Coucou !

Aujourd'hui encore c'est Selann ! Mais, aujourd'hui attention attention ! Célia-san est à côté de moi pour promouvoir l'épilogue ! Alors ben je vous fais de gros bisous et je lui passe la parole !

Célia-san : Euuuuuh… Beeeeen… C'est la fin des haricots… Euuh… Michi bocu d'avoir lu cette fic qui, je l'avoue, s'est faite par petits bouts…Je tiens tout particulièrement à remercier ma super copiiiiine Selann ! C'est une super copine, non ? Je lui fais pleins de gros bikous en direct ! Vous trouvez pas que ça fait discours à la miss France ? Bref… je me tais et je vous laisse lire cette fin en paix ! Bisous !

Posté le 11 novembre 2006.

Célia-san et Selann : BONNE LECTURE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Epilogue.

"Il ne se réveillera probablement plus."

Cette phrase avait sonné comme une sentence au creux de ma bouche, aussi difficile à entendre pour moi que pour les autres.

"Son corps a été gravement endommagé... c'est un miracle qu'il soit toujours en vie..."

Jamais je ne pourrais oublier le regard de Sanzo, les yeux figés par une lucidité trop douloureuse. Lorsqu'il sortit enfin de sa léthargie, se fut pour s'asseoir face à ce lit froid où gisait le corps amorphe de Goku, habité par l'espoir vain et futile de le voir s'éveiller un jour.

Jamais je ne m'étais senti aussi coupable, aussi impuissant. J'étais condamné à attendre et espérer. Mon ki était inutile à son rétablissement.

Injustement, Gojo, Sanzo et moi reprenions vigueur et force.

Cela fait maintenant un mois que Goku dort. La petite maison dans laquelle nous avons provisoirement emménagé est bien silencieuse. Le souvenir du brusque réveil de Goku au château d'Hoto imprègne ses murs et hante encore nos esprits.

Il m'est toujours difficile de comprendre comment Goku aie pu revenir aussi miraculeusement à la vie. Je ne pourrais effacer de ma mémoire le sursaut qui anima son corps cliniquement mort, le papillonnement de ses yeux, le soulèvement de sa poitrine s'emplissant d'air. Je ne pourrais oublier la joie et le soulagement qui m'envahirent, la fébrilité et les larmes de Sanzo. Ses sentiments sont aujourd'hui si lointains.

Entre mes mains, un plateau avec de quoi manger. Je ne prends pas la peine de frapper à la porte, il n'y prêterait aucune attention.

« - Sanzo... Je t'ai apporté de quoi te restaurer. Tu devrais manger un peu plus.

Il écrase lentement sa cigarette sur le rebord de sa chaise avant de le jeter parmi les mégots qui encombre le sol de la chambre. Ses doigts en saisissent une nouvelle qu'il allume aussitôt. Ses lèvres s'entrouvrent pour laisser échapper un filet continu de fumée nauséabonde.

Dans la lumière crue que dévoile la fenêtre, il parait totalement décharné. Son attitude ne laisse en aucun cas présager qu'il a remarqué ma présence. Je dépose le plateau sur une table longeant le lit de Goku.

« - Rester prostré devant son lit ne l'aidera pas plus à se réveiller.

Aucune réaction ne se manifeste sur son visage blême. Découragé, je quitte cette chambre emplie de douleur.

Jamais je n'ai vu Sanzo tomber aussi bas. Si Goku ne se réveille pas bientôt, j'ai bien peur qu'il ne soit plus possible de le raisonner.

.O.

Mes yeux se posent un instant sur la plateau qu'Hakkaï a laissé à mon intention.

Comme si j'avais faim.

Dis, je peux avoir un nikuman?

Merde...

Je cherche désespérément une clope. Le paquet est vide.

Mon regard s'attarde sur son visage livide et froid.

Un cadavre. On dirait un cadavre.

Putain.

A défaut de tenir une clope, mes doigts viennent s'enfoncer dans la chair de mon visage.

C'est pas vrai...

Sanzo, j'ai la dalle...

« - Pourquoi tu te réveilles pas bordel...

Emmène-moi, me laisse pas ici.

Putain fous-moi la paix!

J'en peux plus...

Il est comme mort. Mort! Par MA faute!

"Il ne se réveillera probablement plus"...

Ne me traite pas de singe!

« - LA FERME !

Le son mat d'un choc et une douleur se propageant dans mon pied me ramènent brutalement à la réalité.

Un des rebords du lit s'est encastré dans le mur de plâtre, dû à un furieux coup de pied.

Merde. Fais chier.

Je jette un coup d'oeil sur Goku. Brusqué, son corps s'est déplacé, laissant un bras pendant dans le vide.

... je suis vraiment qu'un con...

Je quitte un instant ma chaise afin de le réinstaller plus confortablement.

Pour la première fois depuis longtemps, ma peau entre en contact avec la sienne, glacée. Il ressemble à une enveloppe vide, sans expressions. Une vague d'angoisse me submerge.

En un mois, ses cheveux ont eu le temps de pousser. Quelques mèches de cheveux se sont insinués entre ses paupières.

Après quelques minutes de flottement, ma main vient précautionneusement les écarter.

Jamais je n'aurais dû l'emmener avec moi.

.O.

J'ai cru entendre une voix...

Celle que j'attendais.

Me débattant contre les ténèbres, je m'approche peu à peu de l'orée de ma conscience.

Mes sensations résonnent en moi, accrues, prêtes à l'éveil.

Je ressens, au loin, une main me caresser les cheveux. Comme pour répondre à ce geste, mon coeur bondit dans ma poitrine.

Je sens monter peu à peu des larmes douloureuses.

Combien de siècles ai-je attendus pour connaître une telle marque d'affection de la part de Konzen?.. de la part de Sanzo?

La main suspend soudain son geste. Affolé, je me raccroche à elle.

Non! Attends! J'ai peur... j'ai peur de ne plus pouvoir revenir... de ne plus pouvoir ressentir... de ne plus pouvoir te voir! S'il te plaît! Aide-moi!

Sanzo!

.O.

Je regarde une fois de plus son visage afin de m'assurer de la réalité de cette vision.

Ses paupières frémissent de nouveau.

Effrayé, je retire une main tremblante de son front.

Est-ce qu'il... Merde! Qu'est-ce que je suis censé faire?!

« -... Goku?

Au son de ma voix, ses yeux se crispent et échappe quelques larmes.

Mon coeur bat à tombeau ouvert. Je fixe, ahuri, ses lèvres frémissantes. Elles murmurent quelques choses.

Mon nom.

Je ne saurais décrire le sentiment qui me traverse en cet instant. Je le dévisage, indécis, partagé entre le soulagement et la douleur.

Mes doigts se sont à nouveau perdus dans sa chevelure. Assis sur le rebord du lit, les secondes défilent de façon désespérément lente. Mon corps se tend, à l'affût; l'angoisse de la confrontation me broie l'estomac.

Non. Je peux pas. Je peux pas rester ici. Je peux pas le regarder en face après l'avoir laisser se faire buter.

Il me suffit de traverser la pièce avant qu'il ne s'éveille et de refermer soigneusement la porte derrière moi. Je ne sais pas ce que je fous ici. Ce n'est plus ma place.

Je l'ai utilisé comme une arme. Je l'ai abandonné. Je l'ai laissé crever.

Je commence à me redresser prudemment de son lit mais il est trop tard.

Indécis, j'assiste au papillonnement de ses paupières. Deux yeux dorés se dévoilent; ils me dévisagent sans retenue.

Je sens ma gorge se nouer peu à peu.

Réveillé... il est réveillé... devant moi.

Le rythme de mon coeur s'accélère. Je reste à le dévisager, désorienté par ce spectacle. Comme un con. Immobile, piégé, attendant que son regard lourd de reproche confirme ce que je sais déjà de moi: tu es un connard, un lâche, celui qui m'a trahi et abandonné à la mort... un déchet. Une merde.

Je détourne le regard, écoeuré par son apparence maladive.

Pas besoin de me confronter à sa haine. Celle que j'éprouve envers-moi me suffit largement.

Mais le poids d'un corps contre le mien vient contredire mes appréhensions. Le sien. La tête blottie dans ma chemise, secoué de sanglots, encore fragile.

Ses bras sans forces qui m'enserrent.

« - ... J'ai entendu ta voix... pardon...

Je...

Je ne comprends pas...

Je me mets à trembler. Je le regarde, terrorisé, pleurer de plus belle, resserrant son étreinte avec le peu de force qui lui reste.

Je ne sais ce qui me prend. Après un instant d'indécision troublante, mes bras hésitants viennent l'entourer et le serrer contre moi.

« - Idiot...

C'est pas à toi de faire des excuses.

...C'est pas pour imiter mon maître que je l'ai pris avec moi. Toutes ces excuses que j'ai pu trouver pour expliquer sa présence à mes côtés n'étaient qu'de belles foutaises.

J'aurais pu prendre n'importe quel mioche.

Non. J'ai choisi Goku tout comme lui m'a choisi.

Je serais bien plus qu'un bonze dépravé si je ne l'avais pas pris avec moi...

On est comme... comme deux gosses paumés.

Ca fait con de dire ça mais... c'est comme s'il était mon gosse.

Dire qu'il a fallu en passer par là pour l'comprendre... Putain, j'suis pitoyable.

J'ai bien cru ne plus te revoir, con de singe...

...Raah, mes yeux me démangent!

Je relâche tout doucement l'étreinte. Pelotonné contre moi, Goku ressemble à une p'tite chose fragile. Le croyant endormi, je m'apprête à le recoucher lorsque ses prunelles se posent sur moi. Son visage se fait interrogateur face à mon regard humide.

« - Sanzo?

Je détourne les yeux.

« - Une poussière dans l'oeil...

Ses traits blafards s'éclairent d'un sourire jusqu'aux oreilles. Je me surprends à faire de même. Moi, le professionnel du tirage de gueule.

.O.

Voilà quatre jours que Goku est réveillé! Quel bonheur de retrouver un peu de vie dans cette maison!

A croire que ces derniers mois n'ont jamais existé... Le calme et le sourire ont de nouveau refait surface en moi, Gojo a retrouvé son humour bancal et ses frénésies amoureuses, quant à Sanzo...

Sanzo a changé.

Oh certes, son égocentrisme et son amabilité ne lui font toujours pas défauts mais... il a gagné en douceur et en attention.

Au plus grand bonheur de Goku.

Mes pas m'ont mené devant sa chambre. Je m'apprête à frapper à la porte, avant de m'apercevoir que celle-ci est entrouverte. Le rire de Goku s'en échappe.

Une brève hésitation me saisit.

Je vais peut-être déranger.

Finalement, je me ragaillardis et franchis le seuil.

« - Couc..!

Je reste ébahi devant la scène qui m'est offerte.

Sanzo, le sourire aux lèvres, est en train d'ébouriffer les cheveux de Goku... sans savoir que j'en suis spectateur.

« - Euh, pardon de déranger mais...

Il sursaute au son de ma voix, pris en flagrant délit de tendresse. Goku, à côté de lui, se moque clairement de lui.

La gêne de Sanzo se transforme aussitôt en une menace orageuse.

« - Si tu vas raconter des conneries au kappa...

Une main se plaque sur le rebord de la porte, derrière moi.

Je souris, mal à l'aise.

« - Mais que vas-tu imaginer?..

.O.

« - Tu n'as pas été très malin sur ce coup-là Hakkaï. Tu as mis fin à une scène qui aurait pu se révéler beaucoup plus chaude et passionnée...

J'adore quand il bout comme ça! Quel magnifique couleur carmin Sanzo!Un véritable artiste ce mec-là!

... Oh laaa... Meeeerde... Je le sens paaas... Faut qu'j'assure mes arrières!

Je me barre. De justesse. La balle est passée à quelques centimètres de mon crâne.

Putaiiiiin!

« - Mais t'es pas bien dans ta tête, bonze de merde!

« - Répète un peu pour voir, tête de poulpe! Je suis sûr qu'un trou de plus dans ta cervelle diminuerait à peine ton quotient de débile profond...

Quoi?! Comment il m'a traité c'faux moine! Faut qu'il aille se fair...

« - Plus chaude? Ca veut dire quoi? Ca veut dire que c'est pas assez cuit?

Wouaaaaw! Quel superbe arrêt sur image de maître Sanzo! Manquerait plus qu'la crise cardiaque! Tu pouvais pas me faire plus plaisir, bonze de mon coeur...

Bon, c'est pas tout ça, mais y'a un singe qui a besoin de quelques éclaircissements sur les mystère de la vie...

« - Ben, tu vois, c'est quand...

J'ai même pas l'temps d'entrer dans l'vif du sujet qu'Hakkaï se précipite sur lui pour le couver.

« - Pas ça devant lui! C'est encore un enfant!

Et Goku de répliquer:

« - Mais euh! J'suis plus un gosse! Dis Gojo, ça a un rapport avec la bouffe?

Raaah! J'abandonne!

« - Laisse tomber, t'es trop arriéré pour comprendre, con d'singe.

Piqué à vif, il se redresse dans son lit, une moue boudeuse sur le visage.

Aah, les ados aujourd'hui, j'vous jure...

« - Je suis pas un arriéré! Et puis d'abord me traite pas de singe, sale kappa qui pue!

Là il a dépassé les bornes!

« - Quoi?! Qu'est-ce qu'il a dit l'nain d'jardin?! C'est pas moi qui baigne dans mon jus depuis plus d'un mois! Tu schlingues tellement qu'on peut t'renifler dans un rayon d'trois kilomètres!!

« - Tu m'cherches c'est ça?

« - Oooh, la d'mi-portion veut jouer au gros dur? Ben vas-y! Viens prendre ta raclée!!

Goku arrache violemment ses couvertures et jette ses pieds hors du lit.

« - Tu vas le regretter!

Sanzo et Hakkaï deviennent pâles comme des linges.

« - Non, Goku!

Goku s'affale élégamment au pied du lit. Comme une menace se dessinent, monstrueuses, les cicatrices boursouflées et bleutées sur son dos blême.

Oh putain j'viens d'faire une boulette...

« - Aïe aïe aïe... j'viens d'me louper...

Je me précipite sur lui, inquiet.

« - Eh, ça va p'tit gars?

J'ai même pas l'temps d'me baisser pour l'aider à se relever que j'me prend sans crier gare deux godasses dans l'derrière qui m'envoient valdinguer à l'aut' bout du lit. Je me retrouve à bouffer joyeusement la tapisserie. Je me retourne vers les deux tarés d'service.

« - Non mais vous êtes malades?!

Sanzo se fout totalement de ma réplique. Un vrai snob.

Avec une douceur que je ne lui connaissais pas, il prend Goku dans ses bras et le remet dans son lit.

A fini le gentil Sanzo quand il se tourne vers moi. Il a l'oeil méchant!

« - Putain mais t'es con ou quoi!

« - Oh ça va... Il s'est juste gamellé...

Et Hakkaï qui s'y met à son tour.

« - Goku a tout à réapprendre! Il est encore affaibli... Ca va Goku?

Le singe, livide, répond d'un hochement de tête.

Ca va! J'ai compris!Pas la peine d'en rajouter!

J'suis vraiment con... j'le ménage pas, ce p'tit...

Je jette un regard sur sa tronche. Le nabot, discrètement, me tire la langue. Je lui souris.

Tu paies rien pour attendre...

Un silence de mort s'installe. Ce qui semble profitable à Hakkaï, tout souriant.

« - Bon c'est pas tout ça, mais Yaone m'attend. Je ne serais pas là avant demain midi.

Naaaaaaan, pas possible!

« - Notre gentil docteur se transformerait-il en Don Juan?

Notre nouveau latin lover se met à rire en se massant le cou d'un air dégagé.

« - J'ai la daaaaaalle...

Un brin de nostalgie envahit la pièce. Tous les sourires et les regards se sont tournés vers Goku. Ca fait un moment qu'on n'avait pas entendu ça...

Aaah... Notre cher estomac-sur-patte... notre débiteur de compte officiel...

« - C'est vrai ça. Qui va s'occuper de faire le bouffe si tu t'en vas?

Enfin une parole censée de notre bonze national... Comme quoi ça lui arrive de penser avec son cerveau et non avec son flingue...

Mais, honnêtement, je crois qu'Hakkaï en a littéralement rien a s'secouer.

« - Débrouillez-vous! Au revoir!

Et mais attends! Il s'casse sans aucune considération pour nous! Et nos estomacs?! Qu'est-ce qu'il en fait de nos estomacs?!!

« - J'peux commander des pizzas...

Sanzo, t'as dit le truc magique: j'crois que le singe se sent plus.

« - Des pizzas? Génial! Pizzas! pizzas! pizzas!

Euuuuuuuuh... J'crois qu'ils ont oublié un tout p'tit détail...

« - Hakkaï est parti avec ta carte de crédit.

Sanzo, d'un geste expert, fait apparaître dont ne sait où une carte scintillante.

« - On a qu'à utiliser la carte de la trinité bouddhique...

... Notre sauveur...

FIN!!!

Et voilàààààààààà!!! Finish! Qu'en avez-vous pensé? Que vous ayez trouvé cette fic nulle ( genre: "mon chien fait pareil mais en mieux"...), passable ("mouais... à part ça y'a quoi à la télé ce soir?"...) ou grandiose ("Victor Hugo et Patrick Süskind, à côté, c'est du whiskas bas-de-gamme"...), n'hésitez pas à m'en faire part à travers vos reviews! A plus!