LE CHOUCHOU DU PROF (teatcher's pet)
Bonjour tout le monde ! Tout d'abord bonne année ! Hé oui on ne s'était pas encore vus depuis le début 2006.
Et pour commencer l'année en beauté pour ceux qui lisent l'anglais, j'espère que vous avez vu que Cobalt Violet a mis en ligne le chapitre 12 de teatcher's pet! avec à la clé, un bon petit cliff !
Merci encore à Orély qui m'a aidé à corriger ce chapitre et qui a également revu et corrigé les deux premiers. Je te fais plein de gros bizzoux.
Je voulais aussi vous remercier particulièrement pour les reviews du chapitre précédent ! Y aurait-il un rapport entre une certaine scène un peu chaude dans un bureau et le nombre de reviews ? Comme je n'ose pas croire que tous ceux qui lisent cette fic ne sont que des obsédé(e)s, j'espère en recevoir autant pour ce chapitre qui est beaucoup plus sage de ce côté là, ahem ! Dit-elle d'un air angélique
J'ai mis les réponses aux reviews à la fin du chapitre.
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Précautions d'usage de l'auteur :
Avertissement : léger AU (univers alternatif). Techniquement, si c'était dans l'univers HP, ce serait situé à l'époque des maraudeurs. Soyez également avertis qu'il s'agit d' un slash qui implique une relation entre deux hommes.
James, Peter et Sirius ont environ 18 ans.
Pairings : Sirius Black/Remus lupin
disclaimer : je jure solennellement que je suis prête à beaucoup de choses avec ces personnages, mais je les rendrai à Mme Rowling dès que j'en aurai terminé.
Résumé : quand le professeur Lupin arrive à Hogwarts, Sirius Black est déterminé à tout pour le faire virer suite à un pari avec James. Et il est prêt à N'IMPORTE QUOI pour gagner ...
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CHAPITRE SIX
« Sirius, » La voix de James était froide tandis qu'il déchiffrait les mots inscrits sur le parchemin.
« Personne n'a sans doute pensé à t'informer que tu trahissais ton héritage familial. Je sais tout au sujet de tes relations avec ces monstres dégénéré de moldus et cela doit cesser. Ton Directeur de Maison aurait dû te rappeler que tu couvrais ta famille de honte en t'associant avec ces gens là ... » Le garçon fit une pause dans sa lecture et regarda son ami qui se tenait toujours à l'entrée du dortoir, le visage pâle et une main posée sur le cadre du portrait. « Si tu avais intégré la Maison Serpentard, comme cela aurait dû être, » reprit-il en poursuivant sa lecture, « Rien de tout cela ne se serait produit. (Ton père et moi en sommes toujours particulièrement mécontents). J'espère seulement que Regulus ne nous décevra pas autant que tu as pu le faire. »
« Arrête ... » La voix de Sirius n'était qu'un âpre murmure – un souffle à peine teinté d'un faible cri « Arrête, James ... »
« Nous t'attendrons à la maison pour les vacances de Noël et te prions de n'amener aucune de tes relations avec toi. Les Malfoy ont été assez aimables pour nous offrir de te surveiller pendant les trois jours où ton père et moi visiterons notre famille à Paris . Apparemment Lucius Malfoy s'est entiché de toi – ton père et moi approuvons grandement cette amitié et ferons tout pour l'encourager de toutes les manières possibles. »
James leva le nez de sa lecture, ses yeux bruns avaient un air sévère derrière ses verres. « Une lettre intéressante tu ne crois pas Sirius ? C'est étrange que tu ne nous en aies jamais parlé. C'est drôle, je pensais que les amis partageaient leurs problèmes d'ordinaire. » Il fit un signe de la tête en direction de Peter, qui, d'une main tremblante, produisit un autre parchemin. « Lis la, Pete. »
« Sirius, » commença Peter, d'une voix qui tremblait autant que ses mains. « Ayant assisté au triste spectacle que tu nous as livré l'année dernière à l'école, j'ai été particulièrement aise d'entendre Adriane Malfoy nous rapporter combien tu t'es montré poli pendant ta visite chez eux. Il semble que, malgré des forces contraires, tu finisses par devenir peu à peu l'héritier que nous désirions ton père et moi. Lucius pour sa part, nous a affirmé lorsque nous l'avons rencontré à l'opéra, que tu avais énormément mûri. Je vais donc réitérer ce que je t'ai déjà dit naguère – tu te dois d'encourager cette amitié. L'héritier des Malfoy t'a pris en affection et je pense qu'il est du plus grand intérêt pour notre famille, d'entretenir les meilleures relations avec l'une des rares familles de sang réellement pur. »
« Arrête ça ... » gémit Sirius – dont les jointures blanchissaient sur le cadre du portrait. Peter s'arrêta , hésitant, et regarda tout d'abord Sirius, puis James, qui se tenait, bras croisés, bien calé dans sa chaise.
« Pourquoi, » Sirius n'avait jamais entendu James s'adresser à lui aussi durement. « as-tu gardé toutes ces ... lettres .. sans jamais nous en parler. Est-ce que le moment n'est pas venu d'avoir une petite discussion entre nous à ce sujet Sirius ? Ou est-ce que mentir fait partie du code d'honneur des Black ? » Il cracha ces derniers mot comme s'ils lui laissaient un mauvais goût dans la bouche.
« Mais pourtant .. je vous l'ai dit que ma famille n'avait pas apprécié que je sois chez les Gryffondor, » Sirius, regardait son ami, les yeux élargis. « Je vous ai dit qu'ils m'envoyaient des lettres .. En quoi est-ce que je vous ai menti ? »
« De cette sorte ? » remarqua James, en se penchant brusquement en avant. « C'est ça que ta famille pense réellement de nous Sirius ? Et ramper devant les Malfoy ? Je n'avais jamais réalisé que c'était à ça que tu passais ton temps pendant les vacances. Pas étonnant que Lucius paraissait si suffisant à chaque rentrée à Poudlard. »
« Tais-toi, tu ne sais pas de quoi tu parles ... » La voix de Sirius n'était toujours qu'un murmure.
« Le moins que tu aurais pu faire aurait été de te confier à nous, » continua James, comme s'il n'avait rien entendu. « Mais non, est-ce que le grand Sirius Black s'est jamais confié à qui que ce soit ? Les sang pur, tous les mêmes – vous tordez du nez sur nous – pourquoi s'encombrer du bas peuple ? Hé bien, explique moi Sirius, où est la putain de perfection à ne pas compter de moldu dans sa lignée ? Pourquoi est-ce si génial de pratiquer quelque chose qui s'apparente à de l'inceste ? »
Il se leva brusquement, fonça vers l'endroit où se tenait Sirius et, le saisissant par le col de sa chemise, il le décolla de la porte .
« Tu ne nous as rien dit, » hurla-t-il nez à nez avec l'autre garçon. « On est à ce point là inférieurs à toi que tu ne nous as même pas raconté comment ta famille te traite ? »
Il repoussa Sirius brusquement et l'envoya cogner contre le mur. 'En définitive, tu n'es qu'un des leurs après tout. »
Sirius le fixa pendant un long moment, sa respiration s'accélérant, paniqué. Finalement, il détacha son regard de James pour le porter sur Peter, qui l'observait avec une expression qui était passée de la frayeur à la colère.
« Tu ne .. tu ne penses tout de même pas ... » Sa voix se fit suppliante tandis qu'il se retournait vers James. Comment la soirée avait-elle pu dégénérer en quelque chose de tellement, tellement désastreuse en l'espace de quelques courtes minutes ?
James se contenta de le regarder, impassible, et ce fut ce qui brisa le désespoir de Sirius, le poussant au bord de la furie.
« Tu penses vraiment que je suis un putain de sang pur moi aussi n'est-ce pas ? Tu n'es qu'un connard, Potter ! Tu me connais depuis sept ans et tu oses encore m'accuser en face d'être comme eux ! » Il gronda et se détacha du mur. « Je n'ai rien à voir avec ma famille. Je ne suis pas un obsédé des lignées ; Je n'aime pas dédaigner les gens. Alors parce que ma mère m'a écrit deux ou trois lettres, soudain tu t'arroges le droit de te tenir devant moi et de m'accuser ? J'ai joué la putain avec Malfoy plusieurs fois, et puis après, merde ? Dis-moi combien de gens tu as mystifié pour obtenir quelque chose ! »
« Sirius ... » La voix de Peter vacillait tandis qu'il prenait conscience de l'atmosphère orageuse de la pièce.
« Et puis bordel, pourquoi vous avez fouillé mes affaires de toutes façons ? » traversant la pièce, Sirius arracha le parchemin des mains de James.
« Lupin. » Le nom prit Sirius de court, et il fixa James, la colère le quittant si brusquement qu'il eut l'impression d'avoir été assommé.
« Quoi ? »
« Lupin. On voulait savoir ce que tu manigançais avec Lupin. On a perdu ta trace après que tu te soies éclipsé de la Salle Commune ... » James repoussa du pied la cape d'invisibilité, « ... malgré ça. Alors Peter a suggéré qu'on fouille tes affaires pour voir si on pourrait trouver un genre de cahier ou un carnet ou quelque chose dans le genre. Au lieu de quoi, on a trouvé ça. » Sa mâchoire s'activa pendant quelques secondes, comme s'il mâchait quelque chose de difficile.
« Et tu penses que parce que ma mère m'a écrit ces merveilleuses lettres, la personne que tu connais depuis sept ans est à l'évidence quelqu'un de complètement différent. » Sirius renifla et croisa les bras.
« Tu es l'un des leurs Sirius. » Le visage de James avait perdu beaucoup de sa colère également, et quelque chose qui ressemblait étrangement à de la tristesse flotta dans son regard pendant un bref instant avant d'être effacé par une expression neutre. « Tu es né avec une cuillère d'argent dans la bouche. »
« Tu ne peux pas dire que je suis l'un des leurs ... »
« Mais pourtant tu l'es. Tu es raffiné et élégant et bien plus 'éduqué' que Peter ou moi-même. Il a juste fallu ce sordide petit incident pour que je m'en aperçoive. Tu es peut-être Sirius mais tu es aussi un 'Black'. »
Vous êtes peut-être un Black, mais vous êtes aussi Sirius ...
Sirius sursauta, la phrase dansant dans sa mémoire tandis qu'il fixait James, et il fit un effort pour se remémorer la scène. Oh oui, le professeur Lupin. Hé bien, quelle ironie ! Ses amis de presque une décennie le dénonçaient en tant que Black et son professeur de moins d'un mois l'avait accepté en tant qu'individu.
« Tu sais James, » dit-il avec précaution, dissimulant ses pensées pour d'autres temps et lieux, « Je suis surpris de t'entendre dire ça. » De la méfiance apparut sur le visage de James et Sirius en sourit presque. « Je pense que , dans un sens, tu n'aimes simplement pas faire face à la réalité ; tu savais que je venais d'une famille de sang pur depuis le tout début, mais il a fallu un exemple de leur mentalité pour que tu comprennes réellement ce que ça signifie. Tu n'aimes pas le changement n'est-ce pas ? Et tu n'aimes certainement pas que quelqu'un change tes idées préconçues. »
« Je - » commença James, mais Sirius le coupa brutalement.
« Je suis un sang pur, il n'y a aucun doute là dessus, et c'est une part de mon héritage dont je ne suis pas fier – mais c'est ce que je suis, et tu vas devoir l'accepter. » Sans attendre de réponse, il tourna les talons et fonça en direction du dortoir.
Il savait que plus tard, jouant les médiateurs, Peter monterait les escaliers avec précaution, frapperait à la porte et insisterait sur le fait que James était vraiment désolé. Il savait que, sans aucun doute ce stupide incident serait derrière eux dès le lendemain. Il savait que James repousserait le 'Black concept' à l'arrière de son esprit où il ne perturberait plus aucun d'entre eux. Il savait cependant, que son ami serait sur ses gardes pour toute 'conduite sang pur ' et il savait aussi que, même s'il avait voulu le nier, il était 'Sirius Black'.
Aussi s'installa-t-il dans son lit pour savourer la colère pendant qu'elle était là.
Parfois il haïssait être Sirius Black.
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'Pardonnez moi mon père, parce que j'ai péché ...'
Les mots , étrangement, couraient dans l'esprit de Remus tandis qu'il regardait le mur de son bureau. 'Pardonnez moi mon père, parce que j'ai péché. J'ai presque couché avec un homme, et comme si ce n'était pas assez moche comme ça, c'était mon élève.' Le mur resta impassible, n'accusant ni ne niant, et Remus soupira et se retourna pour commencer à rassembler les pages de parchemin éparpillées et les morceaux de l'encrier brisé.
'Qu'est-ce que dirait Dumbledore s'il pouvait voir son parfait 'mentor' en ce moment ? A moins qu'il ne voulait parler d'un mentor dans le style des Grecs anciens – ce dont je doute.' Il se rembrunit et jeta le dernier morceau de verre dans la corbeille à papier puis s'enfonça dans le confortable fauteuil du coin de la pièce. 'C'en est assez. J'aurais dû arrêter le flirt de Sirius depuis longtemps. Je vais devoir me montrer plus ferme et lui dire simplement ... non. Un point c'est tout, non. Et je vais devoir dire à Dumbledore que j'ai des choses plus importantes à faire que de passer mon temps à surveiller un adolescent dérangé.'
Assis les jambes repliées sous lui, il tordit le cou pour regarder par la fenêtre. Dehors il faisait nuit noire et il fronça les sourcils. Une autre soirée gaspillée – il faut vraiment qu'il corrige ces copies ... son regard parcourut la nouvelle pile de parchemins et il tordit les lèvres dans une grimace moqueuse. 'Peut-être que je devrais simplement les laisser jusqu'à demain. Non, je ne peux pas faire ça ...' Ses yeux glissèrent à nouveau vers la fenêtre, à temps pour saisir la pale lueur d'un rayon de lune disparaissant derrière les nuages. 'Idiot ! Tu as presque oublié ! Quel beau bordel tu aurais mis demain soir si tu t'étais baladé dans les couloirs. Je suppose que cette histoire avec Sirius m'a perturbé plus que je n'aurais voulu.'
Sirius était comme ... un virus, semblait-il. Une fois qu'on l'avait dans la peau, il restait là, se diffusant lentement – empoisonnant votre esprit et votre corps. Remus plissa le front et tapota son genou avec ses doigts. Il était évident que l'élève recherchait désespérément du réconfort et il avait choisi Remus, entre tout le monde, pour l'aider. 'Il ne sait rien de toi, ' Commenta une petite voix au fond de son esprit. 'Il ne sait pas que tu es un monstre. S'il l'avait su, il ne serait jamais revenu près de toi. C'est un Black, un enfant de pur argent et de glace, élevé par des gens froids, sans coeur, qui accrocheraient la tête d'un loup-garou sur leur mur s'ils avaient la chance d'en tenir un. Tu dois te tenir loin de lui. Très loin. Fais le asseoir au fond de la classe, assure toi de ne jamais te retrouver dans ton bureau seul avec lui de nouveau ...
« Je suis son professeur. » Le murmure était doux mais clair dans le silence douillet de la pièce, et Remus baissa les yeux pour voir ses mains crispées en forme de poings. « Je suis son professeur, je n'aurais pas dû aller le voir pour commencer ... je ne devrais même pas penser à lui en ce moment. »
Il n'a qu'un an de moins ...
« C'est pas la question ! » Il se frotta les yeux. « Merlin, voilà que je parle tout seul à présent. Non, assez est assez ; je ne vais pas laisser Sirius Black m'approcher à nouveau. Je ne veux pas perdre mon boulot ni le respect de Dumbledore.
Remus se leva brusquement, fermant les rideaux de son bureau d'un geste vif, bloquant la vue de la quasi pleine lune . Se retournant vers son bureau, il saisit une copie et une plume s'efforçant d'ignorer la façon dont son esprit s'égarait constamment sur le dangereux chemin d'un être aux cheveux noirs comme de l'encre, aux yeux gris et froids et aux traits à la perfection glacée.
Pardonnez moi mon père, parce que j'ai péché .
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« Qu'est ce qu'il se passe ? » demanda Lily le lendemain matin.
Peter haussa les épaules, malheureux, et mâcha un autre morceau de saucisse. Sirius et James étaient assis l'un à côté de l'autre et discutaient – bien que du bout des lèvres – en dispensant occasionnellement des commentaires encore plus acides qu'à l'habitude. Le plus petit des trois avait paru assez satisfait quand ses deux amis avaient laborieusement fait la paix la nuit précédente, mais soit il y avait eu un relâchement pendant le temps qu'il prenait sa douche, soit un autre sujet embarrassant s'était fait jour.
« Oh, regarde, » La voix de James dégoulinait d'innocence – le ton démesurément désinvolte. « Voilà le professeur Lupin. »
Sirius siffla entre ses dents de façon presque imperceptible avant de sourire juste un peu trop poliment. « Oui, il semble malade ce matin non ? »
« Je ne saurais dire, je n'ai pas l'habitude de le détailler d'aussi près. »
« Bon ça suffit vous deux, assez. » Lily avait grogné d'impatience devant leur sale caractère et les fixait tout en pointant sa fourchette d'un air menaçant. « Je ne sais pas ce qui s'est passé entre vous, mais je veux que vous arrangiez ça. » Elle fronça les sourcils en voyant que James et Sirius refusaient de rencontrer son regard et fixaient leur assiette à la place. « Allez, embrassez vous et faites la paix. »
Ce qui lui valut un glapissement choqué de la part de James, qui avait sursauté à la conclusion qu'elle venait d'énoncer. « Quoi ? »
« Oh, pour l'amour de - » De surprise, Lily en avait laissé tomber sa fourchette mais elle la récupéra rapidement. « C'est une expression, idiot. » Elle soupira et s'attaqua à son bacon, ignorant le regard vaguement confus que James lui adressait.
« Je crois, » dit Peter en regardant fixement le plafond, « qu'il est presque l'heure du cours. » Il soupira, repoussa son assiette en évitant le regard perçant de Sirius et ramassa son cartable qui était resté sous sa chaise. « Peut-être que je devrais m'asseoir au milieu aujourd'hui, » ajouta-t-il tandis que James laissait échapper un soupir exaspéré entre ses dents serrées – sans doute parce que Lily venait de lui donner de pied un coup dans les tibias.
« Oui, c'est sans doute une bonne idée. » La voix de Sirius était froide, limite glaciale tandis que son regard glissait du côté de James. « Mais dans ce cas tu ferais bien de faire attention Pete, tu ne voudrais pas qu'un méchant sang pur t'empoisonne l'esprit. » Sa voix était délibérément dure - il enfonçait le clou pour James.
Ainsi c'était encore ça le problème ... Peter soupira et se leva.
« Si j'étais toi, je serais plus inquiet au sujet des secrets qu'il te cache Peter. » La voix de James était tout aussi dure.
Oh, peut-être qu'après tout le problème n'était pas les sang pur. Peter commençait à sentir un mal de crâne poindre derrière ses yeux. Il était rare qu'il essaye de deviner les intentions de James et de Sirius, mais quand ça lui arrivait , il trouvait que c'était des plus frustrant parce qu'ils étaient tout simplement impossibles à déchiffrer. Il avait toujours un temps de retard et il semblait que cette fois ne faisait pas exception. C'était probablement en rapport, décida-t-il, avec ce pari infect.
Tandis que Peter menait son débat intérieur, Sirius s'était levé également et se dirigeait vers les portes du Grand Hall. Tandis qu'il longeait un groupe de Serpentards, il entendit les pas familiers de James derrière lui mais refusa de tourner la tête. Au lieu de ça, il sortit simplement son emploi du temps de sa poche et grogna presque quand il vit le premier cours du jour : Defense contre les Forces du Mal.
Il le fourra dans sa poche et prit une expression nonchalante, mais la laissa tomber en passant devant un miroir qui commenta sa 'conduite arrogante'. Quelque part derrière lui dans le couloir, il pouvait entendre Lily et Peter discuter ensemble tranquillement ainsi que les murmures revêches de James tandis qu'il se frayait un chemin parmi le flot d'étudiants, tous courant vers leurs différents cours. Il fit une pause à l'extérieur de la classe, et prit une grande inspiration avant d'ouvrir la porte.
Le professeur Maple, qui se tenait adossée au bureau, le regarda avec surprise. Ses cheveux bruns pendaient devant ses yeux et elle les repoussa d'une main brune et sèche.
« Vous êtes en avance M. Black. »
« Où est le professeur Lupin ? » Sirius ignora la question et fronça les sourcils quand il la vit hausser les épaules.
« Malade. Il m'a demandé de le remplacer ce matin. »
« Mais - » Sirius avait à demi ouvert la bouche pour protester qu'il avait vu Lupin au petit déjeuner, quand il réalisa que sa remarque pourrait soulever quelques suspicions. Pourquoi un élève observerait-il ainsi son professeur ?
Le professeur Maple leva un sourcil, mais ne dit rien de plus, et observa, derrière Sirius, le couloir d'où émergeaient James, Peter, Lily ainsi que plusieurs autres Gryffondor, essayant de paraître bien éduqués tout en voulant passer le plus inaperçus possible.
« Entrez, entrez, » Fit-elle en agitant une main impatiente. « Il n'y a aucune raison pour que vous restiez dehors ! Je ne peux pas faire le cours dans un couloir. »
Elle renifla d'un air méprisant lorsque Peter, dans sa hâte de lui plaire, fut très près de se prendre les pieds dans ses lacets. « M. Pettigrew vous seriez gentil de ne pas mettre le bazar dans la classe voulez vous ? »
Peter rougit, murmura une excuse et détala le long de l'allée centrale pour aller s'asseoir dans le fond.
Sirius soupira et le suivit, perdu dans ses pensées quand il entendit le professeur Maple commencer à commenter le cours qui allait suivre avec plusieurs de ses élèves favoris – lesquels se trouvaient être, tous des Ravenclaw.
Ainsi il ne vient pas ... peut-être qu'il est vraiment malade, il ne paraissait pas très bien tout à l'heure. Mais peut-être aussi que c'est une excuse ; peut-être qu'il veut m'éviter. Sirius fronça les sourcils. Cette pensée aurait pu être réjouissante – si Lupin ne voulait pas le voir, l'hypothèse la plus probable serait que dans un sens, il faisait de l'effet au professeur. Cependant, à sa grande surprise et loin de sa suffisance initiale, il constata qu'il n'en était pas heureux. Déçu, aurait été une description plus exacte. Qu'est ce qui ne va pas chez moi ? Se demanda-t-il, il était si facile à troubler – ça ne valait même pas un défi. Ahh, ces gallions iraient bien dans ma poche.
Il plissa le front de nouveau et s'assit à côté de Peter. Pourtant ... il était tellement ... intéressant de ... l'irriter. Ça allait être difficile de devoir s'en débarrasser. A sa grande surprise, James s'assit à côté de lui.
« Donc, Lupin n'est pas là, » dit-il soudainement.
« Non. » Sirius regardait droit devant lui, sans rien voir de vraiment précis.
Un léger coup heurta son avant bras et il se tourna, surpris, vers James qui tentait un sourire. « Je te pardonne d'être un sang pur arrogant et qui ne partage pas ses secrets. « dit-il.
Sirius sourit, soulagé. « Et toi je te pardonne d'être un sale petit bâtard. »
« D'accord. » Cette fois le sourire de James s'était élargi.
« Mais, James ? »
« Mmmm ? »
« La prochaine fois, pourrais-tu essayer de réfréner tes envies de me suivre et de fouiller dans mes affaires ? »
James fit courir une main dans ses cheveux. « Je ne fais pas de promesse que je ne tiendrais pas » Il sourit et donna un coup de coude à Sirius. « D'ailleurs, quelle sorte d'ami je ferais si je ne m'immisçais pas dans ta vie privée de temps en temps ? »
« Mon meilleur ami ? » plaisanta Sirius et ils se regardèrent tous les deux avec un large sourire. Il était rare qu'ils se disputent, et quand ça arrivait, tous les deux en étaient blessés.
« Je suis désolé Sir. » La voix de James était sincère. « C'est juste que ... putain, je n'avais pas réalisé que les choses allaient si mal avec ta famille. Et ensuite j'ai commencé à assembler les morceaux de cet 'autre toi ' que tu nous avais montré depuis des années, et j'ai réalisé qu'en définitive, je ne te connaissais pas si bien que ça. »
Sirius observa James, fixement. « Oh je n'en sais rien Potter. Je pense que toi et Peter, vous m'avez aidé à comprendre le genre de personne que je veux devenir, en opposition à un 'petit garçon à sa maman' comme l'est Regulus. Ces ... attitudes hautaines sont simplement des séquelles de mon éducation. » Il rit. « Mais ça ne fait rien. Un de ces jours, il faudra que je t'emmène à l'Opéra - tu verras, quelques uns des costumes sont vraiment incroyables. »
Lui et James partagèrent un sourire de conspirateurs. « Ils sont vraiment si affreux ? »
« Pire. »
Ils rirent sous cape, et tandis que le professeur Maple commençait le cours, ils s'installèrent pour un cours ennuyeux et inintéressant.
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Deux jours plus tard, dans la Salle Commune des Gryffondor, Sirius composait un tableau élégant – bien qu'un peu froissé – i nstallé nonchalamment dans un fauteuil près du feu. Ignorant les regards appréciateurs dont le gratifiaient quelques filles d'une année inférieure, il croisa les bras sur sa poitrine et plongea son regard dans les flammes, comme s'il avait été en son seul pouvoir d'entretenir le feu. Il était visiblement d'humeur boudeuse.
«T'inquiète pas. » James essayait de se montrer apaisant mais l'effet en était annulé par le sourire qui menaçait d'éclore sur son visage.
Sirius se contenta de murmurer quelques paroles désagréables.
« Je suis sûr qu'il est vraiment malade. Il ne t'évite pas. » James lança un regard presque désespéré à Peter, qui haussa les épaules. « Je veux dire, peut-être qu'il est vraiment malade ! » Son visage s'éclaircit. « Quoique, s'il t'évite ... je suppose que j'ai gagné le pari. »
« Tu ne m'aides pas là ! » aboya Sirius tout en se redressant dans son siège et en martelant les bras de son fauteuil avec ses poings. « S'il est allé voir Dumbledore ... »
« Il ne ferait pas fait ça, » dit James d'une voix calme. « Qu'est-ce qu'il dirait ? Monsieur le Directeur, J'ai failli m'envoyer en l'air avec l'un de mes élèves ? Je doute que ça passerait très bien. »
La veille, Sirius avait finalement cédé aux demandes répétées de James pour savoir comment il allait faire renvoyer le professeur Lupin, et s'il avait quelque chose à voir avec la soudaine absence du professeur. Les garçons avaient parlé sérieusement dans un coin pendant une bonne heure avant qu'ils n'émergent – James soulagé de n'avoir pas imaginé des choses quand il avait vu Lupin et Sirius s'embrasser dans le miroir, et Sirius vaguement inquiet de savoir pourquoi – ainsi que son ami l'avait souligné – il avait gravé les initiales de Lupin sur un morceau de parchemin. Ils en avait conclu que c'était parce qu'il avait été obsédé par son 'plan', mais Sirius restait sur une vague impression que 'tout n'allait pas bien' dans sa tête.
« Arrête de t'inquiéter tu veux ? » James donna une tape sur l'une des mains de Sirius pour l'éloigner de sa bouche. « Et arrête de te ronger les ongles. Ça ne résoudra rien. »
« Mais ça fait trois jours ! » hurla Sirius, s'octroyant plusieurs regards noirs de quelques Gryffondor dont il avait interrompu le travail.
« Précisément. Seulement trois jours. »
« Mais s'il était malade, il aurait été soigné à l'infirmerie depuis longtemps ! »
« Hé bien, peut-être que c'est quelque chose de sérieux. »
« Oh, c'est quelque chose de Sirius (1) très bien, » dit Sirius sombrement. « Je parie qu'il a, pile en ce moment, une petite conversation privée avec Dumbledore. Je parie qu'il lui dit tout. Attends trois jours, peut-être quatre, et on me renverra chez moi après m'avoir viré. » Il renifla d'un air désapprobateur. « ... Ou alors il fait semblant d'être malade pour ne pas avoir à me revoir. »
James eut le vague sentiment que la conversation tournait en rond.
« Hum ... » répondit-il de façon éloquente, et il s'arrêta brusquement. Il jeta un coup d'oeil désespéré à la pendule et sauta sur ses pieds « Par les boules de Merlin ! L'entraînement de Quidditch est commencé depuis dix minutes ! » Jurant, il vola à l'étage pour attraper sa robe de Quidditch, tandis que Peter le suivait des yeux avec incrédulité.
Sirius se rembrunit et ne fit aucun mouvement pour se lever, jusqu'à ce que James ne redescende bruyamment les escaliers et ne jette un équipement écarlate à son ami. « Debout Sirius ! Le professeur Lupin n'a peut-être pas besoin de toi mais l'équipe de Quidditch si ! »
Tandis qu'il parlait, il essayait frénétiquement d'enfiler ses vêtements par dessus sa tête, avec son balai dans une main. Un sixième année poli, l'en soulagea et attendit patiemment qu'il se dépêtre de ses vêtements.
Après avoir balancé sa robe sur une épaule et attrapé son propre balai – obligeamment apporté par un Peter serviable – Sirius suivit un James paniqué et sortit par la porte du portrait en direction du terrain d'entraînement de Quidditch. Il écoutait avec grand amusement – malgré lui - le vocabulaire étendu avec lequel le capitaine qualifiait les ennuis de la vie, les amis ingrats, le manque de temps et la pluie qui menaçait à l'horizon.
Comme ils approchaient du terrain, Sirius nota avec quelque surprise qu'un groupe de silhouettes en robes rouges était assis, luttant contre le froid, dans l'un des gradins, tandis qu'au dessous d'eux, une équipe de joueurs en robes vertes jouait à se faufiler et à s'esquiver les uns les autres, en riant et en tapant dans une vieille balle de tennis. Près de Sirius, James jura entre ses dents, le corps tendu tandis qu'il se préparait pour un combat en voyant que l'un après l'autre, les joueurs de l'autre équipe, rentraient pour occuper le terrain.
« Potter, qu'est ce que tu fous ici ? » Le capitaine des Serpentards, Aaron Lestrange dressa un sourcil en se penchant sur son balai. « Il y a entraînement des Serpentards ce soir. » Son regard se dirigea brièvement vers Sirius, et il fit un signe de tête poli. « Black. »
« Aaron. » Les yeux de Sirius ainsi que sa voix étaient froids, polis et distants et James lui jeta un regard uncertain pendant un instant, avant de s'adresser de nouveau à Lestrange.
« Le terrain a été réservé pour l 'entraînement des Gryffondor de sept heures à neuf heures et demie. »
« Oui mais comme tu peux le voir, » Aaron fit un geste de la main, « Leur capitaine n'étant pas là, ils ne pouvaient pas s'entraîner correctement n'est-ce pas ? » Son sourire était malveillant. « Alors nous avons mis la situation à profit. »
« Ouais hé bien tu peux aller te rhabiller à présent. » L'humeur de James s'échauffait rapidement.
Lestrange émit un bruit strident, comme s'il avait reçu un affront. « Non. Tu étais en retard, tu as perdu le terrain. Ce n'est pas de notre faute Potter. Toi et ta pathétique équipe vous n'aurez qu'à vous entraîner ailleurs. Oh, j'oubliais, » continua-t-il en élevant la voix, « On n'est pas autorisés à pratiquer le Quidditch ailleurs que sur le terrain d'entraînement. Hé bien, pas de chance dans ce cas. Peut-être que la prochaine fois tu arriveras ici un peu plus vite. »
« Écoute toi - » James fut coupé abruptement par Sirius qui leva une main lasse.
« James, laisse moi régler ça. »
« Mais - »
« Laisse – moi – régler – ça. Va parler au reste de l'équipe, dis leur qu'on démarre l'entraînement dans une minute. »
Le regard de Sirius ne quittait pas le visage de Aaron tandis qu'il parlait mais du coin de l'oeil, il aperçut vaguement Snape sur le terrain, dans sa robe verte de Quidditch, qui souriait ironiquement. Il ne bougea pas jusqu'à ce que James ait disparu du rond central en direction des ses coéquipiers, puis il leva un sourcil et croisa les bras en parlant.
« Très bien Lestrange. Assez joué. Tu quittes le terrain, s'il-te-plaît ou sinon je vais devoir écrire à ma mère pour lui raconter tout ce que je sais à propos de cette petite Poufsouffle que tu vois discrètement. Je suis sûre qu'elle serait intéressée d'être au courant, particulièrement quand ton frère aîné épouse ma cousine n'est-ce pas ? Ce serait tellement dommage de gâcher un si bel accord. »
Il était très rare que Sirius laisse son côté 'Black' ressortir pendant la période scolaire, mais il fut presque content de lui quand il vit Aaron blanchir.
« Je suis sûr que ma mère n'hésiterait pas à tout raconter à tes parents. » Ajouta-t-il. Pas une seule fois, il n'avait élevé la voix ou utilisé un ton autre que poli, pourtant le Serpentard se sentit ... menacé, il n'y avait pas d'autres mots pour le dire. Le visage souriant de Sirius et ses yeux froids tout à la fois étaient trop 'sang pur', trop Serpentard. Il venait de l'une des plus anciennes familles du monde sorcier et cela se sentait, peu importait le fait qu'il essayait la plupart du temps de s'en cacher.
« Sortez du terrain, » Aboya-t-il à son équipe en tournant le dos à Sirius qui souriait toujours poliment. Tandis que ses compagnons – excepté Snape – partaient, il se retourna, pensif. « Je pensais avoir été discret avec Eleanor, » murmura-t-il, inquiet. « Comment as-tu pu savoir ? »
« Mon cher, » Le ton hautain de Sirius laissait transparaître sa bonne éducation. « Je sais presque tout de ce qui se passe dans cette école. Et comment pouvais-tu attendre de moi que je ferme les yeux sur quelqu'un dont le frère se marie dans ma famille ? » Il sourit ironiquement puis se retourna et se dirigea vers les gradins tandis qu'Aaron le suivait des yeux, bouche ouverte.
« Black » La voix sifflante lui fit marquer une pause et regarder par dessus son épaule, un sourcil dressé.
Snape se tenait derrière lui, ignorant Lestrange qui, lentement sortait du terrain. « Comment va ta famille ? »
« Qu'est-ce que ça peut te faire ? » répondit Sirius d'un ton cassant. Il s'était peut-être montré poli et élégant envers Aaron, mais il n'était pas d'humeur à échanger des plaisanteries avec Snape.
Celui-ci haussa les épaules. « Je pensais juste que tu devais avoir entendu parler d'une petite rumeur à propos de ton frère ... » Il fit une pause et eut un sourire mauvais.
« Qu'est ce qui se passe avec Regulus ? » L'inquiétude commençait à poindre dans l'estomac de Sirius en pensant à son jeune frère, parti à Durmstrang.
« Oh, » Snape examinait négligemment le bout de son balai, remettant en place une brindille. « Quelque chose à propos de ... Voldemort il me semble ? »
« Quoi ? » la voix de Sirius n'était qu'un cri de colère tandis qu'il se tournait pour faire face complètement à Snape. « Fais attention à ce que tu dis, espèce de petit serpent méprisable. »
Snape sourit, avide de blesser. « Un mangemort. C'est ce que j'ai entendu dire. » Voilà Black, je laisse ton arrogante 'fierté Gryffondor' se débrouiller avec cette petite information.
« Tu mens. » La voix de Sirius était âpre, ses lèvres serrées contre ses dents dans un grondement.
« Je ne mens pas. » les yeux de Snape se rétrécirent. « Je ne suis pas tellement surpris ; j'ai toujours su qu'il finirait par avoir des ennuis avec un modèle tel que toi. »
James, qui s'était assis avec le reste de l'équipe, entendit un cri furieux venant du terrain. En reconnaissant la voix de Sirius, il se précipita en bas, à temps pour voir son ami porter un coup violent à un Serpentard et l'envoyer à terre. Sirius s'était ensuite rué sur l'autre joueur pour le marteler de ses poings jusqu'au sang, lui administrant – James devait l'admettre – une bonne correction.
Tandis qu'il sautait par dessus les barrières des gradins et descendait les marches quatre à quatre, une voix enragée fusa dans l'air froid du soir.
« Sirius Black ! »Le professeur Fogarty – surnommé affectueusement 'Mars' par les élèves comme par les professeurs – se rua sur le terrain avec un air de fureur noire. Le professeur de sports était grand, élancé et quelques boucles de cheveux bonds lui tombaient juste en dessous des épaules, mais malgré son apparence presque angélique, il avait des réflexes rapides et n'hésitait pas à distribuer des punitions particulièrement sévères. A cet instant, et le voyant foncer à toute allure vers les deux silhouettes à terre – celles de Snape et d'un Sirius provocateur - James se fit la réflexion que Mars était furieux. Il n'aurait pas voulu être à la place de son ami.
« Vous avez attaqué un autre élève ? Mais à quoi pensiez vous ! »
Sirius qui s'était détaché de Snape, murmura quelque chose, mais il ne releva pas son regard, rivé obstinément au sol.
« Ça voulait dire quoi ça ? » Interpella Mars, « Parlez plus fort Black ! »
« J'ai dit, Monsieur, que Snape a accusé mon frère d'être un mangemort. »
James retint brusquement son souffle. Cela expliquait beaucoup de choses ; Sirius avait déjà eu son lot de conneries de sang pur cette semaine – en grande partie de sa part, il l'admettait – et le commentaire de Snape était sans nul doute la réflexion de trop.
« Ceci n'est pas une excuse. » Le visage du professeur était toujours furieux. « Vous avez de la chance que je ne sois pas le professeur McGonagall, ou vous auriez été renvoyé de l'équipe mon garçon. Vous avez une retenue, dès à présent. Vous allez rester là et nettoyer les vestiaires. Pendant ce temps là, l'entraînement est annulé pour ce soir. M. Potter, vous serez aimable d'informer vos camarades de l'équipe pendant que j'emmène M. Snape à l'infirmerie. Black, je vais faire descendre quelqu'un pour vous surveiller. »
James jeta un coup d'oeil à Snape, mortellement pâle, deux larges bleus gonflant déjà le pourtour de ses yeux. Il avait à l'évidence le nez cassé et ses lèvres n'étaient qu'un amas de sang. Mars hissa le Serpentard sur ses pieds et, passant un bras autour de ses épaules il le soutint pour l'amener vers le château.
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Sirius était assis sur l'un des bancs des vestiaires, encore bouillonnant de rage, quand il entendit des pas légers indiquant l'arrivée de son superviseur pour la soirée. Il se leva en soupirant, se demandant brièvement s'il était supposé avoir utilisé son temps pour réfléchir à ses actions violentes. Ce qu'il n'avait pas fait, bien sûr, mais ce pourrait être une bonne idée de dire au professeur qu'il y avait pensé.
Quand Remus Lupin entra dans la pièce, Sirius se rassit presque sous le choc.
Le visage habituellement fatigué du professeur, était pour lors quasiment hagard. Des cernes sombres sous ses yeux et un air famélique lui donnaient un air plus âgé qu'il n'était. Sa peau était mortellement pâle et il marchait avec une légère claudication qu'il essayait visiblement – sans y parvenir – de dissimuler.
« Remus ! » Sirius se pencha en avant pour prendre son bras. « Assieds toi on dirait que tu vas t'évanouir. » l
Le professeur se raidit au léger contact, puis se retira brusquement comme s'il avait été brûlé. « Je vais bien, » dit-il sèchement, et il fit un pas dans la pièce. « Je vous suggère de mettre au travail. On m'a informé que votre tâche était de nettoyer cet endroit.
Sirius ignora les ordres du jeune homme.
« Où étais tu passé ? Tu vas bien ? Tu parais réellement malade ! »
« Je vais bien. » Répéta Remus, « Maintenant dépêchez vous, j'aimerais être de retour à l'école le plus rapidement possible. »
Sirius fronça les sourcils et décida de passer sur le fait que lui non plus n'avait pas eu de réponses à ses questions.
« Bien. » Il prit le torchon qu'il avait trouvé dans l'un des bassins et l'humidifia avant de se retourner ver Remus, un sourire malveillant – quoiqu'un peu adouci – fleurissant sur ses traits. « Mais seulement si tu m'embrasses d'abord. »
« Non. » La voix de Remus était abrupte, froide. « J'ai fait une erreur une fois, M. Black, je n'ai pas l'intention de la répéter. Maintenant commencez votre travail s'il vous plaît. » Ignorant le regard blessé que Sirius lui lançait, il s'affala sur l'un des bancs et retint un gémissement en sentant la récente blessure de sa jambe se rappeler à lui. Tout en observant l'élève travailler, il maudit silencieusement les bonnes intentions de Dumbledore qui avait préféré l'envoyer ici, plutôt qu'un autre membre du personnel.
Je pense qu'il serait bon pour Sirius de parler à quelqu'un qui, tout en le respectant, le comprend, avait-il dit. Et je vous rappelle que vous avez accepté de lui servir de mentor Remus. Quand le jeune professeur avait protesté, Dumbledore l'avait simplement regardé de ses yeux pleins de sagesse et lui avait demandé pourquoi précisément il objectait tellement au fait de surveiller Sirius. Y avait-il quelque raison personnelle qui le forçait à retenir sa compassion ?
Dumbledore avait laissé parlé Remus tandis qu'il bafouillait une excuse au sujet de sa fatigue et de la pleine lune qui avait eu lieu seulement deux jours auparavant, puis il avait répondu « Le travail d'un professeur n'est jamais terminé, Remus. Vous savez cela. Nous devons être en alerte vingt quatre heures sur vingt quatre, trois cent soixante cinq jours par an. » Ce qui avait définitivement mis un terme à toute autre excuse que Remus aurait pu fournir.
Remus regardait fixement Sirius tandis qu'il travaillait, partagé entre l'envie désespérée de s'échapper, et l'autre toute aussi désespérée d'aller vers lui et de mettre ses bras autour de sa taille. 'je suis un cas désespéré,' pensa-t-il tristement. « Je sais que je devrais me débarrasser de ce ... cette ... toquade. Ou quelque soit le nom qu'on peut lui donner '. Il soupira et passa une main lasse sur son visage. 'Merlin, j'aimerais simplement dormir. Peut-être que je vis un horrible cauchemar et que je vais me réveiller chez moi d'une minute à l'autre.'
« Êtes vous sûr que ça va professeur ? » Sirius s'était arrêté de travailler sans que Remus l'ait réalisé, et il se tenait penché au dessus de lui, son visage près du sien, tandis qu'il fixait les yeux de son professeur d'un regard inquiet. « Vous paraissez vraiment épuisé. »
« Je vais parfaitement bien. » Malgré le ton détaché que Remus avait essayé d'adopter, un léger soupçon de chaleur réchauffa sa voix en réalisant qu'il y avait quelqu'un qui s'inquiétait réellement de son état physique.
Sirius sourit. « Bien, je suis content. » Il se pencha encore un peu plus. « Remus ... »
« Non ! » Remus bondit sur ses pieds si rapidement que Sirius sursauta et tomba presque à la renverse en reculant. « Je suis désolé, Sirius, mais nous ne pouvant pas continuer à faire ça . Je suis votre professeur ; je pourrais perdre mon emploi, ce que je ne veux pas. Par conséquent cette ... cette ... » Qu'est ce que c'était exactement d'ailleurs ? « chose doit s'arrêter. » Sans attendre de réponse – et refusant d'en entendre parce qu'il savait que Sirius aurait trouvé des arguments en faveur de la petite voix qui lui disait de revenir et de capturer de ses lèvres, le souffle de son élève – il sortit, s'arrêtant seulement pour lancer la promesse de trouver un autre professeur pour surveiller la retenue de Sirius.
Sirius resta là, au milieu du vestiaire froid et humide, bouche ouverte tandis qu'il suivait des yeux la retraite précipitée du professeur. Quelque chose au fond de sa poitrine commençait à lui faire mal et il ne savait pas discerner si la douleur était physique où émotionnelle. Il n'arrivait pas à l'identifier, quelle qu'elle soit, alors il jeta par terre le linge humide et s'effondra sur le banc, laissant tomber son menton dans ses mains tandis qu'il fermait les yeux, se retenant de hurler et de jurer.
« Merde » fut la seule chose qu'il parvint à dire.
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Remus regardait fixement le coffre fermé, sa tête tournait.
Il était assis dans son bureau, les rideaux étaient fermés et la porte était verrouillée. Le coffre était arrivé ce matin, envoyé par son vieux Directeur de Beauxbâtons, avec une note disant 'J'ai pensé que ceci pourrait vous être utile pour vous aider à enseigner à vos élèves de troisième année.' C'était bien sûr un épouvantard. Cependant, il n'était pas entièrement sûr qu'il pourrait le supporter à ce moment. Sa rencontre avec Sirius quelques heures auparavant l'avait laissé confus, irrité et plus qu'inquiet. S'il voulait exercer son talent rouillé sur le 'Riddikulus', il avait besoin d'être dans un état d'esprit paisible et heureux.
Pas exactement la situation idéale, donc.
Il triturait pensivement le coffre du pied et se demandait comment il allait pouvoir produire une pleine lune suffisamment distrayante pour forcer un rire. Un ballon était toujours une possibilité, ainsi qu'un fromage rond – on lui avait souvent dit étant enfant que la lune en était faite – ou alors une sorte d'insecte. Un cafard, peut-être, ou un papillon ce qui était après tout, également un insecte quand on y réfléchissait.
Il poussa un soupir et, se décida pour un fromage. Il sortit sa baguette en préparant par avance le sort dans sa tête – le murmurant silencieusement dans la pièce vide. Puis, après avoir frotté ses paumes humides contre sa robe, il saisit fermement sa baguette et ouvrit promptement le coffre en repoussant le couvercle.
« Rid - »
Il se figea.
Sirius sortit du coffre dans une gloire passablement froissée. Sa chemise pendait le long de ses épaules, sa cravate n'était nulle part en vue. Il ne portait pas de chaussures et ses pieds nus martelèrent le sol lorsqu'il marcha sur les dalles de pierre froide. Ses cheveux étaient attachés mais toujours ridiculement longs et ses yeux gris étaient maquillés et séducteurs tandis qu'il fixait Remus sous ses cils baissés, un petit sourire jouant sur ses lèvres légèrement entrouvertes.
« Oh ... Merlin ... » coassa Remus , et le Sirius-épouvantard redressa la tête souriant toujours d'un air moqueur.
« Merci, » dit-il, l'humour sarcastique de Sirius parfaitement imité tandis qu'il avançait d'un pas.
« Pourquoi ... pourquoi êtes-vous ... » Remus secoua la tête, étourdi, et leva sa baguette. «Tu n'es pas réel, » il s'efforçait de s'en persuader autant que possible tandis que la créature s'approchait un peu plus.
« Non, » acquiesça l'épouvantard amicalement. « Mais je suis ta plus grande peur. »
« C'est ridicule. »
« Vraiment ? » l'épouvantard fit une pause, l'air pensif ; puis il sourit. « Non, je ne pense pas que ça le soit . » Il rit et commença à faire glisser sa chemise de ses épaules, émettant un petit bruit de contentement quand Remus prit une grande inspiration, tremblant, puis expira difficilement. « Je nourris ta peur, » dit il doucement, faisant courir le bout de ses doigts légèrement à la base de son cou tandis qu'il laissait tomber la chemise sur le sol.
« Mais je ne crains pas Sirius. » Remus ne pouvait quitter des yeux la créature qui ressemblait et se conduisait exactement comme son élève.
« Oh mais si. » l'épouvantard rit, rejetant sa tête en arrière pour exposer une gorge mince et pâle. « Tu crains ce qu'il te fait, tu crains la façon dont il te fait perdre le contrôle. » il se lécha les lèvres, s'approchant pour passer doucement ses doigts le long de la joue de Remus. « Tu crains de ne pas être capable de lui dire non. » il sourit en montrant de surprenantes dents blanches derrière ses sombres lèvres entrouvertes. « Je peux voir ce qui te traverse l'esprit, » dit-il presque gentiment, « Tu as déjà perdu le contrôle une fois n'est-ce pas ? »
« ... Oui »
«Ainsi tu en es là. » il sourit et se pencha en avant, son souffle chaud déferlant sur les lèvres de Remus . « Ceci est ce que tu crains et désires le plus à la fois. Quelle ironie, les deux forces de l'humanité les plus puissantes se rejoignent en toi. » Ses yeux gris se fendirent, le scrutant à nouveau derrière ses cils baissés ; « Et tu es sans pouvoir pour l'arrêter. » Il rit à nouveau et saisit le visage de Remus entre ses mains fines et élégantes. L'attirant à lui, il l'embrassa sur les lèvres avec ardeur, gémissant de plaisir en sentant Remus se raidir, paniqué. Il glissa une langue chaude entre les lèvres du professeur tétanisé, et émit un son étrangement identique à Sirius, tout en enroulant ses bras autour du cou de Remus.
Il sourit et rompit le contact, tandis que Remus déglutissait péniblement. « Tu vois ? » Tu n'as aucun pouvoir. Tu me veux, tout autant que tu souhaiterais que je disparaisse. Vous les humains, vous êtes si contradictoires, vous ne pouvez jamais décider ce que vous voulez vraiment, et vous craquez toujours pour ce qui est mauvais pour vous. »
« Pas moi. » La voix de Remus était à peine audible. « Je ne craque pas pour ce qui est mauvais pour moi. Je ne désire pas Sirius et je ne te crains pas. »
« Mensonges, rien que des mensonges, » chantonna l'épouvantard puis, relâchant Remus il recula légèrement d'un pas dansant, ses longs cheveux noirs se balançant à chaque mouvement. « Si ce que tu dis était vrai je ne serais pas ici. » Il fit claquer ses mains ensemble dans un geste étrangement enfantin qui allait curieusement bien au corps de Sirius et à son comportement. « Un petit avertissement, professeur, je ne montrerais pas ma ... technique de défense contre les épouvantards à l'une de mes classes si j'étais toi – je ne suis pas sûr qu'ils apprécieraient la vision autant que toi. » Son regard parcourut le visage de Remus, qui rougit violemment.
« Je n'ai pas peur de toi, » Répéta le professeur en levant sa baguette.
« Vraiment ? » l'épouvantard redressa la tête et sourit. « Je suis ta plus grande peur, Remus – et ton plus grand désir. » Ses yeux luirent tandis que Remus ouvrait la bouche. « A bientôt professeur. »
« Riddikulus ! »
L'épouvantard disparut dans un craquement tandis qu'un nuage de fumée s'échappait du coffre ouvert, laissant Remus à nouveau seul dans sa classe, fixant obstinément le sol et refusant de penser à quoi que ce soit.
A suivre
(1) le fameux jeu de mot très répandu (et intraduisible) dans les fics en anglais sur la sonorité identique de Sirius et de serious (sérieux)
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Réponses aux reviews :
Gred : Oui, dans le bureau, Sirius se lâche et l'on découvre qu'il n'agit plus uniquement pour le pari ! Et moi aussi j'aurais bien aimé avoir un adorable Mumus comme prof ! Moi je dis, ils sont trop rares les Mumus en profs ! Lol ! Gros bizzoux
SoRN DeMoN666 : Coucou ! Alors toi aussi tu as aimé ce chapitre parce qu'on commence à mieux cerner les sentiments de Sirius ! Le pauvre, lui il ne sait pas trop où il en est ! Bizzz.
Enola83 : Oui, finalement c'est bien que Flitwick soit arrivé, ça rajoute un peu de piment ! Tu vois j'ai un peu de retard pour la livraison mais pas trop finalement. Bizzoux
Ariane Malfoy-Shinigami : Hé bien voilà la suite et j'espère que tu continueras à aimer ! Bizzoux
Miss JaD : Coucou la Miss ! Ah c'est trop gentil ce que tu dis ! Et je vais te dire, je suis contente de la traduire cette histoire, pcq non seulement c'est intéressant à faire et que l'histoire est bonne et bien écrite, mais si en plus je fais plaisir à quelques personnes c'est encore mieux ! Gros bizzoux à toi.
daki Oloway : Je suis contente que l'histoire te plaise, tout le mérite en revient à Cobalt Violet. J'espère que la suite te plaira tout autant. bizzzoux
Miss Zabini : Ah la miss unique ! Comme tu vois je suis presque fidèle au rendez vous ! Désolée, mais j'ai eu un peu de mal à m'y mettre. J'espère que tu auras patienté malgré tout et que celui-ci te plaira tout autant ! Lol ! bizzoux
Enora : Salut toi ! Tout d'abord merci, tu nous as gratifiés de deux chapitres coup sur coup ! Miam, j'adore ! Sinon oui, Sirius commence à ne plus trop savoir où il en est ! Mais Remus ne se sent pas beaucoup mieux ! Pauvre chéri. MDR !
Blan : Merci d'avoir pris le temps de laisser une petite review. Voilà la suite. Bizzz.
Vivi : J'essaye, j'essaye, j'essaye ! Lol ! Merci à toi et bizzoux
Leagatha : Que c'est gentil lea, ça me fait très plaisir ! Et oui j'espère que tu auras le temps de passer par ici pour lire la suite ! bizzz
Alana chantelune : lol ! Je vois que tu l'avais repérée celle là ! bizz
Oxaline : J'ai cru pendant un moment que tu serais la seule à ne pas parler de la scène du bureau ! Mais non tu me rassures ! MDR ! Mais oui tu as raison, le passage du cours est excellent ! C'est un bon prof notre petit loup garou ! Merci pour la review et bizzoux à toi !
Peu d'importance : Yes Sir, A vos ordres Sir ! Lol, tu vois j'ai obéi ? bizzoux
Orely : oh ma petite correctrice ! Marci à toi ! Oui Sirius se laisse un peu emporter par ses sentiments, mais tu verras que ce ne sera pas aussi simple ! Merci à toi de prendre le temps de laisser un petit mot, ça me fait très plaisir; gros bizzoux
Lily : De rien Lily ! J'espère qu'il y a plein de gens comme toi, qui lisent la version française parce qu'ils n'ont pas le courage ou la connaissance pour la lire en anglais. J'ai le sentiment d'être un peu utile comme ça ! bizzzoux
Donc encore merci à toutes, aux fidèles du début comme aux petites nouvelles, ça encourage vraiment de savoir que son travail fait plaisir à quelques personnes, donc encore une fois, les reviews sont importantes.
Par contre, je pense que la prochaine fois, je répondrai directement aux personnes qui ont laissé des reviews avec un lien. Puisque nous propose la fonction pour le faire, autant l'utiliser et puis par expérience, je sais que c'est agréable aussi de recevoir une réponse personnelle. Pour les autres, je laisserai un mot de remerciement à la fin du chapitre.
A la prochaine !
PS : à propos d'histoires entre deux garçons, quelqu'un a vu Brokeback Mountain ? Wah ! J'ai du mal à m'en remettre !
