Auteur : Flo-de-Miel
Copyright : chanson de Simian « we are your friends »
Note : comme quoi, avec le temps, des vieilles passions ressurgissent. Désolé pour le retard de quelques années.
couple: 1x2, 12, la fin, c'est la fin!

je vous conseille de vous procurer la version remixer de "We are your friends" de Simian vs. Justice! elle est super belle. et ne vous arrêter pas au côté "dance", elle recèle une vraie tendresse!

Chapitre 12: We are your friends

-TUUUT TUUUT TUUUT,…-

Il était 6h00 du matin, le soleil se levait à peine sur les neiges éternelles de Gimberland, et pourtant un réveil sonnait déjà dans une des chambres de l'auberge de jeunesse.
Qui était la folle qui décidait de se lever si tôt ?

La réponse arriva d'elle-même quand le ronflement d'une vieille chouette aigrie se fit entendre, et une main fripée se découvrit des draps pour aller taper l'insolente machine.

- TUUUT, TU…CLAC !

Miss Fergusson, un horriiible filet de grand-mère sur la tête, fit glisser ses fines jambes flageolantes du lit et glissa ses deux petons dans d'horriiibles pantoufles à pompons roses afin de se lever.
Les habitudes sont coriaces pour les chouettes aigries de son genre, et la sienne était de se lever avant le soleil, comme on le lui avait enseigné au couvent.

Elle se vêtit en silence de sa robe de chambre puis s'avança vers la porte du couloir. D'une main à moitié endormie, elle tira sur la poignée, et, par hasard, tomba nez à nez avec une femme de chambre. Celle-ci eut la peur de sa vie:

- HAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! UN MOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONSTRE !

Miss Fergusson n'ayant pas compris que l'insulte lui était destinée, et de nature tout aussi peureuse que la soubrette, crut que quelque chose se profilait derrière elle, et se mit à crier aussi.

- HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! AU SECOURS !

Les deux femmes coururent ensemble dans le couloir, la pile de linge propre de l'employée volant dans tout les sens.

Un jeune homme partiellement endormi (car en réalité, il n'arrivait jamais à se plonger dans un sommeil total- vieille habitude de soldat), couché dans un lit de la chambre numéro 6, se redressa aussi vif qu'un guépard à l'entente de se son strident. Il eut le stupide et ô combien inutile réflexe de chercher son arme.

Il ne trouva à ses côtés que la sensuelle physionomie de son partenaire, le terriblement voluptueux Duo Maxwell.

Ce dernier, sans même ouvrir les yeux, grogna :

- Mmh, 'ro, pourquoi tu te lèves ? Et puis c'est quoi ce cri ?

Le cri en question avait cessé.

- Ché pas, répondit nonchalamment Heero. (Ce qui était rare pour lui, il avait plutôt un langage rigoureux).

- Alors viens te recoucher, c'est un ordre. Lui somma le Natté et le tractant contre lui violement par le poignet.

Un petit temps se passa. Ils essayèrent d'oublier qu'ils s'étaient réveillés (chose difficile si vous l'êtes encore, il est vrai…), quand soudain :

- Duo, qu'est ce que tu fais ?

- Ben, tu le sens bien… J'essaye de glisser discrètement ma main vers ton entrejambe.

Joues en feu, regard ténébreux, voix toujours endormie :

- Je t'ai connu plus discret pendant la guerre. Commenta Heero.

- Ouai, mais là, on est au pieu, alors j'alourdis un peu mes techniques, histoire que ça aille plus vite. Une objection ?

- … Hn.

- Oui, c'est bien ce que je me disais.

Mais alors qu'ils s'apprêtaient au départ de premiers préliminaires (ça fait beaucoup de « p », je sais), un joyeux blondinet rentra dans leur chambre et leur annonça, sourire au lèvres :

- Hou, ouh ! Heero, Duo ! Il est l'heure de se lever, les amour… euh… les gars !

Duo se recouvra encore plus de sa couette, abandonnant (au grand damne d'Heroo) la prise précédente de ses mains. Quatre referma la porte derrière lui, histoire qu'aucun élève passant par là ne s'interroge sur la position des deux garçons, affalés l'un sur l'autre dans un même lit. Duo grogna ces mots à Quatre :

- Jamais. Moi dodo. Moi malade. Moi déteste crétin de prof-de-ski-bronzé-au-dent-blanche.

- Je compatis, expliqua l'Autre, mais si miss Fergusson vous trouve ainsi, je crains qu'elle ne meure d'une crise cardiaque.

Un sourire machiavélique se dessina sur la bouche du Natté.

- Mais qu'elle vienne, qu'elle vienne, ça ne fera de vraies vacances.

Quatre eut un rire nerveux.

- Allons, ce n'est pas sérieux. En plus, aujourd'hui, tu n'auras pas droit au profs de ski que tu détestes tant.

Duo fit l'effort de redresser la tête :

- ha bon ? Que me vaut cet honneur ?

C'est dans le programme, Duo, fit Quatre en agitant leur feuille de route. Aujourd'hui, on va découvrir les sources chaudes de Gimberland. Deux heures de délectation dans des bains fumant en pleine nature !

Duo exécuta un rapide calcule dans sa tête : Bain chaud + savonnette + Heero paradis.

Il sauta vigoureusement sur ses pieds, troquant sa face de marmotte endormie pour celle de l'optimiste sous Prozac :

- Hé bien ! Allons y, alors, puisqu'il le faut !

Mais Quatre soudain s'était pétrifié sur place, visant Duo. Ou plutôt le corps de Duo. Ou plutôt le corps de Duo nu. Dans sa fougue, le natté avait oublié de se vêtir. Heero qui avait lui aussi quitté le lit se permit de réparer l'oubli de son amant en l'enroulant dans un drap.

- C'est bon, Quatre, tu peux fermer ta bouche. Lui annonça Heero alors que Duo rougissait en riant bêtement.

Le blondinet, rouge de honte, balbutia un mot d'excuse avant de quitter la chambre, les joues en feu.

- Hé ben dis donc, je lui ai fait de l'effet ! Plaisanta timidement Duo en lançant un regard innocent vers Heero.

- C'est ça. Répondit l'autre. Si tu pouvais garder cet effet pour moi, je t'en serais reconnaissant.

- Hé hé hé. Pardon, J'étais distrait.

Une heure plus tard, ayant englouti leur petit déjeuné puis traversé une la forêt Gimberland, les élèves de l'Highlander School se trouvèrent devant les sources chaudes. Ils passèrent par un petit chemin bordé de sapins enneigés. Derrières les conifères, on apercevait des marres d'eau limpide et fumante, entourées de roches étanches. Ils eurent tôt fait de rejoindre un petit chalet où le dirigeant des lieux les attendait. Miss Fergusson s'entretenu brièvement avec lui puis indiqua à ses élèves l'emplacement des vestiaires.

La station thermale comportait une vingtaine de bassins, certains assez larges, d'autres plus petits. Les élèves avaient le droit de circuler librement parmi chacun d'entre eux.

Trowa, Quatre, Wufeï, Heero et Duo se changèrent rapidement dans différentes cabines, pour en ressortir en maillot, une serviette de bain enroulé sur leurs hanches.

Aussitôt, Duo saisit la main de Heero et l'entraîna vers l'extérieur :

- On s'éclipse, dit-il aux trois autres en effectuant un rapide clin d'œil.

Quand le froid de l'air percuta soudain le torse chaud de nos deux tourtereaux, ils frissonnèrent. Ils coururent pendant une minute jusqu'à atteindre le bassin le plus éloigné des vestiaires, là où personne n'allait les déranger.

Avec un soulagement et une délectation toute particulière, ils pénétrèrent dans l'eau chaude, protégés des regards indiscrets par de grands sapins touffus. Les pieds de Duo avaient été tout irrités par la neige. Il éprouva donc un grand plaisir à les réchauffer en les frottant contre les jambes de Heero. En fixant le ciel bleu-gris dans l'espaca infini, le Natté s'avança plus profondément dans le bassin.
Il aima alors sentir les caresses de l'eau qui, par ondes répétitives, enlaçait leur corps submergés.

- Et si on reprenait là où on s'était arrêté ce matin ? Suggéra Duo en posant ses bras tendus sur les épaules de Heero.

- Hn. répondit ce dernier en inclinant la tête.

Alors Duo plia ses coudes de manières à enlacer la tête de son amant et approcha ses lèvres pour l'embrasser. Quand ils se séparèrent, leur front l'un contre l'autre, Duo se sentit soudainement gêné. Enfin, l'occasion se présentait. Ici, personne n'allait les déranger. Lors de l'anniversaire de Réléna, ils s'étaient retenus, et, durant la nuit, s'étaient contentés de partager un même lit. Une fois rentrer à la villa, ils n'avaient jamais rien oser entreprendre à cause de la présence de Trowa, Quatre et, surtout, celle de Wufeï. Et ce matin encore, ils avaient été interrompus.

Cette fois, la nature les protégeait. On entendait le hululement plaintif de chouettes des neiges, le craquement des branches des sapins sous la neige, et l'écoulement discret de l'eau chaude qui alimentait leur bassin. Rien qu'eux deux. Mon dieu. C'était terriblement gênant !

Duo se remémora soudain chaque parcelle de sa vie, chaque moment on il avait parlé à Heero, encore même quand ils se considéraient comme adversaire. Heero restait de marbre. Il réfléchissait sans vouloir réfléchir. Depuis un certain tamps, il avait décidé de prendre les choses comme elles se présentaient, et de ne plus pleurer son passé solitaire.

Pourtant, que c'était dur de ne pas rougir. Qu'il était pénible de refréner sa peur face à l'inconnu.

- Heero, murmura Duo, sa conscience légèrement embrumée par la torpeur de la source fumante. Je… J'ai du mal à croire que ce n'est pas un rêve. Que… nous sommes, vraiment… Vraiment là, tout les deux et… je ne te reconnais pas. Et je ne me reconnais pas. La guerre tu sais, c'était tout pour moi. Toute ma vie. Et maintenant. Plus rien. Juste toi. Juste cette chose que j'ai peur de perdre.»

Heero ferma les yeux. Un sentiment affreux l'envahit.
Il détestait cette sensation.
Cette sensation d'impuissance.
Durant toutes ses années de combat, il avait cherché une raison de vivre. Une raison.
La raison.

Aujourd'hui, il accédait enfin au bonheur, -aurait dû s'en réjouir ! mais, au contraire, s'en sentait terriblement craintif, troublé, douteux.

-Je comprends. Dit-il au natté, sa voix grave résonnant lourdement à travers la buée qui se dessinait autour d'eux.

Et resserra pourtant ses mains autour de la taille de Duo, sous l'eau, comme pour lui faire comprendre qu'il restait là, avec lui, qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, puis continua :

- Mais « aimer », n'est ce pas renoncer à la solitude, et soudain craindre de perdre cet amour ?

Duo entrouvrit la bouche, légèrement surpris. Puis il sourit et acquiesça silencieusement.

- Oui. Tu as raison !... Mais, Heero, dis moi, alors…

- Quoi ?

Dis moi comment tu m'aimes. Moi je t'aime à en perdre la raison. Mais toi ? Tu ne m'as toujours pas dis. je veux savoir. Je veux être sure que tout ça soit vrai. Que tu resteras avec moi.

Heero pencha la tête et la nicha dans le cou du garçon. Il joignit ses mains, entourant totalement la taille de Duo. Son nez plongé dans une forêt aromatique des cheveux caramel, il répondit en susurrant :

- Je t'aime à en atteindre la raison.

Une bouffée agréable, de joie, de soulagement et d'amour envahit la gorge de Duo. il voulait rire. Et pleurer. Mais comme il n'avait, en réalité, pas vraiment changé depuis la guerre, il rit, Et rit ouvertement, doucement, en serrant si fort Heero contre lui qu'il semblait ne vouloir plus faire qu'un.

-- 9 mois plus tard--

Wufeï ferma d'un geste vif la tirette de son gros sac en cuir de voyage. Il redressa ses yeux. Sa chambre était vide. Depuis le couloir, lui parvenait les exclamations joyeuses de Quatre qui, accroché au téléphone, informait ses sœurs à propos de la réussite de son année :

- Avec mention spécial, en plus ! Avec ce diplôme, je suis enfin libre de travailler ! Je vais venir vous aider. On pourra reprendre en main les entreprises de papa, comme avant !

Wufeï sourit de dépit.

Et lui, qu'allait il faire ? Parcourir la terre avec son sabre et réparer les injustices au nom de Nataku ?

Il aurait voulu rire de lui-même tellement sa situation était pathétique et risible.

Poor old forgotten fool
Do you have to do what you do
I agree that it hurts no one but you
But don't you think it gets us down
To see your long sad frown
We truly believe you'd be better off with us
So come,
Come to the land where anything belongs
No one else will let you know the truth

On toqua à la porte.

- Entrez. Dit-il.

Duo apparut, et lui fit un petit signe de la main, un grand sourire scotché aux lèvres.

- Tu es prêt, Wu ? La navette nous attend pour nous conduire à l'aéroport.

Le chinois lança son sac en cuir sur l'une de ses épaules.

- Oui, ça y est.

Le Natté s'avança ensuite dans la chambre, allégrement éclairée par la vive lumière du jour. C'était l'été. un magnifique jour. Il regarda autour de lui et s'exclama :

- C'est drôle de voir tout vide, hein ? Ca fait un peu mal au cœur d'abandonner son petit « chez soi ».

Wufeï quitta sa chambre sans un regard, sans regret, et, d'une voix qui se voulait forte et fière, répondit :

- Ca ne me dérange pas.

Duo le suivit et ferma la porte derrière lui.

Dehors, le moteur grondant, une grande 4X4 vert foncé les attendaient, Heero se trouvant au volant de l'engin, prêt à démarrer, tandis que Trowa, devant le coffre de la voiture, aidait Quatre à placer les baguages. Duo et Wufeï prirent place en dernier.

- On peut y aller ! Annonça le Natté en claquant sa portière, prenant place à côté de son amant.

Heero appuya sur l'accélérateur et la voiture s'éloigna. Wufei avait les yeux fermés.
Trowa fixait Quatre, qui, lui, s'était retourné pour voir la maison s'éloigner.
Duo regardait Heero.
Heero regardait la route.
Ils étaient tous réunis et, chacun à leur manière, se sentaient bien ainsi.

Because we are your friends
you'll never be alone again
well come on well come on
well come on well come on
Because we are your friends
you'll never be alone again
well come on well come on
well come on well come on

Une fois dans le hall de l'aéroport, ils se tinrent tous en cercle pour les derniers adieux.

Quatre repartait dans sa colonie pour retrouver sa famille et son entreprise. Trowa allait, quant à lui, prendre une navette pour L3 où Catherine l'attendait depuis 12 longs mois déjà. Wufei fit croire que d'importantes affaires l'attendaient sur L5, tandis que Heero et Duo avait décidé d'aller passer quelques temps en Italie, à Venise, au soleil.

- hé bien, fit Quatre, passablement ému. Il faut… Il faut se dire au revoir.

- Oui, répéta Duo. Au revoir, Quatre…

Le petit blondinet ne put se refréner et étreignit rapidement le Natté, puis Heero, puis Wufeï et enfin Trowa, un peu maladroitement.

- Vous allez tous me manquer. N'oubliez pas que vous êtes tous mes amis. Alors, au moindre problème, appelez moi!

Et comme il sentait ses yeux trembler dangereusement sous l'effet de l'émotion, et saisit sa valise et s'enfuit en agitant sa main. Personne n'osa réagir.

Wufeï en profita pour exécuter un rapide coup de menton vers ses comparses, lança ensuite un simple « on reste en contact », puis tourna les talons.

- Bye, feï-feï ! Lui cria Duo. N'oublie pas qu'on est là !

Le chinois redressa sa main en signe de compréhension, puis sa silhouette disparut dans la foule des voyageurs.

Ils n'étaient désormais plus que trois.
Trowa, ses deux mains tenant la poignée de sa valise, resta quelque seconde à regarder Duo et Heero puis les quitta en ces mots :

- Je vous souhaite beaucoup de bonheur.

- A toi aussi, Trowa. Dit Duo, vraiment sincère.

Heero serra la main de son ami, et le remercia pour tout.

- Tout ? Interrogea Trowa.

- Hn, tout. Répéta simplement Heero.

Duo fit passer sa main derrière le dos d'Heero pour s'y coller. Trowa fit un pas en arrière en les quittant avec peine du regard. Ils se reournèrent ensuite, et, aisni, ils prirent deux directions différentes.

Take your time to decide
And keep thought far from your eyes
Too many have failed to get this far
but don't let it get you down
We're doing all we can
We truly believe you're lovely when your here

Because we are your friends
you'll never be alone again
well come on well come on
well come on well come on
Because we are your friends
you'll never be alone again
well come on well come on
well come on well come on
(never be alone again ooooh oohhhh)
well come on
yeaaahhhh

OWARI


Parce que cette fin ressemble à la mienne avec l'univers de Gundam Wing, je l'affectionne particulièrement. Hé, oui, GW et moi, c'est fini.
On se quitte, comme ça, entre amis.
On se sépare… pour la vie, sans doute, mais sans tristesse, car on sait, chacun de notre côté, qu'à n'importe quel moment, si on en ressent le besoin, on peut se retrouver.

Bisous à tous les fans ! Protégez vous bien de ce monde de rafflures lol :-D

PEACE AND LOVE !