Coucou tous le monde, j'ai réussit à régler mon problème d'ordinateur et de connexion à internet (ce fut long) mentant j'ai les textes mais plus de correctrices, et comme j'ai pas la patience d'en attendre une, j'envoie mon texte. Donc soyez indulgents car je laisse des tonnes de fautes, par contre si quelqu'un est libre et veux bien me le corriger, je me ferais un plaisir de mettre un version sans fautes après.

Merci pour la correction.

Voila, ça c'est fait maintenant les notes.

En note : en gras les faits passés, en italique les pensées,

Note : wuthering heights Hurle le vent.

Heu… oui, les RAR aussi (parce que ça fait toujours plaisir de recevoir des reviews):

Enichi-haru : la réponse du pourquoi est pour bientôt encore un peu de patience.

Zelda-sama : le pays du matin calme, c'est la Corée. Non j'étais pas en Corée du nord, mais en Corée du Sud, et vu tous les problèmes que j'ai eu en rentrant je pense que j'aurais du y rester. Sinon j'espère que ce chapitre te plaira autant que les autres.

PerfectDay : J'étais un peu déçu par mon chapitre 3 (heureusement il a plu quand même) mais le chapitre 4 surtout la fin, je me suis retrouvée. Tu me diras si tu y trouves du changement ().

Merci aussi, pour tous ces compliments à petite-abeille-suite, Keuriani, dekado, Ishtar205, Camdark, Eilanbanshee.

Une odeur de chocolat chaud embaumait la chambre. Le soleil naissant traversait, petit à petit, les baies vitrées. Harry s'étira, Drago qui reposait sur son torse, bascula. Le brun le rattrapant au vol, le fit passer sous lui pour l'allonger sur le martela. Il tarda à ôter son regard sur le paisible visage du blond. La bouche sensuellement entre ouverte de l'endormi réveilla ses sens. Les battements de son cœur se mirent à s'accélérer pendant qu'une légère chaleur envahissait son corps. Fixant la bouche finement dessinée du Serpentard, Harry à califourchon sur ce dernier, déglutit péniblement.

La lèvre inférieure de Drago bougea, l'entre jambe de l'Élu frémit. C'était comme un appel sourd, venu des profondeurs de ses reins, qui chantonnait : prends les, suce les, lèche les, baise les. Plus cette phrase martelait son crâne, plus sa verge se tendait. Brûlante coincée dans sa prison de tissu, le membre se durcissait aux promesses muettes des lippes du vert et argent. Comment peut-on être aussi tendu dès le réveil ? Tout en pensant cette phrase, Harry ferma les yeux et se laissa tiré inexorablement vers Drago. Sans doute la gravité.

Sa bouche était si proche de sa jumelle qu'il pouvait en humer le parfum, savourer le goût, imaginer l'extase de les embrasser. Il effleurait les lèvres de sa Némésis, souffle doux et chaux, quand un genou s'adossa avec fermeté sur sa virilité. Harry se cambra, ouvrit les yeux, fit une grimace devant le regard menaçant de Drago. Le blond enfonça encore un peu plus sa jambe entre celle de l'homme à quatre pattes au dessus de lui. La promesse qu'un moment de douleur intense dans ses parties intimes, a présent totalement en repos, rappela à Harry qu'il avait pleiiiiiiiiiiinnnn de choses à faire aujourd'hui. Le valeureux et courageux héro du monde magique se retira sans demander son reste.

Drago se leva non sans méfiance envers son compagnon d'infortune qui s'activait à remettre de l'ordre dans les serviettes parfaitement rangées par ses soins, sur la commode. Il s'avança jusqu'à la table pour y découvrir un magnifique petit déjeuné. Au centre de la table se trouvait une gigantesque omelette, où je t'aime était inscrite en rouge. De chaque côtés, une assiettes. Celles en face des chaises vides, comptaient 4 toasts en formes de cœur, placées de façon à former une fleur. Les deux autres étaient remplies de bacon et de petits pots de confitures en tout genres. Il y avait aussi des tasses où l'inscription « mon amour » courait après « chéri », des cruches qui chantonnaient des refrains de chansons et des verres aux motifs de couples enlacés s'embrassant langoureusement.

Après avoir grimacé de dédain, Drago pris un air des plus hautain pour s'asseoir. Il n'avait même pas encore posé ses fesses sur la chaise qu'Harry, déjà assit, le regardait avec des yeux de merlan frits.

-Bonjour Drago, chantonna le brun. Alors bien dormi ?

-Potter, ne fait pas comme si de rien n'était, répliqua le blond les yeux plissés.

Harry baissa la tête, tout en grimaçant.

-Oh, tu as vu Drago ce petit déjeuné semble très bon ! Tu veux que je te serve ?

Le survivant qui faisait tout pour faire oublier son comportement d'il y a quelques minutes, n'attendit pas la réponse de son voisin. Il empoigna l'assiette de toasts en face du blond et les tartina de confitures choisit au hasard. Il reposa l'assiette à sa place, puis y disposa trois tasses et un verre autour et les remplis une a une de thé, café, chocolat et jus de citrouille.

-Bonne appétit Drago, et surtout n'hésites pas a te servir en bacon et en omelette, minauda celui qui avait fait de l'avenir du monde magique, un avenir de paix et de tranquillité en éliminant Celui-Qui-Etait-Maintenant-Mort.

Drago imperturbable, échangea les assiettes de toasts, plaça les tasses de café et de chocolat en face d'Harry.

-Je n'aime pas les choses sucrées, Potter.

-Très bien, c'est bon à savoir pour la prochaine fois.

-Quelle prochaine fois ? Potter, il n'y aura pas de prochaine fois, pour la simple et bonne raison que nous quittons cette mansarde aujourd'hui.

-Qui sait Drago, un jour toi et moi on peux se retrouver encore une fois perdu et être obligé de prendre notre premier repas de la journée ensemble.

-Oubli moi ça tout de suite, Potter. Ça n'arrivera plus, rouspéta Drago entre deux gorgées de thé.

Il aurait bien aimé prendre son petit déjeuner comme à son habitude, dans le silence. Mais il semblait que cela soit trop en demander à un Gryffondor bruyant, braillard, casse pied. Lorsque Harry se rendit compte que le Serpentard ne l'écoutait pas, il se tu. De toute manière contempler son vis-à-vis était une occupation bien plus distrayante. Le silence qui ravie les oreilles de l'aristocrate dégustant son thé, finit par l'effrayer. Jetant un coup d'œil en face, il vit Harry le regarder béatement des étoiles dans les pupilles. Craignant que le rouge et or, ne soit en train de comploter quelque chose de terrible contre la chasteté (si c'est encore possible) de sa personne, il entama à son tour une discussion sans le moindre intérêt à ses yeux mais qui obligeait Super Potty Potter, à faire fonctionner son cerveau.

Hélas pour lui, très vite, il regretta son geste. La conversation qui avait débuté sur rien déboucha là où elle ne devait pas arriver (selon Drago). Prenant un air des plus sérieux, Harry croisa les jambes et les bras.

-J'ai beaucoup aimé ce que tu m'as dit hier.

-De quoi tu parles Potter ? De ta stupidité légendaire, de la répugnance de ce soit disant pub, de l'histoire des trois petits cochons. Il faut que tu précises Potter, on n'a beaucoup parlé hier, fit semblant de ne pas comprendre le vert et argent, un regard orageux.

-De ce qu'on s'est dit dans cette même chambre Drago.

-Alors tu as aimé ?

-Oui, c'était un peu négatif mais je saurais en tirer parti.

-Négatif pour qui pour toi ou pour moi, Potter ?

-Harry. (Drago renifla) Pour moi. Mais comme je te l'ai dit je saurais en tirer parti.

Drago secoua la tête, repoussa les couverts devant lui et s'accouda à la table.

-Si tu penses que je changerai d'avis, tu te trompes lourdement.

-En amour comme à la guerre, il ne faut pas vendre les baguettes avant d'avoir débiter le bois.

-Tu penses que je tomberais sous ton charme. Tu te crois irrésistible Potter ?

-Harry. Et non, contrairement à toi je ne me crois pas irrésistible comme tu dis. De plus je sais pas si toi et moi nous pourrons avoir une histoire, mais je vais tenter le tout pour le tout.

-La première proposition était tellement plus simple, non ?

-Je préfère la difficulté.

-Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.

-Tout a fait.

-Gryffondor ! L'insulta Drago.

-Et fière de l'être.

Drago se redressa et croisa à son tour les bras sans quitter du regard son adversaire.

-Préparons nous, lança Harry en se levant.

-Pour faire quoi ? Rouspéta Drago. Voir comment ces ivrognes ont redécoré les murs ?

-Non. Nous allons rendre visite à trois pauvres pierres dispersées dans … dans quoi déjà, Bob. Je sais plus, je crois que tu n'as eu le temps de finir ta phrase, chéri, railla Harry en faisant un clin d'œil à Drago avant de retirer sa chemise.

Le blond détourna le regard.

-Potter, si jamais tu répètes à quiconque cette histoire de BOB, tu le regretteras, je te le jure.

-Bien sur mon chou, se moqua Harry en retirant le bas.

-Potter, cria Drago en le fusillant du regard.

-Harry, se répéta le brun nu comme un ver en avançant telle un félin jusqu'à Drago.

Le préfet en chef de Poudlard, s'agrippa affolé à sa chaise.

-N'avance pas Potter, lui ordonna l'aristocrate.

-Harry, persista le survivant sans arrêter de marcher.

-Ne m'approche pas Potter. Sa lèvre supérieure tremblotait légèrement et il était actuellement assit sur le dossier de la chaise.

-Harry, réitéra le brun. Et fait gaffe, tu risques de tomber.

-Alors ne t'approoooooche (il chancela sur le dossier de la chaise) pas. Po…

-Harry le coupa le Gryffondor en faisant un pas.

-Po, fit Drago en tenant le « o » et observant son interlocuteur qui avait levé le pied en signe de mouvement mais qui attendait la fin de son nom pour l'achever.

Comprenant où voulait en venir son ennemi naturel, le serpent grinça des dents, redescendit de son dossier, mais pas de sa chaise, et dit :

-Va te laver, HARRY.

Le brun fit un pas en arrière, un sourire démesuré aux lèvres.

-C'est pas la peine de sourire, Po…. (Harry leva le pied) Harry (le brun recula).

-Tu vois Drago quand tu veux, tu peux, railla le survivant, en retournant à ses occupations.

Nu comme un ver, Harry Potter se balada de ci et de là sous les regards plus si effrayé que cela du blond. Homme de goût, aimant les belles choses, raffiné et délicat, Drago regardait d'un oeil expert le canon qui se baladait devant lui. Admirant la forme de ces courbes, la saillance de sa fine musculature, le galbe de ces hanches, le contour de ces fesses, la sculpture de ces mollets, il commentait avec sérieux les traits rythmés du Gryffondor. Je me disais aussi hier soir que son torse était appréciable, que ces mains étaient robuste tout en étant douce. Hein jolie petit cul. C'est qu'il a tout pour devenir mon amant !

Drago Malefoy, celui qui n'a jamais eu a se forcer pour ne serais ce qu'un flirt, qui ce contentait de rendre les moins mauvais parmi la flotte incalculable de soupirants à ses pieds, venait, semblait-il, de trouver la perle rare. Choqué par ses propres propos, il détourna le regard, portant à sa bouche une tasse de thé froid, qu'il avala d'une main tremblante. Salazar, pourquoi Potter ? Un « Ah houch » du côté de la baignoire reporta son attention sur Harry. Ce dernier sautillait un pied levé, faisant danser sa virilité, Drago déglutit.

-Ah, c'est rien, je me suis juste cogné le pied, annonça le brun en se ressaisissant avant d'entrer dans l'eau.

L'aristocrate préféra ne rien dire, et plaqua une main ferme sur sa propre virilité, histoire de lui expliquer que c'était le cerveau qui commende, pas elle.

Une fois habillée, Harry laissa Drago se préparer à son tour. Quittant la pièce après un « je t'attends en bas », il descendit l'escalier sombre en pente raide. Une lumière jaillissante lui piqua la rétine, pliant les sourcils pour s'habituer à l'éclairage, il en resta muet d'admiration. La pièce qui s'offrait à lui rompait radicalement avec celle de la veille. Lumineuse, joliment décoré par des petits bouquets de fleurs suspendus dans tous les sens et des nappes bleu à carreaux blancs, le pub comptait quelques personnes assissent à boire un café, accompagné d'une part de quatre-quarts dans une assiette dorée, tout en lisant des nouvelles fraîches dans la Gazette du Sorcier.

Plus de chats ivres morts à traîner, plus de carcasses titubantes, plus de cadavres à se rouler à terre. Harry pensa que ce changement plaira à Drago et sur ces bonnes pensées il alla à la rencontre du gérant. Après l'avoir remercié pour le petit déjeuné, aussi délicieux que le repas de la veille, il s'informa sur l'itinéraire à prendre pour se rendre sur les ruines du château « wuthering heights », oui c'est ainsi que ce nommait la ville bâtisse où les évènements dramatico-légendaires s'étaient déroulés. Tonyjo, s'étant présenté furtivement au cour de la conversation, l'avait aimablement aiguillé vers un habitué des lieux, actuellement présent dans le pub en ce dimanche, qui serait, à son avis, favorable pour les guider lui et son petit amoureux blond. Il lui avait même proposé de pique-niquer là-bas, il leur préparerait un joli panier bien garni pour l'événement.

Ayant quitté le gérant, il se rendit comme indiqué par ce dernier dans la salle où il avait mangé la veille, scrutant chaque table avec un grand intérêt, cherchant celui qui allait lui ouvrir les portes d'une nouvelle occasion de séduire Drago. A première vu personne, mais en fixant le recoin gauche de la pièce, un corps immobile reposait dans la pénombre de l'encoignure. Cet homme lui semblait être la parfaite représentation de l'idée qu'on pouvait se faire d'un guide, surtout d'un guide de château implanté dans une forêt, où le danger guettait derrière chaque arbuste. Calme, paisible, guettant l'attaque imminente de l'ennemi, capable de protéger ceux qu'il avait en charge, un guerrier brave, vigoureux et mystérieux.

Fort de cette pensée, Harry s'avança, l'homme ne bougea pas. Le jeune sorcier fut impressionné par la maîtrise du guide. Il s'attabla, l'homme ne silla point. Un signal, non identifié, se mit à scintiller au fond des tripes du survivant. Ayant appris à se fier à son instinct, il se mit sur ces gardes. Avançant une main prudente jusqu'à l'homme caché, il le toucha furtivement. Le corps chancela, soulevant une odeur d'alcool passé, s'écoula lourdement sur la table, non sans avoir révélé au Gryffondor un nez tordu et des cheveux trop gras.

Harry frissonna huit fois et eu la chair de poule comme jamais cela ne lui était arrivé. Il se sentit tomber dans une mare d'accablement, où sa belle balade main dans la main avec Drago (bon ça, c'était peut-être déjà couru d'avance), son pique-nique yeux dans les yeux avec son blondinet favori (bon ok, ça aussi c'était couru d'avance) et sa magnifique tentative de drague, qui réussissait parfaitement (bon eh ! il est permit de rêver, non ?) s'envolait comme une prédiction de Trelaways. Jamais Snape, n'accepterait de le conduire là-bas pour y roucouler avec son filleul chéri, d'autant plus si c'était lui qui lui le demandait.

Petit interlude pour illustrer la situation :

Il rêve, il rêve le Harry. Heureusement que Snape est là.

Il rêve, il rêve le Harry. Un coup pied au cul il aura.

Il se cachera par là, Snape le débusquera par là-bas.

Il se fera éclater ici, Snape le piétinera par là.

Il rêve, il rêve le Harry. Jamais Drago il n'obtiendra.

Il rêve, il rêve le Harry. Ces yeux pour pleurer il a.

Il hurlera par là, Snape le fera taire par ici.

Il se fera pendre par là-bas, Snape le décapitera par là.

Il rêve, il rêve le Harry. Snape lui réglera son compte.

Il rêve, il rêve le Harry. Grâce à Snape tout rentre dans l'ordre.

Il court, il court le Harrrrrrrrrrrrrrrrry,

C'est la seule chose à faiiiiiiiiiiiiiiire.

Fin de l'interlude. Merci et à bientôt.

Drago descendit longtemps après son camarade, et le spectacle qui s'offrait à lui le laissa pantois. Certes, les volets des larges baies avaient été ouverts ensoleillant le bar, mais la décoration était, pardonnez lui l'expression : de la merde. C'était pire que la veille, ce propriétaire, d'un soit disant pub mondialement connu, en plus d'être un dépravé sexuel, était totalement dépourvu du sens de l'esthétique. Sans même se préoccuper des gens autour de lui, il chercha du regard son camarade de classe. Il n'était pas dans la première salle, alors il se rendit dans la seconde. Il trouva rapidement la tête brune d'Harry et s'approcha de la table où le garçon était assit.

Sous ses yeux métalliques, le blond découvrit un Harry catatonique devant un verre de jus de citrouille et un Snape ronflant sur la table. Secouant la tête, Drago s'assit à coté d'Harry, tira le verre de ce dernier jusqu'à lui et se désaltéra.

-Drago c'était mon verre, objecta Harry en le fixant.

Le blond fit la sourde oreille, et continua tranquillement à boire tout en regardant impassiblement son parrain, son professeur préféré, négligemment endormi sur la table, puant l'alcool et loin de l'homme respectable qu'il était.

-Commençons, Harry, déclara Drago en reposant délicatement le verre vide sur la table.

-Commencer quoi, Drago, ronchonna le dit Harry.

-Harry ne te rends tu pas compte de la situation ? Soupira le blond.

La grimace que fit le survivant répondu à sa question, il n'avait aucune idée de se que lui parlait Drago, alors aller jusqu'à comprendre la situation, était chose impossible.

-Tu ne vois pas de Snape à un problème, l'informa Drago.

-Quoi ! C'est maintenant que tu t'en rends compte, Drago. Moi je l'ai toujours su, dès ma première année, je savais qui avait un truc qui tournait pas rond chez lui.

-POTTER. C'est qui, qui fait l'enfant maintenant, hein ? Lança triomphalement le Serpentard. Fait pas comme si tu comprends pas de quoi je veux parler.

Drago n'avait pas tord sur ce coup là, c'est vrai qu'il faisait celui qui ne comprenait pas, alors que tout Poudlard subissait la mauvaise humeur du potioniste depuis plus de deux semaines. Ok, Snape avait en ce moment un plus gros problème que d'habitude, mais a savoir le quel, telle était la question. Mais a en juger par ses dires, la belle créature devant lui connaissait les tenants et les aboutissants de tout ce micmac qui l'avait conduit jusqu'ici. Marquant sa résignation par un faux sourire, Harry laissa Drago poursuivre.

-Bien, comme je disais, notre bien aimé professeur Snape (Harry tira la langue) as depuis quelques temps un petit problème, et puisque par TA faute nous sommes ici nous allons en profiter pour le résoudre.

Mon rêve de toujours va enfin ce réaliser : je vais aider l'homme qui a fait de ma scolarité un paaaaaaaaradis. Quelle joie ! Rien que dit penser j'en pleure de bonheur.

-Potter, tu m'écoutes ? Le questionna le blond.

-Non pas vraiment, rétorqua Harry. Le simple faite de savoir que JE dois venir en aide à Terreurman ne me réjouis pas.

-Il n'est pas le seul à souffrir, Potter.

-Harry

-Arrête ça.

-Harry, appel moi Harry.

-Sinon quoi tu vas te déshabiller ici.

-Et pourquoi pas. Il n'y a que nous trois personnes dans la pièce, et ton parrain chéri est totalement amorphe, il risque pas de me voir.

-Tu trouves que tu as un comportement d'adulte, là ?

-Oh, donc moi je dois me comporter comme un adulte en t'écoutant parler, mais pas toi, tu peux continuer à faire l'enfant en en ne m'appelant pas par mon prénom.

-Je ne vois pas en quoi t'appeler HARRY, rendrais mon comportement plus mature.

-Parce que c'est comme ça que font les gens qui s'aiment et se respectent.

-Potter, je ne t'aime pas, je te l'ai déjà dit, non.

-Mais tu me respectes, j'suis ton héro, ça aussi tu l'as dit.

-J'aurais mieux fait de me casser une jambe, à ce moment là. Non, mieux encore, tu aurais du te casser une jambe à ce moment là.

-Dommage pour toi. Non seulement j'ai toutes mes jambes, mais en plus j'ai une très bonne ouie.

- Et vous n'êtes pas le seul, Potter.

L'échange entre les deux garçons avait été si bruyant qu'ils en avaient réussit à réveiller le troisième homme à leur table. Se tenant la tête entre les mains, le professeur de potion ne semblait pas prêt à leur pardonner l'interruption de son sommeil.

-Qu'est-ce que vous faites encore ici, hein ? Articula péniblement l'enseignant. Vous n'avez pas pris le magicobus pour rentrer ?

-Parrain on ne va tout de même pas rentrer sans vous.

-Ah, oui ! Et pour quoi, Drago ? Parce que tu t'inquiètes pour moi ? Comme c'est gentil, comme c'est trop mignon, crachait Snape.

-Parrain, je vais vous aidez.

-Drago, je crois que vous devriez arrêter de fréquenter Potter, il a une mauvaise influence sur vous.

-Et voilà ça va être de ma faute, maintenant.

-La ferme, Harry.

-Tiens c'est plus Potter, mais Harry. Je crois que vous êtes perdu Drago.

-Dans ce cas, Parrain nous sommes perdu tous les deux et vous, vous êtes encore plus au fond du trou que moi.

-Seriez-vous en train de me prendre pour modèle, Drago. Et moi qui pensais qu'avec la guerre vous seriez devenu plus indépendant. Mais vous êtes comme un chien, il vous faut toujours suivre quelqu'un. Si c'est pas votre père, c'est moi.

-Parrain, votre attention à mon égard me touche énormément, mais gardez votre venin pour ceux qui en seraient impressionné. J'ai tâté des crocs plus acerbes. Ceux de mon père par exemple, beaucoup plus effrayants que les vôtres. Alors maintenant que vous êtes réveillé, vous allez me faire le plaisir de dégager votre carcasse, de là en allant vous doucher. Je ne vous indique pas le chemin à prendre.

Harry venait de mettre le doigt sur l'une des questions qui l'avait taraudé après la guerre. Pour oublier, Drago, il avait écrit sur un parchemin les plus et les moins de la personnalité du Serpentard. Et au bout d'une dizaine de minutes, la colonne moins était remplit à raz bord. Il avait tellement de défauts que les quelques qualités qu'il lui avait trouvé : beau, intelligent, membre de l'ordre du phénix, aurait servit à dégoûter quiconque aurait poser les yeux sur cette feuille. Il l'avait ensuite placé sous son oreiller et chaque soir, chaque matin et dès qu'il s'approchait de son lit, il jetait un coup d'œil à ce papier pour le dégoûter, un peu plus du blond à chaque fois. Ce ne fut pas les mots écrient sur ce parchemin qui endormit ses sentiments, mais l'indifférence envers lui donc faisait preuve Drago. Pourtant de temps à autre cela ne l'empêchait pas de se demander : Comment peut-on aimer un homme sans aucune qualité ?

C'est pas qu'il n'en a pas se dit Harry, c'est qu'il les cache. Et en une journée ici, il pouvait agrandir la colonne plus du parchemin sur la personnalité du vert et argent : sensible, déterminé, câlin, et actuellement grâce à cette conversation, il pouvait rajouter…le paradoxe Dragonien. Ce paradoxe, il le connaissait, il l'avait déjà vu, mais il n'avait pas compris que c'est l'un des points culminants de l'amour qu'il éprouvait pour l'aristocrate.

Snape ricana, enfin c'était le terme qui convenait le mieux à la gestuelle de l'enseignant, sortant Harry de son trouble. Le potioniste se leva non sans gémir, les effets de l'alcool les lendemains de fête étaient idem chez les sorciers comme chez les moldus. Il posa une main sur les cheveux parfaitement lissés de son filleul.

-T'es bien un Malefoye, Drago.

Et il s'en alla cachant la douleur explosive qui lui broyait l'âme.

Un long silence s'installa à près le départ de leur enseignant. Tonyjo, avait même eu le temps de passer deux fois déposant jus de citrouille et petits gâteaux sur leur table. Harry n'avait pas osé reprendre la conversation, d'autant plus qu'il ignorait comment Drago voulait régler le « problème » de Snape. Cependant profitant de leur mutisme, il se mit à réfléchir à une solution pour entraîner Drago à « wuthering heights » guidé par un Snape propre et sobre. D'abord, Snape. Comment l'amener à lui rendre service ? Problème insoluble, l'espion n'accepterait jamais. Et vis versa pour Drago, le blond ne voulait pas aller voir le château, sans et surtout avec lui.

Oui, mais ne venait-il pas d'assister à belle démonstration d'amour filial. Le parrain acceptant sans broncher d'aller se laver pour faire plaisir à son filleul, et ce dernier refusant de quitter les lieux sans son deuxième papa. C'était Serpentard ça, mais il avait bien faillit être un vert et argent lui-même, alors utiliser quelques techniques des membres de cette maison, n'était pas si inconvenable que cela. Il allait leur dire à chaque fois que c'était l'autre qui voulait y aller. Il trouverait bien un moyen de les voir séparément pour les influencer dans son sens.

Fier de sa stratégie, Harry dégusta le gâteau devant lui, il était vraiment bon. Y avait pas à dire, la cuisine ici, était délicieuse. Il reviendrait rien que pour ça. Il emmènerait Ron et Hermione cette fois-ci, pour qu'ils goûtent eux aussi à ces mets délicieux. Une autre assiette pleine de gâteaux glissa dans un grincement jusqu'à lui. Drago n'aimait pas les choses sucrées. Il les aimait vraiment pas ou c'était pour garder la ligne. En tout cas rien ne l'obligeait à lui donner sa part. Encore une qualité à rajouter sur son parchemin : généreux.

Harry le remercia en lui donnant un baiser sur la joue. Rien ne l'empêchait d'être séducteur, et fit fi de la mine contrit du serpent par son geste. Il mangea la seconde pâtisserie avec passion et engouement en repensant à son petit stratagème. Dès que la collation disparu de la table, Drago fit apparaître magiquement de quoi écrire : parchemin, plume, encre. Et poussa le tout devant Harry.

-Mettons nous au travail, maintenant, annonça calmement l'aristocrate.

Harry le regarda sans comprendre. Il était pire qu'Hermione, ce mec. Même un dimanche, loin de Poudlard, il voulait faire ses devoirs ?

-Nous n'avons pas de manuels ici Drago.

L'œil immobile, fixant dédaigneusement son voisin, Drago contemplait la fameuse « stupidité légendaire des Gryffondors ».

-Et nous ne sommes pas non plus à Pourlard, HARRY, tonna Drago de sa voix traînante, un brin moqueuse pour faire comprendre à son compagnon, il était… à côté de la plaque.

Se sentant mené en bateau, Harry n'osa poser la question qu'il avait au bout de la langue : Alors comment fait-on pour travailler ? Mais répondant au diction : pour battre ton ennemi il faut le connaître, Drago posa la question a sa place. L'effet fut immédiat, Harry voulut fuir les regards dominateurs et sûr de lui de son vis-à-vis.

-Harry, (Drago approcha son visage de celui du brun) ne t'ai-je pas dit tout à l'heure que nous avons un problème a résoudre.

Une lumière s'alluma dans le regard du survivant, Snape.

-Nous allons travailler dans le but de secourir notre professeur de potion du dilemme qui le taraude depuis quelques temps. S'il continue sur la voie de l'alcool il finira par PERDRE son travail, et AUCUN élève de Poudlard, ne voudrait que cela n'arrive, surtout pas MOI qui ADORE les RETENUS en sa charmante compagnie.

Drago, qui au début de sa tirade acquiesçait de la tête, avait finit par l'assassiner du regard sur la fin de sa phrase.

-Je ne te demande pas ton avis HARRY, tu écris, je dicte.

-Pourquoi c'est moi qui doit écris, Malefoy, s'énerva Harry.

Sans aucun signe de violence, extérieur, Drago approuva. Il tira le parchemin à vers lui.

-Comme tu voudras, Harry. Tu dictes, j'écris, dit Drago étirant les lèvres.

Plus pigeon que lui tu meurs. Drago maître de la situation, savait très bien qu'il ignorait le contenue de ce qu'il devait dicter, il ne connaissait pas le problème de Snape, alors aller trouver une solution pour l'aider relevait de l'impossible. Et pourquoi l'appelait-il Harry soudainement ? Ce n'était pas leur petite dispute de tout à l'heure qui avait fait changé Drago de point de vue.

-Cesse de me manipuler, Malefoy et dit moi ce que tu veux exactement ? S'irritait le sauveur.

Vainqueur, mais n'était-ce pas là son but, Drago replaça le nécessaire pour écrire devant le Gryffondor.

-Ton entière collaboration.

Harry soupira bruyamment, Drago sortit sa seconde carte de sa manche.

-Et je ne t'appellerais plus que par ton prénom, Harry.

Harry était déjà en position pour écrire. Le parchemin parfaitement étalé devant lui, la plume pleine d'encre. Drago tardait, selon lui, à lui dire quoi transcrire. De son côté, le Serpentard était fasciné par la rapidité avec laquelle, le rouge et or avait saisit la feuille. Même Potter était corruptible, il suffisait de trouver son point faible –en l'occurrence lui- et surtout de bien doser –ne pas demander des choses à l'opposé des convictions Gryffondoresques- et le survivant était dans la boîte. Il s'en souviendrait, foi de Malefoy.

Ainsi fort de son succès Drago commença sa dictée.

-Mon Cher Rémus

-Qu'est ce que Rémus viens faire la dedans ? S'indigna Harry.

-C'est le cœur du problème, Harry.

-Quoi ?

-Tu n'étais pas là, le jour où le lycanthrope a débarqué avec sa grande question : je veux savoir pourquoi ?

-Si j'étais là et j'ai même entendu la réponse. Abjecte est le mot pour la définir.

-Moi, ce que j'en retiens se sont les tables qui ont défait ma parfaite mise en plis.

-Je vois pas le rapport.

-T'es bien le seul, Po…Harry. Mais comme tout le monde s'en fou et moi le premier, contentes toi d'écrire.

Au bout d'une heure, après mille et un commentaires d'Harry qui irritèrent Drago, une lettre bien tournée, était rédigée. Le Serpentard la lu à haute voix, pendant que le Gryffondor se massait la main.

Mon Cher Rémus.

Personne plus que toi, ne doit me détester en ce moment. Et le culot dont je fais preuve en t'envoyant cette lettre, est tout simplement indigne des souffrances que tu as subi par ma faute. Mais je t'en conjure, à genoux devant toi je te supplie de la lire jusqu'au bout.

Voici plusieurs jours que je tourne et retourne les faits dans ma tête, et je sais que je ne trouverai pas de solution sans toi. Depuis que tu m'ignores, j'ai perdu la faculté de penser rationnellement. Car vois tu, tu es devenu ma seule obsession. Je sais mieux que quiconque ce que je t'ai dit il y a deux semaines. Et tu peux rétorquer à mes arguments qu'on ne connaît la valeur de son qu'on a que lorsqu'on l'a perdu, mais la situation est plus compliquée que cela.

Il faut absolument que je te dise la vérité, car chaque jour qui passe sans toi est un jour sombre où la défaite, qui a tant été ma maîtresse, frappe à ma porte me demandant de lui ouvrit pour recommencer notre danse mélancolique. Mais c'est dans tes bras que je veux être, c'est avec toi que je veux danser. Comment te dire pardonnes-moi sans répondre à cette question : Pourquoi m'as-tu quitté Sévérus ?

Jamais aucun de mes amants n'a été tel que toi, pour la simple raison que toi tu n'es pas un amant, tu es une partie de moi, tu es mon âme sœur, ma moitié. Aujourd'hui plus que jamais, je sais ce que je veux, et c'est toi que je veux. Alors pour répondre à ta question, pour une réponse franche, honnête et sincère, retrouves-moi aujourd'hui à la cabane hurlante à Pré-au-Lard vers 17h.

Je t'attendrais jusqu'à ce que tu viennes, quitte à passer ma vie entière enfermé entre les quatre murs de cette maison.

Ton Sèv.

Trop romantique pour Harry, il voyait bien mal Snape dans se rôle, et puis Rémus n'était pas aussi bête pour gober de telles balivernes. Mais bon, il pouvait encore rajouter une autre qualité positive au caractère du blond : fleur bleu. Quand à Drago il était satisfait de son travail –certes Potter l'avait aidé, mais c'était surtout lui qui avait fournit le gros de l'effort. Il sortit sa baguette, l'agita en haut du papier et l'écriture changea. Celle d'Harry fit place à une autre que le brun reconnue immédiatement. C'était lui qui avait écrit tout ça et c'était Snape qui remporterait les lauriers de son effort. Vraiment, injuste. Bah ! De toute façon, son parrain de substitution n'ira pas au rendez-vous alors autant que son implication dans cette affaire ne soit pas dévoilée. Mais qu'espérait Drago en faisant ça, que Rémus retombe dans les bras de Snape ! C'était du délire Rémus avait déjà oublié cet homme imbuvable et aucune explication mielleuse sortie de l'esprit torturé d'un Serpentard ne changerait les choses. Drago serait-il crédule ? Perdu dans ses pensées il ne vit pas Drago dupliquer la lettre.

-Allons-y Harry.

Le survivant n'en croyait pas ses oreilles Drago venait-il d'accepter ? Il voulait y aller ? Si c'était ça pas besoin d'exécuter son plan « diabolique ».

-Tu acceptes ?

-Accepter quoi Harry ? L'interrogea le blond

Le Gryffondor était sur le point de répondre, quand un doigt se posa sur sa bouche.

-Non, ne répond pas. Laisse moi faire. La réponse est non. Non, je n'irais pas visiter le dernier pan de mur resté debout d'une vielle bâtisse, qui en plus semble être d'origine moldu.

Le regard déçut du brun enchanta le blond. C'est pas parce qu'il l'appelait Harry maintenant qu'il devait être gentil l'un envers l'autre, bien au contraire.

-Lèves-toi, Harry. Et puis non reste ici, je vais aller envoyer cette lettre tout seul.

Sur ce Drago s'en alla laissant un Harry plus décidé que jamais à se rendre à : wuthering heights .

Merci et laissez des reviews ça fait toujours plaisir de savoir que ce qu'on écrit plait.

Olidée