Chapitre 11
Pièges ! Orage ! Colère
! Dites moi quelle décision prendre ?
S'appuyant
sur la souche de l'arbre, Sakura bondit sur la gauche pour esquiver
de justesse les lames de vent générer par le fouet.
Cette arme pouvait infliger des dégâts sans pour autant
toucher sa cible simplement sous l'effet de la pression de l'air.
Elle le savait : c'était plus une mémoire physique et
sensorielle que d'observation.
Sakura se vida l'esprit : ce
n'était pas le moment de penser à ce genre de détail.
À peine déjouait elle un piège qu'un autre
l'attendait : c'était la règle dans un combat de
ninja. Yoko avait certes beaucoup de défauts mais personne ne
l'égalait lorsqu'elle serait son fouet et ce ne seraient pas
quelques pirouettes qui feraient la différence. Cette fois ci,
la lanière de cuir avait anticipé son prochain
déplacement. Sakura sourit et emprunta une technique au
répertoire de Naruto.
Dans un nuage de fumée, deux
clones apparurent, l'un pour saisir Sakura aux pieds, l'autre
pour dévier la trajectoire du fouet et des trois shuriken.
L'élève de Tsunade n'en avait pas fini : le
clone détruit, elle profita de l'écran fumée
pour transférer suffisamment de chakra à son autre
clone afin qu'il la projette. Sakura partit comme une flèche,
poings en avant vers Yoko, à la fois surprise et la garde
ouverte, son fouet n'ayant pas eu le temps de revenir.
Une
seconde après, une explosion résonna à grand
fracas dans toute la forêt. Lorsque la fumée disparut,
un cratère de trois mètres de circonférence se
dessina dans le sol. Yoko se tenait juste à côté.
Sakura n'avait pas perdu de son intelligence et de sa force.
Yoko n'avait fait que de gagner en dextérité et
en ruse.
Les deux adversaires échangèrent un regard
: Sakura par-dessus son épaule les poings encore au sol, Yoko
le fouet sur sa nuque prenant tout son plaisir pour la dominer de
toute sa taille. Un sourire satisfait se dessina sur les lèvres
de chacune. Elles avaient fini de s'échauffer, les choses
sérieuses allaient commencer.
Sakura et Yoko bondirent en
arrière, et entamèrent une longue série de
sceaux.
Séparé par dix mètres de forêt
et autres arbustes, Konohamaru ne revenait pas. Malgré la
distance qui éloignait les spectateurs des acteurs - distance
qui était allée en s'accentuant, sans doute par soucis
des blessée - il n'en manquait pas un miette.
Son
adversaire, bien plus fort que lui - il était obligé de
l'admettre -observait aussi la situation Le drink Master semblait
vouloir éviter de combattre à côté de ses
deux monstres de ninjutsu. De plus, les deux clones de Sakura
s'occupaient des blessés sans même qu'il n'esquisse le
moindre le moindre geste pour les arrêter. Il donnait
l'impression que pour lui, ce n'était qu'un point de détail
sans importance.
Il était hors logique. Tout ninja
réagissant intelligemment l'aurait poussé à
éliminer Konohamaru, pour ensuite prêter assistance à
son coéquipier. Mais non, d'un caractère pour le moins
semblable à celui de Naruto, il faisait à sa guise. Il
s'accroupit et décrocha une petite tasse attachée à
sa ceinture pour la remplir de saké. Le juunin crut trouver
une ouverture.
D'un geste vif, il lui envoya sur le coté
deux shuriken, le second aligné dans la trajectoire du
premier. Le drink master se pencha en arrière pour se gorger
d'une lampée de son précieux nectar.
Konohamaru se
sentit alors très con : il n'arrêtait pas de répéter
le même scénario depuis tout à l'heure mais
rien n'y faisait : ce type était intouchable. Il le savait.
D'un violent coup de poing sur un arbre, il chercha à évacuer
sa frustration. Mais que préparait donc Amano ?
Celui-ci
tourna sa tête vers le jeune jounin et lui adressa un clin
d'œil accompagné d'un large sourire.
« Il va être
bientôt l'heure, Konohamaru-chan encore un peu de patience.
En attendant, admire en silence le spectacle. Il se peut que tu n'en
aies plus l'occasion dans un proche avenir. »
A cette
réflexion succéda une question qui brûlait sur
les lèvres du petit fils du Sandaime : De quoi parlait il ?
Il préféra taire ses interrogations. De toute
façon, dans l'état actuel des choses, il ne pouvait
rien faire.
Sakura fut la première à finir son
enchaînement de signe.
« Kuroikiri zen'sokuryoku no
jutsu !» (Technique du brouillard épais à grande
vitesse)
D'un geste nerveux, les deux mains de Sakura prirent
place devant son visage. Elle commença à balancer le
haut de son corps de la droite vers la gauche, rendant les contours
de son corps de moins distinct, plus nébuleux. En face, le
fouet de Yoko reposait sur le sol, formant un large cercle entourait
son propriétaire.
De son index, Yoko déclara que le
bal ouvert.
Sakura s'élança.
Au loin,
tous portaient à croire qu'un orage allait éclater.
Atmosphère lourde, pression atmosphérique en chute
libre, humidité en hausse. Au mieux, dix minutes séparaient
la région des pluies diluviennes.
Lui, il n'en avait
cure du mauvais temps. Après toutes ses années de
service, il avait compris que les intempéries ne le
desservaient pas. Mieux, cela conférait à lui et autres
gens de son espèce, un manteau d'invisibilité pour le
moins agréable.
Cela faisait près d'un quart
d'heure que Kakashi observait son équipe. Dans ce même
laps de temps, personne n'avait ouvert la bouche.
Les influx
nerveux cavalaient dans sa boîte crânienne, à la
recherche du pourquoi et du comment de ce bor… désordre. Les
pièces du puzzle commençaient à se rassembler
mais il était persuadé que Sai avait encore quelques
pièce sous le coude, peut-être même les plus
importante, à savoir les coins.
Le copy ninja soupira : il
avait vraiment envie de foutre le camp. Mentalement, il rédigea
une petite note :
Comment faire une mission de merde :
Petit
a : Recevoir un ordre de mission périmé, foireux et
sans aucun sens.
Petit b : Faire équipe avec des
compagnons insupportables
Petit c : Avoir un élève
renié complètement débile qui ne devait pas
faire parti de la mission
Petit d : Avoir une organisation
mafieuse aux trousses.
Petit e : Avoir un Gaï enragé
aux trousses.
Petit f : Avoir un Gaï enragé aux
trousses.
Petit g : Devoir sauver un gamin de la cible que vous
cherchiez à l'origine à éliminer.
Petit e
: Avoir un type au sourire louche comme seule source d'information
« fiable » qui soit capable de capter quelque chose dans
tout ce bordel
Bref, tous ces problèmes avaient
fini par le mettre en rogne pour de bon et il ne cherchait pas à
le dissimuler. Il avait l'impression que le destin l'avait pointé
du doigt et lui avait dit : Toi, tu vas en chier.
Détachant
ses yeux du paradis de la drague pour quelques secondes, il aperçut
le sourire énigmatique de Sai. Pour Kakashi, il était
clair que Sai se foutait de leur gueule et Naruto y était mêlé
de près ou de loin. Son ancien élève n'avait
pas eu l'air surpris par toutes les révélations qui
avaient déboulées sur le Ruban Rouge et autres
consorts.
D'ailleurs, en parlant de son stupide élève
d'ailleurs, il avait noté qu'une tension subsistait entre
lui et Shinobu. Ce malaise allait en grandissant et il ne serait pas
surpris si Shinobu se décider à sauter Naruto pour
l'étrangler.
De son côté, Hinata ne
savait pas comment réagir. Elle avait de nombreuses fois
essayé de capturer le regard de Naruto, ou même d'avoir
une conversation en privé mais rien n'y faisait. Il lui
restait interdit. Son Naruto, celui qui était joyeux et un peu
idiot sur les bords, lui manquait.
Ce Naruto là, l'air
sévère et concentré, lui faisait vraiment mal au
cœur. Pire. Il lui faisait peur.
Sortant de ses noires pensées
par un mouvement latéral de la tête, elle vit Kakashi
lui faisant signe de regarder Ode. Un gigantesque nuage noir de fumée
surplombait la ville. Ils étaient trop éloignés
pour qu'ils puissent assurer que la fumée venait bien de la
ville elle-même, mais la Hyuuga fit appel à son don
héréditaire pour partir à la chasse aux
informations en toute discrétion.
Saï remarqua
l'enchevêtrement de nerf et de veine qui se forma autour des
yeux blancs. Un mince sourire fendit alors son visage.
La guerre
des nerfs qui opposait Shinobu à Naruto ne lui avait pas non
plus échappé. D'après ses connaissances quant au
caractère de Naruto et d'après l'attitude de Shinobu,
il en déduisit que tous deux étaient aussi partis à
la chasse aux informations. Mais individuellement, chacun de leur
côté. Il était même possible que leurs
différentes méthodes d'investigation (clone pour
Naruto, il l'ignorait pour Shinobu) se soient croisées
indépendamment de leur volonté. Au même instant,
sans qu'il ne s'en soit rendu compte auparavant, il trouva un vague
air de ressemblance entre Shinobu et Naruto. Cette idée
émergea en lui pendant quelques secondes puis s'évanouit
aussi vite qu'elle était apparue. De toute façon, il
s'en foutait royalement tant que cela n'entrait pas en ligne de
compte pour la réussite de la mission.
Ce groupe avait
nettement plus de ressources que la normale pour tout ce qui touchait
à la récolte d'information. Si Kakashi était le
meilleur en tant que chef d'équipe, seule Hinata continuait
de l'écouter et il était certain que Kakashi, en
contrepartie, n'accordait sa confiance qu'à la kunoïchi
aux yeux blancs nacrés. D'ailleurs en fait lui même s'il
avait été à la place de Kakashi, il se serait
méfié des trois autres membres de l'équipe.
À
la réflexion, surtout de celui qui s'était ajouté
en cours de route. En même temps, il fallait bien avouer qu'il
n'était pas étranger à cette situation.
Il
trouva encore plus ironique le fait qu'il utilisait lui-même
son Choujuugiga pour espionner la ville. Dans 5 minutes, il en
saurait autant, voir plus que les autres. Ses petits rats de
campagne, bien que détectables par le byakugan, pouvaient
facilement s'apparenter une fois dans la nature à n'importe
quel créature de la faune environnante. Et au vu du nombre,
Hinata ne les examinerait pas tous en détail, son objectif
restant de comprendre la situation d'Ode. Au pire, elle
remarquerait une quantité plutôt anormale de chakra dans
ses petites bêtes mais les ignorerait bien vite.
Tout le
monde savait qu'il se passait quelque chose à Ode. Pourtant,
personne ne voulait percer la bulle. L'ambiance orageuse menaçait
de dégénérer à tout moment entre un
Kakashi et une ambassadrice à bout de nerfs, un Naruto
apathique et menteur et le pire des espions : lui–même.
Quant à Shinobu et Naruto, c'était à
leur clone qu'incombait de résoudre de partir à la
collecte. Shinobu en avait vite déduit que si ce crétin
en avait eu l'idée, sa femme et Kakashi ne tarderaient pas à
venir d'eux-mêmes surveiller la ville. Ayant quelques
connaissance quant aux subtilité du Byakugan, elle utilisa un
Henge no Jutsu pour modifier son apparence, prenant les formes d'un
ninja de Kumo. L'idée fut très vite copiée par
Naruto.
Perché à une altitude proche de la centaine
de mètres, Kyo observait les deux clones avec des sentiments
plutôt contradictoires. Il n'en attendait pas moins de stupide
frère et il s'était mis lui-même, inconsciemment
sans doute, en danger.
Revoir Shinobu et son écervelé
de frère n'était pas une surprise mais si vite et si
proche de sa position lui causait un énorme problème :
Yoshitaro. Il ne fallait pas qu'il croise Naruto et vice versa.
Quoique… Ça pourrait prendre une tournure intéressante.
Cette affaire passa au sommet de sa liste des choses à
faire. Il ouvrit la bouche pour réveiller Yoshitaro, mais il
la referma. Pour la première fois depuis longtemps, un vague
d'adrénaline remonta le long de sa colonne vertébrale.
Il ressentit le frisson qui accompagne tout plan foutu en l'air. Il
allait devoir peut être improviser.
« Alors,
enfin réveillé ? » lança Kyo, à
quelques centimètres de son visage, un sourire. Yoshitaro
gisait sur le sol dans une pièce sans plafond, ou plutôt
détruit en partie par une déflagration.
Une
déflagration ? Celui-ci se redressa tout de suite. Qu'est
ce que je fous ici ? J'ai encore perdu contre Kyo ?
Il
observa son corps et nota d'indubitables hématomes et de
nombreuses éraflures réparties le long de son torse.
Oui, il avait perdu contre Kyo. Mais il n'avait aucun souvenir de
leur combat. A voir le sourire du second du Ruban Rouge, il conclut
que ça avait du être un combat aisé, à
sens unique et peut être même - à croire que le
destin s'acharnait sur lui - sans difficulté. En effet, Kyo ne
laissait pas transparaître la moindre goutte de transpiration
et encore moins, de blessures.
Pourtant Yoshitaro avait mis tout
ce qu'il avait dans ce combat.
C'était vexant. Pire.
C'était humiliant.
Le chuunin se massa le visage, espérant
que sa honte s'effacerait, avant de regarder autour de lui.
La
ville d'Ode était vraiment dans un triste état, bien
pire que lors du passage de Naruto. La place de l'hôtel de
ville n'était plus le seul endroit a avoir été
ravagé et c'était maintenant un bon tiers qui avait
été ravagé.
Il ne se souvenait de rien. Ses
épées tranchant plus l'air la roche et le bois que le
tissu ou la peau de Kyo. Il s'était bien battu.
Quel
enfoiré. Je suis persuadé qu'il a tout prévu
avant qu'on arrive à Ode.
Pourtant il ne pouvait que
l'admettre : ce type était vraiment fort. Sa puissance était
démesurée pour un chuunin de son âge. Il ne
volait plus sa réputation, ni même sa technique
héréditaire, qui s'était encore développée
soit dit en passant.
Kyo sourit : il Lui ressemblait tellement
quand il était en colère, beaucoup trop même.
Incapables de contenir leurs émotions, ces véritables
bombes à retardement devenaient inutiles sur un champ de
bataille. Sauf après un entraînement spécifique
que Kyo se ferait un plaisir d'appliquer sur ce gamin pourri gâté.
Ce même gamin qui avait réussi à suffisamment
pénétrer sa garde pour l'égratigner. Il devait
recourir à un Genjutsu pour ne pas montrer sa faiblesse.
Depuis quelque temps, il obligé de l'admettre, sa puissance
déclinait.
Mais bon, il avait son joker, Yoshitaro, et
trois jours suffiraient à lui apprendre deux ou trois trucs.
Il n'était pas aussi mauvais que Kyo voulait lui faire
croire.
Ce gamin rattraperait bientôt son retard sur son
père et maître de substitution.
Soudain, au
milieu des décombres une fine ligne de lumière se
découpa dans le néant pour prendre la forme d'une
porte d'où 4 personnes en ressortirent.
Que ce soit
Naruto et Shinobu, Hinata, Saï ou les deux hommes de Yoshitaro,
ce fut la même expression qui se dessina sur tous les
spectateurs, mélange de surprise et d'incompréhension.
Uchiwa Sasuke, Hokage de Konoha et Yamanaka Ino accompagnés
par 2 hommes du village des bannis.
A cette expression succéda
La question. Que venaient-ils faire ici ?
Hinata signala ce
détail à Kakashi, et par corollaire, à tout le
reste du groupe. Le copy ninja, une fois remis de sa surprise - qui
se caractérisa par un fort froncement de sourcil - lui demanda
de les prévenir du moindre changement, que ça aille du
coming-out d'Orochimaru à l'attaque des tous les villages en
même temps tout en passant par les premiers signes énonciateurs
de l'Apocalypse. De leur côté, Shinobu et Saï
réutilisèrent leurs techniques respectives.
Shinobu
ne cacha pas sa surprise pendant un long instant. Comme tout le
monde, elle s'était demandée ce que l'actuel Hokage
avait à faire à Ode, avec des ninja du village de Mû.
Elle mordilla son pouce et invoqua un grand faucon pour l'envoyer en
direction d'Ode. Pour Saï, il était évident que le
copy ninja savait que chacun espionnait le village avec ses propres
moyens. Par contre ce qu'il ne savait pas, c'était s'il
laissait faire pour qu'à un moment, chacun dévoile ses
informations. Enfin, en l'état actuel des choses, il ne
pouvait que jouer le jeu et s'en remettre à son Choujuugiga,
tapis seulement à quelques mètres sous terre. Ayant
dessiné un tigre à la vitesse de l'éclair, il
lui indiqua la direction de la ville dévastée.
Kyo
enrageait : qu'est ce que ces demeurés venaient foutre ici,
contrecarrant SES plans par la même occasion. Tout était
foutu s'il était découvert maintenant. Il enfila son
masque d'un geste brusque.
Même si cela lui faisait plaisir
de voir son « sempai » aussi énervé,
Yoshitaro voulait savoir ce qui l'énervait à ce point.
Il se releva et marcha comme un homme (!) pour voir ce que qui
irritait Kyo. Pourtant, au moment où son regard allait porter
hors de la pièce, il se prit le revers d'un avant bras au
moment de passer Kyo.
Fesses à terre, Kyo lui dit sur un
ton sec et menaçant sans même prendre la peine de se
retourner :
« Reste en arrière et ne bouge pas.
Sinon je te tue ! »
Yoshitaro préféra mettre
son orgueil de coté et s'exécuta en silence devant le
gant rouge.
Sakura tentait encore et toujours de pénétrer
la défense de Yoko tout en déjouant toujours les
multiples attaques et pièges que cette dernière avec un
malin plaisir semait. Bien que plus rapide et plus forte que son
senseï, celle-ci gardait l'avantage de la défense et du
temps. De plus, les soins administrés par ses clones
gaspillaient ses réserves.
Le fouet de Yoko était
capable de suivre le rythme intensif de Sakura et aucune faille dans
sa défense n'apparaissait.
Par surcroît, elle ne
pouvait ni compter sur Konohamaru, toujours à la merci de
l'ennemi, ni sur son escorte blessée. Sakura était
loin d'être à son avantage. Le pire n'était
pas encore arrivé. Par chance, Yoko n'avait pas réussit
à la toucher au ventre.
Son bébé… Le bébé
de Sasuke. Elle ne voulait pas perdre. Elle n'en avait pas le
droit. Pour la première fois de sa vie, elle comprit tout le
sens de protéger une vie.
Les cartes étaient entre
ses mains.
L'instinct de Sakura la poussait à droite mais
elle connaissait Yoko. Celle-ci n'aurait aucune difficulté à
lire en elle. Elle feint donc son mouvement et entendit le fouet
chanter. Lorsque le fouet claqua à coté d'elle, elle
saisit sa chance. Yoko lâcha un juron et courut en avant.
Son
poing s'arrêta à la mâchoire de Sakura.
«
C'est moi ou tu t'es affaibli ? Sourit-elle d'un air mauvais.
-
…
- REPOND QUAND JE TE PARLE ! »
Yoko voulut la
frapper de toutes ses forces mais Sakura lança sa tête
vers le poing, le stoppant à mi course. Yoko n'ayant pu
allonger son bras, le coup perdit près des deux tiers de sa
puissance prévu.
Profitant de sa surprise de son senseï,
Sakura usa d'un de ses jokers. Elle fit une rotation à angle
droit des appuis ainsi qu'un pivot d'environ la même
amplitude de son corps, afin de fournir un maximum de puissance au
coup. Son poing frappa les côtes de Yoko.
« Coup au
foie ! »
Sakura appuya son coup de poing avec une telle
force que sa rivale quitta littéralement le sol pour être
projetée à terre à quelques mètres.
«
Ne me sous-estime pas, Yoko. Tu n'es pas la seule à avoir
progresser.».
La douleur transperçait Yoko de part
en part. Après tout, elle n'en attendait pas moins de sa
part…
Sakura remarqua alors qu'un kunaï était
planté dans son pied droit au moment de préparer son
gauche pour un spécial « coup de poing dans la gueule
version Tsunade ». Son brouillard rose perdit de sa vitesse et
les contours de Sakura devinrent plus affirmés, moins flous.
Après avoir lancé un regard de dédain, proche du
Tu-vaux-moins-que-la-terre-que-je-foule cher à son ténébreux
de service –Sasuke-, elle mit genou à terre et guérit
son pied.
Konohamaru était stupéfait : Sakura
Haruno n'avait pas volé la réputation qui la
prétendait presque aussi forte que Tsunade.
Non… peut
être même plus forte.
Ce combat ne manquait vraiment
pas de piquant et Amano resta un tantinet impressionné…
avant de roter sans vergogne et de bailler à nouveau.
Les
kunoïchi étaient vraiment des femmes dangereuses.
Sasuke essaya de rester de marbre tandis alors qu'Ino
cachait difficilement sa surprise devant le décor. Les ninja
de Mû avaient choisi un endroit assez particulier pour
parlementer.
Toutes les vitres des maisons avoisinantes donnaient
l'impression d'avoir explosé, jonchant le sol de nombreux
morceau de verre. Le bois des charpentes s'était écroulé,
le sol s'apparentait à un gruyère en plusieurs
endroits, nombres d'immeubles semblaient être des rescapé
d'un combat sanglant.
Pour Sasuke et Ino, c'était comme
revenir en période de guerre. Que s'était-il passé
ici ?
Ino se ressaisit d'un coup, et informa discrètement
Sasuke de la présence de nombreuses personnes cherchant à
cacher leurs présences et relativement proches.
Petit Bras
écrasa son cigare de son pied après avoir fermé
le portail : les protagonistes étant presque tous présents,
les affaires pouvaient enfin commencer.
Naruto, de son côté,
après avoir humé les quelques fumées du cigare,
contint son irrépressible envie d'allumer une cigarette. Il
lui fallait à tout prix qu'il reste maître de lui-même
mais déjà ses membres tremblaient de rage. Cela faisait
longtemps son sang n'avait pas bouilli, mélange d'excitation
et d'appréhension.
Tout était contre lui. Sasuke
s'était mis dans une belle merde : il s'était fait
prendre à traiter mano à mano avec deux ninja de Mû
dans une ville ravagée. Mais ce n'était que la partie
immergée de l'iceberg : qui sait combien d'autre personnes
observaient la scène ?
Autre chose l'effrayait davantage :
bien qu'il ne soit pas un expert en la matière, une tension
palpable flottait dans l'air et le clone de Naruto posait un nom sur
cette tension. Un chakra d'une puissance qui n'avait rien à
envier au démon. Les animaux fuyait ce chakra comme si ils
pressentaient que quelque chose de terrible se préparait.
Surtout le chakra de quelqu'un. Kyo était en train de
s'énerver et cela aller faire des étincelles tôt
ou tard. Si loin de lui, il était difficile de contrôler
un clone, il ne pourrait pas aider Sasuke quand ça dégénérait.
La situation côtoyait dangereusement le point de
non-retour.
Et l'orage continuait à approcher.
Il s'était mit à pleuvoir depuis
peu dans la forêt arrosant doucement la végétation
et ses transformations.
Amano n'avait pas reprit depuis un
moment de saké ni même en proposé (avec un de ses
sourires dont il avait le « secret » accompagné
toujours d'un délicat petit rot) à Konohamaru depuis
un moment. Il était quand même loin d'avoir les idées
claires, et le blessé en aurait mis sa main à couper au
feu que s'il retentait quelque chose, ce serait sa dernière
demande de défi. Le petit fils du Sandaime n'avait pas peur
de mourir mais de cette manière, ne servirait à rien.
Ses dernières chances de survies résidaient dans les
renforts qu'il avait demandés tout à l'heure
pendant que Gingi faisait diversion et en Sakura.
Le koirikiri
zen'sokuryoku était une technique que Sakura avait créé
de toutes pièces et l'aboutissement de son enseignement avec
Tsunade sama. Elle permettait de doper l'endurance physique tout en
rendant imperceptible les mouvements et contours de son utilisateur.
Associée à la puissance destructrice héritée
de Godaime et à une grande vitesse, il est dit que depuis sa
création, Haruno Sakura n'avait été qu'une
seule fois contrainte à utiliser cette technique 2 fois au
cours d'un même combat et qu'elle ne fut plus jamais
défaite.
Toutefois ce genre de techniques surpuissantes
avaient forcément des inconvénients : le koirikiri
zen'sokuryoku ne durait que 7 minutes et bien que n'ayant
apparemment aucun contre effet physiologique autre qu'une fatigue
passagère, elle consommait énormément de chakra.
Pourtant aujourd'hui, Konohamaru avait beau se repasser en
boucle ce que le bouquin des techniques et les rumeurs avaient écrit
à ce sujet, il n'était sûre de rien. Elles
étaient toutes les deux aussi compétentes l'une que
l'autre en médecine et presque aussi fortes.
Sakura ne
montrait apparemment aucun signe de fatigue mais il était
évident que si au troisième round elle ne concluait
pas, elle s'en mordrait les doigts.
Et lui aussi.
Pourvu
que les secours arrivent.
Yoko avait profité que
Sakura guérissait son pied pour faire de même avec ses
côtes. Plutôt satisfaite de la tournure que prenait le
combat, elle avait profité de la petite pause improvisée
pour réfléchir au prochain plan d'approche, et
comment récupérer son fouet qui reposait encore aux
pieds de son ex-élève. Quelque chose l'avait étonnée
sur le moment de se relever pour regarder de nouveau dans les yeux de
son adversaire mais qui coulait de source : en dehors du koirikiri
qui réclamait une grande partie du chakra et du gaspillage
inutile investit dans ses clones pour soigner l'Anbu et Gingi. Et
puis autrefois, un tel « liver blow » (coup au foie)
suivi d'un enchaînement de coups rapides puis puissants comme
en avait l'habitude Sakura l'aurait mise hors combat ou assommée.
Ce raisonnement expliquerait le manque de force dans son punch et
pourquoi Sakura n'avait pas enchaîné avec un gauche
comme elle lui avait appris mais non l'impression que l'ennemi
n'était absolument pas fatigué.
Sakura remarqua
l'étude scientifique de Yoko et choisit de s'en amuser.
Elle se releva avec un sourire et se remis en garde, les deux poings
devant le visage dans l'allongement du corps avant de recommencer
son balancement de droite à gauche du bassin. Petit à
petit, le corps et le visage donnaient l'impression de s'élargir
pour enfin ne plus rien percevoir a part une chose rose informe
imperceptible.
Yoko ferma les yeux. Bluffait elle ? Q'importe
de toute manière : son plan était prêt. Elle
releva le défi.
Après avoir effectué
quelques signes sans énoncer sa technique à haute voie
de nouveau sa technique, elle se mit en garde : elle plaça ses
bras en avant, le gauche légèrement en arrière
et sur la pointe de son pied droit placé en avant. Autour de
son corps, on pouvait voir des nappes de chakra bleutés
commencer à se matérialiser dans l'air. Le regard de
Yoko devint encore plus animal et effrayant. L'ancienne équipière
d'Uzumaki Naruto ne pu s'empêcher de faire le rapprochement
avec ce dernier.
« Sakura, je vais te faire regretter
d'être partie avant la fin de ton apprentissage en te
montrant une technique que tu ne connais pas.
-…Essaie déjà
de me trouver.
- J'arrive. Je t'annonce déjà
que tu as perdu. » Dit Yoko sur un ton railleur.
Sakura
resserra sa garde et accéléra la vitesse de son corps.
Elle laissera venir Yoko et après elle aviserai : c'était
juste du corps à corps. Des deux c'était maintenant
la meilleure.
« ninpo : Tosshin araarashii no jutsu ! » (la technique de la charge de la brute)
Elle arqua ses bras
tout en serrant les poings, plia sa jambe gauche à moitié
avant de taper du même pied le sol. Une onde de choc effroyable
se propagea dans toute la région en même temps que se
créait un gigantesque écran de fumé. La seconde
d'après, Yoko traversa l'écran en chargeant à
pleine vitesse Sakura, l'épaule gauche en avant. Elle
percuta et brisa la garde de Sakura qui n'avait pas encore réagit.
La kunoïchi ne s'était pas attendue à une
attaque aussi directe et violente de Yoko, ce qui eu pour effet de la
déconcentrer un bref instant. Yoko se laissa retomber sur le
sol afin de faire une roulade entre les jambes de son adversaire.
Sakura se ressaisit très vite et se plaça en un éclair
dans le dos de son senseï en effectuant un demi-cercle. Au
moment de contre attaquer, elle sentit un appel d'air dans son dos
juste avant de sentir quelque chose la ceinturer aux bras et à
la taille.
Le clone la souleva de terre, fit un demi tour sur lui
même et la projeta en l'air avant de s'évaporer.
Sakura voulu pousser un juron à l'instant où elle
sentit quelque chose la serrer à la gorge. Yoko ayant récupéré
son fouet lors de sa précédente roulade et l'avait
enfin capturée. En s'aidant de son arme, elle se lança
dans les airs pour se placer au dessus de Sakura. Les deux
adversaires se regardèrent droit dans les yeux pendant ce
centième de seconde. S'étant remise en garde
instinctivement grâce au koirikiri, Sakura bloqua le coup de
pied qui lui était destiné dans les côtes. A une
vitesse sidérante, elle se libéra la gorge du fouet et
s'aidant de la jambe de Yoko comme support afin de s'en aider
pour se redresser et inverser leur position. Ce fut au tour de la
kunoïchi aux cheveux roses de ceinturer la jambe de l'autre
avec ses quatre membres.
Voyant son sourire amusé, Yoko
poussant un juron chercha une solution d'urgence afin d'éviter
de se retrouver la tête la première prête enfoncée
dans le sol. Elle ramena son fouet à elle et l'élança
de sa main gauche sur un tronc d'arbre. La kunoïchi du Ruban
Rouge tira dessus de toutes ses forces sans s'aider de son autre
bras. Pendant que l'angle de la chute remontait rapidement et
légèrement à la verticale, Yoko saisit trois
Kunaï de sa main droite et les lança sur Sakura. Elle
n'eut que le temps de lâcher son adversaire pour se protéger
: un la frôla à la tête, un au genou et l'autre
au bras. Une fois libre, Yoko pu de tout son aise continuer sa
remontée vers l'arbre.
Sakura se laissa retomber sur
ses jambes telle une grenouille. En remettant ses cheveux, elle se
permit le temps de prendre conscience de la réalité :
Yoko avait été à deux doigts de la battre au
corps à corps alors qu'elle utilisait son koirikiri ! Serait
ce à cause du chakra bleuté tout autour de son corps ?
Dans le même laps de temps, Yoko souriait en coin pour
s'amuser de la surprise et la fatigue enfin visible de Sakura.
N'étant pas encore arrivé à l'arbre, elle se
servit de celui-ci comme pour revenir en arrière tel un
boomerang. Son élève avait évité son
précédant coup de pied au ventre : celui-ci percuta
violemment sa tête ce qui fit basculer Sakura en arrière.
Yoko se réceptionna avant que le corps de son adversaire ne
percute le sol. Elle remit sa coupe de cheveux en place tout en
poussant une toux moqueuse : Haruno Sakura s'était bien
battue mais c'était fini cette fois ci. Elle entendit le
crâne de son ancienne élève percuter le sol, ses
clones de soins s'évaporèrent : ce fut un brillant
adversaire. Yoko regarda Amano avec un air daidégneux : il
aurait pu intervenir pour l'aider. Qu'importe après tout. Elle
rappela à elle son fouet et le remit en place à sa
taille d'un air satisfait avant de s'adresser fièrement à
Amano :
« Bien. La mission est terminée Amano. Il ne
me reste plus qu'à te…
- Mais que ! » Cria
Konohamaru.
Surprise, elle vit le regard sérieux d'Amano
confirmer le cri du gamin comme quoi il se passait quelque chose dans
son dos. En se retournant, Yoko vit une Sakura blessée qui
s'était projetée sur elle en hurlant son nom. Elle ne
pouvait plus esquiver le coup de poing qui vint frapper son ventre la
pliant littéralement en deux. Sakura avait telescopé
avec une telle violence Yoko qu'avec son passage, un effroyable coup
de vent se leva faisant plier les arbres et frissonner la végétation.
Les deux deux corps passèrent par dessus la tête des
deux spectateurs et rebondirent plusieurs fois par terre tellement la
vitesse du choc fut violente. Elles avaient parcourues 10 mètres
d'un coup.
Les deux spectateurs furent ébahis par un
combat d'un tel niveau mais seul Amano réussit à
saisir et à comprendre la quasi-totalité de ce round
qui dura, qu'a peine une quarantaine de seconde.
Konohamaru
n'avait rien vu de l'intensité du round qui venait de se
produire. Les deux adversaires étaient à terre et ne
semblaient pas être capable de pouvoir bouger dans l'immédiat.
Elles devaient être blessées toutes les deux. Du coin de
l'œil que les deux clones médicaux avaient disparu, signe
que Sakura était vraiment touchée cette fois.
Amano
avait l'air très sérieux et son sourire avait disparu
pendant un moment.
Konohamaru déglutit : c'était
vraiment mauvais.
Tout à coup, quelque chose sonna
dans la veste du drink master. Amano sortit après quelques
sonneries son portable de sa veste et répondit.
"Ouais.
Grosse moustache ?
- Tout est prêt ?
- De ton coté
?
- Excellent timing"
Un éclair illumina la scène,
mettant à découvert le jounin évoluant de toits
en toits pour s'éloigner le plus vite possible du centre
ville dévasté d'Ode.
Yoshitaro filait à
toute allure pour quitter la ville. C'était Kyo qui en avait
décidé ainsi. Il avait un plan d'urgence et ça
ne semblait pas être du n'importe quoi. Le second du Ruban
Rouge était resté là et sublimait toute la scène
en profitant un maximum de la météo.
Lorsque
Yoshitaro l'avait quitté ; il avait remis son masque avec un
air très pensif et avec un sourire peu rassurant. Lorsque Kyo
avoir rédigé quelques mots sur un morceau de papier,
Yoshitaro se souvenait avec netteté comment sa main tremblait
d'excitation.
Yoshitaro fixa de nouveau l'enveloppe : un des
clones de Kyo était aussi chargé de faire parvenir un
ordre de mission dans un autre lieu qu'il connaissait bien. Voire
très bien. La situation semblait être revenue sous son
contrôle.
Il était redevenu si confiant.
En
sautant la muraille, un frisson secoua Yoshitaro: il n'oublierait
jamais ce rire de dément le rattrapant dans la pluie.
Jamais.
« Ino »
Encore cette voix. Mais peut être
que ce n'étais que son imagination…
« Arrête
de faire semblant, je sais très bien que tu peux m'entendre.
».
En fait, elle s'attendait un peu à sa visite,
mais que lui voulait il cette fois ?
« Il va falloir que tu
te charges de quelque chose pour moi. »
La kunoïchi
déglutit… puis sourit mystérieusement. Après
tout ce type ne s'était pas incrusté dans sa tête
pour lui chanter un conte de Noël. C'était normal avec
ce qui se passait.
« Que puis-je faire pour vous ? »
Ino avait prononcé ces mots avec un certain détachement
et à haute voix. Sasuke se retourna et vit Ino en sueur. Ce
n'était pas la première fois qu'il lisait cette
lueur quasi-animale dans les pupilles de quelqu'un, mais à
ce moment-là, l'Hokage eut un sacré doute quant à
la qualité de sa garde personnelle.
« Ino »
Elle ne répondit pas, donnant l'impression qu'elle ne
pouvait ni entendre, ni répondre. Sasuke se pinça les
lèvres : il avait toujours détesté les gens qui
l'ignoraient. Dans leur profession, c'était souvent signe
de danger ou, dans le cas de Naruto, d'une très prochaine
gaffe. L'Hokage fit taire son sarcasme et réitéra sa
question. Ino eut un semblant de réaction. L'espace d'un
instant, Sasuke tourna le dos à Petit Bras et fit parler ses
mains, en lieu et place de sa bouche, grâce au langage des
signes de Konoha. Ino lui répondit que tout allait bien et
s'enquit de la marche à suivre. L'Uchiwa dénota une
certaine hésitation dans la composition de ses signes. Elle
s'excusa et répondit qu'elle avait mal à la tête.
Sasuke aperçut le tremblement de ses mains, signe qu'elle
traversait une phase de stress intense.
Ino fronça les
sourcils à la fois pour se donner une contenance, mais surtout
pour tenter de toucher terre.
« Es ce que je peux faire
quelque chose ? »
Après un instant de réflexion,
Sasuke ouvrit la bouche pour lui répondre à voix haute.
C'est alors que la voix dans son esprit revint pour lui intimer le
même ordre.
« Sois prête à tout. »
Un bref tremblement la secoua de la tête au pied. Être
prête. Une phrase qu'elle connaissait tellement bien. Elle
répondit par un simple hochement de tête.
Lorsque
Sasuke se retourna, elle soupira : ce n'était peut être
que son propre stress qui produisait la voix dans sa tête. Elle
l'espérait. Vraiment.
« Ne te laisse pas manipuler.
»
Cette fois ci Ino trembla : la voix était bien
réelle. Il était bien là Lui aussi. Son aura
était terrifiante…mais personne ne l'entendait.
«
Soit prête à tout... »
Au camp, Kakashi
avaient monté le ton pour que Naruto aide à monter la
tente afin que Saï, Shinobu et Hinata soient tout à leur
aise pour enquêter. Elle fut donc érigée, non
sans difficulté, au milieu de jets de piquets et de ratages
divers par forcément involontaire, de la part du blondinet
colérique de service.
Une fois à l'intérieur,
le trio de surveillance s'assit dans la position du tailleur en
ronde au milieu pendant que Kakashi était tout au fond de la
tente pour réfléchir et être tenu au courant de
la situation. À une centaine de mètres de la tente,
nichées un vieux bosquet, de nombreuses ombres s'agitaient
comme pour répondre aux inquiétudes de l'ex-ninja.
Hinata et Saï les remarquèrent. Ils préférèrent
taire pour le moment la chose afin de se concentrer sur le problème
actuel : les ninja embusqués n'étaient pas de Mû
ni du Ruban rouge où d'un quelconque autre problème.
En fait, en y prêtant plus attention, elle remarqua le bandeau
protecteur de Konoha.
Il n'y avait pas à s'inquiéter
: ils avaient dû avoir été appelés en
renfort au cas ou Sasuke serait en difficulté.
Pendant ce
temps, Kakashi avait remarqué l'état second dans
lequel était plongé Naruto. Son ancien élève
ne tenait de toute évidence pas en place et il ne s'asseyait
à l'entrée que pour se relever de suite pour faire
les cents pas à l'extérieure de la tente. Tout son
être bouillait : il voulait y aller lui-même. Kyo
préparait un très mauvais coup, tout comme les ninja de
Mû. Ça, il en aurait mis sa main entre les crocs
d'Ichibi pendant une rage de dent.
Kakashi hésitait : il
voulait lui aussi partir pour Ode mais les moyens radiotéléphoniques
n'étaient pas fiables par un aussi mauvais temps. Uchiwa
Sasuke avait mis les pieds là où il ne fallait pas et
il devait le prévenir absolument. Certes, ses chiens ninja
pourraient faire l'affaire pour le prévenir mais l'ennemi
était trop proche et il pouvait les blesser voir même
les tuer. D'un autre coté, il préférait le
faire soit même et en compagnie de Naruto, mais il n'avait
pas aucune confiance en Saï et de toute évidence, et il
lui paraissait évident, au vu de la tension qui émanait
d'elle, que Shinobu avait quelque chose à cacher.
Et puis,
autant Hinata pouvait peut-être contenir l'ambassadrice,
autant c'était loin d'être le cas avec Saï. La
douleur qui le lancinait dans le cou en était la preuve.
La
fiancée de Naruto lut dans le regard de Kakashi les problèmes
qui le tiraillaient. Elle se mordit les lèvres : elle ne
pouvait rien faire à part le tenir informer pour le moment. Et
puis… en regardant Saï un instant, elle se souvint de leur «
rencontre » de la nuit dernière. Si la possibilité
se présentait, elle aimerait bien parler avec lui. Peut-être
qu'il l'aiderait à comprendre Naruto puisqu'ils
semblaient si proches depuis qu'ils s'étaient revus…
Sasuke se rapprocha de lui et tenta une approche.
«
Togabitogoroshi ?
- Tu peux m'appeler Rocky ou Petit Bras comme
tout le monde… »
Il ne manquait plus qu'Orez et sa
manie de toujours en remettre une couche.
«
Monsieur-je-sais-tout est du genre rompu aux bonnes manières.
Laisse le jouer à ça. »
Petit bras se
retourna et le foudroya du regard : c'était du sérieux
à partir de maintenant. Trop de choses en dépendaient.
Si Mû lui importait autant que sa première
couche-culotte, c'était son problème et non le cas de
tout le monde. Orez se contenta de sourire et se tut.
Sasuke nota
la scène et reprit :
« Où nous emmènes-tu
?
- Voir quelqu'un d'important et surtout se mettre à
l'abri de l'orage. Comme tu l'as remarqué, il y a
beaucoup de gens dans le coin… Et ils ne sont pas tous de notre
bord.
- Alors pourquoi être venu ici ?
- Tu auras des
réponses dans deux minutes. Un peu de patience. »
Sasuke ne dit rien mais activa ses sharingan ; une manière
à lui de dire « dépêche-toi ».
Sasuke serra le poing : son orgueil finirait par le perdre un
de ces jours. Avoir jouer le jeu de la provocation avec Mû, il
se sentait bien stupide maintenant. Heureusement Sakura était
à Konoha pour surveiller un quelconque trouble pouvant
survenir. Toute sa stratégie défensive reposait sur les
ordres qu'il avait donnés, avant de partir, au shinobi en
service et ce, à transmettre à sa femme le plus tôt
possible.
Ses pupilles détectaient énormément
d'activité de chakra un peu tout partout comme sa partenaire
le lui avait signalé. Ino et lui étaient pris au beau
milieu d'un piège, ou plutôt d'un simulacre de
situation diplomatique : ils ne savaient pas où ils étaient,
ni ce qui se tramait ni ce que voulaient « trafiquer »
l'ennemi dixit les ninja bannis. Et même si ils allaient être
très vite renseignés sur plusieurs questions qu'ils
se posaient, rien de tout ce qu'ils aient pu voir dans cette ville
inconnue ne leur inspirait quelque chose de bon.
Par contre ici :
entre retrouver un vieil « ami » d'Oto et Ino en plein
mode « y a que moi qui compte sur terre », on ne pouvait
pas dire que Sasuke était aujourd'hui spécialement
heureux de s'être levé.
Oui, Ino avait mal à
la tête et elle allait faire chier son monde avec ça.
Bien qu'ayant mentalement grandi, elle été restée
toujours aussi fidèle à elle-même pour tout ce
qui touchait à sa fierté, à sa discrétion
et à sa modestie. Dans une situation aussi tendue, ce n'était
pas ce qu'il appréciait le plus chez elle.
Passons à
cet enf... ce ressortissant d'Oto : Sasuke n'arrivait pas à
croire que ce type soit d'une part, encore en vie et qu'il ait eu
le culot (même si c'est Mû) d'intégrer un
autre village caché. Lorsque le Serpent sévissait
encore, il envoyait souvent le commandement d'Orez en première
troupe de choc sur les champs de bataille. Entre ceux qui y
laissaient la vie à cause de sa « stratégie je
rentre dedans » et ceux qui y passaient après la
mission, Orez avait réussit le tour de force de reléguer
Kabuto à la troisième place dans la catégorie
mauvais goût et sadisme. Comment avait-il fait ? C'était
bien simple : Akira « le boucher » Orez avait de sévères
penchants cannibales, et quand ses crises le prenaient au petit
bonheur la chance, il récupérait un « petit bout
» du ninja en question pour se le mettre dans sa chambre et l'y
faire figurer dans sa collection personnelle. Ou encore se
l'accrochait il en un joli pendentif. De plus, son style de combat
était effrayant et diablement efficace : mélange de
style ancien et d'instinct animal ce type possédait encore
de nombreuses aptitudes et secrets le transformant en une arme
mortelle à utiliser sans modération contre une armée
hostile. Le Serpent l'appréciait doublement et n'hésitait
pas à avoir recours à lui dans le cas où Sasuke
et Kabuto étaient en « déplacement professionnel
».
Sasuke revint au présent : Qu'est ce que le
type à la casquette et grosse moustache préparaient ?
Orez était revenu après avoir fini sa conversation
téléphonique avec « maman » et il semblait
assez satisfait. Ce qui ne présageait rien de bon pour la
suite des « négociations » de l'avis général
des autres protagonistes et spectateurs dixit la team 7 et Kyo.
L'Hokage regarda le type à la casquette, qui était
lui aussi un ressortissant de Konoha. Bien qu'assez calme, on
pouvait dénoter chez lui un certain manque à la
politesse et aux bonnes manières. Ce type l'avait provoqué
sans hésiter une seule seconde. Cependant, il n'y avait pas
photo entre les deux : c'était le plus fiable mais ce
n'était pas pour autant qu'il fallait lui faire confiance.
Rockimaru Togabitogoroshi était classé dans le bingo
book dans les A, ce qui en soit n'était pas déjà
pas mal comme score.
"Ouais. Grosse moustache ?
-
Tout est prêt ?
- De ton coté ?
- Excellent
timing"
C'étaient les mots qu'avaient entendus
Konohamaru. Amano n'avait même pas cherché à
s'éloigner. De toute façon le gamin ne présentait
pour lui aucun danger. Le jounin de Konoha frissonna : c'était
quoi sa vraie mission à lui ?
« Elle est arrivée
?
- Pas encore : on va au point de rendez vous. Tu vas réussir
à te souvenir du plan ?
- Quel plan ?
- Arrête
tes conneries. Tu sais comme Petit bras peut être soupe au lait
selon les moments…
- Humph… si on ne peut plus ri… rigoler.
- Bien. Je te contacte dans 5 minutes. Soit prêt. »
Comme si de rien n'était, Amano rangea le téléphone
dans l'intérieur de sa veste et se leva pour s'étirer.
Konohamaru ne pressentait rien de bon derrière le sourire
énigmatique de son adversaire. Amano remarqua à ce
moment-là son air circonspect et se tourna vers lui, le
dominant de toute sa hauteur.
- « Bien… je vais devoir te
laisser. Le boulot m'appel.»
Il avait l'air sérieux
et son air ne trahissait aucune envie de rire. Konohamaru déglutit
: qu'allait-il faire ?
- Sache que tu m'as déçu.
Je m'attendais à quelque chose de plus intéressant
surtout de la part du petit-fils de Sandaime… »
Il mit sa
main droite dans son kimono et en sortit un bâton en bois.
Amano le pointa sous le nez de Konohamaru.
« Mon ordre de
mission venant du Ruban Rouge est il était de t'éliminer
ainsi que tes amis. Mais celui venant du village de Mû vient
d'être activé. Tu as vraiment de la chance car il est
prioritaire.
- Qu… quel est cet ordre de mission ?
- Je
dois capturer les deux kunoïchi vivantes et les ramener à
Mû. Si les choses tournent mal : je dois les tuer. »
Amano ne plaisantait pas. Konohamaru essaya tant bien que mal de
contester en bougeant mais c'était peine perdue.
Il vit
du coin de l'œil les deux silhouettes l'une sur l'autre. Après
le dernier choc, elles avaient roulé l'une sur l'autre
plusieurs fois puis séparées, vraisemblablement par le
dernier choc.
Yoko était la première reveillée
et se traînait au sol tant bien que mal, kunaï au poing.
Le coup de Sakura l'avait gravement touchée et avait
immobilisé ses jambes pour un moment.
Konohamaru n'eut
pas le temps d'hurler le nom de Sakura qu'il se prit un coup de
bâton au sommet du crâne.
Son esprit s'embruma avec
comme dernière image le ciel la pluie et Amano lui disant
calmement :
« Je te laisse en vie toi et tes amis pour
aujourd'hui. Reviens me voir quand tu seras plus fort : j'aurais
une question à te poser.
Adieu. »
Et puis le
noir. Rien de plus que cette absence qui remplit tout.
Un
éclair déchira le ciel. Au moment où Ino et
Sasuke prirent place autour de la table, comme pour annoncer les
ennuis qui se préparaient, la pluie se décida à
tomber avec plus de force, appuyée par de violentes rafales
provenant des collines de l'Ouest. Le bâtiment choisi par les
deux ninja de Mû était assez grand, en faisant la plus
remarquable bâtisse des environs. L'Hokage supposait que
celui-ci était important voir même, avait un caractère
officiel car il était isolé des autres bâtisses,
étant bâti au milieu d'une grande place. Avant
d'entrer, il avait remarqué qu'une explosion avait
littéralement soufflé le premier étage, sans
doute quelques heures auparavant. Il avait aussi noté que les
traces de combats s'étaient ensuite éloignées
de la mairie, mais tournant toutes autour d'un gigantesque cratère
bien plus profond que les autres. Ça lui paraissait anormal.
C'était comme si on cherchait à lui montrer du doigt
« Tiens il s'est passé quelque chose ici : ne regarde
pas ailleurs. »
A l'intérieur, 5 fauteuils étaient
disposés en cercle au milieu d'une pièce il y a
encore peu, richement décorée.
Petit bras les
invita à s'asseoir : Sasuke refusa tandis qu'Orez s'assit
en face d'Ino. L'homme à la casquette haussa vaguement des
épaules en prenant un des derniers fauteuils de vides.
«
Bien je vois que tout le monde –ou presque- est installé et
…
- Pourquoi y a-t-il 5 chaises ? Coupa Ino
- Parce que
tout simplement notre dernier invité va arriver.
- Et
quelle est son identité ? »
Personne dans
l'assistance les avaient détectés en dehors de Kyo.
Au même moment qu'Ino eut finit sa phrase, on entendit le
bruit de pas en provenance d'un des escaliers au fond de la pièce.
Sasuke se mit instinctivement en garde, de manière peu appuyé
certes, mais en garde tout de même ; Son avant bras gauche prit
place en dessous de son bras droit, un geste qui n'échappa à
Orez, habitué et heureux de voir que les vieilles habitudes
avaient persistées.
Mû abusait de la patience de
Sasuke et ils allaient en payer le prix si ils continuaient à
jouer à ce petit jeux. Ino ne bougea mais continua de fixer
Orez, lui intimant sobrement de rester tranquille. Petit bras fit
signe à son camarade à moustache de rester tranquille
encore une petite minute.
Les pas se rapprochèrent encore
pendant une dizaine de seconde et l'individu s'arrêta à
seulement une ou deux enjambées de la table des négociations.
La scène fut éclairée par la lumière d'un
éclair tombé non loin de là. Les pupilles du
sharingan découvrirent dès lors la silhouette de deux
hommes. L'un semblait provenir d'une autre époque tant il
était ridé. Il devait se déplacer avec une
canne. L'autre dépassait largement le premier en taille, mais
son visage n'était pas visible, caché dans l'ombre
d'une capuche.
Hinata reconnut tout de suite l'homme à
la canne. Comment pouvait il être là ? Saï se
contenta de sourire au moment où elle avertit Kakashi à
voix basse.
Petit Bras fit les présentations d'un air
nonchalant :
« Uchiwa Sasuke, Yamanaka Ino : je vous
présente Basara, l'actuel garde du corps du premier
Conseiller du village de Mû.
- Enchantés, répondit
sèchement Sasuke avant de rajouter sarcastiquement.
Auriez-vous l'obligeance de vous nommer, Monsieur le Premier
Conseiller du Village de Mû »
Il avait pris un ton
légèrement sarcastique lorsqu'il avait prononcé
le titre.
« Le premier Conseiller n'a pas de nom,
répondit calmement Basara. »
Petit bras déglutit
alors qu'Orez ne cachait pas son amusement devant l'air
particulièrement mauvais des deux « invités ».
Le ninja à la casquette projeta de reprendre la parole pour
essayer de « détendre » l'atmosphère
quand il avait sentit une forte concentration de chakra venant de
l'Hokage. Petit à petit, on vit apparaître un chakra
violacé autour de Sasuke.
- … Vous devriez arrêter
de me provoquer. Et très vite. Dites moi ce que vous voulez et
vite ! »
Les ninja de Mû échangèrent un
regard plutôt surpris mais sans une réelle appréhension.
La figure politique de Mû ouvrit la bouche pour la première
fois. C'était une voix féminine assez douce bien
qu'un peu nasale qui se fit entendre.
« Bien entendu. Et
c'est justement dans notre intention. Calmez vous je vous en prie :
nous ne sommes pas vos ennemis.
- Alors que voulez-vous ?
répondit Sasuke, un peu calmé de voir enfin quelqu'un
d'un peu normal dans le coin.
- Notre but est de vous proposer
un marché, mais tout d'abord une chose doit être
faite. Orez, s'il te plait… »
L'homme à la
moustache hocha de la tête puis se leva avant d'effectuer une
série de signes. Ino n'esquissa aucun geste brusque,
attendant de savoir ce qu'il projetait de faire.
«
Genjutsu : musei kokuangyo no jutsu » (messager silencieux des
ténèbres)
Un carré sombre parfait se dessina
au sol engloba tous les protagonistes grandit pour ensuite se
refermer juste en dessous du plafond. Basara resta à
l'extérieur : comme pour garder le cube, il se retourna et
frappa d'un air décidé de sa canne.
A
l'intérieur, c'était l'obscurité totale.
Le Conseiller se dépêcha de prendre la parole pour
calmer les deux représentants de Konoha.
« Calmez
vous : ce n'est qu'une mesure de sécurité. Beaucoup
trop de monde nous surveille.
- Expliquez vous et vite !
-
7ème Hokage, vous aurez sans doute remarqué que de
nombreuses personnes se cachaient dans les ruines de cette ville.
C'est justement pour éviter qu'ils nous entendent qu'Orez
a utilisé cette technique. Ils ne nous voient pas, ne nous
entendent pas.
- Pareil ici … Qui sont-ils ?
- Tu les
connais, Uchiwa, répondit Orez. Ne fait pas l'innocent.
-
Le Ruban Rouge… soupira Ino.
- Nous nous en doutions mais nous
sommes surpris de voir que ce ne sont pas vos alliés. »
Sasuke avait vite répondu et du mieux qu'il pouvait pour
cacher sa surprise. Il ne lui en avait jamais parlé
auparavant. Orez eut un sourire carnassier à entendre Ino se
pincer les lèvres.
« Je vois que monsieur je sais
tout est toujours aussi perspicace…
- Que voulez vous ? demanda
Sasuke, ignorant son ancien collègue.
- Une alliance.
-
Le Mukage de son nom Akai Me Yo est-il trop… limité
intellectuellement pour ne pas se déplacer lui-même ?
Cracha Ino
- Vos explications ont intérêt à
être satisfaisants si vous voulez vraiment repartir vivant de
cet endroit ! » Lança Sasuke.
Un claquement de doigt
raisonna. L'instant d'après, une flamme rouge apparut au
centre de la pièce. Tout le monde pu se voir et le Conseiller
alla s'asseoir nonchalamment entre Akira et Rocky. Sasuke ne bougea
pas et suivit simplement des yeux l'étrange personnage d'un
air mauvais.
Après avoir proposé du thé qui
fut refusé, le conseiller commença :
« Hokage
sama, notre kage est en mission actuellement ainsi qu'une bonne
partie de notre état-major.
- Que faites-vous ?
- Nous
espionnons les mouvements de notre ennemi commun ainsi que ceux de
tous les villages cachés. Mais j'y reviendrai dans un
instant après vous avoir donner notre objectif final actuel.
Comme vous le savez déjà il se tiendra dans
quelques jours une grande réunion entre les membres de l'OS
5 et Mû désire ardemment en faire partie.
-
C'est-à-dire ? » souffla Sasuke en s'asseyant enfin.
Le conseiller avait réussi à lui inspirer de la
sympathie et un peu de confiance. Ino restait sur ses gardes et ne
quittait pas des yeux Orez.
Le conseiller encapuchonné
prit un instant pour boire sa tasse et répondit après
un petit sourire en coin :
« Avant de vous répondre,
nous voulons d'abord faire un échange : la vie d'Uzumaki
Naruto contre celle de Shinobu, l'ambassadrice actuellement en
mission avec Hatake Kakashi »
Cette déclaration
glaça Ino et Sasuke qui réagit de suite. La seconde
d'après, un kunaï se tenait sous la gorge du
conseiller. Ino quant à elle s'était en un geste très
vif rendu dans le dos d'Orez.
Sasuke sourit et susurra ces
quelques mots à son oreille.
« Monsieur le premier
Conseiller. Si j'étais vous, je ferai un peu plus attention à
ce que je dis. Arrête de jouer au plus fin avec moi
- Lâche
ma sœur, dit tranquillement Petit bras. C'est un conseil d'ami.
- Mon conseil à moi serait plutôt que vous restiez
tranquille. »
Le conseiller ou plutôt la conseillère
la plus importante de Mû soupira. Il fallait bien qu'ils en
arrivent là. Elle fit un « oui » du menton à
Orez qui sortit son portable avant de répondre à
Sasuke.
« Hokage sama. Je vous conseille de retourner vous
asseoir pour que nous puissions reprendre les négociations.
-
…
- J'ai une question à vous poser.
- Dites
toujours.
- Avez-vous vu votre femme ce matin ? »
Sasuke
fut surpris par la légèreté du ton qu'employa
la conseillère. Il était si sûr et indifférent.
L'Hokage eut la soudaine envie de découvrir le visage qui se
cachait dans la capuche. D'un geste vif il la tira en arrière
et découvrit … le visage d'Ino.
Une voix féminine
en face d'Orez résonna.
« Vous ne m'avez
toujours pas répondu. Faites attention avec votre kunaï.
»
Les ninja de Mû souriaient tandis que ceux de
Konoha serraient les dents. Sasuke relâcha sa prise, par dépit,
au grand soulagement d'Ino. Ils déglutirent tous les deux et
détournèrent les yeux d'un air gêné.
L'Hokage serra le poing. Ces maudits ninja de Mû lui
paieraient cet affront. Ils avaient l'avantage certes, mais cela
n'allait pas durer.
La vengeance est un plat qui se mange
froid, surtout pour lui.
-----
Fin de chapitre enfin posté.
L'un de mes chapitres préféré
bien que long et même beaucoup trop long. Le C.12 sera livré
dans la semaine puisque un grand nombre de choses qui devaient
figurer dans ce chapitre seront reportés dedans.
Cette
situation de crise gère un nombre incroyable de paramètres
et je ne peux pas couper dessus.
En fait de gros changements vont apparaitre et après ce, après un long speech entre Mû Konoha et ???. ca vous le saurez très bientôt.
Ca y est Shinobu est au centre du débat ! (enfin
presque...)
Ca y est Ino ne fait plus de figuration !
Ca y
est Sasuke va s'enerver !
Je sais que je ne répond pas aux interrogations de Flore sur sa possible parenté avec Naruto mais c'est pour plus tard. Je vais pouvoir très vite passer aux choses sérieuses et la remettre au centre du débat.
Pour Sakura et Yoko, j'ai pris enormément de plaisir à
écrire leur combat, qui je vous l'accorde aurait pu durer
beaucoup plus longtemps mais j'ai de nombreuses choses a faire avec.
Konohamaru... ben le petit gars n'a qu'un role mineur. il
réaparaitra plus tard.
J'ai pris plaisir à
écrire le lien entre Amano Orez et petit bras. qui aurait cru
qu'ils étaient en contact ?
je souligne d'ailleur
l'apparition du portable dans mon récit (qui fut corrigé
par Lebibou)
Ben ca existe dans le monde de naruto (voir l'arc
zabuza avec le petit gros). et puis par temps d'orage et d'une
distance assez lointaine (le sud est de konoha d'ou se situe amano et
l'extreme nord est du pays du riz) je ne pense qu'il y ai d'autre
moyen en dehors du téléphone (et peut etre de la
télépathie).
Ce chapitre par contre fait
abstraction de ce qui se passe à la fin pour la team 7 par
économie de place (il fait quand meme près de 18
pages).
Ca sera forcément abordé au c12.
ps : Chose promise chose due j'avais promis à flore de changer d'avatar après avoir posté le chapitre 11.
