Voilà ! C'est le dernier chapitre de cette histoire. J'ai té ravie de toutes vos reviews; quel plaisir de vous faire plaisir !
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Hinari: Bienvenue au club de "je déteste le Lex transi d'amour" ! C'est vrai qu'en général le ton sonne faux avec ce personnage. Merci de tes compliments !:)
CherryHitomi: Hi hi ! Je sais que j'ai le chic pour m'arrêter quand il ne faut pas ! C'est mon côté sadique. :) Fuis devant le regard noir qu'on me jette.
A tous: Merci encore pour vos lectures. Ca me donne la pêche pour toujours continuer d'écrire !
I couldn't force you to love me,
So this night is so beautiful.
When you kiss me for the first time,
Like a child, I find out a new life.
Look at my face, search in my eyes.
You should see a new kind of me.
Walking on my borderline,
This time and for ever, you're with me.
Il lui tenait la main.
Il ne la lâchait pas.
Il ne la lâcherait plus.
La chambre était plongée dans l'obscurité, éclairée seulement par les lumières artificielles de la ville.
Sans dire un mot, Lex ôta sa veste qu'il posa sur une chaise. Puis il tendit une main dans la vide, dans laquelle se glissa une autre main, celle tant désirée, tant aimée.
Clark s'approcha de lui. Ses lèvres se posèrent sur son visage, glissèrent sur sa peau, ses joues, puis ses lèvres. Le jeune homme s'en empara avec fièvre, goûtant leur chair sensible.
En même temps, les doigts firent glisser les vêtements. Leurs corps se serrèrent, torse contre torse. Lentement, Clark fit reculer son amant jusqu'au lit, l'immense lit qui trônait dans la chambre. Puis il l'obligea à s'y allonger. Ses mains commencèrent alors leur exploration. Il prenait toujours sa bouche avec autant de soif tandis que ses doigts glissaient sur la peau frissonnante. Bientôt Lex sentit ces lèvres descendre, s'égarer sur son torse, saisissant un mamelon, embrassant son plexus. En même temps, une main se glissa contre sa chair, caressant son sexe, réveillant une chaleur oubliée.
Pour une première expérience, Clark était d'une assurance extraordinaire.
Ne voulant pas être en reste, Lex se redressa. Frôlant lui aussi le sexe de son compagnon, il entreprit de le libérer de sa prison de coton. Puis, ses mains glissant le long de ses jambes, il posa ses lèvres dessus, avant de le faire vibrer, avant de faire connaître à Clark le plus grand émoi de sa vie.
Remontant vers son amant, il reprit cette bouche dont il ne se lassait pas. Le jeune extra-terrestre sentait son corps sur le sien, son souffle court, sa peau qui semblait transpirer de désir. Rompant soudain leurs baisers, il le regarda dans les yeux.
« Lex, fais-moi l'amour.
- Tu es sûr ?
- C'est toi. Ç'a toujours été toi. Jamais je n'aurais dû douter. »
Cette phrase fut comme une délivrance. Soudain, toutes les peurs, toutes les souffrances passées s'effacèrent. Sans un mot de plus, Lex se redressa. Clark le rejoignit, se soulevant pour atteindre à nouveau ses lèvres. Tandis qu'il l'embrassait, il sentit sa main s'égarer sur son dos, ses fesses, puis deux doigts le pénétrèrent en douceur, tandis que son propre sexe pulsait contre le ventre de Lex, vibrant de désir.
Lorsque la soif de plaisir fut à son paroxysme, Lex regarda son amant dans les yeux, avant de l'allonger avec calme. Fermant les yeux, Clark sentit soudain sa verge le pénétrer lentement, sans brusquerie. Il ne sentait aucune douleur, aucun déplaisir, sans savoir si cela venait de sa résistance de Kriptonien ou de la douceur de son partenaire.
Lex se laissa couler en lui. Il sentit le jeune homme se détendre au fur et à mesure. Il entama alors de lents mouvements de va-et-vient. Lorsque son sexe heurta la prostate de Clark, celui-ci s'arqua sous l'effet du plaisir. Le jeune homme accéléra alors son rythme, une main glissant sur le torse et le ventre de Clark, saisissant sa verge à nouveau gorgée de sang. Chaque pénétration les faisait vibrer, chaque caresse leur redonnait confiance...
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Qui n'a jamais cherché à confondre les frontières du rêve et de la réalité ?
Et combien ont rendu les armes face à un certain destin, une fausse fatalité ?
Clark ne pouvait pas dormir. A côté de lui, sa peau contre le sienne, Lex s'était endormi, épuisé par leur nuit, épuisé par son accident.
Les choses lui paraissaient simples, trop simples. Le jeune homme ne regrettait aucune de ces dernières heures passées, mais il se méfiait de l'avenir. Il aimait Lex, et Lex l'aimait. Entre eux il semblait désormais n'y avoir plus aucun secret. Justement, était-ce vraiment le cas ? Était-ce réel ?
Mais à force de vivre un destin qui semble tracé, parsemé à l'avance de difficultés, on en vient parfois à oublier que la vie peut être simple, qu'être heureux n'est pas chose impossible. Et Clark fit soudain ce cruel constat. A croire que l'existence était un enchaînement inévitable de problèmes, on vient parfois à s'en inventer.
Les yeux fixés sur le plafond de la chambre, il soupira. Il ne craignait rien, plus maintenant, pas avec son compagnon. S'il s'en donnait les moyens, après tout, sa vie à lui aussi pourrait être simple.
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Lorsque Clark rouvrit les yeux, il faisait jour. Une voix l'avait réveillé. Il se retourna dans le lit et vit Lex qui essayait de boutonner sa chemise d'une main tout en téléphonant.
« Non, je ne veux pas de renégociation. S'ils vous menacent encore d'une grève, dites-leur que je délocalise dès demain.
Il s'aperçut soudain que le jeune homme s'était réveillé. Après avoir enfilé son pantalon, Clark était sorti sur la terrasse de la suite d'hôtel.
- Je vous rappelle. Non, pas dans cinq minutes ! Dans une heure, mettons.
Une fois le téléphone coupé, Lex rejoignit son ami.
- Désolé, c'était le boulot.
- Ce n'est pas grave. Je n'ai pas la prétention de te voler à ton travail. Je n'y arriverai sans doute jamais.
Lex sourit: ce n'était pas faux. Le message était clair.
- Par contre tu n'es pas très doué pour boutonner ta chemise d'une seule main, fit le jeune homme en fermant le vêtement du milliardaire.
- Je ne peux pas tout faire non plus.
Lex s'appuya contre la balustrade, contemplant la cité qui s'étendait devant eux.
- Je n'ai aucune envie d'aller travailler aujourd'hui, c'est impressionnant.
- Qu'est-ce qui t'y oblige ?
- Ma conscience professionnel. Arrête de rire ! S'exclama-t-il face à Clark qui s'esclaffait.
- Désolé.
Le jeune homme s'étira puis rentra dans la chambre.
- Pendant que tu discute avec ta conscience, moi je vais prendre une douche. Tiens-moi au courant. »
Lex soupira et reporta son attention sur le panorama. Au bout d'un moment, bien décidé à suivre ses habitudes, il rentra dans la pièce, saisit ses affaires et se prépara à demander un taxi.
Tandis que la communication s'établissait avec la réception de l'hôtel, Lex entendait l'eau couler dans la salle de bains. Son assurance fléchit. Mais après tout, ce matin n'était-il pas comme tous les autres ? La vie devait continuer.
« La réception. Qu'y a-t-il pour votre service monsieur Luthor ?
Lex ne répondit pas tout de suite.
- Monsieur Luthor ?
- Oui, excusez-moi. Montez-moi un petit-déjeuner pour deux personnes, voulez-vous. Et prolongez la réservation de la chambre d'une journée supplémentaire.
- Bien monsieur. »
Lex raccrocha le combiné et sourit. Il reposa ses affaires et marcha jusqu'à la salle de bains en enlevant sa chemise qu'il laissa tomber sur le carrelage humide. Son pantalon suivit, et il pénétra dans l'immense cabine de douche, fermant les yeux tandis que l'eau coulait sur son visage. Il sentit une main prendre la sienne, des lèvres se perdre dans son cou, et il serra contre lui la personne la plus chère au monde à ses yeux.
La vie devait continuer, mais pas comme avant. La vie continuerait, différemment.
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One day, somebody told me
That life is not a game,
Neither is love.
I want to believe it, really.
But sometimes, people disagree.
So, I'm walking on my borderline, praying,
Because I don't want to fall in the mud
Of that kind of humanity.
