insistance à cause des vents qui faisaient rage. Il trébucha dans cette pièce mal éclairée se cognant contre l'un des murs. La pluie battait violemment sur la surface du bateau, le martèlement de la pluie s'abattait sur lui. L'écho de la tempête se faisait plus calme que quelques heures auparavant, c'était le seul bruit qui accompagnait sa respiration.
Sanji avait passé les dernières heures, sur la plate-forme, aux côtés du reste de l'équipage, à se défendre de l'orage et de la mer déchaînée. C'était de la folie, les éléments étaient contre eux, le ciel et l'eau. C'était cette même folie qui les avait mené jusqu'à la grand line, la même folie qui avait par le passé, tiré l'homme de ses rivages tranquilles et qui l'avait entraîné sur cette mer capricieuse.
Son corps relâcha un peu de sa tension, soulagé et brûlant à cause de cette accalmie provisoire. Mais une autre tempête faisait rage en lui, son énergie essayant de s'échapper de son corps. Avec un certain détachement, il se sentit glisser vers le sol, ses jambes ne le soutenant plus et la lassitude prit place. Son cœur battait toujours au même rythme que la tempête. Le vent faisait crié le bateau et semblait vouloir l'étouffer.
Il savait qu'il devait bouger, ce n'était qu'une accalmie, il y avait encore beaucoup à faire avant qu'il ne puisse se reposer. Mais il ne contrôlait plus vraiment son corps. Il ne pouvait seulement qu'étendre sa tête lourde et trempée contre le bois rugueux du mur contre lequel il s'était effondré.
La porte s'ouvrit de nouveau sur un Zoro détrempé. Au début, le cuisinier restait caché dans la pénombre se mêlant aux ombres. Ses yeux fatigués se posèrent sur l'épéiste, observant tranquillement les mouvements de l'autre qui semblait plus rapides que d'habitude. La pluie recommençait à cogner contre les murs mais Sanji pu déceler la respiration rapide et saccadée de l'autre homme.
Zoro regarda tout autour de lui, ignorant encore que Sanji était présent dans la pièce, ses muscles tendus, mais bientôt son regard perça les ombres et vit le coq.
« Que diable, fais tu ici ? »
Sanji n'avait ni la force ni l'envie de répondre. Parler, semblait impossible, voir sans importance, comme la puissance de la tempête. Il fixa l'homme aux cheveux verts devant lui.
Son manque de réponse rendit l'épéiste prudent. Ses yeux se rétrécirent et une colère sourde monta en lui. Une tempête faisait rage dans son regard perçant tandis qu'une autre en faisait autant à l'extérieur. Zoro avança dans la pièce et se rapprocha du corps assis de Sanji. Un peu de lumière était parvenu jusqu'au coin sombre et éclairait de dos, la silhouette de Zoro. Créant un contour curieusement doux même si les muscles étaient contractés par la colère.
« Qu'est ce que tu fous imbécile ? Lève toi ! Nous ne sommes pas prêt d'en avoir fini. Nous devons être prêt avant que cela ne recommence. »
Une fois de plus, Sanji resta silencieux. L'homme devant lui ainsi que la tempête lui semblait irréel, comme des chuchotements qui feraient partis d'un rêve.
Avant que le blond ne puisse réaliser ce qui se passait, les mains de Zoro agrippèrent sa chemise et le secouèrent violemment. Son dos claqua violemment contre le mur en bois. Le visage de l'épéiste se retrouva près du sien, Sanji pensa à goûter ses lèvres rendues sèches par son souffle Sa langue échappa à toute volonté et savoura sa force, son énergie et sa colère.
L'engourdissement qui avait envahi son corps las avait commencé à le quitter pour apporter la sensation de découverte. Sanji pouvait sentir la proximité de l'autre corps qui le tenait, sentir la cicatrice qui marquait son torse, là ou il l'empoignait durement.
Zoro le faisait se réveiller, lui rendant son énergie perdue dans la bataille contre la tempête. Ils se tenaient là, tous les deux liés plus étroitement, qu'il y a deux jours, ce fameux matin ou ils avaient été interrompus dans la cuisine. Sanji senti les frissons qui traversaient l'autre homme diminuer, sa respiration retrouver son calme, la tension dans l'autre corps diminua ce qui lui permit de se pencher. Ses épaules s'affaissèrent, Zoro libéra son partenaire. Ses yeux étaient clos, et il se pencha assez pour que son front se pose délicatement contre celui de Sanji.
Les bras du cuisinier se soulevèrent avec une force retrouvée, et caressèrent la taille de Zoro. Sous eux, la mer restait instable, les vagues prenant des tailles diverses, chacun ne sachant pas comment ils faisaient pour rester debout.
Sanji décala légèrement sa tête et senti leurs visages mouillés, glisser ensemble jusqu'à ce que leur visage soit niché dans la jointure du cou et de l'épaule de l'autre.
Il resserra sa prise et respira profondément pour sentir le parfum musqué indubitablement masculin de Zoro. Il sentait la chaleur et la dureté de l'autre, une odeur distrayante. Il inspira de nouveau, voulant imprimer cette odeur dans sa mémoire, sachant que c'était comme le défi que l'homme faisait contre la mer. Car les meilleures choses dans la vie sont comme l'appel du large. Tu ne sais pas pourquoi, quand tu es sur le rivage, tu veux prendre la mer, mais tu sais que tu es attiré par elle, c'est très dangereux comme jeu de séduction. Même en sachant que l'homme ne peut vivre sur l'eau, tu y vas quand même. Sans volonté de retour en arrière, une fois que l'on a repoussé ses craintes et que l'on a franchi le cap.
« Qu'est ce qui va se passer maintenant ? ». Murmura Sanji .Ne parlant pas vraiment de la tempête, et déplaçant ses lèvres contre la peau humide donnant l'illusion de l'embrasser. Puis sous une impulsion et sans rien dire, il les serra encore et encore, l'embrassant vraiment.
Il sentit un frisson traverser Zoro à ce geste. Un baiser différent de celui d'avant qui torturait doucement le corps de Zoro.
« Nous pouvons rester comme ça. » Murmura t il à l'oreille de Sanji comme pour lui parler d'un secret érotique.
« Zoro. »
La respiration de l'épéiste redevint saccadée, Sanji supposa que l'autre homme avait apprécié la façon dont il avait soufflé son nom. Le tonnerre gronda au loin, et le chef savait qu'il n'y avait plus beaucoup de temps avant qu'ils ne traversent de nouveau la tempête. Mais son sourire malicieux ne quittait pas ses lèvres. Il se pencha légèrement, s'assurant que ses lèvres humides se retrouvent au creux de l'oreille de Zoro.
« Tu comptes me rejeter contre les murs ? »
Il y eut un temps de pause, et Sanji pu sentir la légère tension de surprise dans le corps de l'autre homme. Pendant une seconde, il eut peur d'avoir ruiné ce moment, jusqu'à se qu'il sente le torse de l'autre homme se secouer et il entendit l'autre homme éclater d'un rire qui emplit la pièce sombre. Sanji le rejoignit dans son rire, il sentit des larmes poindre aux coins des yeux tellement il riait. Ils étaient là comme deux idiots dans la tempête la plus meurtrière qui soit à risquer leur vie et eux craquaient comme une paire de collégiennes…collégiens.
Comme si cela avait été fait exprès, le bateau fit une embardée importante et les deux compères trébuchèrent en avant, loin du mur. Le rire se calma mais les sourires restèrent. Les bras de Zoro étaient maintenant autour des épaules de Sanji, alors que ceux du cuistot étaient encore saisis autour de la taille de l'épéiste.
Sanji était un homme, personne ne pouvait contester ce fait. Et Zoro, et bien, il était indiscutablement un homme avec ce visage, la moindre contestation aurait amené à se retrouver avec une main raccourcie au sabre. Bref c'était bien deux hommes. Sanji pensait qu'il pouvait s'y faire.
En plus, il semblait s'y faire assez bien.
Une autre embardée les fit se séparer et la réalité les frappa. Le sourire de Zoro devint mélancolique lorsqu'il regarda de nouveau le cuistot avant de partir rejoindre le reste de l'équipage pour aider face à la tempête.
« Nous devons parler. »
Sanji fut surpris d'entendre sa voix et bien plus encore des mots qu'il avait prononcé. Parce que quel homme recherchait volontairement le dialogue ? Mais il s'en voulait de n'avoir pas su résister à l'appel du large. Il s'imaginait que si cette chose entre eux, fonctionnait, certains points dans sa virili-vie allaient devoir être renégociés.
Zoro se retourna, son expression était un peu nerveuse mais on pouvait y voir aussi de l'affection.
« Nous le ferons. »
Ses lèvres se retroussèrent puis il ouvrit la porte pour se diriger vers la tempête.
« A moins que nous nous noyons d'abord, évidemment. »
Sanji leva les yeux en l'air et ria sous cape suivant de près l'autre homme.
« Tu ne vas pas t'en sortir aussi facilement, mon pote ! »
À suivre.
