Posté le 20 octobre 2006
Par Selann Yui
Coucou !
Donc, comme promis, je vous mets la suite de la fic de Célia-san…
De gros bisous de ma part et de la sienne et envoyez-lui plein de review, elle attend que ça !
BONNE LECTURE !!!!!
Partie V
« - Je veux me battre seul.
La salle se met soudain à tanguer sous mes yeux. J'ai l'impression d'avoir reçu un puissant coup sur la tête. J'essaie de me ressaisir.
Pourquoi? Ses yeux dorés ne me lâchent pas d'une seconde.
Mais quel con! Il n'a donc pas compris?! C'est lui, lui qui a tué mon maître! On l'a tué pour cet enflure! Il crèvera comme un chien d'un trou dans la tempe! Il crèvera de mes mains, je me le suis promis sur sa tombe! Je ne laisserais pas un petit merdeux tout faire foirer!
Je n'ai jamais eu besoin de lui! Jamais eu besoin de sa pitié!
Je pointe mon arme sur Goku.
« - Ecarte-toi.
Son regard reste de marbre. Je presse légèrement la détente.
Putain, m'oblige pas à le faire...
Une larme coule le long de sa joue.
Et merde... ma main tremble...
Il n'est pas pas là pour me servir de garde du corps! Chacun vit pour soi. J'en ai déjà fait la leçon...
Non de dieu pourquoi s'obstine-t-il! Je le préfèrerais lâche et égoïste! Qu'il se batte pour sa propre survie! Plutôt crever que de le voir se battre pour moi! Qu'il me haïsse! Je ne veux pas qu'il s'attache à moi comme je me suis à l... Espèce de con de singe écervelé!
« - Sanzo...
Sa voix brisée m'écorche à vif.
... Pourquoi l'ai-je pris avec moi?
Un doute angoissant m'envahit...Et si...
La vérité m'apparaît affreusement claire.
... Je n'ai fait que reprendre le chemin que mon maître avait emprunté. J'ai pris avec moi un rebus de l'humanité, je l'ai "élevé"...
Je me suis même interposé entre lui et l'ennemi... comme Komyo l'avait fait pour moi... Jusqu'où irais-je? Mourrais-je aussi en essayant de protéger Goku?
Pff... je suis pitoyable. Sans m'en rendre compte, je n'ai cherché qu'à reproduire sa vie. Sa mort n'a jamais cessé de me hanter. J'ai vainement tenté de le faire revivre à travers chacune de mes actions afin de combler son absence.
Kss... Moi qui me suis toujours vanté de choisir et d'imposer mon propre chemin... Belle ironie du sort...
Ma vie n'est qu'une pâle imitation de la sienne.
Est-ce que Goku adopterait quelqu'un à son tour si je mourrais pour lui, afin de donner à son tour sa vie?
Chaque vie ne serait qu'un triste écho des erreurs passées?
Je ne souhaite pas connaître le même sort que mon maître: je ne veux pas que Goku est à souffrir comme j'ai souffert...
J'abaisse peu à peu mon flingue. Je suis incapable de le maintenir plus longtemps à la hauteur de son visage. Dans son regard vacille une lueur d'espoir.
Raah! Quel petit con!
« - Ne crois pas que je vais te laisser t'amuser sans moi. Je n'ai pas fait tout ce chemin seulement pour te voir tailler une bavette avec lui.
... Je suis en train de lui interdir de faire ce que moi-même regrette... Je ne veux pas qu'il devienne ce que je suis devenu... Un homme incapable d'assurer la survie de ceux qui l'entourent, d'assurer sa propre survie... Je dois lui faire confiance, lui laisser la possibilité de faire ses preuves... malgré moi... même si l'idée qu'il se batte pour moi me dégoûte...
- S'il te plaît... Sanzo...
Son regard implorant me donne la nausée. Je l'évite lâchement puis, sans un mot, lui laisse le passage.
Con de singe!
Tandis que je m'éloigne, je sens son soulagement m'atteindre de plein fouet.Je me retourne.
Il se redresse, fier. Nos regards s'accrochent. Son visage s'éclaire, affichant une confiance assurée en lui -même. Je ne sais pas ce qui me retient de lui foutre une raclée.
Je l'ai mal éduqué ce gosse...
« - T'inquiète pas pour moi Sanzo.
Je ...
Pourquoi devrais-je m'inquiéter pour ce babouin?.. C'est pas mon problème... Rien à cirer... Gaspillerai pas ma pitié pour lui... Je m'appuie contre un mur et me laisse lentement glisser. Je retiens quelques grimaces... Il m'a salement amoché ce con!..
... Je suis pitoyable...
Il faut voir les choses en fâce. Je n'aurais été qu'un boulet pour Goku. Un éclopé se traînant derrière lui. Je l'aurais plus géné qu'autre chose. Je vaux que dalle à côté de lui. je suis même pas capable de voir les déplacement de Gyumao. La merde. Fais chier.
Je cherche sur moi mon paquet de clopes, j'en chope une. Je me saisis de mon briquet. Merde. Plus de feu. L'enfer. Je met ma clope a bec, histoire d'avoir le goût de tabac dans la bouche.
J'ai plus qu'à espérer que ce con de singe réussisse...
« - GYUMAO! MONTRE-TOI! LE COMBAT SE JOUE ENTRE TOI ET MOI!
L'égo de Gyumao est encore plus démesuré que sa grosse tête et c'est pas peu dire mais je crois que sa lâcheté bat tous les records. Avoir peur d'un gamin d' 1m 60 quand on en est fait 4, faut vraiment le faire!
... Reste prudent, con de singe...
Un petit sourire carnassier aux lèvres, ce babouin attend, aux aguets, une attaque de Gyumao. Mes yeux le cherchent, hagards. Putain, où est-il?
Goku se retourne et bondit. Je l'aperçois. Gyumao. Ce singe a dû le surprendre et l'a poussé à ralentir sa course pour pouvoir le contrer.
Je me redresse et mordille ma clope. Le choc s'annonce dur.
Les bras croisés en avant pour se protéger, Goku atterrit sur Gyumao et lui assène un joyeux coup de pied dans la gueule. J'ai presque mal pour lui, c'est pour dire. Surtout que la pitié c'est pas mon fort. Sa tête vrille de côté, la machoire suit. Elle pend. Complètement déboîtée.
Je crois que c'est pas déplacé si je souris. Je crois même que c'est bienvenue.
Gyumao tente de présenter un rictus. Pitoyable avec sa gueule bancale. Il porte ses mains à sa machoire et, d'un craquement sinistre, amplifié de par sa taille, la remboîte. Un filet de sang coule de ses lèvres. Dégueulasse.
Je sens que la réplique va être difficile à encaisser. Gyumao, les yeux injectés de sang, observe Goku d'un air fou allié. Le regard du singe s'agrandit, comme conscient du danger à venir.
Il tente de l'éviter. Trop tard. Projeté sur plusieurs mètres, son corps s'encastre dans un mur avant de s'écraser contre le sol.
Jamais je n'ai vu une telle force dégagée d'un seul être.
Goku se relève. Il tangue légèrement sur ses jambes mais se ressaisit. C'est tant mieux.
Je ne lui permettrais aucune erreur.
Nyoîbo apparaît entre ses mains. Il refuse de bouger. Je crois qu'il ne veut pas attaquer le premier. Sage décision.
« - Ah, tu veux la jouer comme ça..
Gyumao, s'entourant d'une aura protectrice, tend la main vers lui. Goku est soudain aspiré, attiré à une vitesse folle à lui. Putain de merde!
Il me semble que Nyoîbo s'agrandit...
Il a réussi à l'éviter! Ce babouin l'a utilisé comme une perche pour lui sauter par dessus!
Agile ce babouin (comme tout singe qui se respecte)...
Dans sa trajectoire, Goku a fracassé de son bâton sur le heaume de Gyumao, volant en éclat. Cet objet, qui n'avait pas attiré mon attention, requiert à présent tout mon intérêt: la rage de notre ennemi en voyant son casque brisé me confirme une idée soudaine. Sans lui, Gyumao ne peut exercer ses pouvoir télékinésiques.
Goku atterrit fermement sur ses jambes, prêt à redonner un nouvel assaut.
Raah putain! J'ai carrément brouté ma clope à cause de ce p'tit con!
... S'il continue comme ça, on aura vite baclé l'affaire. Goku semble aussi confiant. Ah, bien heureux les simples d'esprit! Son visage esquisse un sourire. Un sourire qui m'est adressé.
Mais rien ne se passe comme je l'espérais. Gyumao, furieux, se retourne brusquement. Goku ne réagit que trop tard. Un violent coup de pied le balaie, vague de puissance plus intense qu'auparavant. Il ne l'apparait qu'au moment où sa tête se fracasse brutalemement contre un mur. Son corps glisse indolemment jusqu'au sol, roule sur quelques mètres. Sur le mur, une trace de sang. Mon coeur s'arrête.
« - GOKUUUU!
Il frémit et tente de se relever. Je me lève sans tenir compte des gémissements de mes blessures. il se remet lentement d'aplomb. Trop lentement. Gyumao se saisit de lui et tente de le broyer entre ses doigts.
Les cris de douleur de Goku se répercutent dans la salle. Ils me font l'effet de lames de rasoir, me déchirant, me saignant à vif.
Je ne pourrais pas supporter ça plus longtemps. Je ne peux pas rester là sans rien faire. Il faut que ses hurlements cessent...Je vais devenir fou!..
« - LACHE-LE!
L'effet est immédiat. Gyumao, un sourire aux lèvres, se tourne vers moi, brandissant Goku tel un trophée. Il le laisse tomber dédaigneusement, comme on le ferait d'un rat crevé. Goku se recroqueville sur lui-même, autour de sa douleur.
« - Tu veux prendre sa place?
« - Touche encore un cheveu de mon singe...
« - Ton singe?
...Ksss! Il me cherche ce connard! Je ne sais pas ce qui me retiens de le...
« - Non.
Avant que je ne puisse agir, Goku s'interpose entre lui et moi.
« - Je peux me débrouiller seul.
... Quoi?! Il se fout de moi! Il s'est ouvert le crâne, son visage est tuméfié et il souffle comme un buffle!
Je sens la colère monter en moi.
« - La ferme p'tit con! C'est bien la dernière fois que je fais confiance a un sing...
« - Je peux y arriver sans toi, murmure Goku. Laisse- moi.
... que je le laisse...
Je sens quelque chose se briser en moi.
Est-ce qu'il réalise ce qu'il vient de dire?... Mais quel con! Il n'a donc pas compris! Je ne peux pas le laisser faire!
Gyumao se prépare à réattaquer. Il ne l'aura pas. Je me précipite vers Goku. Peu importe la fin...
« - Ne t'approche pas!
Goku me repousse violemment. Son poing me percute de plein fouet. Le choc de mon crâne contre la pierre. Tout est noir.
.oOo.
Par pitié... NON!
« - YAONEEE!
Non, non... Ce n'est pas possible... pas maintenant... Pourquoi... pourquoi le sort s'acharne sur moi?
Aah... mes vêtements... mes vêtement sont couvert de son sang... son sang...
« - Hak...kai...
Au son de sa voix, je resserre mon étreinte contre son corps ensanglanté. Sa main tremblante se rapproche lentement de mon visage. Je la saisis et l'amène contre ma joue. Mes larmes se mèlent au sang recouvrant ses doigts.
Yaone...
Sous l'emprise d'une convulsion, sa main se contracte contre ma joue. Ce contact suffit à me ressaisir.
« - Tiens bon!.. Reste avec moi...
Doucement, je l'allonge sur le sol et relève mes manches.
« - Je vais m'occuper de toi...
Qu'importe les forces qui me restent. Je concentre tout le ki que je possède au creux de mes mains. Je ne veux plus voir ceux qui me sont proches mourir sous mes yeux...
Je ne laisserai pas sa vie m'échapper comme celle Kanan...
« - Non... arrêtez...
Une de ses mains se pose sur la mienne.
« - Vous risqueriez... de vous tuer...
Un quinte de toux s'empare d'elle; ses lèvres frémissent; laissant échapper un filet de sang... Non... je t'en supplie...
« - Je t'interdis de m'abandonner maintenant...
Je sens mon corps se vider de toute énergie. Mes forces déferlent en elle en un véritable torrent, délaissant mon corps qui s'engourdit peu à peu. La plaie se referme sous mes doigts tremblants...
Il me semble entendre une voix...celle de Gojo... On me secoue par les épaules...
« - Arrête!
Le monde se met à tourner... Mes sensations s'amenuisent au profit de cette douleur sourde qui inonde mes poignets... cette douleur qui résonne... résonne... résonne...
On m'arrache les mains du corps de Yaone.
« - Ca suffit!
Je me sens tomber, deux bras me saisissent avec empressement.
« - Eh mec, c'est pas l'moment d'nous lâcher!
Mes pensées refont lentement surface.
« - Yaone...
« - Rassure-toi, elle est hors de danger...
.oOo.
Un peu plus et il y passait, il était prêt à se faire péter les veines ce con... C'est la première fois que je le vois dégager autant d'énrgie pour sauver quelqu'un.
On aurait dit qu'il se vidait de l'intérieur... Il était pâle comme la mort... brr...
Il est vraiment attaché à cette fille... Je peux pas forcément le comprendre vu que je n'ai jamais été amoureux... Il faut dire que je n'ai jamais eu de chance avec les femmes. Quand on y réfléchit, je n'ai pas eu un très bon professeur; ma mère niveau affection, c'était zéro.
Comment peut-on s'attacher à une femme lorsque celle qui vous a "élevé" ne vous a appris que souffrance et amertume? Je l'ai toujours aimé et je crois que cela me porta tort: cette période dans ma vie ne m'a jamais aidé à me réconcilier avec le sexe opposé. Je n'ai jamais eu de relations stables de toute ma vie... A vrai dire, je n'attend plus rien des femmes... J'espère un jour pouvoir aimé quelqu'un aussi sincèrement que ces deux-là.
Pff!.. Voilà que j'fais le sentimental maintenant! Ressaisis- toi Gojo, ça te ressemble pas!
... C'est un vrai carnage... Yaone, endormie, baigne encore dans son sang et je m'retrouve avec l'autre dans les bras. Manquerait plus qu'l'autre foldingue attaque...
Enfin, le frangin et la demi-portion veillent aux grains. Pour l'instant, c'te chtarbé a pas bougé. Il a même l'air de s'amuser de la scène.
« - Ca va, tu peux me lâcher...
Il me faut un moment pour comprendre que c'est Hakkai qui parle. Avec tout c'qui s'passe, j'suis un peu paumé. J'l'aide un peu à s'relever.
« - Ca va, je peux me débrouiller tout seul.
J'prends la mouche.
« - Pour une fois qu'j'aide... Va pas croire qu'j'serais toujours derrière toi... C'est pas mon genre.
Son regard s'arrête et se fige devant le corps de Yaone.
« - T'inquiète, elle risque plus rien...
Putain, c'est pas mon truc, d'réconforter les gens!
« - Pour l'instant... Merci... je suis désolé.
Raah! Faut toujours qu'il s'en veuille c'lui- là... Pff...
« - Laisse béton... Tu voulais la sauver, c'est normal. Tu y es aller un peu fort, faut l'admettre...
Il esquisse un sourire. Un sourire réservé à Yaone. Il sourit pour elle, il ne regarde qu'elle, il souffre avec elle. Pov' gars. Ca m'fout les boule de l'voir dans c't' état.
« - Je suis pitoyable n'est-ce pas?.. Je crois bien que j'ai des sentiments pour elle... Hahaha... C'est une de mes faiblesses...
J'me marre pour cacher mon embarras. C'est pas la première fois qu'il semble répondre à mes pensées. Il m'fait parfois flipper sérieux c'mec! J'sens que j'vais sortir une connerie pour pas paraître mal à l'aise...
« - Ouais mec, c'est pour ça qu'je change de meufs comme de ch'mises!
... gagné...
Une image apparaît soudain à mon esprit. Mon frère. Je me retourne, nos regards se croisent. Il est sur ses gardes. Je sens comme lui que quelque chose va se produire. Mais quoi?
On se tourne vers le doc Nî. Il sourit comme un béat. On dirait qu'il a fumé la moquette. Il gigote dans tous les sens. Trop effrayant!
« - Vous êtes tellement solidaires! L'amour est votre flambeau! Aucun ne laisserait les autres de côté. Comme c'est attendrissant...
Il rit comme un dément. Lui, il a dû s'taper la moquette et les rideaux en sus... Ce barge est vraiment flippant.
Ririn tremble légèrement. Merde, c'est qu'une gamine, a pas besoin de surmonter des trucs pareils...
« - Ririn, pourrais-tu t'occuper de Yaone pour moi s'il te plaît?
Ririn dévisage un instant Hakkaï, surprise puis, les yeux brillant de reconnaissance, s'acquitte de sa tâche. Sacré Hakkaï va!
Le rire du barge s'interrompt brusquement. Son regard passe d'une personne à une autre.
Fais ou fais pas un bras d'honneur? Choix difficile...
« - Vous êtes attendrissant à en gerber. Vous êtes écoeurant... totalement déplorable...
Putain, j'ai envie de le buter!.. Avec sa voix mielleuse, on dirait un vieux pervers! Et j'aime pas les vieux pervers... ça m'fait de la concurrence...
Allez, j'vais m'faire un p'tit battle, ça va être sympa. J'empoigne mon Shakujo... on va s'amuser...
« - Toi mon cochon, je suis ton homme!
Ses lèvres s'étendent en un fin rictus.
« - Gojo, arrête!
C'est à peine si j'entends la voix du frangin. Une douleur me saisit la joue gauche.
Mes cicatrices.
Je plie sous le poids de la souffrance...
Instinctivement, je me recroqueville sur moi-même, les mains crispées sur mon visage. La douleur se fait de plus en plus intense. Je ne peux retenir mon cri. Je sens presque le sang couler le long des jointures reliant mes doigts. Chaque pulsion de douleur me rappelle le visage de ma mère...
Je le sais. Je suis comme ces fleurs rouges qui effraient par leur couleur, rappel incessant du sang, symbôle de vie et de mort. Soit on les laisse se fâner seules, loin du monde, soit on leur arrache les pétales une à une pour les voir mourir à petit feu.
Je suis les deux à la fois.
Je suis de trop... Je suis celui à éliminer. Celui qui porte la faute. Celui qui doit expier.
Ma mère le sait, elle l'a su dès le premier regard...
Je la fais souffrir... Je te fais souffrir maman. Je veux bien partager ta souffrance; à deux ce sera moins lourd à porter...
Non! NON! Maman, arrête! Je ne veux pas la partager ainsi! Tes ongles me lacèrent, ils me font mal... Je t'en supplie... Il n'y a que toi qui puisses me comprendre...
Je suis seul... si seul...
Une voix, j'entends une voix au loin...
Bats-toi... bats-toi... je suis là... n'est qu'un rêve...
... Cette voix... je me sens bien... La chaleur d'un corps protecteur...
Tu me souris... Tu prends ma main et je me tourne vers la lumière...
Notre mère est loin... très loin...
À suivre...
Vilou ! La suite le week end prochain !
Bisous
Selann.
