Me revoilà avec une nouvelle fic. Cette fois-ci, je me suis demandé si tout aurait été différent au cas où Naruto n'aurait pas grandit à Konoha. De fil en aiguille, j'ai brodé toute une histoire autour.
Pour des raisons d'ordre scénaristique, j'ai situé l'âge des protagonistes au alentours de seize ans et je les ai placé dans un univers alternatif afin de remanier les évènements pour qu'ils collent plus avec ce que je vais écrire. Et il y a une Mary Sue hélàs mais les apparences peuvent être trompeuse. Vous voilà prévenu !
'parole de Kyubi'
Italique, pensée des persos
Le manga et les persos appartiennent à un auteur japonais de talent.
Merci pour vos reviews, elles m'ont fait plaisir. Suis toujours une adepte du sasunaru qui ne déviera jamais de sa ligne de conduite. Sauf pour Gaara !
Petite rectification pour la tenue de Naruto : il porte un kimono.
Bonne lecture !
Rencontre avec le serpent.
Les jours passait paisiblement au village de Konoha. Naruto et Akiyo s'entrainait tout les matins avant de gagner l'Ichiraku pour déjeuner avec Sasuke et Ayake(1). Une rapide visite chez Tsunade puis les deux amis vaquait à leurs occupations chacun de leur côté. Akiyo restait avec Ayake quand il n'était pas en mission et Naruto faisait le tour de la ville en compagnie de Sasuke. Ils marchaient côte à côte, leurs mains se frôlait parfois, ce qu'ils faisaient mine d'ignorer. Tout deux parlait de tout et de rien et s'isolait afin de ne pas être dérangé.
Puis l'Uchiwa le raccompagnait jusque chez lui, l'embrassait sur le front et repartait, les laissant tout les deux frustrés. Naruto poussa un soupir : depuis trois semaines qu'il était à Konoha, son envie d'aller plus loin avec Sasuke avait monté en flèche. Mais le brun ne semblait pas décidé à franchir le pas...
Sasuke venait à peine de tourner au coin de la rue lorsqu'une douleur au niveau de son cou lui coupa le souffle. Cette sensation...ça ne pouvait être que lui !
Il fit brutalement demi-tour, le coeur emplit de crainte. Connaissant son ancien maître, il savait que ce dernier se mettrait en quête d'un autre disciple depuis qu'il avait compris que jamais il ne pourrait posséder le corps de l'Uchiwa. Ses yeux cherchait avec frénésie l'endroit d'où émanait ce chakra particulier quand il comprit : Naruto !
Flash back
- Je n'ai plus besoin de toi.
Sasuke resta silencieux. Il savait qu'Orochimaru voulait se passer de ses services et il devait s'avouer que depuis un moment, il stagnait. La réalité était qu'il avait enfin compris que le serpent ne pouvait pas posséder son corps, à cause de la forme ultime du sharingan. Ce trait particulier de la famille Uchiwa rendait toute tentatives dangereuse et trop aléatoire pour qu'il s'y risque.
- Tu n'a rien à dire ? Tu ne me supplie pas ?
- Je veux rentrer chez moi.
- Konoha ne t'apportera jamais la puissance.
- C'est peut être vrai mais j'aurais gagné une autre sorte de force. J'ai la sensation que...je dois rentrer. Quelque chose me dit que mon destin est là-bas.
Orochimaru éclata de rire, un son froid et métallique. Le troisième était mort, certes mais ce village, qu'il haïssait plus que tout s'était redressé. Un nouvel hokage, qu'il ne connaissait que trop bien avait été nommé et peu à peu, Konoha avait recommencé à prospérer.
- Tu crois qu'ils vont te laisser revenir alors que tu n'a pas levé le petit doigt pour les aider lorsque je les ai attaqué ?
- Vous savez bien que je n'étais pas au pays du feu quand vous êtes passé à l'action. Et vous savez très bien pourquoi j'ai été envoyé aussi loin.
Orochimaru plissa les yeux. Mauvais signe.
- Et si je ne veux pas te laisser partir ?
- Je vous tuerais.
Ce fut dit d'un ton monocorde et le serpent le sonda longuement : après tout, il était un peu comme Anko. Pourquoi s'en encombrer quand il pouvait avoir plus, quand il pouvait avoir l'ultime chakra ?
- Va-y, je ne te retiendrais pas.
Sasuke avait fait ses bagages et était retourné à Konoha.
Fin flash back.
Le blond posa la main sur la poignée de la porte mais n'entra pas. Il savait que là, derrière l'attendait quelqu'un. Une personne étrange. Il hésita une fraction de seconde avant de se résoudre à pénétrer dans l'appartement. Une silhouette releva la tête en le voyant approcher du balcon d'un pas lent tandis qu'un sourire étirait ses lèvres mince.
Le nouveau venu lui fit penser à un serpent. De long cheveux noirs, lisse et brillant, un regard vert aux iris en fente sur une peau pâle. Une apparence qui lui donna le frisson. Hormis les colères de Tsunade, Naruto ne craignait pas grand-chose mais il devait s'avouer que l'homme ne lui disait rien qui vaille. Il marcha néanmoins jusque devant lui, le regard dur.
- Voici donc le porteur de Kyubi.
- Je ne suis plus le porteur, rectifia Naruto. JE suis le kyubi.
- Alors c'était vrai, vous avez bien réussi à fusionner...
- Qui êtes-vous ?
- Tsunade et Jiraya ne t'ont pas parlé de moi ?
- Orochimaru ?
Naruto resta songeur une fraction de seconde avant d'affirmer qu'il le connaissait.
- Vous êtes donc celui qui a fait souffrir l'ermite pas net ?
- Oh voyons, je l'ai à peine maltraité...
- Alors vous devez être aveugle pour ignorer que ça lui fait toujours aussi mal.
Durant une infime seconde, le regard d'Orochimaru se voila. Puis il secoua la tête et retrouva aussitôt son air suffisant et sûr de lui.
- Pourquoi vous êtes là ?
- Je sais combien tu souffre de ta condition, jeune Uzumaki. Les gens ici ne t'aimeront jamais car ils ont peur de toi. Ne les entend-tu pas murmurer derrière ton dos chaque fois que tu passes dans la rue ? N'en as-tu pas marre d'être rejeté comme un pestiféré ?
Naruto se figea. Comment savait-il ce qu'il ressentait exactement ? Il ne s'en était même pas confié à Sasuke.
- Je ne vois pas en quoi ça vous regarde.
- Tu cherches à mieux controler le chakra de kyubi, n'est-ce pas ?
- Qui vous dit que c'est le cas ?
- On t'a caché des choses qui pourrait être essentielle pour toi. Je peux t'aider à trouver ce que tu cherche.
Il profita de l'indécision de Naruto pour se rapprocher de lui, les yeux luisant de convoitise.
- Certaine personnes t'auront dit des choses horribles sur moi et je ne suis pas le genre d'homme à mentir. Tout ce qu'on raconte est la stricte vérité. J'ai sacrifié des gens à mes expériences, chaques vies que j'ai prise à été nécessaire et je ne regrette rien. Pourquoi ? Parce que ça m'a permis de créer le jutsu qui confère la vie éternelle. C'est ce que je t'offre aujourd'hui, le pouvoir du temps pour que tu puisses maîtriser le chakra de kyubi...
Deux shurikens sifflèrent près de Naruto et allèrent se planter dans le mur, obligeant Orochimaru à reculer d'un bond. Sasuke en profita pour se dresser entre eux, les bras écartés.
- Laisse-le !
- Tiens, une vieille connaissance. Comment te portes-tu, Sasuke ?
- Je ne te laisserais pas l'embobiner.
- Et c'est toi qui dit ça ? Tu me blesses !
- Naruto, ne l'écoutes pas. Tout ce qu'il te promettra ne sera que factice et ne servira qu'à accroître sa propre force. Tu ne sera rien qu'un jouet entre ses mains.
- Sasuke...
- Moi vivant, tu ne touchera pas à un cheveux de Naruto.
- Pauvre imbécile ! persifla Orochimaru. Crois-tu vraiment être de taille contre moi ? T'imagines-tu donc que je t'ai appris tout ce que je savais ?
Sasuke enclancha son sharingan. Les trois virgules se mirent à tourner et Orochimaru recula d'un pas, subitement blême. Ce regard...le même qu'avait Itachi la première fois qu'il l'avait defié.
- Vous croyez tout savoir, n'est-ce pas ? Chaque nuit que j'ai passé à Oto, je l'ai mise à profit pour me glisser dans la chambre des parchemins. J'y ai recopié tout vos jutsu, tous...même ceux interdit. Il n'y en a pas un seul que j'ignore. Et grâce à ça -il désigna ses yeux- je suis désormais capable de réduire à néant le grand sannin Orochimaru. Vous ne faites pas le poids sans vos bras, ni contre moi, ni contre mon frère alors passez votre chemin et laissez Naruto tranquille !
Le sannin resta coi, le temps d'assimiler l'information puis un sourire sadique fit son apparition tandis qu'il sautait agilement sur la rambarde de fer forgé.
- Naruto-kun, nous nous reverrons. J'en suis certain !
Il disparu dans un souffle. Sasuke se tourna vers le blond, figé derrière lui.
- Tout va bien ?
- C'était lui, ton ancien maître ?
- Oui. Et je n'en suis pas très fier...
- Inutile de te justifier, je t'ai déjà dit ce que j'en pensais.
- C'est vrai mais...
Naruto posa ses doigts sur ses lèvres pour le faire taire.
- Ne dit plus rien.
Le blond se haussa sur la pointe des pieds, passa ses bras autour du cou du brun et enfouit son visage dans son cou.
- Serre- moi fort, s'il te plaît.
Sasuke posa ses mains sur les hanches du blond et le plaqua contre lui. Il tremblait tellement qu'il raffermit sa prise. Naruto sanglotait sur son épaule, ses pleurs mouillait le col de son tee-shirt. Sasuke le rassura, le berçant doucement en caressant son dos. Après de longues minutes, Naruto finit par se calmer. Sasuke l'appela quand il se rendit compte qu'il s'était endormi. Un sourire fugace éclaira son visage tandis qu'il le soulevait entre ses bras pour aller le poser dans le lit. Le blond gémit doucement et murmura son nom, lui arrachant un autre sourire.
Il ne comprenait pas ce qui avait pu le chambouler à ce point pour qu'il craque mais ça devait avoir une relation directe avec Orochimaru. Ce serpent, que lui avait-il dit pour le mettre dans cet état et quelle idée pouvait-il avoir derrière la tête ? Comme il allait se lever quand une main l'en empêcha.
- Reste, dit un Naruto à demi réveillé.
Sasuke hésita. Devait-il vraiment accéder au désir muet qu'il lisait dans le regard bleu océan, sachant qu'il ne pourrait peut être pas refréner ses propres pulsions en étant si proche de l'objet de ses rêves ? Mais Naruto semblait si désemparé qu'il finit par s'allonger près de lui, en laissant toutefois une certaine distance. C'était sans compter sur le blond qui se colla aussitôt contre lui.
- Je veux juste sentir une présence, chuchota Naruto dans son cou.
Sasuke hocha la tête. Son coeur battait à tout rompre et il s'obligea à respirer lentement.
Je ne dois pas perdre le contrôle...bon sang, ce qu'il sent bon !
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- Mais qu'est-ce qu'il attend pour faire le premier pas ? s'écria Tsunade.
- Tsunade-sama, dit Shizune derrière elle. Vous ne devriez pas vous servir de cette boule pour ça.
- Je sais bien mais il ne faut pas que je perde. Et puis, cet idiot d'Uchiwa crève d'envie de lui sauter dessus !
- Peut-être a-t-il peur de s'attacher ? On peut le comprendre lorsqu'on connaît son histoire.
- Ce n'est pas en étant seul qu'il ne perdra pas les gens auquel il tient. C'est un raisonnement stupide.
- Il ne le voit pas comme ça...
- Aahhhhh !!! Ca y est, j'ai gagné !!! Gagné !!! J'y crois pas, j'ai gagné mon pari contre Jiraya !
Et elle poussa un hurlement de joie.
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Sasuke n'en pouvait plus. Ce sentiment qui l'étreignait quand il se trouvait en compagnie de Naruto, son coeur qui faisait un bond chaque fois qu'il le regardait ou qu'il lui souriait...
Putain, je suis amourueux...complètement et totalement fou amoureux de cet ange blond.
Les lèvres de Naruto étaient si tentante qu'il n'y tint plus, baissa la tête et posa les siennes dessus. Ce devait être un baiser chaste mais le blond, qui n'attendait que ça glissa une main derrière sa nuque pour l'empêcher de s'éloigner, entrouvrant sa bouche en une autorisation muette. Le brun y glissa sa langue et le ballet charnel commença. Ses mains se mirent à parcourir fiévreusement le corps de son partenaire, mémorisant la moindre partie pour les redessiner plus tard les yeux fermés. Le blond caressait sa nuque, lui procurant d'agréable frisson le long de son dos. Le baiser se prolongea jusqu'à ce qu'ils soit obligés de se séparer, à bout de souffle. Les yeux dans les yeux, ils n'osaient s'avouer tout ce qu'ils avaient ressentit. Et c'était parfaitement inutile car l'un comme l'autre savait qu'ils venaient de passer un cap dans leur relation. Finit le jeu du chat et de la souris, ils étaient désormais un couple.
- Je vais y aller, dit doucement Sasuke.
- Pourquoi ne reste-tu pas avec moi ?
- J'en meurs d'envie mais...
Il empoigna ses hanches, bascula pour s'allonger sur le dos, Naruto le chevauchant.
- ...mais nous ne serions pas sage et il faut que tu te repose.
- L'examen.
- C'est ça. Ne sois pas déçu, nous avons tout notre temps.
Naruto se pencha en avant pour l'embrasser tendrement.
- Petit chaton noir, je crois que je suis amoureux de toi, dit-il dans un souffle en se blottissant contre lui.
Sasuke le serra de toute ses force. Cet ange blond venait de lui faire un aveu qu'il souhaitait entendre depuis leur rencontre. Oui, lui aussi il l'aimait ! Ca avait été un véritable coup de foudre et même après avoir apprit qu'il était un garçon, son amour avait continué d'évoluer et de croître. Tout lui plaisait : son esprit clair et batailleur, sa vision de la vie et le but de son nindo, son refus de juger les gens quel que soit leur erreur. Naruto avait le plus bel esprit qu'il connaisse. Un soleil qui avait enfin donné un sens à sa vie.
- Je t'aime aussi, mon ange. De tout mon coeur...
Lorsque Akiyo rentra tard ce soir-là, elle trouva les deux garçons profondément endormis sur le lit. Naruto était allongé sur Sasuke, les bras de celui-ci l'enserrant comme s'il voulait l'empêcher de le perdre. Elle eut un sourire devant ce spectacle avant de prendre une couverture et d'aller s'allonger sur le canapé. Enfin, c'était pas trop tôt !
- Il me le faut !
Kabuto releva la tête du parchemin qu'il lisait pour regarder son maître qui faisait les cent pas. Visiblement, ce dernier était furieux que l'Uchiwa se soit interposé entre lui et Naruto.
- Ce sale petit Uchiwa, j'aurais du le tuer.
- Vous savez bien que nous aurons encore besoin de lui.
- Ne me dit pas ce que je sais déjà, Kabuto ! tonna Orochimaru. Il est une pièce maîtresse de mon plan, même s'il l'ignore.
- C'est la seule façon d'atteindre ce but que vous vous êtes fixé.
L'homme-serpent lui jeta un regard torve, signe que s'il parlait encore, sa vie ne ferait pas long feu.
- Itachi Uchiwa...je le hais presque autant que ce maudit village qui m'a refusé le poste de Hokage. J'aurais pu les rendre plus puissant, écraser les autres villages cachés et dominer tout les pays mais ce maudit Sarutobi avait trop de principe. Qu'est-ce qu'une vie sacrifié quand on recherche la grandeur ?
- Ne craignez-vous pas que tout ceci risque de se retourner contre vous ?
- Qu'est-ce que tu entend par là ?
- Sasuke a de l'influence sur Naruto. Si ça continue, il parviendra à faire taire cette rancoeur qu'il nourrit envers le village et le poussera à le considérer comme le sien. Ce qui mettrait tout nos projets par terre.
- Tu suggère qu'il faudrait les séparer ?
Kabuto redressa ses lunettes.
- Je connais une personne prête à tout pour être la prochaine madame Uchiwa et accessoirement, le mettre dans son lit.
- Alors qu'est-ce que tu attend ? Va la voir et propose lui de s'allier à nous.
- Elle pourrait refuser, qui sait ?
- Fais-en sorte que ce ne soit pas le cas.
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- Il a peur.
La voix, froide et sans intonation particulière fit frémir Kabuto.
- Voilà, vous savez tout.
- Tu es bien digne de la bague que tu portes, Kabuto.
- Je suis fidèle à mon serment.
- Et où se trouve celui que nous cherchons ?
- A Konoha.
- Bien ! Retourne voir ton maître, je me charge de convaincre cette personne.
- J'ai les moyens de la faire pencher de notre côté.
- Elle est l'élève de Tsunade, tu ne devrais pas sous-estimer sa loyauté. Certes, elle aime mon frère mais il se pourrait qu'elle refuse de se mettre entre eux. Donc, je vais intervenir et ne pas lui laisser le choix.
Kabuto partit, l'homme se tourna vers son coéquipier, faisant voler sa cape noire autour de ses chevilles.
- On va à Konoha ?
Le brun acquiesça. Son regard rouge flamboyait, trahissant son état d'excitation.
- Oui. Allons rendre une petite visite à mon très cher frère !
Voilà voilou. Je suis très inspiré pour cette fic et donc, je met les autres en suspens mais ça ne saurait durer.
(1) Comme je ne connaissait pas son nom, j'ai decidé de l'appeler Ayake. Si quelqu'un sait comment il s'appele, qu'il me le dise.
J'espère avoir réussi à expliquer la raison pour laquelle Orochimaru a laissé partir Sasuke sans rien tenter. Eh oui, il a une idée précise derrière la tête sans quoi, notre petit Uchiwa ne serait peut être pas là. Bonne lecture !
