Chapitre 5 : Bienvenue en enfer.
Le jour suivant leur kidnappeur revint. Il haussa un sourcil en voyant Riza poser une main qui se voulait apaisante sur le bras de son supérieur.
-Alors Roy ? Es-tu prêt à parler ou faut-il que l'on baise quelques fois encore ton charmant lieutenant ?
Roy bondit en avant dans un cri de rage mais Greed était placé de telle façon que les mains meurtrières du colonel restaient à bonne distance.
-JE TE TUERAIS SALOPARD ! J'AURAIS TA PEAU FILS DE PUTE ! Hurla-t-il.
-Tu savais que presque tous mes hommes sont passés dessus maintenant ?
-ENCULE ! JE TE BUTERAIS !
-Allez chercher la fille. Ordonna-t-il, toujours très calme, à ses hommes.
-Sauf votre respect monsieur. Entama l'un d'eux après une hésitation. Si on entre dans cette cellule il va nous dépecer vivant !
-Oh ! Ça peut s'arranger. Dit-il.
Avant que quiconque n'ai pu réagir, Greed sortit un flingue et tira dans la jambe droite du prisonnier. Celui-ci hurla de douleur et s'effondra, Riza se jeta sur lui mais les hommes de Greed profitèrent de l'impuissance du colonel pour lui enlever son lieutenant.
-NE DITES RIEN, COLONEL ! JE VOUS EN SUPPLIE NE LEUR DITES RIEN ! Lui cria-t-elle les larmes aux yeux alors qu'ils l'emmenaient.
-Riza ! Appela-t-il.
Pour la première fois Greed ne les suivit pas, au lieu de ça il brandit une radio.
-Regarde mon pote, je t'ai amené un peu de musique.
Il posa le transistor par terre pour qu'il soit au niveau de Mustang, toujours immobilisé au sol pas sa jambe blessée, l'alluma et chercha un moment la station désirée. Soudain il reconnut la voix de Riza dans le poste.
-Non ! Laissez-moi !
-Allons, laisse-toi faire c'est qu'un mauvais moment à passer.
-Ne pose pas tes sales pattes sur moi, gros lard !
-Ah ! C'est cette station que je cherchais ! S'extasia Greed en montant le son.
-Arrêtez ça ! S'interposa l'adjudant Bald.
Greed sourit mais ne fit rien, la voix de Riza commençait à monter sous le coup de la panique.
-Laissez-moi ! Je ne sais rien ! Non ! Ne faîtes pas ça ! Non ! Non ! NON ! JE VOUS EN SUPPLIE ! NOOOOOON !
La suite ne fut qu'une succession de cris et de pleurs déchirants, de bruit de lutte et de gloussements des hommes. La plus part des prisonniers préférait se boucher les oreilles plutôt que d'écouter ça, ça leur faisait mal à tous mais aucun ne souffrait autant que Mustang qui laissa les larmes couler silencieusement le long de ses joues. Seul Greed semblait se réjouir de la situation, il se léchait avidement les babines et Roy pouvait voir qu'il adorait ça à la bosse immonde qui déformait son pantalon, il prenait son pied, cet enfoiré prenait son pied en écoutant Riza se faire violer. Mustang décida d'arrêter tout ça. Au diable le généralissime, personne ne pouvait endurer ça.
-Arrêtez. Dit-il très calmement.
-Qu'est-ce que tu dis Roy ? Je t'entends pas à cause de cette garce.
-Je vais tout vous dire. Capitula-t-il en serrant les dents.
Greed coupa le transistor et à ce moment un homme entra en courant dans l'allée.
-Monsieur ! S'écria-t-il. On a besoin de vous là haut, il y a un problème.
-Ne change pas d'idée Roy, on te ramène ta copine dès qu'ils ont fini.
Puis il tourna les talons et s'éloigna, un moment après, comme il l'avait prédit, ont rendis Riza au colonel. Elle était belle et bien évanouie cette fois. Ces monstres n'avaient vraiment pas d'état d'âme et ils ne devaient pas y aller doucement vue l'agrandissement de la tache rouge sur sa belle robe de soirée, qui n'était plus aussi belle toute pleine de terre. Riza n'était plus que l'ombre d'elle-même, plusieurs de ses ongles étaient cassés et elle portait des traces de coups prouvant qu'elle s'était débattue avec l'énergie du désespoir. Son petit visage pâle comme la mort était tout en sueur et des mèches de cheveux sales étaient collé devant ses yeux clos. Sa respiration était saccadée. Il l'a blottit contre lui et plongea dans un état semi-comateux. Les heures puis les jours défilèrent sans qu'il ne s'en rende compte, des bruits et des cris étouffés lui parvenaient à intervalles irréguliers mais il n'y faisait plus attention, il ne voulait plus y faire attention, il voulait seulement qu'on les laisse tranquille, lui et elle. Il ne réagit que lorsque quelqu'un essaya de le séparer de Riza.
-Allez vous faire foutre sale enfoiré !
-Colonel ?
Il reconnut la voix de son second.
-Havok ? S'étonna-t-il en s'écartant un peu de Riza.
Celui-ci poussa un cri d'horreur à la vue de la jeune femme qu'il n'avait pas reconnu tout d'abord.
-Toi aussi ils t'ont attrapé ? Demanda Mustang d'une voix pâteuse et enrayée sans voir l'unité de sauvetage qui libérait les autres prisonniers. Et bien : Bienvenue en enfer.
-Mais non ! On vient vous sauver colonel !
-Ah ! Bon.
C'était la seule chose dont il était capable à cet instant. Il se laissa évacuer sans rien dire.
