2 ) Etreinte
NC17
Kolya attendit que les deux soldats disparaissent et remit sa chemise tout en s'adressant à Pranos :
-Quelles sont les nouvelles ?
Il s'exprimait d'une voix basse, mesurée mais néanmoins ferme.
Pranos lui livra les dernières informations : Les atlantes se trouvaient sur Dagan et selon leurs espions, ils recherchaient une source d'énergie. Certainement un E2PZ.
Kolya réfléchit rapidement. L'autre homme patienta, respectant son silence.
-Cowen va t-il envoyer quelqu'un ? Demanda t-il finalement.
-Dans ce cas là, ce ne sera certainement pas vous, rétorqua Pranos.
Il n'y avait aucune insolence dans la réponse formulée. Pranos émettait là un fait, une vérité brute, c'était tout. Il aidait ainsi son amant à analyser la situation et prendre une décision.
Kolya apprécia. Il se mordit les lèvres et réfléchit. L'antagonisme qui l'opposait à Cowen ne datait pas d'hier. Le militaire considérait Cowen comme un mou, un timoré incapable de prendre la moindre décision. Il n'avait aucun sens de la stratégie. Si on le laissait faire, bientôt il s'allierait aux habitants d'Atlantis alors que Kolya savait bien lui qu'ils fallait utiliser les atlantes afin de détourner l'attention des wraith sur eux.
Ce serait toujours cela de gagné. Mais bien sûr cet imbécile de Cowen n'y comprenait rien. Il trônait comme un petit chef et essayait de s'accrocher à ce qui lui restait encore de pouvoir.
Cowen n'avait aucune envergure. Kolya, lui, avait de l'ambition et son but était de sauver son peuple de l'extermination. Par tous les moyens. Et il ne s'embarrassait d'aucune morale pour arriver à ses fins. Le véritable chef des genii, c'était lui. Il avait des alliés partout, même chez les proches de Cowen. Son jour viendrait…
En attendant, il fallait agir. Et vite.
Sa décision était prise. Il dévisagea son plus fidèle allié, son informateur, son amant. Il pouvait compter sur lui.
-Vous allez m'emmener là-bas, que Cowen le veuille où non, décréta t-il.
Pranos hocha la tête. Il l'emmènerait où il voudrait. Il était dévoué corps et âme à Kolya.
Cet homme était sa passion. La première fois que le regard sombre et farouche s'était posé sur lui, Pranos avait su qu'il ne le quitterait plus. Le militaire avait tout exigé de lui : sa liberté, son corps, son âme et une soumission totale et Pranos lui avait tout donné. Kolya n'était pas homme à se contenter de demi-mesure. Il était autoritaire et exigeant et Pranos s'était livré pieds et poings liés.
Il ne l'avait jamais regretté. Aux cotés de Kolya la vie était dangereuse mais intense. Sa personnalité, sa force et son charisme le fascinait. Pranos était heureux de vivre avec un tel homme. Ses yeux rencontrèrent ceux de son amant et il y discerna une étincelle qu'il connaissait bien. Le regard de Kolya était devenu chaud, caressant, ses yeux sombres brûlaient de désir. Une bosse conséquente déformait son pantalon. Le combat excitait immanquablement le militaire. Que ce soit à l'entraînement ou sur le terrain la lutte décuplait ses instincts sexuels.
-Déshabille toi, ordonna le militaire.
Pranos obéit rapidement, traversé par une onde de chaleur pendant que Kolya ouvrait son pantalon. Mais la patience était loin d'être le fort du militaire. Il était au comble de l'excitation . Il serra Pranos contre sa large poitrine et posa brutalement sa bouche sur la sienne, le forçant à ouvrir les lèvres pour un baiser féroce. Pranos gémit de plaisir. Des mains ardentes couraient fiévreusement sur son corps et le guidèrent plus bas. Pranos s'agenouilla, prit le membre dressé dans sa bouche et effectua de rapides va et vient. Kolya agrippait ses cheveux et le guidait en haletant.
Puis il s'agenouilla à son tour, entraînant son amant au sol pour une étreinte passionnée Sa bouche se posa sur la poitrine pâle, léchant et mordillant fébrilement la peau, laissant des marques rouges. Ses mains glissèrent entre les jambes de son amant, caressant ses testicules, se posant sur ses fesses. Pranos sentit des doigts le pénétrer et cria de plaisir. Il reprit avec passion la bouche du militaire pour un baiser profond et fiévreux. Ses mains massaient fougueusement le dos de son amant, puis la poitrine, le ventre, laissant des traînées brûlantes sur leur chemin.Ses ongles se plantèrent dans les muscles saillants du dos.Kolya, fou de désir poussa un gémissement et retourna son amant. Il le pénétra d'abord lentement, provoquant la frustration de Pranos qui le supplia de le prendre plus fort. Puis il augmenta le rythme, balayant la prostate de son amant qui se mit à gémir de plus en plus fort.Le militaire sentait la jouissance monter rapidementen lui. Il se saisit du sexe de son amant, le caressant afin de l'emmener vers le plaisir avec lui. Puis l'orgasme le saisit brutalement. Il donna des derniers coups de reins erratiques en criant, se libéra et entendit Pranos jouir sous lui. Puis il s'affaissa. Il resta un moment là, essayant de goûter ce moment de trêve et de calme après la tempête. Mais il n'était pas un homme de paix. Il ne savait guère savourer ces instant de quiétude. Il était comme un animal. Il s'était battu et il avait copulé. Il était repu. Et c'était bon. Pranos venait se blottir dans ses bras. Kolya aimait assurer un rôle protecteur. Il se pencha et caressa le front pâle, les joues chaudes et ses lèvres se posèrent presque avec douceur sur celles de son amant. Il ne le lui dirait pas mais il ne doutait pas que Pranos savait : il l'aimait, passionnément.
Ce qu'il ne savait pas encore, c'était que l'homme qu'il serrait dans ses bras n'avait pas deux jours à vivre.
A suivre…
