Chapitre 5 : Voyage au bout du monde ! petites intrigues entre amis Equipe Kakashi
Le soleil se levait sur le petit groupe parti à
la recherche d'Akamaru.
Naruto et Kakashi furent les seuls du
groupe à trouver le sommeil. Un sommeil bien agité pour
Naruto, une sorte de méditation préparatrice à
l'affrontement pour Kakashi. -L'ordre de mission rappelée
par Sasuke dans la lettre était toujours à l'ordre du
jour-. Hinata garda l'œil ouvert avec Shinobu pour faire la garde
autour du camp.
Le groupe n'était pas réellement
fatigué physiquement par une si petite distance parcourue mais
par ce qui les attendaient. Bien que la mission ne soit pas d'un
rang très élevé ni vraiment dangereuse, elle
s'annonçait particulière et étrange.
Le
chemin étant encore très long et Naruto accepta –malgré
lui- de voyager par les moyens conventionnels utilisés par son
ancienne profession. Dans l'ensemble avant d'installer le
campement, le groupe avait quand même fait un bon bout du
chemin à effectuer en environ 5 ou 6 heures de route.
Eiji
repensait sans cesse à ce qu'il avait entendu hier soir. Il
était encore sous le choc de ce qui avait été
dit.
Le fils de Kiba était en fait parti bien avant eux de
Konoha, profitant d'un roulement de tour de garde.
Kakashi le
surveillait du coin de l'œil. Après avoir couru un bon
moment et s'être perdu, il tomba sur leur campement en fin de
compte vraiment par hasard. Ce dernier pleura un bon moment pendant
la nuit et il ne cessait de ruminer sa vengeance. Dans son cœur, un
vent froid soufflait, annonciateur de mauvais présages.
Le
chef de mission avait en plus médité pour réfléchir
à la situation et trouver la bonne voie à suivre. Il y
avait beaucoup trop d'ombres dans cette histoire.
Si Sasuke
s'était donné la peine d'écrire la lettre,
c'était qu'il se doutait d'une duperie de la part d'Iwa
ou de la possibilité d'un mystère plus grand à
Diaro. Le gardien de la montagne n'était pas devenu plus
sauvage d'un coup simplement que pour des chevaux.
Kakashi en
était venu à la conclusion que le mieux serait de se
rendre dans une des villes voisines rencontrer un de ses contacts et
de mener une petite enquête dans la soirée. Le lendemain
il se rendrait à Diaro pour en finir avec cette histoire.
D'abord il laisserai quand même parler son stupide élève.
C'était un des ordres de mission après tout et si
possible, il aimerait ne pas prendre la vie d'Akamaru.
Naruto
quand à lui se réveilla avec à son chevet, la
mine inquiète d'Hinata. C'était la seconde nuit de
suite qu'il se levait après sa femme, chose étrange.
L'exilé n'avait pas revécu ce cauchemar depuis
un bon moment. En fait c'était bien rare qu'il rêve,
sauf lorsqu'il ressentait un grand trouble émotionnel.
D'abord la rencontre avec Shinobu, puis sa dernière
conversation avec le Dernier… quelque chose de bizarre circulait
dans l'air, annonciateur de mauvais présages.
Une
question n'arrêta de raisonner dans sa tête pendant
toute la journée. Pourquoi maintenant ? Que signifiait tout
cela ?
Le parchemin du Dernier ? Il était bien caché,
personne ne le trouverait, alors pourquoi s'en ferait il ? Où
Lui peut être ?
Il se secoua vigoureusement la tête :
pour le moment ce n'était pas le plus important, ses pensées
devaient plutôt s'orienter sur Akamaru. Au diable les
réminiscences !
Hinata arriva enfin à croiser
le regard encore dans le vague de son mari. Il était agité
après son réveil et avait vraiment beaucoup de mal à
émerger de son sommeil. Naruto serrait le poing et tremblait
beaucoup. Au cas où, elle avait apporté de l'eau à
son chevet avec une serviette si il avait de la température.
Hinata l'avait vu s'agiter dans son sommeil, et murmurer des
mots inintelligibles. A voir sa mine, ce cauchemar lui avait été
pénible.
Ce qui l'attrista un peu : pourquoi ne lui
parlait il pas de ce qu'il avait sur le cœur ? a première
vue, c'était quelque chose de très sérieux…
Naruto se sentait terriblement désolé par ce regard
insistant. Mais lui dire serait la mettre en danger. Où était
ce juste une excuse pour se renfermer sur lui-même ?
Pour
décontracter l'atmosphère, Naruto commença a
prendre des nouvelles sur l'état de santé d'Hinata
après l'avoir embrassé. Elle se sentit un peu
soulagée.
Il commença à s'habiller et
changea de sous vêtements. Shinobu voulu rentrer dans la tente
pour demander à Hinata un renseignement… Naruto se
retournait pour dire une blague fumante à ce moment là.
Après s'être habillé, Naruto sortit
jeter un œil et dire bonjour à tout le monde. Son salut fut
plutôt mal accueilli par ses compagnons.
Des visages plutôt
fermés… il ressentit un certain poids se poser sur ses
épaules.
Shinobu ne le supportait pas. -Elle était
encore aussi rouge d'embarras à la scène de tout à
l'heure : la joue de Naruto aussi-.
Kakashi avait cherché
pendant toute la nuit un moyen de s'en débarrasser, en vain.
Eiji avait toujours envie de le tuer.
Une ambiance donc des
plus morose. Seule Hinata était contente qu'il les
accompagne.
Pour tenter de décompresser un peu
l'atmosphère, elle alla donner un coup de main à
Shinobu pour remballer leurs effets afin de repartir le plus
rapidement possible.
L'ambassadrice et elle avaient profité
de leurs tours de garde respectifs pour un tant soi peu faire
connaissance. Elles échangèrent ainsi volontiers des
anecdotes, parlèrent d'elles et de leurs plaisirs tout en
passant en revue les défauts de Naruto. Ce ne fut pas le pire
tour de garde qu'elles eurent connues.
Sans pour autant
devenir amies, elles s'ouvrirent mutuellement leur coeur en tout en
choisissant les mots justes, pour ne pas non plus révéler
leurs trésors secrets.
Shinobu appréciait
réellement les conversations avec la Hyuuga et livra plus que
d'habitude son passé. Ninja de grande expérience,
elle avait mit au monde deux enfants il y a un peu plus de 20 ans.
Son époux, un ninja de Konoha avait participé à
un conflit qui se termina par une victoire importante d'Iwa no Kuni
sur ses opposants. Il la séduisit, et deux enfants vinrent au
monde.
Cependant, pour des raisons qu'elle ignore, il la trahit
et emporta son nouveau né avec lui. Shinobu avait perdu
bizarrement tout souvenir de cette époque. Lui avait on effacé
sa mémoire ?
Un peu plus tard, sa fille la quitta aussi
sans raison apparente. Sans une dispute, ni un mot d'explication,
elle était partie aussi.
Ravalant ses larmes, elle tenta
de les retrouver et de comprendre leur geste… Un homme si bon et si
brave, sa fille si gentille et promise à un avenir si
brillant, pourquoi étaient ils partis ? A cause d'elle ?
C'est alors qu'elle décida devenir ambassadrice pour
se servir des moyens de son pays, prétexte pour continuer en
toute impunité ses recherches. Ses supérieurs étaient
au courant et n'ont jamais eut à se plaindre d'elle, se
dévouant malgré tout corps et âme à sa
tâche.
Mais il n'y avait toujours aucune piste et sa
quête restait toujours sans nouvel véritable indice.
Les affaires remballées, le problème d'Eiji
se posait encore. On ne savait pas trop quoi en faire. Kakashi avait
pensé à le ramener à Konoha mais cela aurait été
une perte de temps. Envoyer quelqu'un d'autre mais qui ? Shinobu
et Naruto doivent continuer la mission et il ne se voyait pas
demander à sa femme de le raccompagner. Renvoyer le gamin
comme ça ?
Connaissant un peu son caractère, il
n'en ferait qu'à sa tête et les suivrait. Et il ne
pouvait pas demander à Konoha une autre mission pour le
ramener. Ca serait stupide d'une d'utiliser des renforts pour une
mission et de deux abuser des ressources du village caché.
Naruto voyant le problème se posant dans l'œil de
Kakashi, il se proposa de le faire monter sur son dos. Il reçut
un coup de pied d'Eiji pour toute réponse. Hinata après
un rire déplacé de Shinobu, prit le relais. Il n'était
pas nécessaire de le ridiculiser.
Le copy ninja se passa
de faire des commentaires et ils partirent en direction de Diaro. La
route ne serait plus bien longue de toute façon.
Le
voyage se passa sans trop d'embûches. Kakashi fit faire une
pause à son équipe vers midi puis ils repartirent après
une bonne demi heure. Eiji changea de dos à ce moment là
pour aller sur celui du ninja aux cheveux platine.
Vers la fin de
l'après midi, le groupe de Kakashi arriva en bordure du han
de Diaro.
Il voulait que son groupe se repose un peu et commencer
à récolter des informations sur Akamaru. Demain ils se
rendraient au tertre et règleraient le problème
définitivement soit en le faisant partir, soit par les armes.
Cette solution ne plaisait à personne mais la mission était
explicite à ce sujet.
Ode était une petite
ville du han de Diaro. C'était celle qui était aussi
la plus proche de la montagne. Ville gravement ravagée par la
guerre, Konoha s'occupa de sa reconstruction après la guerre
et accorda à la ville une muraille.
Arrivé en
ville, Le groupe se sépara : Kakashi et Shinobu se rendraient
au bureau pour signaler la présence de leur groupe d'une
part et préparer leur enquête.
Le contact de Kakashi
était Yoshitaro, l'homme qui avait remis le rapport sur
l'attitude de ses collègues. Il devait justement rentrer de
mission dans une heure ou deux, ce qui était lui était
largement suffisant pour continuer par avance son enquête et
s'intéresser à la situation actuelle du pays du riz.
Shinobu fit aussi son enquête de son coté pour soutirer
des informations administratives sur Akamaru, ou se rendait il, ou
avaient eu lieu ses attaques etc.
Hinata, Naruto et Eiji allaient
réserver la chambre et préparer le repas.
Naruto
ferait office de nounou à Eiji et accompagnerait Hinata pour
les chambres, Kakashi partirait à la recherche d'informations
concernant les attaques d'Akamaru et Shinobu s'occuperait de la
paperasse administrative.
A peine atterri sur ses pattes, le
chien souffla un moment. Cela faisait bientôt 24 h que ces
humains le pourchassaient et il continuait quand même à
perdre du terrain. Bien qu'il soit son territoire, ces humains
étaient à la fois courageux, assez fort et très
endurant. Le gardien de la montagne en avait neutralisé deux
sur cinq et ils étaient encore à ses trousses.
Il
avait du riposter par trois fois.
Et surtout ses agresseurs se
rapprochaient beaucoup trop de la montagne avec leurs chevaux. Il
réfléchit pendant un petit moment. Ses cotes lui
faisaient encore mal, il n'avait pas dormi. Ses ruses et ses pièges
jusqu'à maintenant n'avait réussit qu'à
causer des dégâts minimes sur les chasseurs.
Akamaru
chercha plusieurs solutions. Une en particulier revenait sans cesse
dans son esprit : D'abord créer une diversion pour les
obliger à passer par la rivière et enfin les éliminer
par un piège final. Mais le problème de ce plan était
qu'il se rapprochait beaucoup trop près de la ville.
Tant
pis.
Les autres possibilités déjà épuisées,
il ne lui restait plus que celle-ci ou les éliminer tout
simplement. Mais c'était des humains.
Un kunaï
siffla à ses oreilles, Akamaru se remit en route sans se poser
plus de questions en direction de la ville la plus proche.
Pendant
ce temps, Eiji s'ennuyait ferme : Naruto était la pire
nounou imaginable. En dehors du fait qu'il s'occupait un peu trop
de lui, il fallait encore supporter ses facéties de gamins, le
tabac et son ton braillard. Il faisait vraiment trop chaud dans ce
pays pour supporter l'assassin de son père.
Que pouvait
Hinata trouver à ce type ?
Mais il s'inquiétait
vraiment pour Akamaru. Cet idiot ne le sauverait pas, c'était
sûr.
« Et si je tentais de m'échapper pour
le retrouver ?»
Après une très vague
hésitation entre le danger et la monotonie du temps passé
avec Naruto, il se mit à attendre bon moment pour prendre la
clef des champs.
Une bonne heure se passa dans la chambre de
l'hôtel et Hinata était partie chercher un restaurant
pour tous les 5.
Il se décida à passer à son
plan.
« Euh, dit Naruto, hésita il devant un Naruto
surpris en train de regarder le plafond.
- Oui Eiji ?
-
Comment était il mon père ? »
La question
renfrogna un peu le Naruto, mal à l'aise. Il ne savait pas
trop quoi dire. Eiji ne l'avait pas connu et le problème,
c'est qu'il était difficile pour lui de le cerner.
Ils
n'avaient jamais été très proches, se
considérant tous les deux mutuellement presque comme deux
rivaux. Mais il y avait un respect mutuel, une sorte de lien bizarre
qui naquit à la fin de leur premier duel à l'examen
chuunin. Il était même sorti avec Hinata pendant une
époque. Ils avaient effectué de nombreuses missions, et
Kiba changea un peu, devenant plus doux et moins sauvage après
avoir rencontré la douce Hanna.
Mais son destin a changé
du tout au tout quand le sixième lui confia cette mission…
« C'était un très bon Juunin, fier et
fidèle à son devoir. J'ai beaucoup travaillé
avec lui et donc je pensais bien le connaître.
- Pourquoi
est il mort, Naruto ?
- C'est difficile à expliquer.
Kiba avait une mission à accomplir et moi la mienne. A la fin
de sa vie il du faire un choix…
- Quel choix ? S'intéressa
tout à coup Eiji qui était sur le point d'enjamber la
fenêtre.
- J'aimerai ne pas t'en parler, Eiji. Il est
mauvais de reparler des choses du passé et … la vérité
n'est pas toujours bonne à entendre.
- Quelle vérité
?
- … Ton père avait trahi le village.
- La… ll …
LA FERME ! »
Le fils de Kiba lui sauta sur son ventre
et commença à l'étrangler. Qu'es ce que ça
voulait dire ? Il avait insulté son propre père !
Naruto plongea son regard dans le sien : ses yeux étaient
vibrant de haine et de colère. Eiji n'arrêtait de
répéter : « arrête de mentir ! Arrête
de mentir ».
Naruto le repoussa sur le coté de la
fenêtre et attendit la prochaine offensive.
Eiji ne
cherchait plus le conflit et parti sur le champ. Plus loin il serait
loin de ce menteur, mieux il se sentirait.
Après avoir
sauté de la fenêtre, il rebondit sur une toile de
marchand. Eiji se mit à courir aussi vite qu'il pouvait.
Son nom fut crié depuis la fenêtre ou était
Naruto. Mais il était déjà trop tard et loin
pour rebrousser le chemin.
« Que se passe t'il Naruto
? dit Hinata en accourant dans la chambre.
- Eiji s'est échappé
par ma faute !
- Que lui as tu dis ?
- Ri… rien enfin
presque rien. »
Hinata soupira : à la tête de
son mari, Eiji avait du demander quelque chose sur Kiba et son mari
avait du s'être embrouillé dans ses dires en en disant
un peu trop. Le petit était encore sous le choc d'hier soir.
L'avoir laissé avec Naruto était une erreur du
départ mais elle était faite pour maintenant. Hinata
choisit d'aller chercher Shinobu et Kakashi pendant que Naruto
partait à la recherche d'Eiji.
Le soleil se
commençait à se coucher.
Akamaru attendait
patiemment, tapis dans les hautes herbes près du pont le long
des palissades de la ville. Ses poursuivants s'approchaient «
furtivement ». Une ouie aussi aiguisée que la sienne
pouvait détecter sans problème une mouche bourdonner de
l'autre coté du marché de la ville.
Et ces
humains se croyaient malin en plus…
Ils s'étaient
séparés en deux. Un ninja le prendrait à revers
s'étant tapis dans l'eau tandis que ses compagnons
l'attiraient.
Akamaru avait retroussé ses babines comme
si il souriait.
Au moment de déclencher son piège,
il renifla l'air ambiant. Quelque chose de familier attira son
attention, ses narines s'agitèrent …. Il n'y avait pas
de doute : c'était bien l'odeur d'Uzumaki Naruto. Que
faisait il ici ?
Il poursuivait quelqu'un … quelque chose
ayant un lien profond avec son maître. Hanna ? Non, c'était
quelque chose qui avait l'odeur d'Hanna et un lien de chair avec
Kiba.
Son ouïe aiguisée lui indiquait que l'ennemi
allait passer à l'action. Des shuriken filèrent vers
lui mais le ratèrent : les chasseurs passaient à
l'attaque.
Le mystère pouvait attendre encore un peu.
Akamaru espérait seulement que Naruto et cette « chose »
ne s'en mêleraient pas.
Eiji continuait à
courir. Il ne savait pas où il allait, ni où se
réfugier. Ce sale Naruto, comment osait il maintenant bafouer
la mémoire de son père après l'avoir tuer?
Il
s'arrêta sur le pont à la sortie d'Ode, pour s'y
reposer un moment avant de reprendre sa course.
En jetant un œil
aux alentours, il vit quelque chose bouger dans les hautes herbes. En
y prêtant plus d'attention, il distingua un chien rouge
énorme qui se transforma en bûche.
Un instant plus
tard ce monstre à quatre pattes dans un essaim de fumé
était apparu sur le pont à son coté. Akamaru
tourna la tête vers Eiji.
Ce fut leur première
rencontre. N'ayant pas encore fait le rapport avec son père,
Eiji cria !
Les traces du fils de Kiba menaient directement
le long de la rivière et des émanations de chakra assez
fortes commençaient à s'y ressentir. Une bataille
allait s'y livrer et le gamin risquait d'être pris entre
les deux feux.
Après avoir escaladé la muraille, il
jeta un œil près du pont. L'exilé vit de loin
Akamaru prêt à se battre à coté d'Eiji.
Ces deux là semblaient aussi surpris l'un que l'autre.
Connaissant Akamaru, il n'allait pas tarder à contre
attaquer.
Deux ninja apparurent de part et d'autre du pont.
Naruto fila aussi vite qu'il pouvait pour protéger Eiji
: Akamaru ne savait pas quoi faire. Le gamin n'était pas
prévu dans son programme. Naruto apparu à coté
d'Akamaru et Eiji.
Après un regard complice avec le
gardien de la montagne, l'exilé prit dans ses bras Eiji afin
de le mettre à l'abri de la déflagration lancé
par un des trois ninja tapi encore dans les hautes herbes.
Akamaru
chargea le ninja le plus proche et lui mit un coup de tête
assez brutal pour le faire tomber dans l'eau. L'autre ninja
enchaîna avec des shuriken de glace qu'il esquiva sans
problème.
C'était le combat d'Akamaru, pas le
sien. Réapparu au dessus de la muraille, Eiji et Naruto se
contentèrent d'observer le spectacle.
Le chien
déclancha le premier piège : une nuée de clone
d'Akamaru chargèrent le ninja qui se préparait à
contre attaquer dans les hautes herbes.
Il ne restait plus que
les deux autres dont un encore un peu sonné tombé dans
l'eau.
Akamaru se précipita contre son adversaire sur le
pont. Celui ci était plutôt agile et coriace. Mais à
la différence d'un Naruto ou d'un Kakashi, il était
trop peu expérimenté pour faire face à un chien
de la taille d'un lion. Après une ou deux minutes de combat
et esquive au corps à corps, il fut assommé d'un coup
de patte à la tête.
Le dernier utilisait son chakra
pour rester agrippé sous le sol du pont.
Quel chien
incroyable : il avait réussit à vaincre 5 Juunin d'Iwa
entraînés spécialement pour cette chasse ! Le
ninja ne pouvait pas faire face à cet adversaire tout seul et
chercha un moyen pour s'échapper.
Il ne vit pas qu'une
ombre rouge souriante était tapi derrière son dos.
Akamaru s'en débarrassa facilement.
Après
avoir repris son apparence normale, Akamaru se prépara à
repartir en direction de la montagne. Il avait fait disparaître
ses clones et repêché les ninja d'Iwa.
Ode les
soignerait assez vite.
En tournant la tête, il vit Naruto
la cigarette au bec approcher avec le petit humain de tout à
l'heure.
Le chien de Kiba fronça les sourcils : celui-ci
ressemblait beaucoup à son ancien maître, mais en plus
jeune. Il était imprégné de son odeur. Qui était
il ?
Naruto mit la main sur l'épaule d'Eiji et dit
d'un sourire éblouissant sur un ton volontairement déplacé.
« Eiji, je te présente le chien de ton père
Kiba…
Dis donc, tu n'as pas un peu grossi Akamaru ?
Cet
humain s'appelait donc Eiji. Le fils de Kiba…
Tout
s'expliquait donc.
Kiba.
A l'horizon, le soleil
baignait cette scène dans ses derniers rayons.
Naruto
regardait dans les yeux d'Akamaru : leurs mémoires ne
s'étaient pas effacées avec le temps.
Eiji ne
compris pas le sens de leur regard, si triste et intense. Pourquoi
qu'Akamaru ne le tuait pas ?
Le gardien de la montagne n'avait
pas non plus oublié son choix de ce jour là, pour
sauver l'honneur de son maître.
Mais pourquoi ce
choix ?
Que s'était donc t'il passé ce jour là
?
Chapitre
5 : Voyage au bout du monde ! Petites intrigues entre amis ! Equipe
Gaï
Aussitôt les membres de l'Anbu
sortis de la pièce, Sasuke se renfrogna dans ses épaules
pour soupirer.
C'était à la fois exagéré
et trop peu : Gaï s'en débarrasserai facilement si ils
étaient repérés et détacher de plus gros
moyens serait encore plus stupide –et moins discret- . Kakashi
restait injoignable. Fidèle à son habitude, il coupait
tout contact radio dès qu'il était hors de l'enceinte
de Konoha.
Ca serait une longue journée. Il se faisait du
mauvais sang pour le groupe de Kakashi même si il ne se
l'avouait pas. Sasuke espérait qu'il n'y ait pas
d'autres imprévus dans cette mission, déjà pas
mal avec un Gaï fortement agité.
Qu'allait il se
passer ?
« Tu as bien fait de les envoyer, dit Sakura.
-
Je n'avais pas trop le choix, je te …
- Remercie plutôt
Ino, c'est elle qui a insisté.
- Oui… j'y penserai
- Justement je voulais te dire quelque chose…
- Quoi ? je
t'écoute. »
Sasuke n'avait pas l'air du tout
d'avoir envie de continuer la conversation. Avec son air renfrogné
des mauvais jours, et la journée qui ne faisait que de
commencer…
Tant pis. Et rien ne pressait de toute manière.
Sakura préféra remettre à plus tard le sujet
du bébé. Peut être lui en parlerait elle ce soir.
Elle devait justement aller à son bureau voir Ino. La réunion
de l'OS 5 approchait et beaucoup de chose devait encore être
réglé.
Heureusement qu'elle était là
d'ailleurs. Yamanaka Ino avait beaucoup aidé Sakura dans ses
nouvelles charges. Leur rivalité pour Sasuke était
depuis longtemps enterrée et en tant que meilleure confidente
elle n'aurait pu espéré mieux.
Sasuke profita de
l'absence de tout le monde dans la pièce pour prendre un peu
de saké. Ca l'inspirerait pour la suite.
Si Sakura le
voyait, elle lui piquerait encore une scène. Il en sourit.
Mais en y repensant, Sakura avait l'air un peu embarrassée
avant de partir sans dire ce qu'elle avait sur le cœur..
Qu'es-ce
que ça pouvait être?
Pas grand-chose d'important
sans doute. Les trois quart du temps, il n'écoutait pas
quand elle parlait.
Sasuke sourit, en même temps ce que
disait sa femme était vrai : heureusement que cette
enquiquineuse d'Ino était là sinon qui le fournirait
en saké ?
C'était son premier jour de liberté
et il n'en profiterait qu'à moitié.
Le soleil
brûlait la peau de son visage à travers la fenêtre.
Après toutes ces années au trou, il avait oublié
un peu cette sensation de chaleur. Les geôles étaient le
plus souvent humides et froides même en été.
Gaï
se réveilla vers 2 heure de l'après midi.
«
Noooooooooooooooo !
Un homme dans la fleur de l'âge se
lève à 6 h du matin, s'entraîne intensivement
pendant 3 h avant d'aller prendre son petit déjeuner et au
travail… »
Après son monologue, Gaï chercha
une auto représailles en séchant ses larmes. –une
seconde plus tard, son sourire fut éclatant à l'idée
qui germa dans son esprit-
Il redevint sérieux en
cherchant à se remémorer les événements
d'hier.
Gaï avait plutôt bien dormi et était
très content de la tournure des événements.
Bientôt il reverrait Kakashi et enfin ils régleraient
leur différent. Cet homme à ses yeux en fait ne valait
même plus l'honneur d'être son rival.
Se venger,
c'était tout ce qui comptait à ses yeux. Et au diable
les bons souvenirs !
Après s'être rasé,
Gaï remit un peu d'ordre dans sa tête et s'habilla. Il
était temps de partir et de rattraper leur retard. Lee
l'attendait avec leurs effets dans leur sac à dos.
«
Es tu prêt Lee ?
- Oui senseï !
- Pourquoi ne
m'as-tu pas réveillé ?
- Je voulais vous laisser
vous reposer afin que demain vous soyez paré à vous
battre de toutes vos force contre Kakashi.
- Lee, regarde
derrière toi, un oiseau magnifique vole… »
Celui-ci
tourna la tête en la direction indiquée « aidé
» par le coup de poing de Gaï. Lee fut repoussé
contre un arbre un peu plus loin sous la violence du choc. Il n'avait
pas mis toute sa force, mais cela suffisait pour ce qu'il allait
dire.
« Lee ! Pourquoi ne m'as-tu pas réveillé
: je devais m'entraîner avant de partir à la recherche
de Kakashi ce matin. Nous avons perdu du temps et maintenant on doit
le rattraper. Je te punirai sur le chemin. Aussi …
- Joli coup
de poing senseï, dit Kyo tranquillement installé sur le
toit avec sa sœur.
- … T'es qui toi ?
- Hum, vous savez
comment énerver les gens. J'ai un petit service à
vous demander avant de partir…
- Lequel ? dit Gaï
nullement surpris et changeant de mauvaise grâce de sujet. »
Kyo sauta du toit à coté du senseï de Lee
suivi par sa soeur.
Gaï n'était pas naïf : ce
type était louche et il le sentait. Comme si ce genre de
personne se contenterait d'une seule condition pour mener son
propre projet à terme.
De plus, sa ressemblance avec
l'élève de Kakashi était très étrange.
Etait il le frère de Naruto ? Cela sonnait faux à
première vue : le gamin était orphelin dès la
naissance. Mais pourquoi une telle ressemblance ?
Une aura
terrifiante émanait de Kyo toutefois, un peu semblable à
celle de Naruto. Si Gaï pouvait le combattre un jour, il en
serait ravi.
Il eu toutefois cette pensée en ayant un
léger frisson parcourant son corps.
« Je voudrai
que vous alliez récupérer un parchemin qui m'a été
volé par Uzumaki Naruto, l'un des élèves de
Kakashi si vous vous souvenez bien.
- C'est la personne sans
intérêt que tu n'avais pas voulu me parler hier soir
de la dernière personne du groupe ? répondit Gaï
nullement surpris par la « révélation ».
Pour quelle raison aurait il fait ça ? Le Naruto que je
connais est un jeune homme loyal dans la fleur de l'âge.
-
Hum… C'est vrai, il fut honnête à une époque
mais, il suit actuellement le même chemin que Kakashi. Vous
connaissez sa perfidie je pense… »
Gaï réfléchit
rapidement à ce qui se tramait. Faire un cambriolage était
hors de question surtout chez un des élèves de Kakashi.
Naruto n'avait rien à voir dans son histoire. Quel intérêt
à aller chez lui pour un bout de papier ?
A la différence
de que ce Kyo croyait, il n'avait pas été envoyé
en prison, Gaï avait voulu y aller. Ce n'était pas un
criminel et la raison invoquée pour ce délit sonnait
vraiment faux.
Il décida de jouer le jeu et repris avec la
pose du mec cool.
Advienne que pourra : de quel secret pouvait il
se cacher dans ce parchemin ?
« Alors il faut lui donner
aussi une leçon, dit il avec une lumière dans les yeux.
»
Kyo se pinça les lèvres puis sourit de
connivence avec Lee. Finalement, il pourrait servir peut être
un peu plus après la mission. Rien n'indiquait que son frère
le gardait chez lui.
Mais au cas ou… autant envoyer quelqu'un
y jeter un coup d'œil. De toute façon ils devraient bientôt
s'occuper d'autres préparatifs pour la suite du plan et le
travail de Yoko –ainsi que le sien- n'allait pas tarder à
venir.
Si Gaï trouvait le parchemin ce serait déjà
ça de fait mais bon.
Yoko se demandait quand à
elle pourquoi il avait engagé un tel type.
En voyant le
regard appuyé de la sœur de Kyo, Gaï lui sortit un
sourire kitch : ce n'était juste qu'un test pour vérifier
sa fiabilité. Yoko évita de peu de l'étrangler.
Elle cachant son projet du mieux qu'elle pouvait par un autre
sourire forcé.
Il fallait pour le moment continuer à
jouer le jeu de Kyo mais pour combien de temps ?
Lee souriait
: son maître n'était pas aussi bête que Kyo
voulait le croire. Gaï avait réussit à gagner leur
confiance en jouant les grands bêtes mais il n'aurait pas
survécu aussi longtemps dans ce monde sans savoir discerner le
bien et le mal.
Son senseï restait un ninja de Konoha : Même
en sachant où était Kakashi, il s'assurerait que sa
vengeance reste personnelle et ne cause un soucis majeur à
Konoha. Voilà comment il pensait.
Il faudrait le
garder à l'œil un peu plus que prévu.
Lorsqu'ils
se mirent en marche, Lee lui posa cependant une question :
«
Au fait vous êtes vous fixé un auto objectif vu que vous
vous êtes réveillé en retard ce matin.
- Bien
sur, Lee ! Dit Gaï avec le sourire du mec cool
- C'était
lequel ?
- Te frapper suffisamment fort pour que t'arrive à
l'arbre sans le détruire. Aussi je voulais que tu ais le
plus mal possible. Objectif accompli ?
- Oui senseï »
répondit Lee en se frottant la joue.
Kyo regarda sa
sœur. Si ils ne trouvaient pas le parchemin, au moins ce détour
servirait à brouiller les pistes. Le temps passait vite. Trop
vite.
Si il échouait ou ne rattrapait pas assez vite
Kakashi, il faudrait passer au plan de secours et leur boss
n'appréciait pas trop ce genre de travers.
Leur espion
les avait mis au courant que l'Hokage avait envoyé 2 Anbu.
En attendant de découvrir qui les espionnait eux même,
ce petit subterfuge leur faisait gagner du temps.
Mais il n'était
pas l'heure à faire des études de probabilités.
Elle devait préparer sa visite à une certaine
personnalité de Konoha.
Etait en prison, Gaï
avait raté beaucoup d'épisodes de la fin de la guerre
et Lee se chargea de lui raconter les faits les plus importants. Bien
entendu, Lee choisit ses mots avec beaucoup de soins afin de ne rien
révéler au sujet du Ruban rouge.
Les deux compères
arrivèrent une heure plus tard chez Naruto. Sans fioriture,
ils commencèrent l'inspection à la recherche d'un
quelconque indice. Gaï fut surpris que le propriétaire
ait voulu quitter Konoha pour vivre dans les bois après son
retour en plus de renoncer à sa vie de ninja.
Pour lui ça
sonnait plutôt bizarre : son style de combat avait quand même
bien évolué à la fin de la guerre et il n'était
pas du genre à abandonner. En fait, il doutait même que
Lee puisse le battre.
Quelque chose clochait dans son
comportement au retour et justement, pourquoi accompagnait il Kakashi
en mission n'étant plus ninja ?
La fouille dans la
hutte ne fut pas concluante du tout comme celle du temple ou du
jardin. Lee n'en fut pas si surpris que ça : Naruto avait
juste construit un bout de bois sur une montagne. Ce qui voulait dire
que si il cachait quelque chose ça serait sur lui. Comme
prévu.
Il était donc temps d'y aller.
Au
moment de repartir, Gaï surprit du coin de l'œil un trouble
dans les feuillages. Il n'y avait pas de vent. Il fit un signe de
la tête à Lee.
A la seconde d'après, son
élève favori apparut derrière le dos de leurs
espions. Lee souriait. C'était sans doute les deux ninja de
Konoha sans doute envoyer pour ramener Gaï. Konoha avait enfin
pris au sérieux Gaï, les choses allaient enfin commencer
à bouger.
Il était inutile de les tuer.
Après
les avoir bâillonnés proprement, ils repartirent en
destination de Diaro.
A Ode, on approchait vraiment de la fin
de l'après midi. Yoshitaro attendait Kakashi depuis une
plombe déjà. Fidèle à sa réputation,
le copy ninja n'arrivait jamais à l'heure.
Et dire
qu'il s'était dépêché lorsqu'il fut
informé de sa visite. En règle générale,
les ninja de Konoha n'étaient vraiment pas les plus pressé.
Enfin bon, la mission d'aujourd'hui s'était encore
bien déroulée –en plus d'être courte- et tout
le monde était sain et sauf. En tant que chuunin responsable,
il aimait toujours mieux quand ça se passait plus ou moins
comme prévu. Il n'avait vraiment pas à se plaindre.
Yoshitaro réfléchit un moment : si Kakashi un Anbu
de Konoha était dans le coin, c'était sûrement
pas pour un voyage touristique. Le pays du feu avait sans doute enfin
décidé de prendre parti et d'en finir avec le
problème du gardien de la montagne.
Dommage. Akamaru ne
faisait que protéger son territoire. C'était vraiment
triste ce qui lui arrivait mais bon.
Si seulement ces crétins
n'en avaient pas fait à leur tête ce jour là...
Le chuunin d'Iwa avait toutefois rapporté les dossiers
concernant cette affaire avec lui, au cas ou…
« Une femme
m'avait demandé de l'aider à faire ses courses…
dit Kakashi en arrivant
- vous êtes en retard, soupira
Yoshitaro. Comme d'habitude.
- Allons droit au but si vous
voulez bien. Avez-vous le rapport, Yoshitaro–san ?
- Tenez …»
Kakashi commença à l'examiner attentivement.
«
Que vouliez vous savoir ? Interrogea Yoshitaro.
- je m'intéresse
à cette patrouille à l'origine du problème.
J'ai mené une petite enquête de mon coté et je
n'ai pas réussi à retrouver le survivant. Savez vous
ou il est passé ?
- C'est vrai que c'est curieux.
Quelques temps après, il avait disparu. Mais je me souviens
très bien que c'était lui qui en parlait le plus. »
Le duo en collants vert moulant avaient bien rattrapés
leur retard en quelques heures.
Lee proposa de faire une pause à
son maître. Ils n'avaient pas arrêté tous les
deux et ils avaient grand besoin de souffler un peu. Personne
n'arriverait à les suivre à cette vitesse. Pendant la
dernière guerre, souvent ils avaient fait office d'éclaireur
ou de messager.
Ils venaient juste de passer l'ancienne
frontière séparant le pays du riz et le pays du feu. Le
reste du voyage serait du gâteau.
Lee regarda pensivement
un champ de riz : Elle aimait vraiment ce style de paysage.
Cela
n'échappa à Gaï, la tristesse dans les yeux de
son élève était vraiment touchant mais pourquoi
s'arrêter pour regarder un champ de riz ?
Un peu bizarre
de penser à Elle en voyant un simple paysage ?
Gaï
se remémora un peu les événements de son coté
aussi.
Juste un peu avant la fin de la guerre, Elle leur fut
arrachée par Kakashi et tout le monde à l'époque
donna raison à son geste.
Sans vraiment comprendre les
tenants et les aboutissants, Gaï céda à ses
pulsions et s'en prit violement à son rival, pour lui
responsable d'un homicide, rien de plus.
Un ou deux jours
après, il lu le rapport de Kakashi à l'Hospital
mettant directement en cause l'attitude de l'assassinée.
Incapable d'en supporter plus, Gaï ravala son orgueil et
demanda à être incarcéré en tant «
qu'infiltré » parmi les prisonniers. – ces derniers
n'étaient pas des ânes non plus et l'avaient vite
calculer-.
Lee devenu Juunin, son enseignement avait pris fin au
début de la guerre, et sa vie de ninja aurait pu reprendre son
cours normal. Les remords et les regrets additionnés à
sa soif de vengeance en avaient décidé autrement.
Il
ne voulait plus voir Kakashi avec le rapport qu'il avait osé
rendre sur son élève.
Lee disparut peu de temps
après lors d'une mission avec Neji.
Plus ils
s'approchaient de Kakashi, plus leur mémoire s'embrasait,
à la fois de haine et de tristesse. Les portes d'Ode
s'ouvrirent pour les laisser entrer une bonne heure plus tard.
Sur
les 6 villages, c'était le plus proche de la montagne donc
selon Lee, c'était sans doute par raison pratique l'endroit
ou Kakashi.
Gaï voulu rechercher ce traître sur le
champ mais Lee lui demanda d'attendre demain pour les rencontrer.
Gaï haussa les épaules : après tout, il n'était
plus à deux minutes.
Le duo partit chercher un hôtel
pour se reposer de leur rapide –mais éprouvant- voyage. Ils
furent bousculés par une femme qui semblait assez pressée.
Shinobu arriva à ce moment là, un peu
essoufflée et s'installa à la table. Elle devait
avoir couru tout partout pour les infos. L'administration d'Iwa
n'était pas connue pour son ordre.
« Je vous
présente Yoshitaro, mon contact. Yoshitaro, Shinobu
ambassadrice d'Iwa et membre de la mission.
- Enchanté,
dit son interlocuteur en baissant la tête en signe de respect.
- Des nouvelles de mon stupide élève, Shinobu ?
-
Non, et j'en suis ravie. On respire un peu quand il n'est pas là.
- Avez-vous trouvez quelque chose de votre coté ?
-
Les archives semblent avoir été effacées. Je
n'ai trouvé que les noms des disparu et…
- Et …
-
Iwa n'a semble t'il jamais ordonné de mission dans la
montagne à la recherche de réfugiés.
- Autre
chose ? »
Ils n'avançaient pas beaucoup : ils
savaient déjà la plupart de ces éléments.
Le seul indice encore à peu près potable était
le rescapé de cette patrouille et si ils ne le retrouvaient
pas pour l'interroger, la mission devrait continuer son cours.
Kakashi sorti de ses pensées : quelqu'un les
appelait.
C'était une Hinata essoufflée qui avait
couru pour les avertir de la fuite d'Eiji. Le chef d'équipe
soupira : encore une sienne de Naruto.
Après s'être
excusé auprès de son informateur, Kakashi, Shinobu et
Hinata repartirent en courant vers la sortie de la ville, l'endroit
le plus probable ou pourrait se rendre le fils de Kiba.
Yoshitaro
était du genre ouvert à tout et prêt à
offrir ses services à tout le monde sans pour autant
rechercher une quelconque récompense. Il se proposa de les
accompagner .
Shinobu le remercia après avoir délicatement
refusé son offre. Elle lui demanda de rechercher une piste
menant au survivant de cette patrouille.
Le chuunin parti de son
coté.
Déjà le soleil disparaissait au
lointain.
Ils priaient pour tout se passe bien avec Eiji en
courant dans les ruelles.
Tout à coup, Kakashi stoppa net
sa course. Quelque chose ou plutôt quelqu'un était
derrière son dos. Une aura familière. Il demanda au
reste de son équipe de partir en avant, qu'il les
rejoindrait plus tard. Les filles s'exécutèrent non
sans scepticisme.
Hinata fut surprise d'une telle décision.
Elle déclancha par curiosité son byakugan pour savoir
ce qui retenait Kakashi.
Elle hoqueta de surprise. Kakashi été
resté figé sur place : Maïto Gaï et Lee
l'avaient retrouvé.
Ce serait sa dernière erreur,
Gaï se l'était promis.
Son ancien rival sourit :
Tenten allait être venger.
Retrouvailles sous un soleil
couchant, qui n'aurait pu espérer mieux.
Si seulement
les circonstances n'étaient pas aussi tristes…
Et
maintenant qu'allait il se passer ?
