Titre : Fruits Love

Disclaimer : Natsumi Tayaka

Genre : Romance et yaoi

Rating : M

Couples : Kyo et Yuki et Ayame et Shigure

Note : Et voilà la suite……
« - Reste. S'il te plaît. »

Kyo s'assit sans un mot sur le bord du lit. Yuki détourna rapidement les yeux. Il donnait l'impression d'être tellement fragile…

« - Tu vas pas te remettre à pleurer, hein ?

- N… Non. »

Mais le regard encore perdu de Yuki exprimait tout le contraire.

« - Kyo…

- Oui ?

- Prends-moi dans tes bras. »

Kyo s'adossa aux oreillers et passa maladroitement un bras autour des épaules de Yuki. Celui-ci s'y lova avec un léger soupir.

« - Dis… Tout à l'heure… Pourquoi m'as-tu… enfin…

- Eh bien, euh, parce que je… je ne sais pas…

- Je… Je ne suis pas homo.

- Tant mieux. Moi non plus.

- Baka ! »

Yuki essayait d'avoir l'air faché, mais un sourire éclairait son visage. Il souriait comme un enfant. Kyo se pencha vers lui et lui vola un baiser.

« - Kyo ! Ne fais pas ce genre de choses !

- Pourquoi ?

- C'est… c'est gênant.

- Mais c'est agréable, non ?

- Ce n'est pas une raison.

- Tu vois, tu viens de le reconnaître, tu aimes bien ça.

- Peut-être. Mais Kyo, nous sommes des garçons ! Nous sommes cousins ! Ce… ce n'est pas bien !

- Regarde Ayame et Shigure, eux aussi ils sont cousins, et personnes ne leur reproche quoique ce soit.

- Beûrk, je peux vraiment pas imaginer Shigure fricoter avec mon crétin de frère !

- C'est vrai que dit comme ça… mais bon. Et puis de toute façon, je ne vois pas pourquoi des choses qui font du bien seraient mal. L'amour, ça n'a rien de mal.

- Peut-être. Je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas. Mais ne dit pas des choses gênantes.

- D'accord. »

Yuki frissona et Kyo les recouvrit tous deux de la couverture. Yuki ne lui dit pas que c'était ses mains sur son corps qui le faisaient frissonner.

Kyo serra Yuki contre lui. Il pouvait sentir l'odeur de la peau et des cheveux de son cousin tout contre lui. Et c'était bien plus agréable que tout ce qu'il avait connu. Il ne voulait pas perdre cela.

« - Yuki… Tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu pleurais tout à l'heure. »

Kyo sentit son cousin se raidir contre lui.

« - Parce que j'étais triste.

- Quelqu'un t'avais fait du mal ?

- Non. Je… je suis souvent triste la nuit. Mais ce n'est pas grave.

- Tu n'as pas confiance en moi ?

- Si, ce n'est pas ça. Je… je n'aime pas parler de moi.

- Excuse-moi, tu as raison, je n'ai pas à m'immiscer comme ça dans ta vie. Mais je voudrais comprendre. Parce que moi j'ai mal quand je te vois souffrir. Je pensais que tu voudrais peut-être en parler. Mais ce n'est pas grave. Dis-moi juste si je peux faire quelque chose pour que tu sois heureux.

- Si tu restes avec moi, tout ira bien.

- Alors c'est promis. Je reste. »

Les deux garçons se blottirent l'un contre l'autre, dans la rassurante semi-obscurité de la chambre. La clarté de la lune les baignait d'un doux clair-obscur. Kyo se laissa peu à peu somnoler.

« - Kyo, tu dors ?

- Mmh… non, non.

- Si je pleurais tout à l'heure, c'est parce que je n'arrivais plus à espérer.

- Tu n'arrivais plus à… ?

- Non. Souvent quand il fait sombre, j'ai l'impression que je n'ai plus d'avenir.

- Mais tu sais que c'est faux, n'est-ce pas ?

- Oui. Mais quand j'étais enfant, mon seul but a longtemps été de rester en vie, en espérant que quelque chose finisse par arriver. Et aujourd'hui je suis en vie, et j'ai bon espoir de le rester. Mais qu'est-ce que ça change ? Pas grand-chose, au fond.

- Non, c'est faux, ça change tout ! Ton avenir t'appartient, après tout.

- Ne me dis pas que tu crois encore à ces foutaises. Rien ne nous appartient. Ni notre avenir, ni quoique ce soit d'autre.

- Yuki… Je ne sais pas par quoi tu as pu passer, mais tu fais erreur. Tu t'appartiens à toi-même. Sinon, à qui appartiendrais-tu ?

- Nous lui appartenons tous. Même toi, le chat, tu lui appartiens. Tu ne l'a quand même pas oublié. Nous sommes son sang.

- Tu parles d'Akito ?

- Qui d'autre.

- Yuki… Même si je ne le connais pas personellement, je sais que ce n'est pas quelqu'un de bien. Mais… tu ne lui appartient pas. Pas plus que moi. Ce n'est pas parce que c'est le chef que…

- Si je suis venu vivre ici, c'était surtout pour le fuir. Mais ça ne change rien. Il suffirait qu'il claque des doigts pour que je revienne ramper à ses pieds. Je suis faible. Faible et pitoyable.

- Yuki, tu te trompes… Moi je n'ai jamais pensé ça de toi… Et je suis sûr que les autres non plus.

- Alors s'il ne me méprisaient pas, comment expliques-tu que pas un n'ai levé le petit doigt pour moi ? Ils m'ont tous laissé croupir comme si j'étais un animal. Akito faisait de moi ce qu'il voulait. Et tout le monde s'en foutait. A chaque fois qu'il me faisait mal je hurlais du plus fort que je pouvais en espérant que quelqu'un vienne me sauver. Mais personne n'a rien fait pour l'arrêter. Il ont attendu huit mois pour se bouger. C'est Hatori qui m'a fait sortir. Mais tu sais, quand on a dix ans, c'est long huit mois. Alors ne parles pas de ce dont tu ne sais rien.

- Je… je suis désolé. Je ne savais pas.

- Ne me dis pas que tu es désolé. J'ai l'impression que tu me présente tes condoléances. Mais je suis pas encore mort.

- S'il te plaît, excuse moi, si j'avais su…

- Si tu avais su, quoi ? Si tu avais su, tu ne m'aurais jamais traité comme ton égal. Alors encore heureux que tu n'ai jamais rien su.

- Pardon.

- C'est bon. C'est pas de ta faute après tout. Enfin si, un peu quand même. C'est vrai, quoi, si t'avais pas été aussi bizarre, j'aurais pas craqué.

- Quoi ! Mais c'est toi qui étais bizarre, depuis ta crise ! Je dis pas que d'habitude t'as l'air normal, mais franchement après t'étais grave…

- N'importe quoi…

- Au fait, c'était quoi ta crise ? Hatori, il se la joue hyper intelligent, mais quand il s'agit d'expliquer il est vraiment naze.

- Ben c'est surtout que c'est des données confidentielles de mon dossier médical qu'il a pas le droit de révéler, mais bon… enfin, de toute façon à toi je vais pas te le cacher : depuis que je suis tout petit, je souffre de déficience cardiaque, à quoi s'est ajouté après mon séjour chez Akito une insuffisance respiratoire.

- Ah… mais c'est grave alors ?

- Bof, pas tellement. J'ai juste deux fois plus de risques que toi de mourir d'une crise cardiaque à cinquante balais et fumer un paquet de clopes pourrait me tuer.

- Ça craint…

- Pas plus qu'autre chose.

- Ouais… »

Kyo soupira et décontracta un peu les muscles de sa nuque. Il ne s'était même pas rendu compte qu'il était aussi tendu. Yuki se laissa à nouveau aller dans les bras de son cousin. Il ne savait toujourd pas ce qu'ils allaient devenir, mais se confier ainsi lui avait fait un bien fou. Ils sentaient tous deux le sommeil les envahir peu à peu.

Yuki se mit alors à chuchoter sa dernière confidence à l'oreille de Kyo :

« - Kyo… je crois que je t'aime…

- C'est pas grave… Moi aussi… »

°°°°

Un oiseau matinal sifflait joyeusement lorsque la sonnerie stridente d'un réveil-matin résonna dans la chambre de Yuki. Kyo, ébouriffé et mal-réveillé, grommelait tandis que Yuki tâtonnait pour éteindre son réveil.

« - Mais pourquoi tu le met aussi tôt !

- Ben parce que je finis toujours par me rendormir…

- Tous tarés, dans c'te maison… Hé, mais te rendors pas !

- Mais-euuuh…

- Ah zut, faut que je me grouille, moi !

- Pourquoi ?

- Baka, Tohru se lève toujours la première, à ton avis elle va penser quoi si elle me voit sortir de ta chambre ?

- …

- Exactement. Bon, j'y vais. »

Avec un sourire coquin, Kyo ne put s'empêcher de voler un nouveau baiser à Yuki avant de filer vers sa chambre à pas feutrés.

La journée promettait d'être éprouvante pour tous les deux…


Et voilà… j'ai peur de votre verdict… C'est pas hyper long et il s'est rien passé… mais bon, à par ça c'était pas trop nul, n'est-ce pas ? (non, finalement, ne répondez pas à cette question réthorique…. ToT)