Bonsoir! Après un petit (long) moment j'ai réussi à écrire ce chapitre (8 pages word c'est un record...) Aya(72) m'a tourmentée, harcelée, embêtée, frappée afin que je le fasse et elle recommencera, elle vient de me le promettre T.T

Donc un chapître qui n'avait de titre d'où la première utilisée comme titre...

Pas de Rar, je ne les ai pas sous la main mais un grand merci à tous!

Bonne lecture!


La lignée doit être préservée

« La lignée doit être préservée. »

Je le sais sensei, cette phrase m'a été si souvent répètée dans mon enfance qu'elle est inscrite en mon cœur en lettres de sang… La lignée… je pensais pourtant en faire parti, en quoi suis-je inapte à la préserver ?

« Protéger notre sang »

Mission ultime de tout le clan, protéger… Nous ne vivons que pour ce but, nous naissons, grandissons et mourrons pour préserver ce sang si pur mais si noir… Mon sang. Je ne vis que pour notre famille et quand enfin mes efforts sont sur le point d'être récompensés, je dois céder ma place à un renégat, un traître qui nous a abandonné mais qui est de naissance plus noble que moi… La vie est tellement injuste, combien de fois ai-je déjà prouvé ma valeur au sein du clan ? Ce clan qui m'a tout donné et tout pris. Il me reste néanmoins un espoir, une dernière action héroïque, une mission restée inachevée par le prodige de notre clan, prodige en qui vous aviez placé tout vos espoirs, la lignée mère s'éteint mais cette victoire étendra ma valeur jusqu'à son paroxysme et notre sang sera préservé à travers mes descendants, vous ne pourrez que m'accepter en tant qu'héritier… Juste une mission, un dernier être à tuer…

« Hors de question ! Si tu y vas c'est la mort qui t'attend !

-La mort ou la gloire, cruel dilemme certes, mais comprends-moi, c'est l'achèvement de ma vie, je ne veux plus rester dans l'ombre !

-Mais nous avons toujours été dans l'ombre, même moi, ta femme, je ne connais notre secret que depuis peu, depuis que notre chef me l'a dit, lors d'une entrevue que même mes parents ignorent ! Et j'ai pour ordre de n'en parler à personne, pas même à mes meilleures amies ! Et si l'Hokage savait…

-Ose lui en toucher un mot et c'est la mort pour toi, la fin de notre clan !

-Et la survie du village !

-Tente de dire quoi que ce soit et je t'aurais tuée avant que tu ne t'en sois rendue compte…

-Je te rappelle que je suis une chuunin de Konoha, tes menaces ne m'effraient guère !

-Et moi je suis un maître assassin, l'élite des ninjas, nous ne sommes que six au monde, penses-tu pouvoir me tuer ?

-…

-Nous sommes d'accord, je dois me rendre à Suna, je serai absent environ dix jours, ne fait rien que tu ne puisses regretter…

-Tu seras loin…

-Préfèrerais-tu venir avec moi ? Je ne te savais pas si dévouée… très bien nous irons ensemble, cela me donnera un handicap mais j'ai toujours aimé la difficulté. Fais tes bagages, nous partons à l'aube. »

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Juste une mission…

Une simple mission qui a changé ma vie, moi qui vivais dans l'ombre avant de rejoindre la lumière pour mieux replonger dans les ténèbres. Il est des missions qui vous permettent de mûrir, d'autres vous blessent, certaines vous transcendent et quelques rares vous font vous sentir vivant… Je suis vivant aujourd'hui grâce à toi, ma seule mission qui ait jamais échouée. Mais pourtant je ne suis pas tout à fait libre, toujours sous le joug de ce poids qui m'oppresse, cette peur qui se refuse à disparaître, un pressentiment funeste qui plane au-dessus de nos têtes… Quelle tête cette folie meurtrière traverse t-elle ?

Non, je dois rêver, cette mission n'a plus lieu d'être, il n'y a rien de personnel dans tout cela.

Ce n'était qu'une mission.

Juste une mission…

« Ta cible, infiltre-la, reste dans son entourage de manière à être au courant de ses faits et gestes, voilà ta couverture : je t'envoie à Suna afin que tu perfectionnes tes jutsus de vent, le vent est la spécialité de sa sœur, Temari, que voici, c'est la meilleure option que tu aies, intelligente mais rien de comparable, lie-toi d'amitié avec elle et tout devrait bien se passer. Compris ?

-Tout est clair Oto-san.

-Alors tu peux disposer, tu pars demain avec une escorte.

-Bien. »

« Sydney…

-Oto-san ?

-Reste en vie. »

Elle lui dédia un de ses sourires enfantin avant de refermer la porte, Shinichi soupira en repensant à ce qu'il venait de faire, envoyer sa propre fille à une mort certaine, mais il n'avait pas eu le choix, Mitsune était en mission, les trois autres maîtres assassins aussi, et lui en tant que chef de clan se devait de rester au sein de la maison mère, il ne restait que son meilleur maître assassin, elle.

« Parfois j'eusse aimé qu'elle naquit sans dons, elle aurait vécu une vie plus tranquille, loin des horreurs de notre guerre… Enfin si je ne puis faire confiance à mon enfant, je ne le puis pour personne… »

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Elle lui dédia un de ses sourires enfantins avant de refermer la porte puis elle gagna sa chambre, son ordre de mission à la main, afin de préparer ses affaires. La soirée fut morose, elle n'était pas dupe du fait que cette mission était une mission suicide, malgré cela, il lui fallait l'accomplir, pour le clan…

Le lendemain la pluie tombait abondamment, se mêlant aux larmes que Shinichi retenait sur le seuil de la porte, saluant une dernière fois son enfant.

Il fallu deux jours au groupe pour se retrouver au milieu du désert, et alors qu'un ciel sans nuages les dominait, une tempête de sable d'une rare violence se déclencha, les emprisonnant malgré leurs efforts cumulés.

« Même le plus puissant des sorts ne peut rien face à Mère Nature »

Le paysage tourna de plus en plus vite jusqu'à ce que la tête de Sydney heurte le sol, laissant un goût métallique de sang dans sa bouche et déposant un voile de ténèbres sur ses yeux si bleus…

Lorsque la tempête se calma, elle était à moitié enfouie dans le sable brûlant, seule…

#Chaud, il fait chaud, quel pays de dingues! Aller vivre dans un coin pareil, ils sont fous à Suna... Comment ai-je pu atterrir ici? En pleins milieu du désert, seule, sans ressources... Je suis entrée à l'académie, j'avais quatre ans, pour rattraper ma soeur, déjà Chuunin / elles ont six ans d'écart Ndrl/ l'année d'après, j'en sortais major, deux ans dans l'équipe n°4 et me voilà chuunin, encore trois ans et je suis passée jounin, tout ça pour finir à treize ans, perdue dans le désert, mourir de soif, une fin atroce et une lente agonie...# / cf. chapitre 6 Chassé- croisé

#Cette mission n'est finalement pas un échec, j'ai réussi à m'infiltrer en fin de compte… Bon ce n'est plus une mission depuis longtemps, mais quand même…#

« Sydney-sama, une lettre pour vous…

-Merci. »

Elle se leva du rebord de la fenêtre d'où elle observait le ciel pour prendre la lettre qui lui était adressée…

« Sydney-sama,

Tu m'as demandé de te tenir au courant des faits et gestes de tout le monde, sache alors qu'un maître assassin manquait sans raison à notre réunion d'hier, mon opinion de lui est connue de tous, l'Air qu'il est et l'Eau que je représente sont rivaux depuis la nuit des temps, néanmoins, prend garde, une seule de nos missions est restée inachevée, mission que nous connaissons tout deux, ainsi que la soif de pouvoir de notre cher maître assassin de l'Air.

Ajoute à cela le grand remue-ménage à la maison mère, les ninjas assassins sous ses ordres se montrent réticents, Shinichi-sama envisage même la déchéance de l'Air, accompagné de la peine de mort si rébellion il y a. Un nouveau maître assassin devrait être élu sous peu, ta sœur est parmi les prétendants, soutenue par Shinichi-sama et Domyo de la Terre qui je crois a le béguin…

Ton retour parmi nous se doit d'être imminent, le clan se fragmente sous l'influence de l'Air et Shinichi-sama, aussi fort soit-il a quelques difficultés à maintenir son autorité, en grande partie face à son manque de fermeté vous concernant, Ayame libre de ses actes, mariée à l'Uchiwa, incapable donc d'assurer le nom du clan, et toi à Suna… La demande de Shinichi de créer une lignée secondaire à Suna a été rejetée par le conseil des chefs dont la réunion a réuni tous les chefs de tous les clans des villages, ninjas ou non, apparentés aux Solaar, je ne te raconte pas la quantité de boulot que j'ai eu pour qu'elle soit tenue dans le plus grand secret et la meilleure sécurité possible…

Je clos ici ma lettre en te saluant ainsi que ton mari (quel chanceux) et tes enfants…

Porte toi bien et préserve la lignée.

Ton ami,

Ren. »

# Mitsune a ainsi pris la grosse tête, pensa Syd en refermant sa lettre, quel imbécile, il ne sait pas ce qui l'attend au tournant, déchéance, mise à mort… cela n'était pas arrivé depuis 8 générations… J'espère qu'Aya sera choisie, même si je sais qu'elle n'en a sûrement pas envie…#

Elle passa dans la chambre voisine et s'arrêta au-dessus des berceaux dans lesquels dormaient ses anges et leur murmura en les embrassant.

« Je jure que personne ne vous fera jamais du mal tant que je serai en vie, personne… »

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Aya arpentait les couloirs de la maison-mère d'un pas incertain, son père l'avait recommandée pour la place de maître assassin mais elle n'était pas très motivée dirons-nous, elle en était plus dérangée qu'autre chose. Elle s'approchait du bureau de son père lorsqu'elle croisa Ren qui quittait le dit bureau. Aya ne savait jamais comment se comporter face à lui : au premier abord il est souriant, sympathique, extrêmement courtois et respectueux des mœurs, mais jamais il ne laissait transparaître ses émotions, impossible de lire en lui.

#Pourtant# Se dit Aya # Syd s'entend très bien avec lui, je ne vois pas pourquoi je devrais m'inquiéter… Néanmoins…#

« Bonjour Ayame-san. »

# San, pas Sama, il ne me reconnaît pas comme son égal…#

« Bonjour Ren-sama, comment vous portez-vous ?

-Le temps passe sans que rien ne l'arrête, inaliénable. Le vote aura bientôt lieu vous le savez n'est-ce pas ?

-Vous ne m'avez pas répondu.

-Je sais, répondit-il un léger sourire provocateur aux lèvres, mais je n'ai pas à vous répondre, Ayame-san, qui sait ce que vous feriez de cette information…

-Vous êtes paranoïaque.

-Possible, mais mieux vaut deux précautions qu'une, après tout il ne s'est passé qu'un mois depuis votre retour, Itachi a pu vous embrouiller l'esprit…

-Foutaises, rétorqua Aya plus qu'énervée à présent, je vais parfaitement bien, vous avez lu mon rapport…

-Oui… En fait je voulais vous tester, un maître assassin doit savoir conserver son sang-froid en toute circonstance, or face à moi, vous venez de vous énerver pour une broutille, tss, et vous espérez faire partie de nos rangs… Pitoyable.

-Je ne vous permets pas, laissez-moi passer, j'ai à faire…

-Evidemment, j'ai aussi certaines choses à régler, nous nous verrons certainement une autre fois. Que la journée vous soit douce…

-Comme si cela vous intéressait » ne put s'empêcher de répliquer Aya, non il ne lui plaisait vraiment pas…#Pourvu que l'arrogance ne soit pas un trait de caractère spécifique aux maîtres assassins…#

Ayame continua son chemin jusqu'au bureau de Shinichi, arrivée face à la porte, elle frappa…

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Trois coups frappés à la porte le tirèrent de ses pensées, non Ren avait vraiment trop d'imagination.

« Entrez. »

La porte s'ouvrit pour laisser place à Aya, visiblement en colère.

« Qu'y a-t-il ma chérie ? Pourquoi cette colère ?

-Ce n'est rien père, répondit-elle tandis que la colère disparaissait de son visage et qu'un sourire le remplaçait.

-Je t'ai fait appelée pour t'annoncer que Sydney arrivera dans dix jours, puis-je te charger de préparer ses appartements ?

-Le Kasekage sera là également ?

-Oui, ainsi que mes deux petits-enfants.

-Très bien…

-Ayame... Le ton était froid, trop froid.

-Oui ?

-Je pense ne pas t'avoir accordé assez de temps, notre relation père fille n'est plus comme celle qu'elle était avant que tu ne partes…

-Avant que vous ne jetiez votre dévolu sur Sydney père, à partir du moment où vous avez vu qu'elle était meilleure et moins réticente que moi vous l'avez formée et nous nous sommes éloignés…

-Je sais que je ne suis pas un père exemplaire, je devais penser à l'avenir du clan avant tout, mais tu es là maintenant.

-Oui, mais je reste sur mes positions, je n'ai aucune envie d'entrer dans le cercle des assassins, que ce soit en tant que simple ninja ou en tant que maître, malgré tout, je suis honorée que vous m'ayez recommandé au conseil.

- Tu as déjà le soutien de Domyo ainsi que le mien et celui de ta sœur, la majorité t'est déjà acquise alors pourquoi refuser ?

-Parce que ma place n'est pas parmi vous…

-Ainsi c'était vrai…

-De quoi ?

-Il est temps que tu rentres non ? Une bonne épouse doit accueillir son mari lorsqu'il rentre chez lui, va.

-Mais…

-Ayame, tu resteras toujours ma fille adorée, quoi que tu fasses, je t'aimerai toujours…

-Oto-san ?

-Porte-toi bien. »

Il s'éloigna de sa fille après l'avoir enlacée une dernière fois et quitta la pièce pour couper court à ce moment d'égarement émotionnel. Aussi douée soit-elle pour déceler que Ren ne l'appréciait guère, Aya ne comprit pas ce qu'il venait de se passer dans ce bureau, ni n'en décela l'importance, elle se contenta donc de rentrer dans le quartier Uchiwa où elle croisa Madlaine qui fuyait à toutes jambes, poursuivie pas un poisson rouge qui en fait était bleu mais pour l'heure vert de rage.

« Reviens ici ! Je vais te tuer ! Hurla t-il, Oh bonjour Aya, alors ta visite chez tes parents ? MADLAINE REVIENS !

-Noooooooooooooooon ! Je suis désolée ! Je ne voulais pas! Noonn ! »

Elle sortit avec Kisame du champ de vision d'Aya qui, interloquée et ne sachant pas comment réagir, se contenta de hausser les épaules et de continuer son chemin.

Elle arriva dans la demeure où elle résidait en compagnie d'Itachi, Kisame, Sasuke, Sakura ainsi que leur adorable bambin (selon Kisame) et trouva une joyeuse maisonnée, enfin façon de parler : Itachi avait reçu sa réhabilitation officielle et faisait à nouveau parti de la grande famille de Konoha no kuni, pour la plus grande joie de Sasuke qui même s'il rentrait tout juste d'une réunion très ennuyeuse durant laquelle il avait écouté le rapport de Neji sur les mystérieux meurtres de Iwa no kuni, avait trouvé la force d'hurler à pleins poumons qu'Itachi était un monstre et que jamais il ne serait le chef de ce clan, de plus il avait ajouté les blablas habituels comme quoi il allait le tuer, et ainsi accomplir sa vengeance….

« Bonjour Aya ! Dit Sakura, heureuse de trouver une présence calme et féminine dans la maison, ils sont comme cela depuis que Sasuke est rentré, par pitié aide-moi ou je vais faire un massacre.

-Tichi arrête de torturer ton petit frère, en tant que chef de clan, tu dois montrer un exemple irréprochable…

-Encore des règles et des responsabilités, à ton avis pourquoi ai-je liquidé mon clan la dernière fois ?… Pour ne plus avoir toutes ces règles idiotes à suivre.

-Pour de simples règles ? Hurla Sasuke une main prête à lancer un Chidori.

-Et pour évaluer mon niveau…

-Je vais te tuer !

-Sasuke-kun ! Pas devant ton fils ! »
La joyeuse discussion continua sur un ton qui montait graduellement, toujours plus puissant et fort en insultes, ajoutez à cela les cris de Sakura qui suppliait Sasuke de se calmer, craignant qu'Itachi ne s'énerve…

En fin de compte la conversation fut coupée nette par l'arrivée à travers la fenêtre de Madlaine, le cou enlacé par les doigts de Kisame, elle finit sa course contre le mur d'en face, traversant la pièce…

« Je t'avais pourtant interdit de toucher à mes affaires !

-Que se passe t-il ? Demanda Aya qui ayant passé tout l'après-midi chez ses parents n'était pas au courant des derniers potins.

-On a fait de la lessive avec Madlaine, expliqua Sakura, et elle a par erreur fait celle de Kisame en mélangeant les couleurs, on en a tiré des sous-vêtements roses…

-Ohh, soupira Aya d'un air détaché, mon pauvre petit poisson rouge, ta vie est vraiment haute en couleurs…

-Ce n'est pas drôle Aya ! Mon manteau rouge a déteint à cause de cette…

-…De cette gentille ninja qui voulait te rendre service, le coupa t-elle, alors déserre ton étreinte, tu viens juste d'être réhabilité, profite donc de ta légitimité au moins trois jours…

-Tu as raison. » Il lâcha la pauvre Madlaine qui commençait à réellement à manquer d'oxygène alors que Sasuke et Itachi se battaient dans le jardin, enfin, Sasuke recevait une petite leçon de la part de son aîné. Sakura ramassa son mari et l'emmena se faire soigner dans la chambre tout en pestant qu'il le faisait exprès afin qu'elle s'occupe de lui. Kisame sortit prendre l'air, traînant derrière lui Madlaine car, bien que libre, il était toujours en liberté surveillée et devait donc être suivi à chaque instant par la ninja. Itachi passa sa main sur son manteau pour enlever le pli qui s'y était formé et rejoignit Ayame qui lisait tranquillement dans le salon.

« Alors ta journée Tichi, comment s'est-elle passée ?

-Bien, j'ai été convoqué par notre très chère Godaime, j'en ai profité pour lui indiquer l'emplacement des corps des « anbus », elle a aussitôt envoyé des équipes d'élites vérifier mes dires.

-Heureusement que vous avez rassemblé les cadavres près de Konoha…

-Oui, ils sont revenus alors que nous n'avions même pas terminé mon interrogatoire, ils ont ramené les corps avec eux et Tsunade a reconnu que nous étions dignes de confiance…

-La folle.

-C'est exactement ce que j'ai pensé, et donc nous avons maintenant les mêmes droits que les autres citoyens de Konoha.

-Ainsi c'est vraiment la fin de l'Akatsuki…

-Oui, les anbus les ont formellement identifié, je suis navré d'avoir eu à tuer Deidara, je l'aimais bien au fond. Mais l'Akatsuki était devenu gênant, nous n'avons pas eu d'autre choix…

-Il ne reste plus que Kisame et toi, vous êtes les deux « anbus » survivants.

-Oui… Quand auras-tu accès à ce que nous voulons ?

-Il y a un petit contretemps, ils veulent me faire intégrer les maîtres assassins…

-C'est un mal ?

-C'est une arme à double tranchant, d'un côté j'accède à la plus haute sphère de pouvoir qu'il m'était permis d'espérer ce qui me donne beaucoup plus de pouvoir et de laissez-passer, mais d'un autre côté j'ai plus de responsabilités et je suis nettement plus à même d'être découverte par les autres, donc je pense que je refuserai le poste autant que je le pourrai.

-Ils ne peuvent pas te forcer à l'accepter…

-« Eux » non, mais Syd est capable de convaincre d'un battement de paupière larmoyant, j'ai toujours eu du mal à lui résister.

-Elle est à Suna…

-Plus pour longtemps, elle va revenir pour le vote sur le sort de Mitsune et l'éventuelle nomination d'un nouveau maître assassin.

-Je vois. Et où est-ce que tu la situes par rapport à nous ?

-Je ne sais pas, la famille est très importante pour elle, elle a toujours exécuté sans broncher les missions les plus suicidaires pour la famille…

-Il faudrait le savoir au plus vite, que l'on puisse aviser, elle fait parti des ennemis que je n'ai pas envie d'avoir.

-Idem. »

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Une journée comme une autre débutait à Suna. Les marchands arrivaient sur leurs emplacements au marché et installaient leurs paniers emplis à raz bord de victuailles : de la viande fraîchement découpée, des œufs du jour, du pain encore chaud, des épices enivrantes, du lait tout juste trait et plein d'autres matières premières qui donneront des plats délicieux cinq heures après dans les demeures du village du sable.

Les passantes commençaient déjà à faire leurs premiers achats, parmi elles, Kankuro cherchait une perle rare : des fleurs pour Ino.

Et tout en haut du palais du Kasekage, une jeune femme soupirait, encore sous le joug de Morphée. Deux petits anges quant à eux, très fiers d'avoir réveillé leur mère attendaient impatiemment que cette dernière leur serve un petit déjeuner copieux. Celle-ci optempéra d'un pas chancelant et les nourrit l'un après l'autre, tout d'abord Milo, de loin le plus bruyant et le moins patient des deux, avec déjà des mèches rouges au sommet du crâne, observant le monde de ses grands yeux bleus ; et ensuite Aiolia qui attendait patiemment la douceur des bras de sa mère, sachant pertinemment que son repas viendrait bientôt. Sydney attrapa sa fille après avoir déposer Milo dans les bras de Gaara qui venait d'entrer dans la pièce, alerté par Shukaku qui surveillait de près sa progéniture.

« Déjà debout Syd ?

-Vivement qu'ils grandissent, je veux retrouver mon rythme de sommeil… »

Elle donna la tétée à Aiolia tandis que Milo s'amusait avec le sable qui gravitait autour d'eux sous les yeux attendris de Gaara / oui je sais c'est dur à imaginer/ et l'air extasié de Shukaku.

« Gaara…

-Hum ?

-Je t'aime.

-Moi aussi Syd. »

Ce moment de complicité familiale passé, les petits se rendormirent bien au chaud dans les bras de leurs parents qui prirent la direction de leur lit, Syd se recoucha après avoir calé Aiolia dans les oreillers alors que Gaara se contenta de s'asseoir, Milo toujours dans ses bras. Il observa sa femme se rendormant en lui murmurant un « je t'aime » puis cala Milo entre les couvertures et alla chercher des dossiers, ou plus précisément envoya le sable prendre des dossiers afin de travailler dans la chambre.

La matinée se passa dans un calme absolu jusqu'à ce que les jumeaux se réveillent à nouveau pour quémander leur déjeuner.

Sydney soupira en s'étirant puis après s'être occupée de ses enfants, se lança dans l'une des plus grandes aventures de l'humanité : trouver la tenue vestimentaire du jour. Elle passa ainsi dans la pièce adjacente, son dressing, elle déambula entre les tenues, jetant un œil par-ci par-là à la recherche de son bonheur. Bonheur qu'elle trouva après vingt minutes de recherches. Une fois prête, elle se dirigea vers le bureau de Gaara qui /quel hasard/ terminait tout juste un dossier délicat. Ils déjeunèrent donc dans le bureau, profitant d'un moment sans enfants ni conseillers ni ninjas, en fait le seul problème qui restait se trouvait en la personne de Shukaku # Shu : la phrase exacte serait plutôt : en fait le seul problème qui restait se trouvait en la personne de Gaara il est toujours dans mes pattes !
Gaa : Tais-toi !

Shu :£ lui tire la langue£#

Le démon était malheureusement là constamment.

Une fois le repas terminé, Gaara tenta d'entamer la conversation avec une Syd très câline qui se blottissait contre lui avec des « je t'aime » ainsi que mille et une tendres attentions.

Attentions qui, même si inhabituelles, ne déplaisaient pas. Mais le moment de retravailler vint et ils durent se séparer. Sydney lâcha Gaara en continuant de lui murmurer des mots doux dont des phrases dont quelques unes du type « N'oublie pas que je ferais tout pour toi » ou « Fais moi confiance quoi qu'il arrive ». Le genre de phrases qui peuvent paraître bénignes si dites dans le contexte de deux personnes étroitement enlacées et qui vivent une relation durable, mais qui provoque toujours un doute dans l'esprit de celui qui les entend.

« Syd, dis-moi ce qui ne va pas.

-Quoi ? Mais tout va bien…

-Hey, je te connais, et là tu n'es pas dans ton état normal…

- Je sais mais…

-Mais… ? L'encouragea t-il.

# Mais, mais… Je ne peux rien dire, pas encore… # Pensa Sydney à la recherche d'une excuse plausible…

-Mais… j'ai peur que ne tu me quittes # Bravo Sydney quelle idée brillante !#

-D'où tu sors une idée pareille ?

-Mais… Mais je suis grosse, je n'arrive pas à perdre et je ne suis même plus un bon ninja…

-Syd, mais c'est merveilleux…

-Hein ?

-Je vais commander des fraises dès maintenant comme cela je serai sûr d'en avoir…

-Mais de quoi tu parles ?

-Il va falloir que ta grand-mère revienne et que tu surveilles ta nutrition ainsi que tes efforts, les jumeaux demandent déjà pas mal de boulot, je vais chercher une assistante qui t'aidera et…

-Gaara !

-oui ?

-De quoi tu parles ?

- Ma chérie c'est merveilleux, on va avoir un autre bébé…

-Hein ? Qui ? Quoi ? Comment ?

-J'ai fait une erreur de diagnostic ?

-Il y a des chances…

#Shu : Quel boulet !

-Le raton laveur qui ne sait pas faire la différence entre le savon et le liquide vaisselle peut aller voir ailleurs si j'y suis…

-Il n'empêche que moi je ne suis pas monté sur mes grands chevaux en pensant que ma femme était enceinte… Tu t'es bien ridiculisé sur ce coup-là, et tu n'as même pas eu besoin de moi…Total respect.

-Oh ça va !

-Nananère…#

-Alors que t'arrive t-il ?

-Mais rien, j'ai juste… disons besoin de savoir et de te dire que je t'aime…

-Moi aussi Syd, moi aussi… »

Rassuré, Gaara renvoya à Syd sa tendresse une dernière fois avant qu'elle ne le laisse travailler pour sa plus grande joie. La soirée fut morne pour eux deux, enfin surtout pour Gaara qui avait un dîner d'affaires, Sydney avait prétexté qu'elle devait s'occuper des jumeaux pour éviter cette corvée ô combien ennuyeuse. D'où Sydney se retrouva, alors que la Lune montait dans le ciel, à regarder Suna s'endormir. Mais un pressentiment, une présence familière lui fit quitter la chambre bien gardée par le sable /Shukaku le commande à distance, complètement gaga le démon/ et elle se retrouva sur le toit. Pas d'âme qui vive jusqu'à ce qu'une voix s'élève dans la nuit.

« Bonsoir Sydney. »


Héhé, je vous laisse sur votre fin, celui qui trouve le personnage qui dit la dernière phrase (« Bonsoir Sydney. »)pourra me demander un bonus particulier... Aya t'es hors concours!

Pleins de bisous!

Axel.

Ps: Dreamingfreak je veux la suiteuhhh! Envoie-moi la vite stp!

Tafolpamadlaine, idem!