Et
voila, la fin.
Je remercie tout ceux et toutes celles qui m'ont
lu et envoient des reviews. Merci de votre confiance et de votre
patience, merci à tous et à bientôt dans une
autre fic.
Bonne lecture.
Olidée.
Je veux savoir pourquoi – fin.
Le retour à Pré-au-Lard se passa sans embûche. Harry avait fait ce que lui avait dit Drago : payer la chambre, récupérer Snape et attendre dehors avec ce dernier. Le blond était sorti peu de temps après, un sourire mauvais aux lèvres, et ils avaient tous les trois transplanés jusqu'au village de sorciers.
Les rues étaient désertes en ce dimanche après-midi, le ciel était même sombre. Devant ce triste paysage, Harry regretta sa promenade ensoleillé et insouciante à Wuthering heights. Son compagnon lui semblait totalement indifférent à ce changement brutal de température et se dirigeait sans se soucier du fardeau qu'il avait à porter vers la cabane hurlante. Sachant que le Serpentard ne lèverait pas le petit doigt pour l'aider à traîner Snape à destination, le jeune héro du monde magique serra les dents et avança.
Lorsqu'Harry entra à son tour dans la cabane hurlante, Drago baguette en main, faisait apparaître un lit (quelle drôle d'idée), une douche (ça par contre, pour l'autre, ce serait pas du luxe). Tel un sac dont on souhaite se débarrasser au plus vite, le sauveur du monde magique jeta le vénérable espion de l'ordre du phénix, au bord du lit.
Hélas pour l'enseignant, le jeune Gryffondor qui était aussi son élève le plus détesté, rata son coup, et la masse noir qu'il était se retrouva au sol dans un nuage de poussière.
-PODHEURG !!! Grommela le potioniste encore sous les effets de l'alcool. Vout me le pèlerez. (Traduction : POTTER, vous me le payerez)
Après avoir grogner des phrases sans queux ni tête, qui n'auraient même pas effrayer un premier année, Sévérus grimpa sur le lit, non sans l'aide d'un coup de baguette magique de Drago. A peine avait-il posé la tête sur les draps propres qu'il s'était endormi laissant ses élèves gérer la situation.
-17h moins le quart, informa Harry. Rémus ne viendra jamais.
-Il viendra, Harry, fait moi confiance.
-Il faudrait plus qu'une jolie lettre bien écrite pour le faire venir ici.
-Qu'importe que tu ne me fasses pas confiance, Potter, s'énerva Drago. Tu m'as donné.
-Si je te donne l'impression de ne pas de faire confiance excuse moi, Drago, l'interrompu le brun.
-….
-Allez, Drago, appelle moi encore, Harry. Minauda le rouge et or.
Le Serpentard le fusilla du regard.
-Ecoute Drago, je me pose juste la question. Pourquoi Rémus viendrait jusqu'ici ? Demanda Harry le plus sérieusement du monde.
-Parce que mon plan est parfait, lui répondit le vert et argent avant de lui tourner le dos.
Harry leva les yeux au ciel, c'était pas un réponse ça. Juste de l'autosatisfaction. Saleté d'aristocrate. Croissant les bras sur sa poitrine, il regarda son bien aimé. Et la scène qui se joua devant lui le laissa perplexe. Décidément un Serpentard ça cache beaucoup de choses sous sa cape. En effet, Drago ouvrit son manteau et en sortit, une table, un chaudron, divers ingrédients, un bec bunsen et commença à préparer une potion.
-Heu…. Entama le Gryffondor, tu marches vraiment avec tous ça sur toi, Drago ?
Le blond resta concentré sur sa potion et ne sourcilla même pas.
-C'est en rapport à la grande bataille.
Toujours aucune réponse.
-C'est avec ça que Rémus vas venir ?
N'obtenant aucune réponse à ses questions, Harry alla s'asseoir dans un coin, en boudant et maudissant la prétention de l'aristocrate. Drago resta penché sur sa préparation cinq bonnes minutes avant de redresser la tête. L'Elu en profita pour calmer sa colère et adoucir ses sentiments en le regardant faire. Il était claire que cette potion devait servir les desseins qu'avait élaboré Drago, tant de témérité, était à applaudir. Voila encore une qualité à ajouter à sa liste des bons côtés de Malefoy. Harry se mit à sourire intérieurement.
Quand l'aristocrate qu'il était redressa la tête, il constata, non sans une pointe d'amertume, que Potter boudait dans son coin. Satané week-end, son meilleur ennemi était sur le point de devenir son …. Amant ? Non !!! Juste des amis, ok ? AMIS. Soupirant il alla jusqu'à son compagnon d'infortune. Le regardant de haut, attendant qu'il se lève pour entamé une conversation. Mais têtu comme l'était Harry, il n'en fit rien. Le Gryffondor se mit à lui sourire, se qui exaspéra encore plus le Serpentard qu'il était. Retenant son agressivité, il fit apparaître un confortable fauteuil et s'installa pour parler.
-HARRY, voila mon plan.
Le rouge et or tendit l'oreille.
-Je sais bien que le professeur Lupin, ne viendrait pas juste à cause d'une lettre même bien tournée et intrigante. La lettre ne servira que s'il vient. (Harry fronça les sourcils d'incompréhension, Drago soupira devant l'incompétence du brun). Pour qu'il vienne il faut qu'il y ait ici une chose irremplaçable. (Drago marqua un silence, espèrent qu'Harry arrive à suivre sa logique). Harry, être amoureux de Snape, c'est remplaçable, non ?
-C'est sure. Mais, qui est amoureux de Snape ? Personne.
-Harry, on en a déjà discuter, non ?
-Pour moi c'est pas possible.
-Harry dis-toi que si Lupin et Sévérus c'est pas possible, toi et moi c'est pas possible non plus, menaça le vert et argent.
Une lueur de compréhension traversa enfin les rétines d'Harry au plus grand bonheur de Drago.
-Qu'est ce qui est d'irremplaçable pour Lupin ? Questionna Drago.
Un flou artistique dans le regard de son vis-à-vis lui répondit. Désespéré, il décida d'arrêter cette conversation qu'il voulait dynamique pour un long monologue. iGranger n'est jamais là quand on a besoin d'elle, elle, elle aurait compris /i
-(soupire) A 17h je vais me rendre à Pourdlard, j'irais directement aux appartements du lycanthrope, et je lui dirais qu'il faut qu'il aille te récupérer ici. Toi pendant ce temps, tu vas donner à mon parrain la potion anti-gueule de bois que je viens de préparer et fait lui lire la lettre, et conseille lui un douche avant que le loup charmant ne vienne. Une fois que Lupin sera là, rendre dans ta tour.
-On se verra plus tard ? demanda tristement Harry.
-Au repas, tonna le blond.
-Et c'est tout ?
-Je sais pas, Harry. Pour le moment c'est tout. Mais te connaissant tu trouveras bien un moyen pour qu'on se voit rapidement.
Tel un félin, Harry s'élança vers Drago posa ses bras sur les rebords du fauteuil pour l'emprisonna
-Comptes sur moi pour ça, princesse, tu seras pas déçu.
Si le grand Drago Malefoy qu'il était n'était pas anglais, il aurait cru que le ciel lui tombe sur la tête. iPrincesse ? Moi ? JAMAIS ! /iProfitant de l'état de choc du vert et argent, le sauveur du monde approchait son visage de celui de son bien aimé, dans l'espoir d'un baisé volé. Drago voyant le visage du Gryffondor de plus en plus gros, se sentit soudainement pris au piège. Paniqué, l'esprit dans le brouillard, il laissa réagit son corps. Il déposa fermement ses mains sur les épaules du jeune homme pour le stopper. Retrouvant ces esprits grâce à ce geste, il peut ensuite décrocher un regard assassin à Harry.
PRINCESSE ? Non, il n'avait pas entendu Potter dire ça ! Se redressant tant bien que mal sur son lit, Sévérus pu voir le rouge et or penché sur un fauteuil, deux mains blanches sur les épaules. D'un coup, l'enseignant se sentit dégrisé -enfin, de moitié. Assit sur le rebord du lit, il contempla la table de travail qui était devant lui et la potion qui baignait dans le chaudron. Grâce à son œil d'espère il peut immédiatement reconnaître une potion anti-gueule de bois. Secouant la tête tout en remerciant son filleul pour son attention, Sévérus se recoucha, comme ne voulant pas gêner –depuis quand, lui Sévérus Snape, ne voulait pas gêner Avorton Potter ?– Décidément le lycanthrope avait une mauvaise influence sur lui, une très mauvaise influence. Rémus. Le souvenir de l'enseignant de défense contre les forces du mal, fit saigner son cœur. Une envie de Whisky pur-feu envahi tout son être. Ne cherchant même pas à se contrôler, Séverus jeta des regards obliques sur la pièce qui l'entourait, la terreur des cachots râla intérieurement en constatant où il était : la cabane hurlant. Tant d'évènements liés à cet endroit et tout en rapport avec le loup-garou. Cette fois, sure, une bouteille ne suffirait pas. D'un bon, le maître de potion se retrouva debout, un peu chancelant, mais sur ses deux pieds tout de même. Se tenant devant lui, d'un air hébété l'incapable Potter. Sans se préoccuper du rouge et or, Sévérus réclama son filleul.
-Drago, puis-je savoir pourquoi je suis ici ? Tonna sa voix plus rocailleuse que d'habitude.
-Ha non, moi c'est Potter, Harry Potter. Lui répondit bêtement le jeune homme au sourire débile en face de lui.
-Hélas pour moi, Potter, je sais qui vous êtes, contra le professeur glacialement.
-Mais c'est vous… tenta de se justifier l'élève. Chose dont l'enseignant qu'était Séverus Snape avait le plus horreur.
-Ne répondez Potter, le coupa Snape.
Agacé le Gryffondor se tu, le temps que son interlocuteur se rend compte qu'ils n'étaient que tous les deux dans la pièce.
-Où est M. Malefoy, Potter ?
-M. Malefoy est retourné à Poudlard pour y chercher le professeur Lupin, Snape.
Effets réussit, pensa Harry devant l'air décomposé de l'enseignant. Mais ce dernier repris vite son masque d'impassibilité –tinté d'alcool, cette fois.
-Potter vous manquez de correction, commença Sévérus, en tant qu'ense….
Mais il fut coupé par Harry qui avait déplié un parchemin et qui se mit à le lire :
-Mon Cher Rémus. Personne plus que toi, ne doit me détester en ce moment. Et le culot dont je fais preuve en t'envoyant cette lettre, est tout simplement indigne des souffrances que tu as subi par ma faute. Mais je t'en conjure, à genoux devant toi je te supplie de la lire jusqu'au bout. Voici plusieurs jours que je tourne et retourne les faits dans ma tête, et je sais que je ne trouverai pas de solution sans toi. Depuis que tu m'ignores, j'ai perdu la faculté de penser rationnellement. Car vois tu, tu es devenu ma seule obses….
Sévérus blanc comme un linge, arrachât la lettre des mains d'Harry.
-Qu'est ce que c'est ? Potter, répondez moi !
- Une lettre de vous envoyez à Remus grâce à Drago. Expliqua Harry non sans une pointe de crainte dans la voix.
Pétrifié, Sévérus se mit à lire le parchemin et plus il lissait, et plus il se rapprochait de la couleur de peau naturelle des Malefoy.
-Drago Lucius Malefoy, grogna le potioniste. Pourquoi te mêles tu de mes affaires.
Après une profonde respiration, une analyse rapide de la situation, Sévérus se ressaisit. Il ne pouvait décemment pas se montrer à Remus sous ce jour ? Fusillant Harry du regard, il tendit la main.
-La potion anti-gueule de bois, Potter.
Offrant son éternelle sourire de vainqueur (enfin d'attarder pour la grande majorité des Serpentards), Harry déposa un petit flacon dans la main du maître de potion qui la bu immédiatement. Quelque seconde après, il semblait évidant que Sévérus Snape, n'avait plus une goutte d'alcool dans le sang. Ce qui déçut énormément Harry, il aurait bien voulu montrer Snape dans cet état à Hermione et Ron.
Tout en se dirigeant lentement vers la salle de bain aménagée de Drago, Sévérus pour honorer sa réputation du prof le plus détesté de toute l'histoire de Poudlard, lui prédisait son avenir proche :
-Potter, vous avez quitté l'enceinte de Poudlard sans autorisation. Certes ce n'ai pas la première fois, mais cette fois-ci, je m'assurerais personnellement que vous n'échapperez pas votre châtiment sous prétexte d'héroïsation. De plus, je ne sais pas ce que vous avez forcé M. Malefoy a avalé pour accepter de participer à votre l'arsin, mais inciter un camarade à commettre un crime est punissable. Sans compter que je vous ai vu le débaucher, avoir des gestes douteux sur sa personne, et boire de l'alcool.
Harry comme un poison dans l'eau, ouvrait et refermait la bouche, sans pouvoir se défendre. Sévérus finit par disparaître derrière un rideau, laissant Harry totalement frustré, furieux et incompris. Serrant sa baguette à en saigner, il se retenait de lancer un impardonnable sur l'abomination se douchant. Comment Rémus pouvait aimer un tel être, c'était impossible. La réponse de Drago à cette certitude, le troubla de plus belle. Il est vrai que si Hermione, et surtout Ron, s'avaient qu'il avait Malefoy, le Serpentard vicieux dans la peau, ils ne comprendraient pas et diraient que c'est impossible. Pourtant cela ne calma pas son envie de meurtre. C'était lui et Drago qui l'avaient entraîné dans cette histoire là. Bon, ok, il aurait peut-être du rester avec ses amis hier après-midi, mais… mais… c'était un complot Serpentaresque, il ne pouvait pas laisser passer ça tout de même !
Un coup sec à la porte de la cabane, le ramena à la réalité. D'un pas déterminé, il alla jusqu'à la porte et l'ouvrit en fracas.
Dans l'encadrement d'une porte d'une maison en ruine d'un village de sorcier perdu quelque part en Angleterre, deux homme aux apparences calme mais aux regards fulminants, se trouvaient face à face. Tout deux bruns, tout deux de Gryffondors et tout deux amoureux d'un Serpentard. Ils avaient beaucoup de points communs, beaucoup de choses à se dire, mais ce soir n'était pas le jour pour ça.
-Rentre à Poudlard, Harry. Et va immédiatement voir le professeur Dumbledore. Il t'attend. Tu y trouveras aussi Malefoy, lâcha doucement mais brutalement son parrain de substitution.
-Je serais puni ? Demanda Harry.
-Ne vous l'ai-je pas déjà dit, Potter, trancha une voix glaciale provenant de l'intérieur de la cabane. Et puisque vous verrez M. Malefoy avant moi prévenez le qu'il n'échappera pas à mes sanctions, tout comme vous.
-Ni au miennes, enchaîna le lycanthrope sur le même ton.
Sans se retourner, ni jeter un coup d'œil vers Rémus Harry partit comme une flèche, exacerbé, mais satisfait de savoir qu'il ne sera pas le seul puni. Et que si les punitions de Snape pour Drago seraient légères, celles de Rémus ne le seront pas. De plus, qui sait, avec un peu de chance, ils auraient des punitions communes et donc plus de temps pour renforce leur amoureux…. Enfin leur amitié.
Il referma la porte tout en se demandant qu'est-ce qu'il était venu faire ici. Restant le plus distant possible du directeur des Serpentards, qui pour son plus grand malheur n'était vêtu que d'une serviette autour de la taille, Rémus baladait son regard sur l'ancien lieu qui lui servait de rejuge des années plus tôt. Il était tiraillé entre le souvenir passé de ses amis James et Sirius et l'envie de sauter sur l'homme en tenue minimale devant lui. Mais comment oublier l'humiliation que lui avait fait subit ce dernier ? Tout en évitant de regarder Sévérus, le lycanthrope restait de marbre, debout telle une statue antique.
Sévérus, grâce au peu de vêtements qui recouvraient son corps, n'était pas peu fière de la situation. Pourtant il ne savait pas comment l'aborder. Par quoi devait-il commencer ? Et devait-il expliquer quoi que ce soit à son confère ? Alors qu'il était perdu dans ses réflexions, Rémus rompit le silence.
-Je ne suis pas venu ici pour qu'on se regarde dans les blancs des yeux, professeur Snape. Si vous permettez je repars, annonça calmement l'ancien Gryffondor avant de tourner les talons.
-A tu lus la lettre ?
Le professeur Lupin stoppa son mouvement, mais ne répondit pas pour autant.
-Tu l'as lu alors.
Sévérus alla s'asseoir sur le lit.
Rémus Lupin, lui aussi héro de la guerre, décorer pour services rendu à la patrie, etc, fulminait. Il avait envie de partir, ce qui était fait, était fait et il n'avait plus à revenir sur le passé. Pourtant, son collègue et ancien amant, était sur le point de lui fournir des explications plus cohérentes que précédemment, devait-il cracher dessus ?
Tel « Le Penseur » de Robin (œuvre moldus qu'il ne connaît absolument pas), Sévérus se massait le front. Par quoi devait-il commencer ? Après un soupire, il se redressa.
-Je sais que je t'ai blessé, Rémus.
-N'était-ce pas le but ? Répondit sarcastiquement le lycanthrope, avant de faire apparaître une chaise pour s'asseoir, très loin de Sévérus.
-Non Rémus, le véritable but était de t'éloigner de moi.
-Horg ! Celui là ou l'autre, tes projets sont atteint non ?
Sévérus plaqua sa main sur sa bouche, la conversation risquerait de ne pas être facile, son « p'tit loup » était humeur revêche.
-Vas-y repose moi ta question ? Lâcha Sévérus en désespoir de cause.
-Comment ? Fit Rémus surpris.
C'était la première fois qu'il posait sérieusement les yeux sur son interlocuteur. La faible lueur des lieux dévoila avec délice les contours de l'homme devant lui. Son cœur s'emballa, mais sa raison calma ses ardeurs.
-Quand tu as déboulé, comme une furie il y a deux semaines dans ma salle de classe, tu avais une question à me poser ? Alors repose la moi maintenant.
-Tu vas me répondre ?
-Oui.
Un court silence s'installa.
-Dit moi juste une chose avant, supplia le professeur de DCFM.
-Juste une chose avant, se moqua gentiment Sévérus.
-Je suis sérieux Sév.
Le potioniste plongea son regard noir dans celui marron du loup-garou.
-Ta vérité est-elle plus ou moins cruelle que la dernière fois.
Snape mit quelque seconde avant de répondre que c'était à ce dernier d'en juger. Un nouveau silence plana.
Rémus se leva de sa chaise, tout en regardant le potioniste qui ne l'avait pas lâché du regard. Il fit disparaître sa chaise, et regarda la porte d'entrée. A ce moment là, Sérérus crut que son cœur s'était arrêté. Rémus ne voulait pas de son explication, donc de lui. Le sol s'ouvrait sous ses pieds, jamais il ne s'en remettrait. Serrant les dents, il retenait avec rage la larme qui voulait couler.
Après un longue contemplation vers l'issue de sortie, et un profonde questionnement, Rémus se précipita vers Sévérus et s'assit, avec distance, sur le rebord du lit lui aussi.
-Sévérus, pourquoi m'as-tu plaqué ?
-Bellatrix Lestrange, siffla le maître de potion.
-Elle et toi…s'affola le loup-garou d'égouté.
-NON, le coupa Sévérus. Lupin, tu réfléchis de plus en plus bizarrement. D'abord tu débarques dans ma classe en hurlant, et maintenant tu crois que je fricote avec l'une des mangemorts les plus recherché du pays. Je t'ai connu plus lucide, Rémus.
-Tu sais se qu'on dit pourtant.
-Quoi, que l'amour rends aveugle, donc débile ?
-Non pas exactement.
-Pourtant j'ai eu tout le week-end pour le constater.
-Tu parles de toi, là ?
-Non des deux autres.
-Quels deux autres ? (Soupire de Sévérus) Harry et Malefoy ? (Sévérus secourt la tête) MON Harry avec ce petit Serpentad visqueux ?
-Rémus en tant que professeur, tu dois te montrer impartiale.
-Ne le suis pas assez ? Pourtant j'ai pris des cours avec toi, railla le lycanthrope un petit sourire aux lèvres.
-Tu es irrésistible quand tu souris.
L'amabilité du professeur de DCFM, retomba comme un soufflé. Retrouvant son calme et aussi son mécontentement, Rémus se pinça la lèvre inférieure et détourna son regard. Pourtant, malgré tout, il avait apprécié ses quelques instants de joie avec celui, quoi qu'il en dise, il l'aimait.
-Revenons a notre conversation. Bellatrix Lestrange.
Tout en disant le nom de cette diabolique femme, il lui semblait la voir riant aux éclats, baguette en main, un avada kedavra au bord des lèvres. Elle faisait parti de ces rares mangemorts à échapper encore à la justice. Elle était si cruelle qu'elle était une vraie priorité chez les aurors.
-Je suis un traite quelque soit le camps où je suis.
-Tu n'es pas un traite, tu es un merveilleux espion, Sévérus.
-Pour Lestrange j'en suis un.
-Pas pour ceux de l'ordre du phénix. Et il n'y a que notre avis qui compte, nous sommes les gagnants. Lestrange et sa clique sont à Azkaban et si ce n'est pas déjà fait, c'est pour bientôt.
-Cette femme est folle.
-Je sais. Mais je vois pas ce qu'elle vient faire dans notre relation.
Le mot « relation » fit sursauter, Sévérus. Rémus tenait-il toujours à lui ?
-Notre RELATION ? Répéta le potioniste.
Le loup-garou non plus n'en revenait pas d'avoir utiliser ce terme. Rougissant un peu, il en prit son partie. Il n'avait pas à cacher à son ex-amant qu'il l'aimait toujours et qu'une chance de se remettre ensemble n'était pas à exclure.
-Comment a-t-elle fait pour nous séparer, Sévérus ?
Ce dernier passa pour la énième fois sa main sur sa bouche, comme pour conjurer un sors qui l'empêcherait de parler.
-Pour elle, je suis responsable de la défaite du seigneur des ténèbres.
-Elle n'a pas tord. Sans les informations que tu nous faisais parvenir nous n'aurions jamais pu…
Rémus ne pu finir sa phrase, cette fois, ce fut sur la bouche de son compagnon que Sévérus posa la main.
-Elle me menace, Rémus. Elle m'envoie régulièrement des lettres de mort. Jusqu'à peu, je m'en souciait guère. (Il retire en caressant sa main des lèvres du brun.) Je transmettais le tout aux aurors qui étaient ravie, mais …. Quand j'ai vu ton nom apparaître dans l'une d'entre elles, Remus…. (Il regarda ce dernier plein de tristesse et de mélancolie).
-Tu voulais me protéger, c'est ça ? Elle à sus que nous étions ensemble, elle a dit qu'elle s'empreindrait à moi, et toi… et toi, tu n'as pas trouver mieux que de me quitter.
-….
D'un bond Rémus se leva, se planta devant un Sévérus interdit face à son acte.
-Alors pour toi, je suis un pauvre faible, qu'il faut absolument préservé du mal en lui épargnant les petits détails de la vie quotidienne, et qu'il faut éjecter de sa vie aux moindres soucis, et tout ça, évidement pour mon bien.
-Attend Rémus, c'est… tenta le maître de potion en se levant à son tour.
-Dit plutôt que ça t'arrangeait. Que c'était le prétexte idéal pour me jeter.
-Rémus, tu divagues là.
-Non au contraire, je suis très lucide. Tu ne voulais pas vraiment de moi dans ta vie, Sévérus, sinon tu m'aurais parlé des lettres de menaces de Lestrange bien plus tôt. Et ENSEMBLE on n'aurait cherché une solution.
-Ecoute…
-Non toi écoute. On n'a fait la guerre ensemble, tout les deux, côte à côte, non ? M'as-tu vu flancher, m'as-tu vu trembler, pleurer comme un bébé. NON. J'ai passé des années à souffrir de la cruauté des sorciers parce que je suis hybride, et la seule personne qui me protégeait alors, c'était moi-même. C'est un manque totalement de respect envers ma personne que de croire que tu me protèges en m'écartant de ta vie. Si pour toi, il faut mieux que je sois vivant tout en te haïsses que mort en t'aimant, c'est qu'on à vraiment rien a faire ensemble, Sévérus. Absolument rien.
Sévérus était soufflé par le discours que venait de lui tenir son bien aimé. Jamais il n'avait vu les choses sous cet angle. Et maintenant qu'il venait de l'envisager, il se sentait totalement ridicule. Comment avait-il pu oublier que tout comme lui, Rémus était un survivant. Un être rejeter qui, malgré tout avait fait de sa vie, une vie riche en évènements.
-L'idée de ne plus de voir, n'était insupportable, je….
Rémus avait saisit doucement la tête de Snape entre ces mains.
-M'aimes-tu Sévérus ? Le professeur de DCFM plongea son regard dans celui de son vis-à-vis.
-Oui. A en mourir même. Le dénommé « Terreur des cachots » passa ses mains autour de la taille de son collègue.
-Je t'aime à en mourir, Rém, répéta t-il.
-Et bien sache que moi, Sév, je préfère mourir en t'aimant, que vivre sans toi, poursuivit Lupin en adossant son nez à celui de sa moitié.
-Et si nous sommes ensemble face à cette furie, nous avons plus de chance d'en sortir vivant que seul. Car (il posa un baise sur les lèvres de Sévérus) nous (bisou) nous (bisou) protégerons (bisou) mutuellement (bisou).
-Rémus, (il serra son amant dans ses bras et enfouille sa tête dans le creux de son cou) comment ais-je pu rester sans toi. Ces deux semaines m'on paru une éternité. Pardonne moi, pardonne moi de t'avoir tant fait souffrir. Pardonne moi.
Tout doucement, Rémus remit la tête de son bien aimé entre ses mains, et lui offrit un magnifique sourire, qui rassura immédiatement ce dernier.
-Rémus John Lupin, voulez ressortir avec moi ?
Le lycanthrope, l'œil taquin, un sourire à demi charmeur sur les lèvres, fit descendre ses mains jusqu'aux hanches de Sévérus, caressa les bords de la serviette, et fit glisser une de ses main en dessous. La serviette se dénoua immédiatement, aucun des deux hommes ne cherchèrent à la rattraper dans sa chute. De tout façon, ils étaient trop occupés à faire danser leurs langues dans la bouche de l'autre pour s'apercevoir qu'elle traînait au sol. Rémus se mit à caresser le pénis de son compagnon qu'il sentait s'animer aux rythmes de ses doigts. Ne voulant pas rester en reste, entre deux gémissements, Sev déshabillait Rem. Sa robe avait déjà rejoint la serviette, et sous peu ce serait le tour de son pantalon. Mais étant tout de même désavantagé part sa nudité rapide, Sévérus sentait les mains de Rémus gagner du terrain, si l'une était occuper avec sa virilité, l'autre pétrissait rageusement ses fesses. A peine le pantalon avait-il touché le sol que Sévérus se retrouva allongé sur le lit (merci Drago), un Rémus au regard scintillant au dessus de lui. Il posa ses mains sur le torse du dominé.
-Sévérus Tobias Snape, si tu me promets de ne plus jamais rien me cacher, de tout partager avec moi, non seulement je voudrais ressortir avec moi, mais j'irais jusqu'à t'épouser. Alors c'est d'accord ?
Le maître de potion qui semblait toujours tout dominer, tenta de se soulever pour embrasser son « p'tit loup », mais ce dernier le retenu. Constatant son impuissance, il se résigna –pour le moment.
-Oui je promets, je te dirais tout, absolument tout.
Le lycanthrope se pencha, son visage était si près de celui du potioniste, qu'il sentait son souffle lui caresser les lèvres.
-Sévy, mon Serpenty chéri, veux tu m'épouser ?
La question laissa pantois ce dernier, il ouvrit la bouche de surprise, et Rémus en profita pour s'introduire à l'intérieur. S'en suivit une long et délicieux baisé.
-Oui, oui p'tit loup je veux t'épouser.
-Je t'aime Sév, lui murmura Rémus au creux de l'oreille.
-Je t'aime aussi p'tit loup.
Fin
PS: Si vous voulez une suite, dites le moi, noter aussi vos idées,
et je verais si j'en fais une ou pas. Mais ma prochaine fic se nome :
La Rose blanche. (pour ceux qui sont préssés)
Olidée
