Et voici enfin la fin de cette merveilleuse histoire.
Je remerçit tous ceux qui l'on suivis et pour ne pas vous donnez d'espoir dont vous regrettez, je vous dis tout de suite que c'est bel et bien la fin. Par contre, si quelqu'un est intéresser pour la continuer, j'aimais que vous préveniez pour que je puisse vous évaluer:-)
Merci infiniment pour toute vos reviews et désoler de répondre aussi tard.
Encore un gros merci a tous et peut-être a très bientôt!
Neigine.
Chapitre 13 : Troisième révélation (mais ça ne s'arrête plus !lol !)
« Pourquoi ? » demanda-t-il en pestant intérieurement contre le tremblement de sa voix
Hermione le regarda droit dans les yeux. Et avant même qu'elle n'ouvre la bouche, il sut.
« Parce-que je vous aime. »
Il ne sut combien de temps il resta sans rien dire, à la regarder béatement. Certainement une quinzaine de secondes. Mais ça lui parut des heures. (Merlin devait sûrement avoir de sacrées distractions là-haut, parce-qu'il avait encore laissé le temps s'arrêter !)
Dieu que ces mots étaient doux. C'était la première fois qu'il les entendait. Ou du moins qu'il les entendait prononcés à son attention. Il ne savait pas ce que lui devait ressentir exactement, si c'était du bonheur pur et simple, de la satisfaction personnelle... ou cette peur qui grouillait dans ses entrailles ! Parce-que c'était nouveau. Et Severus en général redoutait un peu ce qui était nouveau et qu'il ne maîtrisait donc pas. Mais là, c'était tout de même un cas particulier. C'était...ce qu'il avait attendu toute sa vie.
Cependant il ne savait quelle conduite adopter. Devait-il la remercier ? Non, un peu ridicule. L'embrasser ? Trop soudain ,pas après tout ça. Dire quelque chose au lieu de la fixer avec un air particulièrement niais et de la mettre dans l'embarras le plus total ? Oui, ça aurait été un bon début.
« Euh...C'est vrai ? »
Bon, on repassera pour le bon début...
« Excusez-moi, bien sûr que ça l'est, j'avais oublié. Euh...je...bien...
'Ne vous fatiguez pas, vous êtes pitoyable !
'Grumph !
'Et oui...Cela m'a fait un choc aussi.
'C'est idiot mais je ne sais pas quoi vous dire...
'J'avais remarqué. – se moqua-t-elle – Mais je ne vous demande rien vous savez...Pour l'instant, vous pourriez vous contenter de m'expliquer certaines choses.
'Lesquelles ?
'Pourquoi êtes-vous, je cite, « incapable de vous ouvrir aux autres », « renfermé sur vous-même » ?
'Parce-qu'ils m'ont toujours jugé sans me connaître. Ils ne m'ont jamais laissé l'occasion de m'ouvrir. Ils me voyaient et pour eux j'étais l'apprenti mage noir, rien de plus. A force on n'a plus envie de les détromper.Et on ne fait plus confiance à personne. On se dit qu'il vaut mieux laisser se baser sur des apparences ou des préjugés.
'Un peu comme vous avec Harry ?
'...Touché... Votre ami est un cas à part... Ne m'interrogez pas là-dessus s'il-vous-plaît ! – s'alarma-t-il
'D'accord. Vous parliez de confiance. C'est parce-que vous ne l'accordez plus que vous n'avez pas compris ma... « bonté » ?
'Non. Je vous fais confiance. Vous êtes une des rares. Je n'ai pas compris parce-que je pensais que je ne le méritais pas.
'Et maintenant ?
'J'ai compris. Mais maintenant, c'est... votre amour, que je ne mérite pas.
'Bien sûr que si ! – répliqua-t-elle fortement avant de s'apaiser – Oh, Profes...Severus, pourquoi vous haïssez-vous comme ça ?
'Je vous ai violée Hermione !
'Non, avant... Pourquoi vous haïssiez-vous déjà avant ?
'C'est une longue histoire.
'Je suis venue pour l'entendre.
'Vous voulez...tout savoir ? - demanda-t-il après une hésitation
'Oui.
'Même des choses affreuses que vous ne pourriez imaginer ?
'Oui...
'Bon... »
Et il lui raconta. Son enfance entre un père alcoolique qui battait une mère qui ne l'aimait pas et des « camarades » d'école qui se moquaient de son nez crochu et de sa frêle constitution, et qui parfois s'amusaient à le ruer de coups, pour se divertir. Son adolescence sous les quolibets et les regards méfiants de tout le collège. Il passa cependant sur ses nombreux démêlés avec les Maraudeurs, qui lui avaient fait connaître parmis les pires humiliations de sa vie. Hermione n'avait pas besoin de savoir ça. Puis il arriva à ses années Mangemort, ce couplet qu'elle avait voulu qu'elle lui épargne quelques jours plus tôt. Il hésita à poursuivre mais elle l'encouragea d'un hochement de tête.
Il lui parla de la haine. Celle qu'il avait développé pour le monde entier et que ce dernier lui rendait bien, celle qu'il avait fini par ressentir pour sa pitoyable existence.
Il lui parla de la torture. Celle qu'il avait fait endurer à de nombreux Moldus et celle qu'il avait subie à maintes reprises de la part d'un Voldemort qui s'ennuyait et voulait exercer son Endoloris.
Il lui parla de la mort. Celle qu'on l'avait forcé à donner et celle qu'il aurait voulu s'offrir après, plutôt que de devoir vivre avec ce poids sur la conscience. Mais il avait été trop lâche. Minable et détestable sorcier de bas-étage incapable d'assumer ses actes ! De toute façon la mort aurait été trop douce pour lui, et il avait conclu que vivre avec ça serait sa punition. Mais au fil du temps, il avait oublié. Et il s'était haï encore plus pour bafouer ainsi la mémoire de cet homme, pour le ranger dans une case de sa mémoire comme n'importe quel souvenir !
Il lui parla de son passage du bon côté. De sa douleur en se rendant compte que même en étant revenu dans le droit chemin, c'était trop tard pour lui. Il avait irrémédiablement changé. Il serait toujours mauvais au fond. Il aimait que ses élèves le craignent. Lui,aigri, acariâtre, froid. Haïssable.
«Enfin... Comme vous avez toujours connu votre cher professeur de potions... » finit-il dans un murmure
Il sortit de l'état léthargique dans lequel il s'était plongé durant son discours et leva les yeux sur Hermione presque craintivement, certain que le mépris aurait remplacé l'amour dans son regard. Mais il vit que le visage de la jeune femme était baigné de larmes.
« Hermione...
'Vous n'êtes pas haïssable !
'Si...
'NON ! Vous avez changé ! Vous vous êtes racheté ! Vous avez sauvé bien plus de vies depuis que vous n'en avez prises ! Vous n'êtes plus mauvais !
'Oh oui, la preuve, j'ai abusé de mon élève !
'Cessez de parler de ça ! Je ne veux plus en entendre parler maintenant ! Vous...vous n'êtes pas haïssable...vous n'avez pas eu de chance, c'est tout... Vous êtes tombés sur des gens qui... des gens stupides ! Il aurait suffi d'une seule personne qui...qui vous aime pour que tout soit différent...
'Si cette personne ne s'est jamais présentée, il y a bien une raison !
'Elle se présente aujourd'hui... »
C'était vrai. Et comme toujours il tentait de trouver une échappatoire. Mais bon sang, pourquoi cherchait-il à la dégoûter ? Ne pouvait-il pas autoriser son cœur à se laisser aller pour une fois ?
« Pardon. Je suis un idiot.
'Vous êtes encore en train de vous reprocher quelque chose...
'Oui. Pardon. – il se tut avant de sourire faiblement – Hermione...Redites-le moi... S'il vous plaît...
'Quoi ?
'Que vous êtes cette personne qui se présente...
'Oh...Je suis là. Je vous aime...Severus... »
C'était bien plus que doux. C'était magnifique. C'était merveilleux.
« Severus ?
'Oui ?
'Il y a autre chose que je voulais vous demander. A propos de la lettre.
'Je vous écoute.
'Vous dites qu'elle était sincère.
'Oui.
'Donc vous ne voulez plus être seul ?
'Non.
'Vous ne voulez plus être loin de moi ?
'Non.
'Vous avez besoin de moi ?
'Oui.
'Vous ne voulez pas...nous perdre ?
'Jamais. – il voyait où elle voulait en venir et commençait à redouter les questions suivantes
'Qu'est-ce que ça veut dire ?
'Que je ne veux pas que nous passions à côté de quelque chose qui pourrait être merveilleux... la chance de ma vie peut-être...
'Je croyais que selon vous, vous ne me méritiez pas.
'...Oui...C'est à croire que ce sérum révèle des choses à celui qui en boit aussi...
'Severus...est-ce que ça veut dire...est-ce que vous...
'Chut ! Ne demandez pas, Hermione ! Ne demandez pas... - dit-il d'une voix triste
'Pourquoi ? – elle eut l'air si désemparé soudain
'Parce-que quelle que soit la réponse, elle m'effraie.
'Vous avez peur d'aimer ?
'Oui. Et j'ai aussi peur de ne plus pouvoir aimer...Oh...Hermione...Je suis désolé, je dois encore vous faire du mal ! Pardonnez-moi...Je... Pardon... »
Et soudain, sans même qu'il l'eut senti venir, Severus Rogue, professeur craint et respecté de potions, s'effondra en larmes devant son élève. Ses confessions l'avaient chamboulé, et la peur de blesser Hermione par son incapacité à lui rendre son amour, ou du moins le redoutait-il, venait de l'achever.
Hermione resta un instant interloquée. C'était la première fois qu'elle le voyait dans cet état. A vrai dire, c'était la première fois qu'elle voyait un homme dans cet état, alors cet homme-là . Puis elle réagit.
Severus, qui portait bien trop de stigmates de sa jeunesse, s'attendait à ce qu'elle se moque de lui, et ceci ne calma en rien sa crise. Aussi fut-il surpris de sentir une main se poser sur son visage et une autre lui caresser doucement les cheveux. Il rouvrit les yeux. Les larmes brouillaient quelque peu sa vue, mais il put constater que Hermione avait contourné le bureau et s'était penchée sur lui. Oh non, il n'y avait aucune moquerie dans son regard. Juste une infinie tendresse.
« Ne pleure pas...C'est te voir pleurer qui me fait mal... »
Severus ne fut pas choqué du tutoiement. Cela lui paraissait même plus approprié, naturel. Elle lui essuya doucement les yeux du revers de sa main.
« Je ne te demande pas de m'aimer tout de suite. »
Elle déposa un baiser sur sa joue.
« Tu as le temps. »
Il ferma les yeux et elle embrassa délicatement ses paupières closes.
« Nous avons le temps. »
Elle embrassa son front puis l'enlaça étroitement. Severus enfouit sa tête dans les cheveux bruns. Ils sentaient l'abricot. D'abord hésitant, il finit par passer ses bras autour de la taille d'Hermione et ils s'étreinrent ainsi pendant de longues minutes.
« Pardonne-moi... - chuchota-t-il
'Je n'ai plus rien à te pardonner. »
Elle s'écarta pour le voir. Elle le contempla un moment, le sourire aux lèvres. Puis elle repassa la main dans ses cheveux et prit un air malicieux.
« Sauf peut-être le fait de ne pas te laver assez souvent les cheveux ! Ils sont vraiment gras !
'Je maudis ce serum et son inventeur sur quarante générations ! – grogna Severus, vexé.
Hermione partit d'un rire franc et il se força à sourire. Qu'elle était belle ! Et brillante, et drôle. Presque parfaite. Trop pour lui. Mais elle l'aimait.
La chance de sa vie...En effet... (1)
Il ne pouvait plus détacher ses yeux d'elle. En fait, il avait peur qu'en faisant cela, elle disparaisse. Car c'était trop beau pour être vrai. Oui, ce devait être un rêve. Un rêve merveilleux dont il ne voulait jamais s'éveiller.
Soudain ,dans son rêve, une bouche soyeuse vint se poser délicatement sur la sienne. C'était si doux. Cela paraissait tellement vrai. C'était peut-être bien la réalité en fait. Mais mieux valait ne pas prendre de risques. Il la regarda encore. Si parfaite... Comment aurait-il pu ne pas l'aimer ? Comment aurait-il pu en douter ? Comment aurait-il pu ignorer ce cœur qui battait à tout rompre dans sa poitrine ?
Elle s'assit sur ses genoux et approfondit son baiser. Ressentait-on de telles choses dans les rêves ? Il y répondit d'abord timidement puis se décida à fermer les yeux et à s'abandonner.
Quand elle rompit leur savoureux ballet linguistique, il se dit que ça y est, il était réveillé. Tant pis, ça aura été bien le temps que ça aura duré. Mais quand il rouvrit les yeux, elle était toujours là, le sourire tendre et les yeux débordants d'amour. (2)
Il prit le temps de graver à jamais cette image dans sa mémoire avant de la soulever doucement et de la mener dans un endroit plus confortable.
Deux heures plus tard Hermione était lovée dans les bras de Severus, au milieu du grand lit. Severus n'avait jamais fait l'amour aussi tendrement à une femme. Il lui avait une bonne dizaine de fois si elle était sûre de le vouloir, terriblement anxieux, et elle le lui avait affirmé une bonne dizaine de fois en lui disant de ne pas s'inquiéter. Il l'avait caressée, embrassée, cajolée pendant une éternité, la menant plusieurs fois à l'orgasme, avant d'enfin oser s'unir à elle. Et ça avait été...merveilleux...magique, pour chacun d'entre eux. Plus que leurs corps, c'était leurs cœurs qui avaient fusionné au travers de leurs cris de jouissance.
Hermione commençait à s'endormir quand Severus émit un petit rire.
« Qu'est-ce qu'il y a ?
'J'avais oublié. C'est mon anniversaire aujourd'hui.
'Oh ! Joyeux anniversaire, alors !
'C'est le premier joyeux que j'ai passé. Grâce à toi. Merci.
'De rien mon amour.
'Hermione, je... je...
'Oui?
'Non,rien...
'Hum...Tu crois que le sérum agi toujours ?
'Je ne sais pas. Pourquoi ?
'Eh bien, je me demandais si vous n'auriez pas...quelque chose à cacher, Professeur Rogue ? »
Severus sourit avec amusement. Il savait que les effets de la potion s'étaient dissipés depuis plus d'une heure. Mais il n'en avait pas besoin.
« Oui. Je vous aime, Miss Granger. » (3)
Epilogue
Plus tard dans la nuit, alors que Hermione dormait paisiblement et que Severus la regardait tendrement.
Bon ben mon Severus je crois que c'est ici que nos routes se séparent.
Et oui mon Darkie, je suis trop sentimental pour toi finalement.
Arrête je vais vomir !Bon...Sache que j'ai apprécié notre collaboration.
C'est gentil.
Ah bon ? Euh...Alors j'ai rien dit ! T'es qu'un gros naze !
Héhé !
Bon, je vais y aller alors...Dis, tu continueras quand même à martyriser Potter, en souvenir de moi ?
Bien sûr.Avec plaisir.
Merci. Ben...bonne chance avec ta Sang-de-Bourbe alors...
Darkie !
Oh ça va, si on peut plus déconner...Allez, ciao ! Tu me manqueras.
Pas toi.
Grumph !
(en)FIN
