Hello tout le monde !

Waouh…j'ai était soufflée par vos reviews ! Ca m'a tellement fait plaisir ! Je pensais pas que ce chapitre plairait autant, surtout que j'ai du l'amputer d'une bonne partie…pour le coup je vous met le 6ème plus tôt que prévu….ben quoi j'ai était super motivée !

J'ai remarqué que plusieurs d'entre vous on demandé à savoir si Dray était sincère vis-à-vis d'Hermione au sujet du livre…je ne vais pas vous le dire sinon se serait gâcher la fic, mais je vais vous donner un indice, dans le chapitre 2, on voit qu'Hermione a attiré la curiosité de Draco avant même que ce dernier ne sache qu'elle est amie avec Potter…donc a vous de voir !

Sadique moi ? Noaaaan….

Ok, juste un peu…

Mwahahahahaha….bon j'arrête de délirer…

Dernier point :

J'ai répondu aux Rars cette fois ci par mail, donc pour les non-incrits n'oubliez pas de me laisser votre adresse que je puisse vois répondre !

Un grand merci à :

Le poisson rouge, Twinzie, Lola, MalfoyHerm, Lily smile, Lotis et Lola, Lily.Draco.Malfoy, BestofDracoHermy, Adéliahp, Slydawn, Ashkana, Nephytis82, sssarah, Vamala, Loo, 'tite mione, et Merenwen.


Chapitre 6


Une épaisse buée emplissait la salle de bain. Quoi de plus normal vu que je squattais depuis déjà une heure. D'ailleurs je ferais mieux d'en sortir sinon ma tante ne va pas tarder à appeler le 911 ou les pompiers, ça fait trois fois qu'elle me demande si je vais bien depuis la cuisine, et les voisins ont sûrement du l'entendre…je ne sais pas du tout ce qu'elle craint…je ne suis tout de même pas assez idiote pour me tromper de robinet et me brûler ! Ou encore glisser sur la savonnette, me briser le crâne sur le carrelage et baigner dans mon sang, évanouie en attendant la crève parce que je n'aurais pas pu appeler à l'aide !

Plutôt gore comme image…je frissonne un peu sous le jet d'eau brûlant avant d'éclater de rire de ma stupidité…voila, j'arrive à me faire peur toute seule, comme une grande !

Bravo Hermione, un bon point pour toi…jour après jour tu t'épanouies en désordre mental…

Que voulez-vous on ne se refait pas !

Non, sincèrement…je devrais arrêter de tourner mes douches au hammam à chaque fois. Ca calmerait ma tante, son imagination, ses nerfs et la facture de fin de mois…

Mais ce n'est pas ma faute si je suis folle de l'eau ! Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que cet élément a le pouvoir d'emporter au loin tout les petits tracas quotidiens, ces laborieux riens qui vous pourrissent la vie, et vous colle au cœur, comme des obligations malsaines.

La plupart des gens se calment après une bonne douche.

Ca purifie, ça apaise. L'eau fait du bien. Elle console malgré elle et avec son contact on se sent tellement propre, si calme…qu'on ne résiste pas à l'envie de se laisse glisser contre le carrelage de la salle de bain pour s'asseoir dans le bac de la douche, les genoux remontés contre la poitrine, la tête posée sur eux.

A chaque fois je me retrouve comme ça.

C'est, disons, ma position finale…l'eau coulait sur mon corps, emportant avec elle ma lassitude.

J'aime l'eau et J'adore les longes douches brûlantes.

Une vraie petite sardine, disait mon père.

Après quelques secondes d'immobilité, je me relève et ferme l'eau. Une serviette autour du corps, les cheveux humides, je sors de la salle de bain sur la pointe des pieds. Ma tante apprécie modérément que je me promène à moitié nue a travers la maison, à ce qu'il parait on peut facilement attraper la crève, surtout à la sortie du bain.

La salle de bain est à l'autre bout de l'étage, assez loin des chambres à coucher. De toute façon, il n'y a que moi qui l'utilise. Tante Jude en a une dans sa chambre.

Une fois dans ma chambre, je me sèche les cheveux en les frictionnant énergiquement puis les attache en queue de cheval. J'aurais voulu me faire une tresse mais ils ne sont pas assez longs. Ils m'arrivent à peine à la base du coup.

J'ouvre mon armoire et enfile la première chose qui me tombe sous la main, un pull noir tout simple et un jean large à moitié élimé, j'en profite aussi pour y foutre plus ou moins délicatement les fringues qui traînaient un peu partout dans la chambre.

Un coup d'œil à mon réveil m'indique qu'il est 17 heures 15. On est dimanche.

Merde, demain c'est lundi…et j'ai encore rien fait…

Je m'étale sur le matelas et tire mon cartable de sous le lit. Dans un effort de bonne volonté je sors mes devoirs. C'est pas bien long j'ai juste quelques exercices en maths.

Assise en tailleur, mes manuels éparpillaient autour de moi, je commence : Alors…alors…d'après la loi logique, P implique Q, équivaut à la négation de P ou Q …ok, ça je comprend…on vient de le voire en classe.

Reste plus qu'à le démontrer…

D'accord…allez ma vielle, tu peux le faire…alors…je me souviens vaguement d'un tableau avec plein de 1 et de 0 partout…

Ouais c'est ça…

Mais ça ne m'aide pas vraiment, vu que je n'ai pas écrit la leçon…

Fuck...j'aurais du écouter cette peau de vache de Mcgonnagal et écrire au lieu de jouer à la bataille de stylo avec Sally-Anne sous la table.

Plus jamais je ne me mettrais prés de Annie en Maths…la prochaine fois ce sera Théo…ah non, il est prés de Luna…bon, on arrête, concentre toi sur le prochain, tu feras l'autre après !

Ok, pas grave, on passe à l'exercice suivant…voyons voir…trigonométrie.

Faut pas rêver.

Je n'ai même pas lu l'énoncé que les cosinus et les sinus se bagarrent dans mon esprit.

Oh et puis merde, je copierais demain sur quelqu'un…je n'ai maths qu'à la troisième heure. J'ai le temps…

Avec un soupir, je m'allonge sur mon lit, et laisse mes yeux glisser sur ma chambre. Sans le voir, je visualise le mur à ma droite, avec sa bibliothèque qui croule sous le poids de mes romans, mes manuels scolaires et de mes films.

Chez moi tout ce mélange.

Un petit meuble bas, sur lequel est posée ma petite télévision avec un lecteur DVD en équilibre précaire au dessus, croule sous le poids de mes Cds. J'aime la musique, j'exagère peut être, mais il me semble je ne pourrais pas vivre sans. Toutes mes économies y passent...en ça et en livres. Sur ma table de chevet se trouve une veilleuse, toute simple, un réveil et des photos, une de mes parents, une autre de moi et de tante Jude, ainsi qu'une dernière avec Pansy, Ginny, Har…Harry, Dean, Seamus Parvati et moi. Elle date de nos années de collèges…nos 15 ans, 14 ? Je ne m'en souviens plus.

Sur la photo, Ginny est entre de Dean et Seamus, ce dernier à un bras autour des épaules de Parvati, Pansy et moi sommes enlacées, et Harry me tient par la taille et moi j'ai la tête posé sur son épaule.

On sourit tous au photographe.

Harry, mon Harry…mon amour impossible. Je suis tombé amoureuse de lui petit à petit, sans même m'en rendre compte, à force de le fréquenter, à force d'être avec lui. Mes sentiments se sont construits doucement, patiemment, et c'est dur, ça fait mal, car c'est la preuve de leur force et de leur sincérité.

C'est une belle photo, même si elle est ancienne, même si les rapports entres nous se sont modifiés, même si Pansy et Harry ne se parlent plus, même si Dean et Seamus ont changés, même si Ginny est maintenant avec Harry.

C'est une photo magnifique, elle représente e une des plus heureuses période de ma vie, c'est pour ça que je l'ai gardé.

Mais ça fait mal de l'avoir sous les yeux continuellement. Beaucoup trop mal.

C'est pour cela, que j'ouvre le tiroir de ma table de nuit et la glisse dedans. Peut être qu'un jour je la ressortirai, peut être qu'un jour elle ne sera qu'un lointain souvenir. Peut être qu'un jour, Harry ne sera plus qu'un lointain souvenir.

Mon cœur se serre, et l'air me manque…l'air me manque…

Quelle gourde je fais, je suis en train de me déprimer par moi-même…je n'ai même plus la tête à bosser…

D'un mouvement brusque je repousse livres et cahiers et sors de ma chambre en trombe ne prenant que le temps d'empoigner mon sac à bandoulière que j'enfile direct, une jaquette en jean et une écharpe qui fait trois fois le tour de mon coup et trouve encore le moyen de traîner par terre.

Bien que nous soyons à la mi-mars, il fait toujours frais l'après-midi. Et puis, on n'est jamais à l'abri d'un changement de temps.

Je dévale les escaliers et me dirige vers la cuisine.

- Je vais faire un tour, Tata, je déclare, je ne rentrerais pas tard, promis.

Ma tante qui se démerdait à réussir un gâteau au chocolat raté d'avance ouvre la bouche pour protester, mais la referme aussitôt. Elle a de la farine sur la joue.

Mes yeux ne brillent pas de larmes, ma voix n'est pas rauque, je n'ai pas l'air troublée…alors pourquoi me dit-elle doucement :

- D'accord, mais ne tarde pas.

Je ne cherche pas à comprendre. Je la remercie intérieurement et lui sourit.

- Ne t'inquiète pas, je fais en sortant.

Je sais où j'ai besoin d'aller.

Je longe la rue, jusqu'à quitter de quartier. Il y a un arrêt de bus à quelques pas d'ici, je n'ai pas à attendre longtemps.

Sans un mot je m'engouffre avec les autres passagers. 10 minutes plus tard, je suis au centre-ville.

Les voitures se collent les unes aux autres, dans un brouhaha de klaxons et de fumée, les gens marchent, pressés, allant à un rendez-vous quelconque, avec un partenaire quelconque, et les vitrines des magasins forment des miroirs scintillants et colorés ou se reflète la lumière du soleil. Au milieu de la foule qui se presse et avance, je continu mon chemin.

Je sais où je dois aller. Je sais où je veux aller.

Je passe enfin un night club « Guilty Pleasure » (1), la boite la plus connu de la ville. Pour l'instant elle est fermée, elle n'ouvre qu'à 22 heurs. Le jour, c'est calme, ça ressemble à n'importe qu'elle endroit de la ville, mais la nuit, c'est vraiment hot ici.

Il y a une ouverture à coté de la boite, elle donne sur une ruelle sombre et étroite sur le côté du bâtiment, dans laquelle on empile les poubelles chaque soir, ou plutôt matin, à la fermeture. Ca semble être une impasse, mais c'est faut, elle donne sur le boulevard en face du parc. Appelez- ça un raccourci si vous voulez… Les murs sont couverts de tags et d'inscriptions. Il arrive parfois, qu'un toxico s'y cache la nuit pour consommer sa dope mais c'est rare, les videurs de la boite font leurs boulots on va dire…

Dangereux de passer par là ?

Peut-être…

Je traverse rapidement et déboule enfin sur la rue principale, à quelques mètres du parc de la ville.

« Le grand parc » comme l'appelle les habitants, est un endroit vaste, avec des espaces verts partout, de vieux bancs en pierre, d'immenses arbres, et des allées en briques serpentant entre les gazons.

Il possède aussi des espaces jeux pour enfants et un glacier à la sortie.

J'aime cet endroit.

Il est calme et bruyant. Familial, et en même temps pas.

Des gens de différents milieux s'y croisent, s'y rencontre, mêlent leurs vies le temps d'un salut, d'une conversation, d'une poignée de mains, avant de repartir chacun de son coté.

Comme une automate je me dirige vers le fond du parc. Dédaignant les bancs et l'herbe verte, je prends siège sur une vieille balançoire à moitié rouillée.

Doucement je me balance et laisse mes yeux errer.

Devant moi, en costard-cravate, se tient un homme qui doit avoir la quarantaine, il semble attendre quelqu'un. Il a senti mon regard sur lui. Levant les yeux, il me fixe calmement, tirant sur sa cigarette de temps en temps, expirant de fines volutes de fumée. Son rendez-vous arrive, il détourne les yeux et s'en va en sa compagnie.

Un couple s'embrasse sur un banc, étroitement enlacés. Deux mecs sont assis sur l'herbe, adossé contre un arbres, à moitié cachés par les buissons, ont l'air béat, le regard vide, ils doivent certainement être en plein rendez-vous avec la fée blanche, ce n'est pas prudent de leurs parts…il aurait du attendre la nuit pour voyager, ou mieux encore ne pas le faire du tout.

Une bande de gamin s'amusent plus loin avec leurs skates, le baladeur aux oreilles. Une jeune femme en tailleur traverse l'allée les bras chargés de courses, un portable à l'oreille, le front soucieux.

Une fillette fait un château de sable à deux pas de moi, que son ami piétine aussitôt, elle crie d'indignation et lui coure après, ce dernier, espiègle rit aux éclats.

Deux vieillard joue au échecs à l'autre bout du parc, l'un deux fume une pipe et l'autre bat l'air avec un journal roulé en cornet, il rient entre eux.

Les cris des enfants retentissent inlassablement, entre pleurs et rires.

J'aime cet endroit.

La balançoire s'arrête doucement. Je reprend mon élan et replonge dans mes pensées.

Un gars drague une jeune fille, des jeunes jouent aux cartes affalés sur l'herbe, de temps en temps ils protestent contre une potentielle tricherie.

La balançoire s'arrête encore, et je me relance d'un air absent.

Je sors un bouquin de mon sac…tiens donc, voila pourquoi il était lourd…je me suis trimballé un recueil de contes…oh la vache…et dire que je me demandais ou il était passé… farfouillant dans mon sac à la recherche d'une autre lecture, je mets la main sur le livre que m'as prêter monsieur Lupin : « Le portrait de Dorian Gray » d'Oscar Wilde…version française.

Je ne l'ai pas encore commencé…

Remus Lupin est professeur de français à Poudlard, nous sommes juste une petite dizaine à suivre ce cours. Les autres prennent espagnol ou allemand…

Il est grand, la trentaine, mais parait plus âgé. Des mèches blanches strient ses déjà ses tempes et ses cheveux châtain clair. Ses yeux ambre reflètent la douceur même.

C'est le professeur le plus attentionné que j'ai jamais eu. Le meilleur aussi, il est complètement captivé par son travail.

J'ai toujours était douée en langue, et ayant déjà suivi des cours de français avant Poudlard, j'avais une petite avance sur mes camarades. Au début de l'année, une élève de terminale avait fait irruption dans la salle de cour, et avec un sourire contrit, elle s'est excusé du dérangement et avait rendu un livre au professeur en le remerciant.

« L'enchanteur » de René Barjavel.

Monsieur Lupin avait sourit en disant qu'il n'y avait pas de quoi, négligemment, il avait posé le livre sur son bureau et avait repris sa leçon.

Curieuse comme pas possible, j'ai passé le cour à me demander quelle genre de bouquin c'était, je n'ai pas écouter un mot de ce qu'il disait.

A la fin du cours, il m'a convoqué en me demandant la raison de mon inattention.

J'ai bégayé des excuses, et mes yeux ont évité les siens.

- J'ai conscience que cela peut vous paraître ennuyeux Hermione, mais évitez de le montrer si clairement ! M'avait-il reproché tout sourire, vous étés l'une de mes meilleurs élèves et il…

Rougissant comme une gamine prise en faute je l'interrompis :

- Non, ce n'est pas du tout ça…vos cours sont très intéressant…j'était juste dans la lune…

Stupide raison…

- Ah, je vois…, fit-il.

Morte de honte qu'il se soit mépris sur la raison de ma distraction, je marmonnais des excuses et fit mine de sortir... Mon Dieu, si c'avait était Snape, Mcgonnagal, où n'importe qui d'autre, je m'en foutrais comme de ma première dent de lait. Mais là, c'était Remus Lupin. Et pour une raison inconnue je tenais à son respect.

- Attendez !

Je me retournais, et le vit qui s'avançait vers moi.

- Dites moi Hermione, aimez vous lire ?

- Euh…oui…

- Alors essayez ça….

Il me mit dans les mains le roman de Barjavel.

Au début c'était un peu dur de lire en français…mais une fois qu'on tombe dans la marmite…on ne peut en sortir.

J'ai littéralement dévoré ce livre.

Et c'est le sourire aux lèvres, des étoiles plein les eux que je le lui ai rendus. Il a éclaté de rire devant ma réaction.

Et depuis, il s'est mis à me prêter des livres de littérature française tel que « Notre-dame de Paris » de Victor Hugo, les histoires de Théophile Gautier, celles de Féval…ou parfois encore des versions françaises de livres anglais. Comme « les nouvelle fantastique d'Edgar Allan Poe » traduit par Baudelaire et dernièrement, ce livre là d'Oscar Wilde.

Il fait ça avec tous ces élèves.

Et après on me demande pourquoi je tiens à ce prof…Théo l'adore lui aussi.

En parlant de Théo…je n'arrête pas de penser à ce qu'il m'a dit concernant Draco.

Juste après la fameuse récréation ou ce dernier m'avait rendu mon livre de maths et ou on avait fait connaissance, j'avais un cours de sport. Bref, d'après Nott, je devrais éviter Malfoy…

Chose que je n'ai pas du tout pris en compte vu que j'ai passé le reste de la semaine à traîner avec lui et Blaise pendant les intercours et les déjeuner. Nous avons mieux fais connaissance, nos délire aussi d'ailleurs…en gros j'aimais être avec eux…

Mais tout le monde n'est pas de cet avis : Harry m'ignore purement et simplement depuis cette récréation, a ce qui se raconte c'est la haine viscérale entre lui et Draco.

Pourquoi ?

Allez savoir…

En plus, ces derniers temps, quelques élèves me regardent de travers…charmant, n'est ce pas ?

Tout le monde me hurle que je devrais m'éloigner de Draco, et cela depuis notre première rencontre.

Flash-back

- Granger quand on joue au volley on n'envoie le ballon à ses co-équipiers…on ne JONGLE pas avec comme une gourde !

Mme Bibine hurlait à réveiller un mort…et à rendre sourd un vivant. Le deuxième cas me concernait plus.

- Ouais…ouais, si vous le dites…, dis-je sans conviction, on va essayer…

Visez un peu l'emploi du temps : Après deux heures de Physiques avec Snape, on nous refilait Bibine.

Charmant.

Après l'hydre, le requin…

Du coin de l'œil je repère mes co-équipiers. L'équipe est mixte.

Je joue avec Théodore Nott, un joli brun de ma classe, assez discret, mais limite grande gueule avec les intimes, Lavande Brown, une idiote en sport...non en fait une idiote tout court…, la pauvre n'a toujours pas compris qu'on envoyait le ballon avec ses mains, et non sa poitrine, mais je veux bien croire qu'elle a des qualité cachés.

Il y a aussi Neville Longdubat, un grand garçon au visage joufflu, toujours dans la lune et Sally-Anne Perks, blondinette aux immenses yeux noirs, véritable pro en tout jeux et grande amatrice de rock…Bibine l'adore…il n'y a qu'elle et Théo pour sauver l'équipe.

On joue contre, Terry Boot, un grand blond filiforme, Luna Lovegood, la fille la plus défoncée que j'ai jamais rencontré de ma vie, et entre nous c'est ce qui fait son charme…, Vincent Crabbe, un mec qui possède la carrure d'un joueur de football et le QI d'une huître en rut, et Anthony Goldstein, un gars brun aux yeux bleu.

Ma très chère Pansy ayant lâchement fuie ce cours, l'équipe adverse c'était trouvée en manque d'un joueur.

Dans sa grande générosité, Bibine accepta de se sacrifier, et de jouer avec eux…inutile de dire qu'on se faisait massacrer.

Depuis des années, Mme Bibine assure les cours d'EPS à Poudlard. Large d'épaules, la mâchoire carrée, 1 m 85, et musclée...le genre de femme qui faisait peur…ok, n'ayons pas peur des mots : elle me faisait peur.

Très peur même.

Surtout quand elle vous dévisager avec ses yeux perçant en vous traitant d'incapable, d'erreur de la nature, pas fichu de se servir de ses mains/pieds.

Au début de l'année, Théo nous avait mis dans la tête que Bibine n'était pas une femme….et encore moins un homme.

Un silence religieux avait suivi cette déclaration.

Après tout, tout était possible…mais deux semaines plus tard, Lavande Brown, qui n'a pas son pareil pour les ragots, nous a rapportés qu'elle avait su par Padma qui avait entendu que Dean, savait par Hannah Abbot que cette dernière avait vu Mme Bibine à l'infirmerie, demander à Pomfresh, l'infirmière, un médicament contre les douleurs menstruelles.

Et tenez vous bien : pour elle-même.

Mais la meilleur c'est quand Luna nous a dit qu'elle pouvait très bien être un homme…et avoir ses règles.

Ça nous a tués.

On n'a plus jamais cherché à en savoir plus.

- Hermione ! Le ballon !

Le cri de Sally me sort de mes pensées o combien philosophiques.

- Je l'ai c'est bon !

Avec toute la concentration du monde, je me mets en position et attend cette putain de balle de pied ferme.

Je la voie qui arrive…je m'élance…la rate évidemment, et m'effondre sur Théo qui avait eu le malheur de se trouver prés de moi, m'étalant de tout mon long sur lui.

Je suis un peu sonné, mais ça ne m'empêche pas de m'enquérir de l'état de mon ami. Je n'aimerai pas me tomber dessus…

L'équipe au complet s'est attroupée autour de nous, et Bibine s'avançait à grand pas.

- Ca va ? demande-je en me redressant à moitié.

Il grince des dents et siffle d'une vois étouffée :

- Ca irait mieux si tu ôtais ton genou de mon entrejambe…

Je me retire de sur lui rapidement, et tombe sur le coté...bravo Granger…castre le garçon tant que tu y es…Gênée, je balbutie :

- Oh désolée…

Bibine arrive sur nous comme une furie :

- Granger espèce d'incapable ! Regardez ce que vous avez fait !

Je comprend sa douleur…je viens d'aplatir un de ses meilleurs joueurs. Mais n'empêche… faut pas pousser ! Ce n'est pas ma faute si je suis un boulet en sport ! J'aurais du sécher comme Pansy tiens !

- Il faudrait peut être l'emmener à l'infirmerie ? Suggère Neville, inquiet, en aidant Théo à se relever.

- Non ça va… ça va…, proteste ce dernier. Il tente de se détacher de Neville, mais grimace à chaque pas fait seul.

Il n'en faut pas plus pour booster Bibine.

- Si ! Crie-t-elle en me regardant férocement, vous irez Mr Nott ! Granger accompagnez le ! Quand aux autres, reprenez le jeu ! Faite des équipes de quatre ! Et plus vite que ça !

Tandis que les autres reprennent leurs places au terrain sous la direction de l'implacable professeur, je passe un bras au tour de la taille de Théo pour le soutenir et commence à marcher vers la sortie.

- Appuie toi sur moi…je chuchote à Nott.

Agacé, il réplique :

- Ca va je ne suis pas mourant !

- Oui mais moi je vais bientôt l'être, si on ne sort pas d'ici tout de suite !

Il pouffe de rire, et marmonne un « excuse moi ».

- Non, c'est moi…

Le chemin jusqu'à l'infirmerie n'est pas très long. Il suffit juste de longer le couloir qui mène au terrain de Volley et de tourner à gauche.

Mme Pomfresh à fait un scandale en nous voyant. Elle a insisté pour garder Théo jusqu'à midi. Comme je n'étais pas du tout pressé de revenir au terrain pour me faire trucider, je décidais de lui tenir compagnie.

C'est pas cette folle qui va se plaindre de mon absence.

Je m'installe sur une chaise, prés de Théo. Ce dernier était allongé sur un des lits de l'infirmerie, un bandage à la cheville gauche.

A ce qu'il parait, la moitié de mon poids lui est tombé dessus.

En d'autre mots : je l'ai presque foulé.

Mon Dieu, qu'elle maladroite je suis…Pom-Pom lui a mis une crème anti-inflammatoire, elle dit que c'est pas grave…mais je m'en veux quand meme…

- Théo, je suis vraiment désolé de t'avoir…euh…comment dire…

- Rentré dedans ? M'interrompt-il avec un sourire.

- Euh…oui.

- C'est pas grave ! M'assure-t-il.

Il remet une mèche de ses cheveux paille derrière son oreille et me fixe de ses grands yeux miel.

Qu'est ce qui l'est joli.

Ce doit être le seul garçon que je qualifie de joli : ses cheveux forment une frange dégradée sur le coté gauche, mais laissait dégagée son beau regard, il a des mèches plus longues au niveau de la nuque qui lui retombaient presque sur ses épaules. Comment voulez-vous que je ne me ratatine pas sur place ?

- T'es sur ?

Il me tapote la main maladroitement.

- Si je te le dis…arrête de culpabiliser… je suis sur que je peux encore avoir des enfants même après le coup de tout à l'heure !

On se regarde un instant avant d'éclater de rire.

- Tu sais, fait-il plus sérieux, je t'ai vu parler à Malfoy en récré…vous aviez l'air de bien vous entendre…

- Oui, et alors…je le trouve sympa, c'est tout…non ?

Théo semble chercher ses mots :

- Et bien…je crois que, tu devrais te méfier de lui…et puis vous sembliez assez proches…

Je balaie ses doutes d'un geste de la main :

- Oh, tu me connais, je fais la folle avec tout le monde…

- Je t'en pris Granger, je sais ce que je dis, je sais comment il pense, je suis un mec, et je peux t'assurer que cette familiarité n'a rien d'amical !

- Mais t'es complètement parano mon vieux…c'est pas tes bijoux de famille que j'ai bousillé mais ton cerveau !

Il insiste du regard et je me sens obligée d'ajouter :

- Oui, je sais, il a une sale réputation…mais je suis une grande fille, et puis ne va pas te faire des idées, il n'y a rien…

- Si tu le dis Hermione.

Un silence s'installe entre nous.

- Je crois que tu devrais y aller…Bibine va t'en vouloir encore plus si tu tardes, fait-il remarquer…et il n'a pas tout a fait tort.

- Ouais, on se verra après…dis-je en me levant.

Sur le chemin du retour, les paroles de Théo tournaient en ronds dans ma tête. Je les chassais impatiemment.

N'importe quoi…

Franchement, Théo et ses conseils, mais il n'est même pas fichu de s'aider lui même avec Luna !

En arrivant sur le terrain, je pris place sur le banc des remplaçants, l'esprit ailleurs, le regard dans le vide.

Théo se trompait, il n'y a rien entre moi et Draco, on vient à peine de faire connaissance, on est juste amis…assez brusquement je sais, mais bon…on a juste un peu bavardé pendant l'intercours, c'est tout…pas de quoi faire un fromage…

Fin du Flash-back

La balançoire s'arrête.

Je ne la relance pas.

Les gamins qui jouaient devant moi ont disparu…je pense que je devrais rentrer. Un coup d'œil à ma montre m'annonce qu'il est 18 heures et demi.

Ouais, je devrais rentrer…

Deux mains se posent à plat sur mon dos, et me poussent, propulsant la balançoire en avant. Un rire d'enfant retentit.

Je me tord le coup pour voir qui c'est…mais il n'y a personne.

Quand je me tourne, reprenant ma position initiale, une jolie fillette noire se tient devant moi, les mains plaquées sur sa bouche, dans une mince tentative de maîtriser son fou rire. Elle avait des yeux sombres immenses qui lui bouffaient le visage, des couettes dans ses cheveux et un sourire d'ange. 6 ans à tout casser.

Elle s'approche de moi, et je mets un pied à terre, me penchant un peu vers elle.

- C'est toi qui m'as poussé ?

Elle rit et ignore ma question.

- Eh la madame…qu'est ce que tu fait ? demande-t-elle d'une voix fluette.

- Je joue, réponds-je malicieusement.

Elle pouffe, et répond :

- T'es trop vieille pour jouer…qu'est ce que tu fais ?

Je remarque qu'elle regardait mon livre.

- Je lis.

Elle pose ses mains sur mes genoux et prend le livre entre ses petites mains. Mais d'où elle sort cette petite ?

- C'est quoi, un conte ? Fait elle en l'examinant sous toutes les coutures.

- Pas vraiment…

- Alors c'est pas joli ! Décrète-t-elle, une moue sur le visage, il n'y a pas de prince charmant, ni de princesse…

Elle feuillette maladroitement le livre et s'exclame : « Ou sont les images ? »

J'allais répondre quand une voix se fit entendre :

- Domi ! Mais ou était-tu passé, combien de fois je t'ai dis de ne pas t'éloigner… la prochaine fois je t'attache avec un fil…

Un jeune homme, s'approche de nous et s'accroupit devant la fillette. Ils se ressemblent beaucoup. Ce doit être son grand frère.

Il doit avoir 19 - 20 ans. Grand, mince, dreadlocks en folie, il est vêtu d'un short large et un maillot de basket. Un ballon est calé sous son bras.

- Excuse la, j'espère qu'elle ne t'a pas embêté…

- Non, elle est gentille…

Il éclate de rire, et proteste :

- C'est un démon oui…

Je souris et il lève la tête, nos regards se croisent.

Un ange passe. Et un autre…en fait plein d'autre…

- Granger ?

- Lee ?

J'y crois pas…mon Dieu, j'y crois pas !

Jordan…Lee Jordan…il a quitté Poudlard il y a un an.

J'étais en première année, et lui en terminale…on ne pouvait pas se voire en photos. Ne me demandez pas comment une petite nouvelle s'est mise à dos l'ancien, sachez seulement qu'une blague à mal tourner et qu'il avait reçu la plus grande claque de sa vie, le bleu est resté une semaine sur sa joue : Je courrais dans les couloirs pour arriver à l'heure, et il était là avec ses potes. Allez savoir ce qui lui est passé par la tête…il m'as fait un croche pied ! Je me suis étalé sur le sol avec violence, ses copains ont éclaté de rire. Je me suis levé et je lui ai collé un pain.

Ce fut la déclaration de guerre.

Je ne l'ai pas revu depuis son départ…

- Regarde, il est parti, me dit-il soudain en me montrant sa joue.

Je comprends immédiatement de quoi il parle.

- Pourquoi il te manque ?

Il fait mine de réfléchir :

- Pas vraiment…

On éclate de rire, et sa sœur nous fixe, ahurie.

- C'est ta sœur ?

- Oui, je jouais avec des potes, ma mère passait par là, et bon...elle me l'a laissé…, explique-t-il, alors, qu'est ce que tu deviens ?

Je hausse les épaules.

- Pas grand-chose et toi ?

- La routine…

J'étais en train de parler de la pluie et du beau temps avec mon ex-meilleur ennemi.

Il me dévisage intensément et ça me gène.

Je quitte la balançoire et me redresse.

- Je dois y aller…j'ai étais contente de te revoir Lee…

Pris au dépourvu, il se relève aussi et dit :

- Oh…et bien moi aussi Hermione…

Je me penche et dépose un bisou sur la joue de sœur. Cette dernière rit et court se cacher derrière son frère, s'agrippant à ses jambes.

Je reprend mon livre, salut Jordan une dernière fois et m'en vais.

- Au revoir la madame ! Claironna-t-elle dans mon dos.

« La madame »…non mais vraiment…je lui adresse un petit signe de la main et m'en vais sous le regard de son frère.

Le soleil décline doucement derrière l'horizon, et l'air se fait de plus en plus frais. Les réverbères commencent à éclairer la chaussée, et les néons des magasins se font de plus en plus clignotant.

Serrant ma jaquette contre moi, je quitte le centre-ville au pas de course.


(1) : Référence à la série de livres « Anita Blake» écrite par Laurell K. Hamilton. « Guilty Pleasure » est le nom d'une boite de nuit appartenant à Jean-Claude, le maître vampire de la ville de St-Louis. C'est aussi le nom du premier tome de la série.