Rating: K+
Auteur: Flo-de-Miel

Base: Gundam Wing

Genre: angst, aventure et cours de sexologie XD

Réponses au reviews:

babou: Merci pour la review babou. J'peu pas hélas répondre à toutes tes questions sans trahir les suspens, alors je vais me taire. Tout ce que je peu te dire, c'est que entre Trowa et Quatre ca va devenir assez... tendus!
Caramelon: le ski? Au prochain chapitre! (ca arrive, quoi!) Sont dja entrain de faire leur bagages dans ce chapitre, alors tu vois, ça peut pas tarder ;-)! merci pour la review et bonne lecture
.oOMishaOo.: j'espère que cette suite te plaira. Tu vas voir que l'atmosphère change. c'est plus "coulant", plus "soft", plus... romantique? Enfin, à toi de lire pour voir! ;-)! Merci! biz!
Mayu-chibichan: sans contexte, le chpter 7 restera sans doute à jamais mon préféré! C'est parceque j'adore les pianos XD ! lol. Je suis contente que ça t'ais plu. Bonne lecture pour la suite! Biz!
yuya chan: calin sur piano c'est une des scène que je trougve la plus belle au monde! Ravie que tu ai aimé! La suite? lVoila: a toi de juger.
Dark Yoru: 1X2 powaa, comme on dit, hein? moi aussi, t'inkiète. Y'avait aucune chance que je case heero avec réléna. mais d'un autre côté elle me fait pitié cette pauvre princesse sans prince charmant. Je crois que je vais rattraper le coup avec Quatre. mais pour Trowa alors? Avec Wu Feï? Impossible, c'est pas compatible ce genre de caractère. Faudra que j'y réflèchisse:p Bonne lecture en tout cas! Merci!
lihiel: "enjoy de silence" (comme on dit XD). Bon, ben c'est malin mnt jai la mélodie de la chanson en tête! TT lol! Merci pour la review. Alors comme ça ce chapitre t'a laissé "speechless" (pense à la chanson de Michael jackson et se met a embrouillé les deux mélodies)... Bon, je vais me calmer là! mes tympans ont du mal a gérer! Merci pour la review, lihiel! A la prochaine! biz!
iriachan: jt'avoue que j'étais moi aussi toute émoustillée quand je lai écrit! Pionapiano, quel enchantement! Bonne lecture pour la suite et merci de tout coeur pour cette encourageante review! A la prochaine alors? Biz!
Kaorulabelle: Ouai c'et vrai que Duo évolue pas mal. OOC? Par rapport a Endless Wltz, surement... mais faut bien que tt le monde murisse un jour, hein? lol J'adore quand il lâcha a heero "t'es vraiment qu'un crètiné. Quel rentre-dedans pas possible! Ahhh, Dudule! Toujours les bons mots pour émouvoir son Ice-berg! XD Merci pour tes encourageantes reviews! Biz.


Chapitre 8: laisse les oiseaux dans le vent

Heero, couché de tout son long dans un lit confortable, se sentait agréablement écrasé.
La chose posée sur lui était pesante, certes, mais surtout… elle était chaude. (ce qui, je vous prie, n'est pas un détail à négliger).

Ce poids lourd qui l'écrasait n'était autre que quelques kilos d'amour et de tendresse, compactés dans une magnifique enveloppe charnelle auquel on avait attribué le délicieux nom de « Duo Maxwell. »

Ne pas penser que dans quelques heures, ils se retrouveraient tous à la villa, entrain de préparer leurs bagages.
Tout ça pour partir en Suisse avec une classe stupide, pour un voyage stupide, dans un endroit stupide.
Va y avoir de la neige, de la neige, de la neige ! Et la foule, n'en parlons pas. (beurk !)

Ce voyage va être calamiteux !
Avec des skis mal chaussé, des cloches à chaque pieds…
Avec de foutues montagnes comme s'il en pleuvait…
Des moniteurs idiots qui se prenne pour Brice de Suisse…
Et d'ennuyeuses promenades parmi les sapins…
Des élèves pré-pubères qui ne comprennent rien !
Mais avec un peu de chance, il y aura aussi…
Des bains de sources chaudes…
Avec Duo dans les eaux bouillantes…
Seul à seul quand il fera noir…
Dans la nuit étoilée…
A se savonner avec un tissu de lin au parfum de rose…
Et des huiles essentielles aphrodisiaques…
Et sa peau moite…
Contre sa peau humide…
Les yeux dans les étoiles…
Et les étoiles dans les yeux…
Ce voyage va être merveilleux !

Le matelas s'enfonçait sous son poids doublé, et un moule confortable y avait tracé chaque membre de son corps.

Ce genre de moule était encore plus précieux que tous ceux de Hollywood Boulevard.

Pourquoi ? Why ? Porqué ?

Parce qu'il était incrusté d'amour,
et ça, ça valait toutes les empreintes des stars.

Dehors, d'idiots volatiles emplumés chantaient, ce qui avait pour cause le réveil de cette éblouissante créature posée sur lui.

En effet, les paupières du natté se mirent à frémir alors qu'il grognait de mécontentement.
Pourquoi les oiseaux ne faisaient pas eux aussi la grasse mâtiné de temps en temps ?

Le natté prit alors conscience de ce torse puissant qui se soulevait et se rabaissait au rythme lent d'une respiration.
Ca tangue comme un bateau.
Ca berce aussi tendrement que l'eau.
C'est aussi doux et régulier que les flots.
c'est mon perso, petit Heero !

Hein ? Quoi ? Heero ? Mais… mais..?
Les événements de la veille lui revinrent soudain en tête :

« Réléna+anniversaire bal dans le château. Château+couloirs nombreuses salles. Salles+ impétueuse découverte piano à queue. Piano à queue+ Heero : beaucoup de câlins pas catholiques. »

(Oh, god dam ! Je roupille tranquille sur Heero Yuy !)
La tête de Duo se redressa brusquement et ses yeux s'ouvrirent sur deux prunelles cobalt qui le fixait en silence. Il essaya d'articuler un mot, mais la seule chose qui franchit ses lèvres fut un onomatopée encore non répertorié à ce jour, dont le son le plus proche ressemblait à « hgggnhttff ! ».

Heero, s'il n'avait pas été un peu K.O. à cause de la veillée, aurait rit de bon cœur face à la tête complètement indécise de l'Américain. Au lieu de ça, il lui sourit gentiment et resserra l'étreinte de ses mains. Mains qui -il faut bien le préciser- se trouvait au creux d'une cambrure nonchalante, à l'endroit même où la natte de Duo formait une ultime courbe gracieuse.

- Tu as bien dormi ? Murmura Heero comme s'il craignait de briser le silence.

Le natté rabaissa sa tête en soupirant d'aise, referma ses yeux et confessa tout aussi bas :

- Je me suis senti comme une marmotte dans sa tanière en pleine hibernation. C'était vraiment parfait.

- Tant que ça ?

- Tu n'imagines même pas, sweetheart.

Un silence tranquille s'installa alors qu'ils ronronnaient tout les deux comme des chats au soleil. Le brun contempla la marmotte qui somnolait sur lui. Ses yeux s'arrêtèrent sur son visage, qu'il inspecta avec envie. Depuis qu'ils avaient quittés la salle de piano, Heero n'avait plus encore put goûter aux lèvres de Duo. Et cela lui avait manqué ! Ce goût spécial, fruité. Ce goût abondant… ce goût généreux. Que ne donnerait-il pas pour le sentir une nouvelle fois ?

Et dire qu'il lui suffirait de redresser un peu sa tête.
Et de poser ses lèvres sur les siennes, tout simplement

Apprenez, mesdames, messieurs, que Heero Yuy est en faite un grand timide !

Il osa néanmoins saisir discrètement la natte de la marmotte et d'une main délicate la porter jusqu'à son nez.
Il l'huma comme d'autres auraient respiré de l'opium. C'était sa première drogue, avant, on lui avait interdit d'en toucher.

J lui avait enseigné que la dépendance rendait faible.
Que c'était là l'une des plus grandes tares de l'homme.
Il fallait cerner l'idée du « total détachement ».
Ce n'était qu'ainsi qu'on était un bon soldat,
toujours près à tirer, tuer,
sans arrière pensée…
Ne jamais se rendre esclave d'une drogue.
Mais aujourd'hui Heero s'en foutait bien…

Etait-ce mal ? Etait-ce un pêché ? Etait-ce honteux d'aimer un homme ?
On mélangeait bien du sucre avec de l'eau ; on mélangeait bien de la farine avec des œufs ; on mélangeait de tas de chose, ainsi, qui terminait en homogénéité parfaite.
Alors pourquoi pas deux êtres humains ?

La bouche mutine de Heero vint embrasser le front paisible de Duo…
gourmandise
... et le natté qui reçu le baiser voulut le garder pour lui tout seul.
avarice
Heero n'apprécia guère de ne pas être payer en retour…
jalousie
…alors il se retourna, faisant basculer l'Américain sur le côté…
vengeance
…et celui-ci fit une moue boudeuse sans pourtant se rabaisser à la plainte…
orgueil
… car dans ce grand lit plaqué or aux milliers de coussins…
luxure
… il força son sweetheart à se rendormir encore contre lui…
paresse
… le plaquant le long de son corps détendu, lui soufflant à l'oreille en un murmure divin :

-Laisse les oiseaux chanter dans le vent, Hee-chan.

Qui ose dire que notre amour est un pêché ?
Si c'est le cas, nous irons brûler à côté de Satan
Mais on continuera en s'aimant, éternellement.
Et on sera esclave de l'amour, des damnés,
Je prendrai avec lui un allé sans retour pour l'Enfer,
Je dirai merde à l'intolérance du Seigneur
Son reniement ne me fera plus peur
Puisque Heero est mal nouvelle à la lumière…

- Hee-chan ?

- Hnnnnn ?

- Comment tu m'aimes, dis moi ?

- Hn ?

- Si tu devais m'expliquer comment tu m'aimes, qu'est ce que tu dirais ?

Le Japonais resta interdit. Il réfléchit un instant, pensa à lui répondre d'abord un simple « je t'aime » mais repoussa aussitôt cette idée : ce n'était pas assez percutant... Comment définir la béatitude qu'il ressentait à être ainsi collé contre le natté ? Il lui faudrait plus de temps pour réfléchir. Il lui faudrait un dico…pour vérifier chacun des mots, pour analyser lesquels seraient les mieux appropriés.
Il demanda alors :

- Comment tu le dirais, toi, Duo ?

Le natté se souleva pour mieux lui faire face, plantant fermement ses bras de chaque côté du torse de son sweetheart. Sa natte pendait joliment à côté de son visage, créant une zone d'ombre espiègle. Sa bouche murmura avec une tendresse indéfinissable :

- Je t'aime… à un perdre la raison.

A un perdre la raison…
A en perdre la raison…
A en perdre la raison…

Heero était fasciné par les lèvres du natté :
Elle avaient prononcés des mots si tendres…
Elles avaient créées des paroles si douces…
Comment avaient-elles réussit à faire passer tant de sentiments en usant de quelques simples mots ?
Pourquoi, soudain, avait-il envie de les baiser, les cajoler, les redécouvrir encore, et encore, et encore, et encore... ?

- Duo… ? Souffla t'il en un murmure, les yeux fixés sur les deux boutons de roses frémissantes.

- Yé, sweetheart ?

- Est ce que… je peux… t'embrasser ?

- Si tu peux m'em… Ho, mais bien sur, Hee-chan ! Je ne demande que ça, moi.

Heero s'aida de ses coudes pour se relever. Son visage à la hauteur de celui du natté, il resta encore quelques seconds interdits, subjugué par sa propre chance.
Duo était vraiment magnifique. Les rayons de soleils, filtrés par les vitres de la chambre, créaient autour de lui une auréole de lumière fascinante.
Il avait l'air d'un ange…

Tout doucement, sans fermer les yeux, Heero rapprocha son visage.
Duo restait immobile, à la fois impatient et complètement immuable. Ses paupières se baissèrent en douceur sans pourtant se clorent totalement. Il attendait d'abord de sentir les lèvres de Heero sur lui…
Ca y était.
Ils s'embrassaient.
Ho, dieu ! Comment un petit baiser, un simple contact lèvres contre lèvres, pouvaient-ils les rendre si ardent ?
Un baiser… ! Un seul baiser de toi, et je suis comblé pour l'éternité.

Les joues de Duo étaient devenus rouges de plaisir tant cette sensation humide était agréable. Quand ils se séparèrent, ils gardèrent néanmoins leur visage proche l'un de l'autre de tel sorte que leur souffle se mêlait encore.

Je t'aime à en perdre la raison…

°°°

Ce matin là, Réléna, Trowa, Quatre, Heero et Duo déjeunèrent ensemble dans la salle à manger du château. Ils avaient l'air bien petit et bien ridicule comparé à l'immensité de la table… !

La princesse discutait avec animation et semblait vraiment ravie de sa soirée d'anniversaire. Elle avait reçu de nombreux et magnifiques présents, obtenu sa danse avec Heero, récolté de tas de compliments, et puis, elle avait surtout mieux fait connaissance avec Quatre, qui s'avérait être un charmant jeune homme plein d'attention et de délicatesse. Le natté dégustait son croissant chaud tout en dévorant Heero des yeux.
A se demander ce qu'il mangeait vraiment.
Personne n'avait encore rien remarqué à leur sujet. Cela leur emportait peu. Chaque chose viendrait en son temps…

Quand vint l'heure des adieux, Heero se dirigea discrètement vers Réléna et lui souffla quelque chose à l'oreille.

La jeune princesse parut étonnée. Elle répondit ensuite en bafouillant :

- Quoi ? Un... Et bien, oui, bien sur que je peux t'en prêter un, Heero. Mais quel usage vas-tu en faire ?

- C'est pour m'occuper pendant le trajet. Expliqua le brun. J'ai quelque chose d'important à rechercher.

- D'accord. Je vais demander à Charles d'en déposer un sur le dernier siège de la limousine. Prend soin de toi, Heero.

- Toi aussi, Réléna. Au revoir.

Le jeune Japonais rejoignit Trowa et Duo en bas des marches tandis que Quatre le remplaçait auprès de Réléna.

Quelques minutes plus tard, ils prirent place dans la voiture qui devait les conduire jusqu'à l'aéroport. Comme l'avait promis Réléna, la chose dont Heero avait tant besoin se trouvait sur le dernier siège. Il se retira donc discrètement à l'arrière du véhicule, laissant Duo et Quatre babiller tranquillement, et se plongea dans ses recherches. Trowa, qui était le seul à pouvoir le voir depuis sa place, remarqua son occupation. Intrigué, il s'approcha de Heero et lui demanda :

- Heero, que cherches-tu dans ce dictionnaire ?

Les yeux du brun apparurent au-dessus de l'ouvrage. Il vérifia d'un rapide coup d'œil que Quatre et Duo étaient toujours occupés par leur conversation, puis répondit avec un sourire en coin :

- Des mots d'amour.

°°°

Wu Feï avait fait le point depuis le départ de ses amis. Sa colère, dont il avait ignoré le sens, l'origine et les conséquences, s'était évanouie. Il avait passé une journée entière à méditer pour retrouver ce qu'il appelait « la lucidité absolue ».

Faire le vide.

Retrouver le repos.

Effacer les données erronées.

Accepter ses erreurs.

Devenir plus fort.

Le dimanche matin, quand ils s'étaient réveillés seul dans sa chambre, la maison lui avait paru trop calme. Au départ, pour la forme, il avait pensé « bien, Maxwell n'est plus là pour envahir l'espace. » mais il avait très tôt ressenti un manque étrange.

De la cuisine, l'odeur des pains griller n'émanait pas.
Quatre n'était plus là, il ne préparait pas le petit-déjeuner.

Le bruit de la douche avait disparut, aucun son ne provenait du couloir.
Heero était parti, il ne se lavait pas méthodiquement.

Quand il était rentré dans le salon, la pièce lui avait paru étrangement vide.
Trowa n'attendait pas tranquillement dans un des fauteuils en silence.

Il n'y avait aucun bruit de pas précipités dans l'escalier, ni d'exclamations bruyantes.
Duo était absent, on entendait plus un murmure de voix.

Et pour la première fois de sa vie, Wu Feï Chang connut la mélancolie. Il avait occupé ses journées du mieux qu'il put, pour ne pas trop se sentir inutile.

Pas mal de courrier était arrivé, notamment un mail de Hilde et un autre de Sally qu'il s'était empressé de lire. La jeune femme lui avait envoyé les derniers rapports des Preventers. Il semblait que tout se passait bien pendant son absence, mais Sally notait tout de même qu'il leur tardait de le revoir car son aide leur manquait à tous.

Wu Feï eut chaud au cœur en lisant ces quelques mots.

Le dimanche après-midi, quand la sonnette retentit, le Chinois s'était précipité sur la porte d'entrée pour accueillir ses amis. Il leur ouvrit, un sourire inhabituel collé aux lèvres.

- Bienvenu à la maison. Dit-il en s'écartant d'un pas.

- Bonjour Wu Feï. Fit Quatre en rentrant. Tout s'est bien passé ?

- A merveilles.

Le natté franchit alors le perron en s'exclamant :

- Avoue que je t'ai manqué !

L'Asiatique voulut rétorquer un « c'est ça, dans tes rêves, Maxwell » mais cela aurait été mentir.

- Vous m'avez tous beaucoup manqué. Avoua t'il avec un sursaut d'ardeur dans la voix.

Trowa et Heero passèrent la porte en le saluant amicalement d'un coup de tête.

- Ce voyage m'a engourdi ! Dit Quatre en étirant ses bras au-dessus de sa tête. Qui veut faire un footing avec moi sur la plage : Wu Feï, ça te dit ? Ou Trowa, Heero, Duo ?

- C'est une excellente idée. Avoua le jeune homme à la mèche. Mais nous partons demain en Suisse avec notre classe, il ne faut pas l'oublier. Nous devrions tous aller courir ensemble avant de préparer nos bagages pour demain.

- Bien ! Avança alors Wu Feï en tapant dans ses mains. On va tous ce changer. Rendez-vous dans le hall dans 5 minutes !

°°°

- Mais où traîne Yuy et Maxwell ? S'impatienta Wu Feï alors que Quatre et Trowa, déjà vêtu de leur training, attendaient patiemment.

Comme en réponse à sa question, les pieds de Heero apparurent en haut des marches, puis ses jambes, sa taille, son buste et enfin sa tête.

- Duo prend une douche. Annonça t'il en continuant à descendre.

- Raah, mais c'est pas vrai, on avait dit 5 minutes ! Bon, tant pis, il ira courir tous seul. Nous, on y va !

- Allons, Wu Feï ; ce ne serait pas gentil de notre part de partir sans lui. Essaya de l'en dissuader Quatre.

- Vous pouvez y aller. Coupa alors Heero. Je vais l'attendre, on vous rattrapera.

- hm ? Tu es sur ? Ca ne te dérange pas Yuy ? Demanda le Chinois en fronçant les sourcils.

- Pas le moins du monde.

Les trois protagonistes se regardèrent en écarquillant les yeux, comme pour s'assurer qu'ils avaient bien entendu la même chose.

- Euh…Bien. Acquiesça Quatre. Euh…A toute à l'heure, alors.

Le petit blond tourna les talons et s'en alla vers la porte d'entrée. Wu Feï et Trowa firent de même, mais après quelques secondes d'écart car ils continuèrent longtemps à dévisager Heero en s'éloignant, comme s'ils se trouvaient face à un étranger.

Quand le Japonais entendit la porte claquée et qu'il fut assuré que ses amis étaient partis, il grimpa les escaliers quatre à quatre et s'avança rapidement dans le couloir du 1er étage. Il se posta face à la salle-de-bain, comme un chien de garde bien dressé, et attendit sagement.

Il pouvait entendre, derrière cette fine porte, l'eau couler depuis le pommeau, les gouttes clapoter contre la vitre de la douche et les frottements d'éponge du natté contre son corps.
Son corps humide, les muscles bandés, les cheveux lâché, la sueur délavée, la bouche alléchée, les sens extasié…
Juste
derrière
la porte.

Mais une porte, s'est fait pour s'ouvrir ou fond, hein?
Heero secoua sa tête de gauche à droite pour remettre ses idées en place : Non, non, non ! Il n'allait pas rentrer dans cette salle-de-bain ! C'était violé l'intimité de Duo. Il ne ferait jamais unetelle chose !
Il attendrait, bien sagement, comme un berger allemand protégeant son maître. Il ne succomberait pas à la tentation de mater Duo nu sous la douche !
Il ne verrait pas…
sa peau gorgée d'ivresse,…
ni l'eau coulant sur ses fesses…

Bon… Ou alors juste un peu, ok ?

Ne résistant plus, Heero plia légèrement ses genoux afin que son visage soit à la hauteur de la serrure. Il plaça un œil dans le trou de celle-ci et essaya de distinguer la silhouette de Duo sous la douche. Mais il ne voyait rien. Rien à part quelque chose de gris, qui semblait bouger. Etait-ce de la buée ? Ou autre chose ?
Mais qu'est ce que ça pouvait bien être !

Heero colla encore plus son œil contre la porte en essayant d'identifier ce qui lui bouchait la vue. Et sans qu'il n'ait pu réagir, l'entrée s'ouvrit soudain et il tomba nez à nez…
sur le short gris de Duo !

-… °T°

-…

- Heerooooo… ! Fit Duo sur un ton lancinant, lourd de reproches. Alors comme ça on me mate sous la douche sans ma permission ?

Rouge de honte, le Japonais se releva précipitamment et bafouilla des excuses un peu maladroites. Le natté le trouva enfin de compte si adorable qu'il ne put s'empêcher d'embrasser le bout de son nez en souriant.

- C'est pas grave, sweetheart. Ca me flatte de savoir que mon corps te rend complètement esclave de tes ardeurs.

- maismoncorpsnestpaslesclavedemesardeurs. Baragouina Heero en tortillant ses mains comme un gosse qui tentait de se justifier.

- Qu'est ce que tu dis ? Pardon ? J'ai pas très bien entendu ? dit le natté exagérément fort.

Le Japonais baissa alors les yeux en signe d'abandon. Duo laissa un petit rire mesquin, un sourire victorieux ornant ses lèvres.

- Où sont les autres ? Demanda t'il en se dirigeant vers les escaliers.

- Ils sont déjà partis. Expliqua le Japonais en lui précédant le pas. On devra les rattraper.

°°°

Le natté s'écroula sur le sable, exténué, en haletant comme une pauvre bête traquée agonisante.

- Heero, stop, attend, suis mort, crevé, j'en peu plus, arrêtons.

Le brun qui n'était pas fatigué le moins du monde continuait sa foulée en tournant autour de Duo.

- Relève toi, baka. Nous ne les rattraperons jamais si tu nous ralentis comme ça.

Pour toute réponse, le natté lui tira la langue et se laissa encore plus tomber en arrière sur ses coudes.

- T'as qu'à continuer tout seul si je te gêne tant, «monsieur la machine qui est jamais fatiguée». Pardonne moi de n'être qu'un pauvre humain !

Résigné, Heero cessa son surplace et s'assit à côté de l'Américain. Ils regardèrent en silence les vagues, puis Duo nicha sa tête contre le torse de Heero. Il soupira d'aise alors qu'une petite brise fraîche balayait doucement la plage, relevant de fines écumes de sables.

- Je suis bien, juste là, avec toi. Avoua Duo comme s'il parlait dans son sommeil.

Il frotta sa joue contre le débardeur vert de Heero, se coconnant encore plus contre lui, comme l'aurait fait un profond dormeur contre son oreiller.

Le brun se sentait lui aussi étrangement calme et serein. Il serra entre ses bras puissant le natté et porta ses lèvres sur le front de celui-ci.

- Je suis amoureux de toi. Souffla t'il à l'oreille du natté comme si cela révelait de la confession.

Duo ferma les yeux pour savourer chacune de ces tendres paroles.

Amoureux… !
On été amoureux de lui !
Aaaah… ! Elle est pas belle la vie ?

°°°

Quatre, Wu Feï et Trowa courraient côtes à côtes, seul leurs expirations bruyantes brisant le silence au sein du groupe. Cela leur ferait du bien de s'épuiser physiquement : cela leur permettrait de se détendre, de faire le vide et de passer une bonne nuit.

- Ce ne serait pas Yuy et Maxwell là-bas ? Dit soudain Wu Feï en pointant du doigt deux formes étendues sur la plage.

Entre deux halètements, Quatre répondit :

- Si, on dirait bien. Pourquoi se sont-ils arrêtés ?

- Il semblerait que Heero ausculte Duo. Fit alors remarquer Trowa. Peut-être qu'il s'est foulé la cheville ?

Mais quand ils virent nettement la silhouette de Heero se pencher au-dessus du natté pour lui voler un baiser, la théorie de l'accident s'envola aussitôt. Ils stoppèrent tous les trois leur foulée sans en croire leur yeux.

- Euuuh… Fit Quatre alors que le Japonais s'appliquait toujours à caresser les lèvres du natté sans remarquer leur présence. Ce sont mes yeux qui s'illusionnent ou bien ils sont bien entrain de s'embrasser ?

Trowa ne put émettre aucune hypothèse, trop occupé à examiner la scène sous un œil critique.
Quant à Wu Feï, sa mâchoire s'était si largement ouverte qu'il lui était impossible de répondre.

- Peut-être Heero opère t'il un bouche-à-bouche ? Proposa Trowa tout en sachant que cette solution était totalement abrutie.

- D'habitude on fait ça quand l'autre personne a faillit se noyer, non ? Rit nerveusement Quatre. Bien, je propose que nous arrêtions de les scruter ainsi comme des voisins malpolis, ça commence à devenir malsain. … Et s'il te plait Wu Feï, ferme ta bouche, tu es ridicule !

Le Chinois, toujours éberlué, se tourna vers Barton et lui demanda :

- Frappe-moi. Je dois faire un cauchemar, cela ne se peut !

- Hors de question, Wu Feï ! Intervint aussitôt Quatre. Essaye de garder ton calme, voyons ! Tout ce passera bien.

Le Chinois lança à nouveau un coup d'œil vers la couple et ne put retenir une exclamation d'horreur en les voyant se rouler sur les sables, bouche contre bouche.

- Aahrr ! Nataku, sauve moi de cette horrible vision !

Le petit blond qui essayait du mieux qu'il pouvait de calmer la situation s'exclama alors :

- Ho ! Mais ce n'est pas bientôt fini, ce cirque ? Nous sommes tous un peu surpris pour l'instant, mais je suis certain que Heero et Duo pourront nous expliquer la raison de tels agissements dès qu'ils seront rentrés. En attendant, il ne serait pas correct de les jugez. Allez, zou ! On se retourne !

Quatre les força à faire demi tour en leur soufflant des paroles rassurantes comme lui seul pouvait en trouver. Trowa et Wu Feï se laissèrent donc traîner jusqu'à la villa en état de choc.
Et même Quatre, malgré l'apparence calme qu'il se forçait à adopter, était sidéré.

a suivre...


Au prochain chapitre y'aura: de la neige, de la neige, de la neige. Et la foule!
Heero: beurk.
Les autres: YOUAAAIIIHHH!

Merci pour vos encouragements,
je vous aiiiiiimmmmmeuuuuh! (lol) XD
Flo-de-Miel