Salut tout le monde !

Me revoilà avec un nouveau chapitre de In my head, j'espère que vous apprécierez, et quelque chose me dit que oui...on va dire qu'il y a une énorme compensation à l'absence de Draco dans le chapitre précédent !

Bonne lecture à tous !

Un grand merci et plein de bizous à :

Twinzie, Le saut de l'Ange, MalfoyHerm, Le poisson rouge, Clochettte, Slydawn, Lola, BestofDracoHermy, Saracroche, Erylis, Ashkana, Adéliahp, Johanna, Nephtys82, Oliem, 'tite Mione, Lily Smile, Floréole, Youssie et Soupops

Dernier point :

J'ai répondu aux Rars cette fois ci par mail, donc pour les non-incrits n'oubliez pas de me laisser votre adresse que je puisse vois répondre !


Chapitre 7


Je me suis réveillé le lendemain matin par les bruits de mon infâme réveil qui résonna agressivement à mes oreilles, menaçant de percer mes tympans. Je cognais fortement dessus et il s'éteignit.

En grognant, j'ouvre un œil et le referme aussitôt.

De la lumière. Trop de lumière… Je hais le soleil quand il tape comme ça…Eteignez-le… je hais le lundi matin.

Je hais le soleil du lundi matin.

Je me redresse et m'assoie sur mon lit en baillant à m'en décrocher la mâchoire. Ma tante toque à ma porte pour me forcer à me lever. Je sais, je sais : j'ai un réveil…mais ce n'est jamais très efficace, je suis capable de le balancer par la fenêtre avant de retourner roupiller.

Alors vive les anciennes méthodes :

« Hermione debout ! Où je viens t'arracher du lit ! »

Je me lève rapidement sous la menace, elle me l'a déjà faite une fois... et je n'ai pas le goût de réessayer.

Mes yeux sont encore à moitié fermés quand je traverse le couloir qui mène à la salle de bain et mon cerveau dans les vapes, résultat : je me prends les pieds dans le grand rien, et trébuche en m'y dirigeant. J'en ressors 10 minutes plus tard pas réveillé le moins du monde. Dans ma chambre, j'ouvre la porte de mon armoire et bugue. Je déteste cette partie là.

Déjà que je suis incapable de réfléchir clairement dans mon état normal, je vous laisse imaginer ce qui se passe dans ma tête lorsque le sommeil m'abrutie à moitié !

Bon, je me casse pas la tête longtemps…au hasard je fourre ma main dans le bordel de mon armoire pour en sortir une jupe longue, légèrement bouffante d'un style gitan, d'un vert bouteille, un chemisier noir, un peu moulant et un petit fichu du même vert que la jupe, qui traînait sur le lecteur DVD, que j'attache façon serre-tête dans les cheveux.

Je me retourne et regarde mon lit…défait.

Je rangerai plus tard.

Mon sac en bandoulière, je sors de ma chambre, et dévale les escaliers, manquant trois fois de me rompre le cou, avant de rentrer en trombe dans la salle à manger ou ma tante prend son petit déjeuner, fraîche comme un rose. Elle faisait partie du clan des lèves tôt que j'envie en secret. Relevant la tête et me fait un doux sourire auquel je réponds.

- Bonjour Mione, bien dormi ?

- Gneu…

Dans ma tête le mot « D.O.R.M.I.R » passe en grands caractères clignotants. Je n'ai jamais étais du matin.

Je ne sais pas du tout comment j'arrive à finir mon petit déjeuner. Mais le fait est que j'aie réussi. Toujours dans les nuages, j'enfile mes éternels baskets noires, embrasse ma tante et sors de la maison.

L'air frais du matin me fouette le visage, me réveillant un peu. D'un pas un peu plus sur, je prends le chemin de la maison de Pansy.

Elle habite dans un petit quartier résidentiel, à deux rues du mien. Au début, je vivais à l'autre bout de la ville, mais depuis que j'ai déménagé chez ma tante, on est plus proches…dans tous les sens du terme.

Quelques minutes plus tard, j'arrive devant une jolie maison, au jardin vert. La silhouette d'une jeune fille se découpe sur la façade. Pansy m'attend déjà.

Ce matin, elle porte un petit haut ou une « Pucca » sourit de toutes ses dents, une tronçonneuse à la main, et un pantalon avec des poches partout. Elle ressemble à une gamine avec ses couettes.

- T'en a mis du temps, aujourd'hui, fait-elle remarqué.

Pour toute réponse je baille.

- Mais qu'est ce que tu fais de tes nuits ?

Je lui jette un regard éloquent, et elle entre dans mon jeu stupide :

- Je le savais ! Crie-t-elle triomphante, c'est qui ?

La bouche en cœur, je me jette sur elle en hurlant, cette fois-ci complètement réveillée :

- Mon amoûuuur…c'est toi !

- Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaagrh !

Elle se débat alors que je lui fais plein de bizou bien baveux – beurk je sais, mais elle m'as déjà fait le coup - un monsieur passe devant nous en nous regardant bizarrement. Etouffant un fou rire, on arrête de faire les folles et nous traversons la rue menant à la gare où attendons notre bus, chaque matin, tout en discutant de tout et de rien.

- Tu ne devineras jamais à qui j'ai parlé hier sur Msn !

Intriguée, je demande :

- Qui ?

Ses yeux brillent de malice et un sourire calculateur se peint sur ses lèvres. Je crains le pire…

- Qui ?

Elle ne dit rien. Je la secoue comme un pommier, et c'est la seulement que j'ai la réponse :

- Jordan… Lee Jordan, avoue-t-elle en riant.

OK…et en quoi c'est sensé me concerner ?

Contrairement à moi, Pansy s'entendait très bien avec lui, ils étaient ensembles au club artistique de l'école, lorsqu'il était encore étudiant à Poudlard, et je sais qu'ils ont gardé le contact.

Mais la manière qu'à Pansy de jubiler en cet instant est tout sauf innocente. Et cela ne veut dire qu'une chose : elle sait que je l'ai rencontré hier, dans le parc.

Le bus arrive, on s'engouffre dedans. On se fait pas chier, on prend les premières places de libres, pas besoin de faire la fine bouche, il n'y a que 10 minutes de trajet.

- Il m'as demandé ton numéro de portable, Lâche-t-elle une fois qu'on s'installe.

- QUOI ? Je hurle, et touts les passagers se retournent vers moi, surpris.

Je marmonne un « désolé » avant de reprendre à voix plus basse avec Pansy :

- Comment ? Ne me dis pas que tu l'as fait ?

Elle s'indigne :

- Mais pour qui tu me prends ? Je ne lâche pas les numéros de mes amies comme ça !

Ouf,…je suis soulagée, non vraiment, pendant un instant j'ai bien cru, que cette folle voulait jouer les entremetteuses.

- Je lui ai juste refilé ton Msn.

Je vais l'écorcher.

- Je vais t'écorcher !

Une femme se retourne vers moi furieuse, je crois bien que j'ai encore élevé la voix. Je lui fait un sourire Colgate triple action et continu avec Pansy.

- … et te clouer au saule de l'école…mais pourquoi t'as fait ça ? Merde Pansy qu'est ce qui t'as pris ?

Elle soupire, et commence :

- Ecoute Mione, on parlait comme ça, de tout et de rien, et il m'a dit qu'il t'avait rencontré dans le parc, et que vous aviez parlé et...bon…en gros, tu lui as tapé dans l'œil, et je crois bien, que s'il te contact il voudra essayer avec toi.

Mais elle est complètement cinglée, et Jordan encore plus.

- Ca va pas non ? Tapé dans l'œil ? Et puis quoi encore, on s'est vu trois seconde…et tout ça à cause de sa sœur…

- Il a une sœur ?

- Oui…donc je disais que c'est impossible…on se déteste…, à cet argument, elle me fixe narquoise.

- J'utiliserai le passé si j'étais toi…et puis je ne vois pas de quoi tu te plains, il est mignon, sympa…qu'est ce qu'il te faut de plus ?

Pour le « sympa » on verra…boudant, je tourne mon regard vers la vitre, et observe le paysage qui défile. Prenant mon silence comme un signe encourageant elle continue :

- Et puis, tu pourras te changer les idées, tu devrais essayais, ne serait-ce q'une simple sortie amicale, histoire d'oublier l'autre attardé mental…parle lui au moins une fois, s'il te fait chier bloque le et on n'en parle plus…

- T u es en train de me dire, qu'il faut que je sortes avec quelqu'un pour oublier Harry une bonne fois pour toute ?

- Oui, dit-elle soulagée que je saisisse son idée.

- Et qu'est ce qu'on fait si je m'entiche de lui ?

- Ce ne sera pas pareille Hermione ! Et tu le sais…je te demande pas d'être avec Jordan en particulier, mais juste trouve toi quelqu'un qui te rende heureuse !

- Il a vingt ans Pansy…VINGT ans ! J'en ai 16 !

- Il a 19 ans et toi 17…Hermione voyons !

Je ne réponds pas.

- Tu m'en veux ? Demande-t-elle brusquement.

Le bus s'arrête, et les portes s'ouvrent sur Poudlard. Avant de me lever, je me tourne vers Pansy. Elle semble inquiète.

- Tu m'en veux ? Répète-t-elle anxieuse.

Je la rassure d'un sourire :

- Pas si tu me donnes ton devoir de maths à copier…

Elle sourit faiblement, et sors, moi sur ces traces.

On arrive pile poile à la sonnerie. Nous entrons dans le lycée avant de gravir les escaliers menant au troisième étage pour une heure d'anglais. Le professeur est déjà derrière son bureau. En rentrant dans la salle, je m'assoie derrière Goyle, histoire de ne pas me faire repérer quand je ferai mes maths, pour une fois sa stature va me servir… et Pansy prend place à ma droite. Discrètement elle me refile ses exercices en chuchotant :

«- Idiote qu'est ce que tu fais de ton le week-end ? »

Si je lui dis que j'ai essayé elle me croira pas, alors je rétorque :

« - La même chose que de mes nuits ! »

Elle se retient à grand'peine de lever les yeux au ciel.

- Mon Dieu c'est pas une fille ça mais une marmotte !

- Quoi Parkinson t'a un problème avec les marmottes ?

Anthony Goldstein, installé devant Pansy, se tourne vers nous :

- Taisez-vous, il va encore vous foutre dehors !

A contrecoeur, on s'exécute. Pourtant, Pansy me souffle :

- Tu essaieras hein ?

- Peut être…

L'appel fini, nous sortons nos affaires et le cours commence.

Et c'est partit pour un tour...

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

La matinée s'est passée sans problème. Du moins jusqu'à ce qu'on nous annonce que le professeur Mcgonnagal n'était pas venu pour je ne sais quelle putain de raison personnelle ! Et merde, j'ai gâché deux heures de cours plus la récréation pour faire, et COMPRENDRE, les exercices de merde que cette vieille peau nous avait donné, et en échange Madaaame ne vient pas !

Ca aurait pu être une bonne chose, nous aurions pu avoir une heure creuse…mais nooooon ! Il a fallut que notre directeur, ce vieux fou de Dumbledore nous la remplisse. Il est venu dans la classe de maths alors qu'on attendait Mcgonnagal, nous a annoncé comme une fleur qu'elle ne viendrait pas et la en souriant comme le sénile qu'il était, il nous a demandé de nous diriger vers le laboratoire de Sciences, ou nous aurions cours…et devinez avec qui ?

Le groupe à Harry.

Sur le coup j'ai dit presque hurlé « QUOI ? », malheureusement, pour un vieillard de je ne sais pas combien, Dumbledore avait une bonne ouie. Il m'a regardé par-dessus ses lunettes en demi-lune avant de me demander :

- Un problème Miss Granger ?

- Euh…mais monsieur, ne pouvons nous pas rester en permanence où je ne sais pas moi…euh…

J'avais beau me creuser les méninges – du moins, ce qu'il en restait – je ne trouvais pas d'autres arguments...Mais c'est pas compliqué tout ce que je veux c'est mon heure de libre !

- Croyez moi, Miss c'est pour votre bien, de toute façon, il semblerait que votre classe ai un petit retard par rapport aux autres, il ajouta précipitamment en voyant les visages scandalisés des élèves, Oh non, rien de bien méchant…

Mais abruti…on n'est pas scandalisé pour le retard mais pour l'heure de Science !

- Et vu que vos camarades scientifiques ne sont pas si nombreux, la classe pourra, exceptionnellement vous accueillir aussi ! Ainsi vous rattraperez les autres….

Sally-Anne fixait Dumbledore comme si rien ne lui aurait fait plus plaisir que de lui tordre le cou. Théo devait se demandait quelle serait la manière la plus douloureuse de le torturer, et Luna sortait déjà ses notes de sciences quand aux autres il devaient s'imaginer en train de lui péter les rotules.

Pansy me regarda, alarmé. Elle allait devoir passé une heure avec Potter, ça risquait fort de finir en bain de sang. Je ne sais pas laquelle de nous deux aura plus de mal à supporter le cours à venir.

- Au moins, il y aura Blaise et Draco, dit-elle alors que nous descendions les étages, en direction du labo.

Moi c'est plutôt ça qui me faisait peur. Au nom de Draco, Théo m'avait jeté un regard éloquent…alors prenez une classe et ajoutez y Harry et les autres… oh mon Dieu…

J'aime Harry. Mais Harry est un crétin, j'en suis consciente, et ma Pansy aussi. Et c'est bien ça le problème : Pansy a une tolérance très limitée envers les crétins, croyez le ou non, elle les supporte un peu plus longtemps que moi, mais une fois qu'ils ont atteint son seuil critique, c'est le massacre.

Je pense que ces pour ça que nous progressions à la vitesse d'un escargot atrophié. Aucune envie de se pointer les premières en classe. Le problème c'est que tout le groupe marchait à cette même allure.

Malheureusement, avec toute la bonne volonté du monde, nous sommes arrivés à peine avec 10 minutes de retard.

Les élèves n'avaient pas l'air surpris de nous voire, j'en conclus donc que leur Prof est de mèche avec Dumby….ma parole c'est vrai qu'il sont peu…à peine une douzaine. Et avec nous en plus, on atteint difficilement la vingtaine et des poussières.

- Vous êtes en retard, persifle la prof.

Eh oui, vous l'avez remarqué, nous n'avons pas le même enseignant. O joie…cette pimbêche à l'air coriace.

- Entrez ! Je veux deux personnes par paillasse…et plus vite que ça !

Elle reçoit un regard noir de la part de tout le monde, nous on fait des équipe de 3 voire 4 pour chaque cour…c'est quoi sa politique à cette conne ? Divisez pour mieux régner ou quoi ?

Le labo est grand, vaste et…blanc. Les élèves sont installés en raison d'un par paillasse, ce qui fait beaucoup d'espace pour une seule personne. Donc beaucoup d'ennui. Il doit y avoir quinze tables en tous.

C'est mort.

Ils n'ont pas fait des tables de 3 personnes pour que 2 s'y installent…un peu de bon sens que diable !

Pansy ne perd pas espoir, elle balaie la classe du regard. Rien…nada…niete…aucune place pour nous deux réunies.

- Hey Pucca ! Souffle quelqu'un.

Nous nous retournons, surprises, pour voir un Blaise aussi de bonne humeur que d'habitude, il nous fait un sourire éclatant accompagné d'un petit signe de main. Il est assis à la deuxième table de la rangée de droite…mais Draco n'est nulle part en vue dans ce rang.

Bizarre…ces deux la sont inséparables.

- Las-bas, fait il devinant le motif de notre surprise.

Malédiction…la prof est malade !

Draco avait pris place à l'autre bout de la classe, la première table de la rangée de gauche. Il nous tournait le dos, et ne semblait pas se soucier des nouveaux venus.

Mais le pire c'est que Harry se trouvait assis à la table derrière lui…

Pansy vois ça…et se casse prés de Blaise avec un sourire d'excuse.

- Désolée ma belle j'ai beau t'aimer…le con là…c'est pas possible…

Elle est belle l'amitié hein ?

Bon je n'ai plus vraiment le choix…toutes les places sont prises et l'enseignante me regarde méchamment.

C'est la que je remarque je suis la seule encore debout.

Je baisse la tête et fonce prés de Draco sous les regards des autres élèves…

Je pose mon sac sur la table et m'installe, Draco ne m'accorde pas un regard et les yeux de Harry vont bientôt faire des trous dans mon dos à force de me fixer, je fais l'impossible pour ne pas me retourner.

C'est incroyable…Dray est dans la lune ! Mais alors là vraiment…c'est clound 9.

Le visage dans les mains, les yeux dans le vague, il fixait le tableau devant lui sans vraiment le voir. Ses cheveux blonds tombent en mèches soyeuses sur ses épaules et son front.

- Salut beau gosse, je fait d'une voix faussement langoureuse.

Avec un soupir, il se tourne vers moi, prés à sortir une vacherie…et s'arrête pile quand il me reconnaît.

- Mais qu'est ce que tu fait la ? demande-t-il surpris.

Je jette un rapide coup d'œil au prof…ça va, cette folle est occupé à reproduire un schéma sur le tableau.

- Oui, je vais bien et toi ? Je rétorque en guise réponse.

- Aaah, c'est vous le groupe…

Indignée je fais mine de me lever.

- Bon si c'est comme ça je vais ailleurs na !…

Je me lève doucement et lui tourne le dos, le temps d'une seconde mon regard croise celui de Harry.

Oulalalala…ça craint.

D'un geste rapide, Draco s'empare de mon poignet et me tire d'un petit coup sec vers lui, me rapprochant inexorablement de lui, sans que je ne puisse faire la moindre chose pour l'en empêcher. Je me retrouve alors assise de travers sur ma chaise, mon visage très près du sien, ses yeux d'aciers bien encré dans les miens qui…Oh my God… glissent sur les lèvres qui affichent un sourire enjôleur.

Mais pourquoi j'ai cette putain de réaction ?

- M'en veut pas Mignonne, j'étais ailleurs…

Mignonne…mignonne, en plus il parle français.

- Ok, ça va pour cette fois, mais arrête la fumette Draco, je rie dans une – vaine –tentative d'humour, je ne savais pas que tu parlais français.

- Pro-mis, chantonne-t-il en plissant légèrement les yeux, donnant ainsi plus d'intensité à son regard, puis il ajoute, tu ne sais pas beaucoup de choses… (1)

Je sens qu'une petite, mais alors là vraiment petite chaleur monte à mes joues.

Sa main n'a pas quitté mon poignet.

Un bruit sourd nous fait nous retourner ainsi que toute la classe.

- Voyons Potter faites attention !

Harry venait de faire tomber son manuel et la moitié de ses affaires sur le sol.

Je me penche sous la table pour l'aider.

- Je ne t'ai rien demandé, crache-t-il.

- Je sais.

Je lui donne les deux cahiers que j'ai ramassé avant de regagner ma place. La vache…je ne me savais pas si sereine…c'est bon à retenir.

Un regard me brûle la nuque. Pas besoin de me retourner pour savoir qui c'est. Pansy.

- Recopiez ça dans vos cahiers ! Aboya l'enseignante, vous…

La porte s'ouvre à la volée et :

- Excusez moi, mais le directeur vous demande madame.

Une petite de première année se tient sur le seuil de la porte.

Soufflant comme un bœuf Madame-je-ne-sais-pas-son-nom-et-il-ne-m'intéresse-pas sort en marmonnant des menaces contre tous ceux qui aurait le malheur de chahuter.

Sagement je me mets à tracer les premières courbes…mais mon regard dévie sur le reste de la classe. Ginny copie des notes de chez Dean, Luna et Sally s'envoie des messages. Seamus profite de l'absence du prof pour envoyer un sms, Théo baille en regardant Luna. Pansy et Blaise parlent de je-ne-sais quoi, carrément collé l'un à l'autre.

Ils forment vraiment un joli couple tout les deux. De temps en temps Blaise sourit et remet une mèche rebelle des cheveux de Pansy en place. Cette dernière proteste :

- Touche à tout, sauf à mes cheveux !

- Ah ouais ?

Bref, ils délirent…n'empêche qu'ils sont beaux tous les deux. La couleur de peau de l'un flatte celle de l'autre. J'ai bien l'impression que Miss Parkinson se retrouvera caser bien avant moi…elle qui avait voulu jouer les marieuses.

- Ah oui ? Mais c'est vrai qu'ils vont bien ensemble…remarque Draco.

Zut…j'ai parlé à voix haute.

Je souris et Draco m'observe amusé.

- Tu as fini ton dessin ? Me demande-t-il.

Mon schéma ne ressemble à rien.

- Euh…

- Attend je vais t'aider.

Il saute de sa chaise et s'approche de moi. Je le sens qui se coule contre mon dos, sa main trouve la mienne et s'en empare, encore. Il guide mon crayon. Sa paume est douce, chaude…rassurante ?

Je ne sais pas.

Sa main semble plus blanche sur ma mienne

- Voilà...chuchote-t-il à mon oreille, faisant bouger mes cheveux.

Je sens son torse se coller à moi et je frissonne à ce simple contact…d'accord…ça c'est nouveau…il se rapproche encore plus…

- Tu vois c'était pas si dure…

Cette fois-ci nous somme carrément joue à joue, plus proches que jamais, ses cheveux se mêlent au miens…Il fait chaud ici vous ne trouvez pas ?

Bon alors maintenant ... On se calme. On respire un grand coup, on essaye de ne penser à rien, on s'aère l'esprit comme on peut ...! Le problème est que mon esprit est déjà aéré comme il peut…c'est limite si j'entend pas les courants d'air…

- Merci, je dis un peu perdue.

Il me sourit mais ne se retire pas, au lieu de ça, il se met à réciter à mi-voix, si bas que je dois tendre l'oreille pour l'entendre, ses lèvres frôlant ma joue, son souffle croisant le mien, ma gorge se dessèche, et ma respiration devient presque saccadé. Une impression de chaleur m'envahi à son contact. Qu'est-ce qui m'arrive ?

« Rien n'est comparable à tes mains, rien n'égale l'or vert de tes yeux. Mon corps voudrait se remplir de toi pour des jours et des jours. Tu es le miroir de la nuit, la lumière violente de l'éclair, l'humidité de la terre. Je te désire, je te veux, je t'aime…et ce désir m'obsède, me tourmente et me donne envie de te faire mal, de te tuer mille fois, mille fois, mille fois après ta mort. Le bout de mes doigts effleurera alors le sang que tu m'auras confié, mes lèvres embrasseront les diamants que tu m'auras offerts…ces petits bouts de to, ces petites parcelles e ton être. Toute ma joie vient de sentir surgir la vie de ta source de plaisir, que tu garde jalousement. Tu jouie enfin, mais ce n'est pas avec moi, tu jouie enfin, mais ce n'est pas dans mon lit, tu jouie enfin, mais ce n'est pas dans mon corps. » (2)

Je déglutis difficilement. Avait-je bien entendu ? Sa main s'attarde encore un peu, il semble essoufflé.

Draco me sourit et reprend sa place alors que je l'observe fascinée, troublée et totalement grisée. Quand j'avais griffonné ce petit texte, je n'imaginais pas qu'un jour on me le dirait…ni que ça me ferait autant d'effet.

Je n'arrive pas à détacher mes yeux de lui.

Mon trouble se dissipe pour faire place à la surprise, il s'en souvenait...Inconsciemment, je souris, et sens mon cœur se met à bondir dans ma poitrine et bat à un rythme effréné. Qu'est-ce qui lui arrivait ?

- Tu…tu…comment…tu t'en souvient ?

- Je t'ai dis que j'aimais ce que tu écrit.

Mais pourquoi me l'avait-il réciter ?

- Pourquoi ?

Ses lèvres fines s'étirent, et il baisse les yeux, comme pris d'un brusque accès de timidité.

- Je me demandais…pour qui l'avait-tu écrit, un truc pareil, ça ne tombe pas comme ça, tu devais le sentir…, conclut-il songeur.

Je détourne le regard et ignore la question, il ne m'en tint pas rigueur.

Finalement, nous avons passé le reste du cours à parler à mi-voix, de tout et de rien. Que ce soit du lycée, ou de nos amis, on a passé un moment vraiment génial.

Je savais qu'il était unique, mais…Franchement pas à ce point. Il est drôle, quelque fois sarcastique mais ça fait tout son charme en fait. Il a l'humour facile, le genre de personne qui vous met à l'aise…du moins s'il le décide.

Tout compte fait, cette journée n'est pas si pourrie que ça…

Surtout quand on se donne rendez-vous pour déjeuner ensemble.

Non, vraiment…cette journée n'est pas si pourrie que ça.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

La sonnerie de la fin des cours retentit dans le couloir et c'est avec précipitation que Pansy et moi nous rangeons nos affaires. A la sortie de la salle je dis au revoir à Flitwick, mon prof de Philo. Il me répond d'un mouvement de tête et je sors de la salle en compagnie de Pansy soulagées que la matinée prenne fin.

Draco et Blaise nous attendent prés de la cafétéria. A l'endroit exacte ou on s'est parlé la première fois.

Installé sur l'herbe, sous les arbres, nous sortons nos sandwichs et mangeons en discutant.

Au bout d'un moment, Pansy se tourne vers moi en criant presque :

- Ah merde…j'ai failli oublier !

Elle fourre le reste de son déjeuner dans les mains de Draco, qui ne comprenait pas quelle mouche la piquait et fouille dans son sac pour en sortir…mes dvds !

- Tiens ma vieille…, dit-elle en me les tendant.

Je les lui avais prêter il y a…bof…m'en souvient plus !

- Je peux ? Demande Draco.

- Bien sur.

Il prend les films et les examine. Je ne me souviens plus des titres…mais il me semble qu'il doit y avoir 8mm, quelques films de M.Night Shayamalan , ainsi que des Tim Burton…des comédies et des films fantastiques comme Dracula de Coppola, et plein d'autres…

En fait, le cinéma, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, c'est celle de Pansy. C'est vrai qu'elle m'as refilé le virus, mais de nous deux c'est elle la passionnée.

Moi, je regarde les films par plaisir, elle c'est carrément une cinéphile.

- Je peux te les prêter si tu veux, je lui propose.

- Quoi ? Oh…oui, merci...mais, j'ai une meilleure idée…finit-il en me regardant.

Blaise se redresse en se lamentant :

- Mais qu'est ce qu'il nous prépare…je la sens pas son idée…

Pansy et moi pouffons de rire.

- Alors c'est quoi ?

Il s'adosse contre l'arbre et penche la tête.

- Ca vous dit un ciné chez moi, ce samedi ?

- Moi je ma sens son idée, s'écrie Blaise, Hey mec, je passe chez toi vers 15-16 heures ça va ?

Draco lève les yeux au ciel.

- Dois-je te rappeler que tu passes la moitié de ton temps à squatter ma chambre ? Bon, les filles vous en dits quoi ?

Pansy est mal à l'aise.

- C'aurait été avec plaisir, mais je bosse samedi, désolé Draco…une autre fois peut être.

- Je comprends.

Zabini se tourne vers moi.

- Oh je vois, et toi tu viens ?

Bonne question, très bonne question…j'allai refuser quand une main me pince discrètement la jambe.

Pansy, je vais t'arracher la tête.

- Oh, je…tu sais…hum…oui…pourquoi pas, dis-je sous le regard éloquent de mon amie. Seigneur…ne me dites pas qu'elle va essayer de ma caser avec Dray !

- Superbe.

Ah oui ? Alors pourquoi 'je ne la sens pas' cette idée ?

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Je m'ennuie...beaucoup, un peu, pas du tout, passionnément, à la folie…

Cour d'après-midi : on commence par Binns.

Tout le monde est à l'ouest, et pourtant, il ne peut s'empêcher de déblater sa leçon d'un air morne et monotone, à vous filer la déprime, le cafard, l'ennui et tout le pack qui va avec.

Le seul avantage était que je pouvais pensais à ce qui c'était passé durant l'heure du déjeuner.

Si Pansy venait, ça ne posait pas de problèmes…mais là, c'est un peu différent. Déjà que cette folle veut absolument me faire sortir avec quelqu'un…alors…c'est pas en m'envoyant en l'air avec Dray que je risque d'aller mieux, si c'est ce qu'elle attend de moi.

Et de toute façon, ça m'étonnerait que tout ça soit vrai.

Je veux dire, son invitation…après tout, Draco ne m'as même pas donné son adresse, peut être qu'il n'était pas sérieux, que c'était juste un truc dit sur un coup de tête. Ouais ça doit être ça…

Ca doit être ça…

Un peu plus légère, je regardais par la fenêtre. Les nuages bougeaient lentement dans le ciel, comme des fleurs de cotons. Ce blanc dans le bleu…c'est joli…

- Miss Granger…Miss Granger !

- QUOI ? Je sursaute à moitié…c'est qu'il m'a fait peur, mine de rien !

Binns se tient devant moi, l'air exaspéré :

- On vous demande, alors dépêchez vous d'aller voire le directeur !

Le directeur…on me demande ? C'est quoi ce charabia ? Je jette un coup d'œil vers la porte et y vois…Draco ?

C'est officiel je suis tarée…pourquoi, Malfoy se tiendrait-il au seuil de la porte de ma classe, visiblement mécontent, une moue de dépit sur son beau visage ?

Aaaaaaaah j'y suis, je me suis endormie en cours d'histoire et je suis en train de rêver…

-Monsieur, je n'ai pas tout mon temps, et le directeur attend, fait remarquer Draco d'une voix glaciale.

Non, je ne rêve pas.

- Et bien Granger qu'attendez-vous ?

Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire ? Je n'ai insulté personne, ça fait un bout de temps que je me tiens à carreau…il n'y a qu'une explication : Dumby est vraiment sénile.

Traînant des pieds, je sors de la classe et compagnie de Draco. Ce dernier, ne dit pas un mot, il se contente de marcher devant moi…et je ne le reluque absolument pas !

Les couloirs sont vides, normal, tout le monde est en classe.

A la moitié du chemin, le jeune homme s'arrête et me fait face souriant.

- Ouf, je me demandais si ça allait marchait…

Hein ?

- Draco, explique moi…je ne suis pas dans ta tête…

Il s'approche de moi, et mains dans les poches commence :

- J'ai oublié de prendre ton adresse, et vu que ma semaine sera chargée, j'aurai pas beaucoup de temps, et je risque d'oublier…donc, si tu veux bien me la donner ?

- Le vieux fou ne veut pas me voire donc ?

Il acquiesce d'un signe de tête.

- Mais qu'est ce que tu as raconté à ton prof pour qu'il te laisse sortir ?

- Que j'allai aux toilettes, dit-il comme si c'était l'évidence même, mais dis moi…je te dérange peut être ? Demande-t-il en me souriant doucement.

Je ne peux m'empêcher de penser qu'il est absolument adorable comme ça.

- Non…mais ce ne serait pas à toi de me donner ton adresse ?

Il secoue la tête.

- Tu saurais pas ou c'est je préfère passer te prendre.

- Me prendre ?

Comment ça me prendre ?

- Ouais, fait-il interrompant mes réflexions, alors tu me la donnes, ou on passe notre temps ici ?

- Oh euh…bien sur…

Machinalement, je lui donnais mes coordonnées. Si j'avais su que cet infime acte nous entraînerait dans une série d'événements plus mouvementés les uns que les autres, j'aurais réfléchi à deux fois avant de filer mon adresse.

Mais, le problème c'est que je ne savais pas du tout dans quoi je m'embarquais…et lui non plus.

- Alors à plus tard Mignonne, me dit-il en partant.

Oui, à plus tard.

Draco.

Oh non, ni lui ni moi, ne savions ou nous nous embarquions…


(1) En français dans le texte.

(2) texte inspiré d'un roman qui se nomme « Soledad », que j'ai beaucoup modifié. Le texte original est de Frida Kahlo, artiste peintre mexicaine, dédié à l'homme qu'elle aimait. D'ailleurs, Sa biographie a été adapté au cinéma par Salma Hayek. Celle-ci s'est entourée d'une équipe de qualité (Alfred Molina, Edward Norton, Antonio Banderas) et a été réalisé par Julie Taymor. Le film Frida est sorti en 2002.


Ouf, j'ai bien cru que je n'y arriverai jamais…alors qu'en pensez-vous ?

Il m'a donné du mal celui là…je ne sais pas, je n'en suis pas totalement satisfaite, mais ça faisait trois fois que je le réécrivait…alors…j'ai posté au final !

J'espère que ça vous a quand même plu !

Noisette