Chapitre 3 : Retrouvaille

Mustang était réveillé depuis un temps indéterminé à cause de la cagoule qu'il avait devant les yeux. En bougeant un peu il sentait les cordes nouées autour de ses poignets et le dallage froid sous lui. Après maints efforts, il réussit à s'asseoir en tailleur.

-Colonel ?

Mustang se retourna vivement vers la droite et se faisant cogna son dos contre une grille.

-Qui est là ?

-Adjudant Bald ! Mon colonel.

-Comment savez-vous que je suis colonel ? Demanda-t-il avec méfiance.

-A cause de vos épaulettes.

-Où sommes-nous ?

-Je n'en sais rien, moi aussi j'ai eu droit à la cagoule.

-Qu'est-ce que vous attendez pour me l'enlever ?

-Je ne peux pas, nous sommes dans des cellules différentes.

-Vous pourriez me détacher, si je m'approchais ?

-Oui, je vais vous guider jusqu'à moi.

Ce ne fut pas facile mais finalement ils réussirent sans trop de mal et bientôt Mustang se retrouva à l'air libre mais en cage car il n'y avait pas d'autres mots pour décrire cette prison. Il regarda autour et découvrit un nombre incalculable d'autre cage ou était séquestrer d'autres soldats, au moins une vingtaine. Celui qui l'avait délivré était mal en point. Les blessures qu'il portait montraient clairement qu'il avait été torturé. Mais pour l'instant il avait une question plus importante à résoudre.

-Adjudant ?

-Oui mon colonel !

-Etiez-vous là lorsque l'on m'a amené ?

-Oui, ça fait un moment que je suis là.

-Y avait-il une jeune femme blonde en robe de soirée avec moi à ce moment ?

-Non, mon colonel. Vous étiez seul.

Il soupira mais ne se laissa pas aller, il devait se sortir de là, malheureusement on lui avait, évidemment, enlevé ses gants. Le seule chose qu'il restait à faire c'était récolter le plus d'information possible sur l'ennemi.

-Alors Bald ! Qu'est-ce qu'ils veulent savoir ?

-Pleins de choses, en tant qu'adjudant du généralissime, ils pensaient que je savais où il était caché et quand il voulait frapper, avec combien d'hommes et d'autres choses du même genre.

-Je vois.

Un grincement de porte les prévint de l'arrivé de leurs geôliers, Bald s'éloigna rapidement du colonel et en effet cinq hommes s'approchèrent. Le chef se pencha vers Mustang qui s'était levé pour faire face à l'ennemi.

-Bonjour colonel Roy Mustang.

Celui-ci lui envoya un regard noir.

-Alors dis-moi Roy, où se cache ce cher généralissime ?

-Je ne sais pas.

-Allons Roy ! Ton lieutenant est au courant même si elle ne nous a rien dit. Fit-il avec une petite moue déçue.

Mustang blêmit : ils avaient torturé Riza. Il ne devait absolument pas montrer qu'il était furieux et inquiet. Il adressa donc au terroriste un sourire provocant.

-Vous ne la ferez jamais parler. Je la connais mieux que vous.

-Oh ! Mais ce n'est pas elle que l'on veut faire parler. C'est toi.

Sur ces mots il déverrouilla la grille et ses hommes jetèrent une personne sur lui avant de refermer la porte et de s'en aller. Le premier réflexe qu'il eut fut de se débarrasser du corps qui pesait sur le sien puis il reconnut la robe rosée.

-Riza !

Il l'a retourna et découvrit son joli visage rougit et enflé des nombreux coups qu'elle avait reçus, sa lèvre inférieure saignait.

-Riza ! Vous m'entendez ?

Elle ouvrit difficilement les yeux et esquiva un faible sourire, puis se releva doucement en l'observant de haut en bas.

-Colonel ! Vous allez bien ?

-Oui, bien sûr mais vous, que vous ont-ils fait ? S'indigna-t-il en passant doucement son pouce sur sa lèvre rouge.

-Ce n'est rien, ils m'ont juste posé quelques questions

-Lieutenant ! Dit-il d'un ton réprobateur. Inutile de me mentir. Que leur avez-vous dit ?

-Rien bien sûr ! Pour qui me prenez-vous ?

-Excusez-moi.

-Ils veulent savoir où nous cachons le généralissime.

-Je sais, l'adjudant Bald m'a mis au courant.

Riza échangea un rapide salut avec son collègue.

-Et vous colonel, que vous ont-ils fait ?

-Rien, je me suis juste réveillé ici.

-C'est étrange qu'il m'interroge avant vous.

-Oui, de part mon grade je suis censé avoir plus d'informations que vous.

-Pensez-vous qu'on nous recherche ? Demanda-t-elle après un temps de réflexion.

-Evidemment, D'après la liste d'invités, ils ont dû s'apercevoir que nous manquions.

-Le problème c'est que je ne suis pas sur la liste.

-Comment êtes-vous entrée alors ?

-J'ai un peu baratiné le videur. Avoua-t-elle confuse.

-Quoi ! Vous ? Vous avez dragué le videur pour entrer ?

-J'ai dit baratiné pas dragué.

-Vous me surprenez Riza. Fit-il avec un sourire à la fois dragueur et rassurant.

Elle releva une mèche de cheveux qui lui tombait devant les yeux et il aperçut ses poignets mordus jusqu'au sang par les menottes qui l'avaient retenu prisonnière lorsqu'elle prenait des coups. Un accès de colère le submergea mais il se retint de le montrer, peut être étaient-ils surveillés et dans ce cas il ne fallait pas qu'il montre un quelconque intérêt pour la jeune femme au risque de la mettre en danger.