Tin tsouin ! La suite ! Merci pour vos reviouch ! Continuez surtout. On retrouve notre Royou tout triste sans sa Riza. Comment va-t-il s'y prendre pour la faire revenir ?

Amestris, Central

Roy se morfondait sans Riza. Voilà déjà trois semaines qu'elle a disparu on ne sait où. Roy avait cherché partout au dernier endroit où il l'avait vu. Rien. Elle s'était volatilisée sans laisser le moindre indices. Il se sentait si seul sans son lieutenant, si désemparé et si vulnérable. Roy savait que Riza comptait pour lui, mais pas à ce point. Jamais il n'aurait pensé en être séparé un jour. Ou plutôt il avait refusé d'y penser, tout en en étant conscient.

Pour le moment, il avait décidé de prendre une douche, espérant que ça lui ferait du bien. Roy était si triste qu'il sentait à peine l'eau chaude couler sur sa peau blanche. Il se savonna avec des gestes d'automate.

" Où est-tu ma chérie ? J'ai tellement besoin de toi si tu savais. Je t'en supplie il faut que tu reviennes Riza. Reviens par pitié REVIENS ! " se dit-il.

Ses larmes se mêlèrent au jet d'eau. Roy pleura un moment, et décida enfin de sortir de la douche. Puis après s'être habillé il prépara son dîner.

" Bah j'ai même pas faim." dit-il en repoussant son assiette.

Roy alla se servir un verre de scotch, et se laissa tomber sur son divan.

" Je devrais peut-être demander l'aide d'Edward. Lui je suis sûr qu'il la retrouverait. Oui je vais le rappeler."

Cette idée lui remonta un peu le moral. Il avait confiance en ce gamin, il retrouverait Riza.


Sud de la France, dans un immeuble abandonné.

Riza changea le pansement de Roy. Sa blessure se cicatrisait petit à petit. Le chef de résistance tolérait la présence de Black Star maintenant. Et puis, vu qu'elle savait beaucoup de choses sur les nazis elle serait d'une aide précieuse. Tant qu'elle et Riza entretenaient de bons rapports.

" Voilà ! Vous voulez que je vous apporte quelque chose ?" demanda Riza.

" Non merci, vous en faites déjà beaucoup. Mais ... pourrait-on se tutoyer ? Après tout ça fait trois semaines qu'on se connaît." sourit-il.

" Si vous voulez." répondit Riza.

" Ah non ! Il faut dire : si tu veux." corrigea Roy.

" J'y penserais." sourit-elle en se levant.

Riza retrouva Black Star dans la pièce voisine. Elle jeta le pansement usagé.

" Les nazis doivent encore nous chercher. Et ils fouilleront bientôt cet immeuble" dit l'adolescente.

" Tu as raison. Roy devrait pouvoir marcher, j'espère juste que ça ne rouvrira pas sa blessure. Je vais contacter Grégoire, qu'il vienne nous chercher." annonça Riza.

Black Star hocha la tête en assentiment. La blonde quitta l'appartement sur-le-champ. En sortant, elle vérifia qu'il n'y avait pas d'Allemands à l'horizon. Quelques instants plus tard, elle revint avec Grégoire. Riza et lui aidèrent Roy à marcher. Ensuite, tous quatre firent route vers la base du brun. Ce fut Breda qui les vit arriver. Il donna l'alerte à ses compagnons. Mais quand ils virent Riza, Roy et Grégoire ils furent soulagés.

" Hé t'es blessé ? Qu'est-ce qui s'est passé ?" demanda Kain.

" On est tombé sur des nazis. Me suis pris une balle, mais sans cette jeune fille nous y serions restés." répondit Roy.

Les résistants écarquillèrent les yeux en découvrant Black Star. Puis ils suivirent Roy à l'intérieur de la ferme. Il retrouva son lit avec soulagement. Riza demanda ensuite à Black Star de la suivre. Toutes deux sortirent de la ferme, et s'en éloignèrent un peu.

" Que sait-tu des Allemands au juste ?" interrogea Riza.

" Ils veulent instaurer le règne d'une race qu'il nomment supérieure. La race aryenne. Des blonds aux yeux bleus. Et pour ça, il faut que leur terre soit débarrasée de ceux qu'ils jugent inférieurs : juifs, tziganes, noirs, homosexuels, etc. Comme je leur ai été d'une grande aide dans la lutte contre la résistance, j'ai été mise au courant de pas mal de choses. Dont une capitale." raconta la tueuse.

" Je t'écoute."

" Une arme d'un genre nouveau, qui leur confèrerait un grand pouvoir et la victoire à jamais. Je ne sais pas trop de quoi il s'agit, mais je sais où on peut commencer les recherches."

" Parfait. Nous irons seules, je ne veux pas risquer la vie des autres, ils le font bien assez tout seuls." décida Riza.

" Ca me va. D'autant plus que selon moi ils ne mettront pas longtemps à deviner qui je suis, à plus forte raison s'ils voient que je suis bien informée sur l'ennemi." ajouta Black Star.

Ainsi donc, personne ne fut au courant de leur plan. Restait à trouver un prétexte crédible pour s'éloigner de la base. Il arriva à point nommé par le biais de Vato.

" Il faudrait aller faire des courses. Nos réserves sont presque épuisées." annonça-t-il.

" Je vais y aller avec Mina." se proposa Riza.

" Bon, je te ferais une liste. Ramène tout ce que tu pourras."

Riza acquiesça. L'après-midi venu, elle sortit donc en compagnie de Mina. Elles firent d'abord leurs achats, qu'elles laissèrent dans le coffre du véhicule. Mina guida Riza jusqu'à un appartement.

" Qui habite ici ?" demanda le lieutenant en garant la voiture à quelques pas.

" Un agent des nazis. Je ne sais pas qui c'est, juste qu'il ne faut pas la contrarier." répondit Mina.

" Tiens donc. Tu sais si elle est là ?"

" Oui. Mais elle est partie en mission juste avant qu'on ne me confie le dossier de Roy. Et elle en a toujours pour un bon moment."

" Donc on a le champ libre. Parfait on y va."

Les filles se dirigèrent vers le bâtiment, et Mina conduisit son amie à l'appartement concerné.

" Voilà, mes renseignements s'arrêtent à cette porte. Je connaissais le numéro de son logmement, sa voiture et c'est tout." dit Mina.

Riza ôta sa barrette et commença à crocheter la serrure. L'appartement était très grand, et le lieutenant retint un sifflement admiratif.

Mina referma la porte. Puis chacune se demanda un instant par où commencer. Riza ouvrit, et se trouva dans un grand bureau avec une armoire remplie de dossiers. Tout à coup, Mina déboula :

" Elle est revenue !"

" Merde !"

Les filles sortirent de l'appartement. Riza parvint à refermer la porte à clé, puis elle montèrent à l'étage. Un peu plus tard, le lieutenant regarda dans la cage d'escalier voir où en était le propriétaire de l'appartement. Elle vit une main fine sur la rampe. Puis elle entendit une clé tourner dans une serrure, et la porte se refermer.

" Je crois qu'on peut y aller. Elle est entrée."

Une fois au-dehors, les filles revinrent à la base.

" Je ne comprend pas, elle n'aurait pas dû revenir aussi tôt." dit Mina.

" Ce n'est pas grave, on reviendra."

" Espérons que les gars ne s'en mêleront pas."

Riza camoufla la voiture une fois arrivée à destination. Puis elle apportèrent les course dans la cuisine de la ferme.

" Vous en avez mis du temps." dit Vato.

" Si tu crois que c'est simple de tout trouver." répliqua Riza.

Il se rendit à cet argument et vint les aider. Après tout ils étaient en guerre, alors faire des courses pouvait prendre du temps. Une fois que tout fut rangé, Riza alla voir Roy.

" Comment va ta blessure ?" demanda-t-elle.

" Mieux au fil du temps." répondit le brun.

Elle examina la plaie, puis remit le pansement en place. Roy lui attrapa la main et y déposa un baiser. Un peu surprise, elle lui sourit en retour. Ceci fait, elle alla se reposer dans sa propre chambre.


Central.

Toc toc !

" Entrez." fit Mustang d'une voix morne.

La porte s'ouvrit, révélant Edward accompagné de son petit frère, toujours aussi métallique.

" Vous m'avez rappelé en urgence, j'espère que vous avez une bonne raison." lança le blond.

" En effet, j'ai besoin de ton aide pour retrouver le lieutenant Hawkeye." répondit Roy.

Ed et Al tournèrent la tête vers le bureau de Riza, effectivement vide.

" Qu'est-ce qui s'est passé ?" demanda Al.

" Nous étions en mission pour retrouver les traces d'une ville brutalement disparue, quand elle est tombée dans un trou. Nous y sommes aussitôt descendus, pour découvrir qu'il s'agissait d'une crypte. Hawkeye ne nous a pas attendus et à commencer à l'explorer. Le temps qu'on arrive elle avait disparu." raconta brièvement Roy.

" J'imagine que vous l'avez fait activement rechercher, mais sans résultat." devina Edward.

" En effet, soupira le colonel d'un air las. Trois semaines de recherches intensives sans le plus petit indice."

Ed fut soudain surpris par son expression peinée. L'habituelle flamme dans ses yeux était éteinte, sans parler de ses traits tirés par le manque de sommeil. Il lui semblait même qu'il avait maigri. Ed ne l'avait jamais vu dans cet état depuis la mort de Maes Hughes. Et encore.

" Bon, par quoi je commence ?" demanda-t-il.

" Je vais t'emmener sur les lieux de sa disparition, sois prêt pour le départ dans deux heures." répondit Roy.

Ed hocha la tête, et sortit du bureau en compagnie de son petit frère.

" Dis donc, l'est pas au mieux de sa forme le colonel." fit Al.

" Wai, pensais pas qu'il tenait autant à son lieutenant. Espérons que nous on arrivera à quelque chose."

Al acquiesça. Ed profita des deux heures qu'il lui restait pour se doucher et préparer une valise d'affaires propres. Ce fut Havoc qui vint les chercher. Lui et Roy les accompagnaient jusqu'à cette fameuse cité.

" D'après vous, qu'est-ce qui a provoqué la disparition de cette ville ?" interrogea Alphonse.

" Aucune idée. Avec la disparition du lieutenant on a plus pensé à ça." répondit Jean.

" Venez, c'est par là." fit Roy en avançant.

Il les mena jusqu'au bord du trou involontairement découvert par Riza. Roy déroula une corde qu'Havoc accrocha à un pic transmuté par Al. Ensuite, tous quatre descendirent.

" Voilà c'est ici. Quand nous sommes arrivés, Hawkeye n'était plus là et il ne restait que cette caillasse rouge et un type qu'on a arrêté." dit Roy.

Ed regardait la pierre couleur sang les yeux plus grands que des fenêtres. Hésitant, il posa la main dessus. Le rubis brilla, et l'alchimiste sentit une énergie incroyable se répandre en lui. Puis vivement il attrapa Roy par le col.

" POURQUOI VOUS NE NOUS AVEZ PAS DIT QU'ELLE ETAIT LA ? VOUS AURIEZ PU NOUS APPELER PLUS TÔT !" s'exclama-t-il.

" Mais de quoi tu parle ?" répliqua Roy en se dégageant.

" CA ! C'est la pierre philosophale !" répondit Ed en désignant le rubis derrière.

Mustang ouvrit de grands yeux en regardant la pierre. Cet énorme rocher était la légendaire pierre philosophale ?

" Mais ... j'en savais rien ! Comment ça se fait qu'elle soit là ?" reprit-il.

" C'est tout bête colonel. Pour fabriquer cette pierre il faut des vies humaines, et pas qu'un peu. Genre un peuple ou une ville. Et ici il y avait justement une ville assez grande." expliqua Al.

" Des ... vies humaines ? Mais quelle horreur !" fit Jean.

" Comme vous dites. Y'avait un type ici vous m'avez dit. Sûrement son créateur. Qu'est-ce qu'il a raconté quand vous l'avez interrogé ?" demanda Ed.

" Juste qu'il avait activé la pierre, qu'il y a eut un gros flash et aussi que des espèce d'ombres ont emporté le lieutenant." répondit Jean.

" Des ombres ?" répéta Ed.

Lui et Al hochèrent la tête avec un regard entendu, puis Ed soupira.

" Vous savez quelque chose ?" questionna Roy.

" Si on veut. Votre lieutenant a dû traverser ce qu'on appelle la Porte. Ne ne demandez pas de ce que c'est exactement, je n'en sais rien. Je sais juste que ça arrive quand on fait une transmutation humaine. C'est ça qui m'a pris mon bras et ma jambe, et tout le corps d'Al. Et qui m'a donné mes connaissances en alchimie. Ainsi je suis capable de transmuter sans cercle." révéla Ed.

" Mais alors ... Riza ... est-elle encore en vie ?" s'affola Roy.

" Aucune idée. Peut-être que cette Porte est un passage, aussi a-t-elle pu atterrir dans un autre monde."

Roy regarda la pierre, encore plus triste qu'avant.


France.

Mina et Riza avaient décidé de revenir inspecter l'appartement de l'agent des nazis. Elles guettèrent son départ, puis montèrent rapidement à son domicile. Le lieutenant crocheta à nouveau la serrure.

" La dernière fois j'ai repéré un bureau rempli de dossiers. On va commencer par là." annonça Riza.

Les filles se dirigèrent vers la pièce en question. Riza jeta un oeil aux quelques livres posé sur le bureau, et son coeur manqua un battement.

" Mais ... ce sont des livres sur l'alchimie !" s'exclama-t-elle en en prenant un.

" C'est quoi l'alchimie ?" demanda Mina.

" Une science assez particulière. Ce serait trop long à t'expliquer. En tout cas je suis surprise de trouver ce genre d'ouvrage ici."

Riza reposa le livre. Il n'y avait pratiquement que de ça. Etrange. Le lieutenant trouva soudain un dossier marqué top secret. La jeune femme l'ouvrit et le parcourut des yeux. Ca parlait de sacrifices humains, d'un joyau aux pouvoirs étonnants qui permettrait d'obtenir autant d'armes que voulu. Les nazis seraient en train de fabriquer ce joyau, à l'aide de cette science nommée alchimie. La vérité commençait à faire son chemin dans l'esprit de Riza. Mais c'était tellement surprenant qu'elle avait du mal à y croire. Surtout que l'alchimie n'était pas censée fonctionner dans ce monde.

" Ce n'est pas possible ... ça ne peut pas être ça." dit-elle en tournant les pages.

" Quoi ? Qu'est-ce que ça raconte, je ne comprends rien." fit Mina.

" As-tu entendu parler de sarcifices humains organisés par les nazis ?" demanda Riza sans quitter les pages des yeux.

" Euh ... y'a bien des rafles de ceux qu'ils appellent les inférieurs, ils les amènent dans des camps de concentrations pour les faire mourir."

Riza lut les dates de différentes rafles, dénonciations ou autres ainsi que les lieux où ils étaient amenés. Là, son esprit ne put qu'admettre l'évidence. Les Allemands tentaient de créer la pierre philosophale à leur tour. Riza referma le dossier, mal à l'aise. C'est là qu'elle remarqua une petite inscription sur la couverture :

" Agent en charge du dossier rubis : Elizabeth Hawkeye."