LE CHOUCHOU DU PROF (teatcher's pet)

Coucou c'est moi. J'ai été raisonnable cette fois-ci question délai non ? Non ! Ben désolée je peux difficilement faire mieux ! Décidément si jamais je traduis une nouvelle histoire un jour, il faudra que j'en choisisse une avec des chapitres plus courts ! D'ailleurs je commence à y penser alors si vous avez des suggestions, allez-y. Condition : que ce soit une fic Siri/Moony (mais j'ai déjà une petite idée en tête)

Il y a eu deux questions qui sont revenues plusieurs fois dans vos reviews : tout d'abord que s'est-il passé entre Lucius et Sirius durant l'été ? Et l'autre concernant Sinn et Mars. Donc j'ai posé vos deux questions à Cobalt et j'attends sa réponse.

Pour Sinn et Mars il ne me semble pas qu'elle soit plus précise dans ses histoires sur son LJ. Elle laisse toujours planer le doute. Mais (hum !) y en a-t-il vraiment un ? Ils vont tellement bien ensemble tous les deux !

Ah oui sinon elle annonce aussi sur son LJ qu'elle va se mettre prochainement à l'écriture du chapitre 13.

Et aussi, encore merci à Orély qui continue fidèlement à corriger cette histoire Elle n'a pas encore revu la deuxième partie donc quand elle l'aura fait , je corrigerai la version que j'ai postée.

Valààà ! Plein de gros poutoux à tout le monde mais encore plus bien sûr à toutes celles qui m'ont gentiment laissé un petit mot d'encouragement ! Allez je vous laisse avec ce chapitre.

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Précautions d'usage de l'auteur :

Avertissement : léger AU (univers alternatif). Techniquement, si c'était dans l'univers HP, ce serait situé à l'époque des maraudeurs. Soyez également avertis qu'il s'agit d' un slash qui implique une relation entre deux hommes.

James, Peter et Sirius ont environ 18 ans.

Pairings : Sirius Black/Remus lupin

disclaimer : je jure solennellement que je suis prête à beaucoup de choses avec ces personnages, mais je les rendrai à Mme Rowling dès que j'en aurai terminé.

Résumé : quand le professeur Lupin arrive à Hogwarts, Sirius Black est déterminé à tout pour le faire virer suite à un pari avec James. Et il est prêt à N'IMPORTE QUOI pour gagner ...

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'Souvent je me demande,

comment il se fait qu'on apprenne si peu d'un livre

et tellement de la vie'

G.F. Coppard

CHAPITRE HUIT

Sinn était lové dans un profond fauteuil rouge dans son bureau au sommet de la Tour de Divination. Le menton dans une main, les jambes repliées sous lui, il étudiait un livre avec un air de profonde concentration. Le feu ajoutait une touche chaleureuse à son teint ordinairement pâle et diffusait une joyeuse lumière dans la pièce circulaire tout en dispensant une onde de chaleur bienvenue.

La pluie tombait en torrents sauvages à l'extérieur de la tour, cinglant les carreaux des fenêtres et réduisant la visibilité au minimum. Le vent hurlait dans un choeur assourdissant et Sinn ne leva les yeux que lorsqu'il entendit un violent coup porté contre la vitre.

Une silhouette voûtée et trempée, se tenait sur un balai juste à l'extérieur de la fenêtre du bureau. L'eau ruisselait sur la robe du visiteur, et il tanguait dangereusement dans sa lutte contre le vent pour se maintenir à la bonne hauteur, tandis qu'il frappait à nouveau contre la vitre, le poing désespérément serré.

«Bon sang ! » Rejetant le livre de côté, Sinn bondit sur ses pieds et se précipita. Il ouvrit la fenêtre à la volée, et se pencha en arrière pour éviter d'être trempé à son tour, tandis que l'homme sur le balai prenait pied sur la petite margelle de pierre de la fenêtre et pénétrait à l'intérieur de la pièce, dégoulinant, avant de se secouer vigoureusement. Il déposa son balai contre le mur et sourit devant la surprise du professeur de Divinations.

« Désolé de faire irruption comme ça chez toi, c'est Annie qui m'envoie. »

« Vraiment ! » s'exclama Sinn tandis qu'il retournait dans la pièce et ouvrait un placard à la recherche d'une serviette. « Mais qu'est-ce qui t'a pris de ressortir par un temps pareil, je te prie ? »

« Comme je viens de te le dire, Annie m'a envoyé. »

« Mouais. » Sinn découvrit une serviette au fin fond du vieux placard moisi et s'en saisit. Puis il se redressa et fit presque un bond en arrière en se retrouvant nez à nez avec Mars qui se contenta de sourire. « Dieux, quel imbécile tu fais quelquefois. »

« Combien de fois j'ai déjà entendu ça ? » Mars accepta la serviette et s'écroula dans un fauteuil, avant de gémir en sentant ses vêtements mouillés lui coller à la peau. « Annie voudrait savoir si tu peux venir déjeuner samedi. »

« Ca dépend. Est-ce que ses enfants seront là aussi ? »

« Évidemment. »

Sinn grimaça et se réinstalla dans son fauteuil. « Mars, je ne comprendrai jamais comment tu fais pour vivre avec ces quatre nuisances. Ils sont affreux. Ils n'ont pas de manières et ils sont grossiers. »

« Oh allez, ils ne sont pas si terribles. » D'une pichenette, Mars arrangea négligemment une mèche de ses cheveux – devenus d'un vilain marron à cause de la pluie – afin de les écarter de ses yeux. « Marta est maligne. »

« La dernière fois elle m'a demandé si j'étais constipé ou si c'était mon air habituel ! » Sinn fronça les sourcils à ce souvenir et reprit son livre. « Rends-toi à l'évidence, ta soeur n'a aucune autorité sur ses enfants et toi pas davantage. »

« Oh ça va, allez viens. S'il-te-plaît ? »

Sinn grinça des dents et rouvrit son livre dans l'intention de reprendre sa lecture là où il en était resté. « Si tu es assez stupide pour obéir aux ordres de ta soeur, alors je n'ai aucune sympathie pour toi. » Ignorant l'air renfrogné que son compagnon avait adopté, il commença à lire et s'immergea dans la prose.

Mars soupira et déboutonna sa chemise avant de l'envoyer de côté. Il prit la vieille serviette et se frotta pour se sécher, puis, oubliant commodément, la règle instaurée par Sinn du 'Touche à quoi que ce soit et tu es mort ', il ouvrit le placard et en sortit une vieille robe de sorcier. Il l'enfila par dessus sa tête en soupirant à nouveau, cette fois de contentement, et il se rassit, ses pieds nus coincés sous lui.

« Maple va aller rendre visite à kane, » Dit-il au bout d'un moment, quand il devint évident que Sinn allait continuer à l'ignorer.

« Oh ? » Un sourcil noir s'arqua marquant une légère surprise, bien que Sinn ait gardé les yeux sur le livre.

« Mmm. Elle a dit qu'elle voulait connaître la véritable histoire, et non pas la version médiatisée rapportée par La Gazette. Elle ne fait pas confiance aux journaux tu sais. »

Mars croisa les bras et se laissa glisser dans un coin du fauteuil afin de pouvoir étudier Sinn plus à son aise.

« Apparemment elle est convaincue que, malgré ce que cette élève a affirmé, kane n'aurait jamais pu faire une chose pareille. »

« Vraiment. » La réponse n'engageait à rien, et les yeux sombres continuaient à parcourir les pages du livre.

Mars renifla de dégoût et reposa son menton sur ses bras croisés. « Oh, t'es pas marrant Sinn. Où est donc passée ta curiosité ? »

« Au lit, elle dort. » Le regard de Sinn ne déviait pas, mais l'autre professeur surprit le léger tremblement qui agitait le coin de ses lèvres. « Et, » ajouta-t-il avec un regard aigu vers Mars, dont les cheveux humides s'égouttaient toujours sur le fauteuil ainsi que sur un plaid relativement coûteux, « C'est aussi là que je vais me rendre dans une minute. »

« Tu es trop jeune pour vivre comme un vieux retraité ! » Se plaignit Mars, déterminé à obtenir une réaction, d'une manière où d'une autre, de la part de son compagnon. « Qu'est-ce que tu es ? Un vieux gars qui prend des potions anti-âge ? »

« J'ai vingt sept ans et tu le sais fichtrement bien. » Sinn ferma brusquement son livre et le mit de côté avec un froncement de ses sourcils sombres. « À présent arrête de t'en prendre à moi et donne moi la vraie raison de ta venue sous cette pluie battante. Et non, » ajouta-t-il brusquement comme Mars ouvrait la bouche pour l'interrompre, ou plus probablement pour protester, « Je sais pertinemment que la vraie raison n'est pas qu'Annie t'a envoyé ici. »

Son ami soupira. « Bon sang Sinn, je crois que tu me connais trop bien. »

« Normal depuis le temps. » Les lèvres de Sinn se tordirent à nouveau, mais cette fois il laissa s'épanouir un véritable sourire. « Ça fait presque cinq ans que je te connais. »

« Arrggh, la seule personne qui connaît tous mes horribles défauts. » Mars laissa s'évanouir l'aigreur sur son visage. « Tu as raison, je ne suis pas venu simplement parce qu'Annie me l'a demandé. » Il fit une pause, les yeux bleus pensifs. « Qu'est-ce que tu penses de Remus Lupin ? »

« Remus ? » Les sourcils de Sinn s'arquèrent, marquant une légère surprise. « Il me paraît assez agréable. Plutôt calme, mais c'est un bon professeur d'après ce que j'ai entendu dire par ses élèves. Pourquoi ? »

« Hé bien ... il ne te paraît pas trop jeune ? »

« Oh franchement, on ne va pas recommencer avec cette discussion ? »

« Non, non. » Mars leva les mains en signe de dénégation. « Ce que je voulais dire c'était qu'il semble ... solitaire, tu ne trouves pas ? »

« Solitaire , je n'avais pas vraiment fait attention. » Sinn serra les lèvres pensivement puis, il dirigea paresseusement sa baguette en direction d'une table près de la cheminée, et amena deux tasses de thé fumantes. « Effectivement, je suppose qu'il doit se sentir isolé. C'est dur de n'avoir personne de son âge avec qui parler. »

« Excepté les élèves. »

« Mm. » Sinn se rassit après avoir tendu l'une des tasses à son ami. « Hé bien, pourquoi ne l'inviterais-tu pas à venir diner chez Annie lui aussi ? »

Mars – qui venait tout juste d'avaler une gorgée de thé – s'étrangla, avala de travers, et toussa bruyamment. Il posa la tasse par terre, les joues en feu tandis qu'il essayait de reprendre sa respiration. « T-tu veux que je l'invite chez Annie ? » Il respirait difficilement, cherchant toujours de grandes goulées d'air tandis que Sinn l'observait calmement. « Si ça ne traumatise pas le pauvre garçon à vie, je ne vois pas ce qui pourrait le faire ! Franchement, il pourrait penser que tous les professeurs vivent avec leur cinglée de soeur, leur cinglé de beau-frère et les quatre petits imbéciles psychotiques de leur cinglée de soeur ! »

« Ah ah ! Même toi tu admets que ce sont des imbéciles ! » s'exclama Sinn d'un air triomphant. « Mais sérieusement, » continua-t-il tandis que Mars lui jetait un regard mauvais, sa respiration revenant peu à peu à la normale, « Pourquoi pas ? Après tout, il ne sort pas le week-end et ça serait sûrement agréable pour lui de voir un peu de monde. »

« Est-ce que je ne flairerais pas là une BA ? » s'enquit Mars pensivement.

« Pas du tout. Je pense simplement que ce serait agréable pour lui que Remus ait quelques amis. Voyons les choses en face Mars, le reste du personnel est beaucoup plus vieux – nous sommes les seuls dont il pourrait être relativement proche. Enfin, peut-être pas toi ... vieillard. » Sinn pouffa dans sa tasse de thé en voyant Mars bafouiller furieusement, balançant visiblement entre indignation et amusement.

« Vieillard ? Vieillard ? Dis donc, je ne suis pas vieux ! Je vais avoir vingt huit ans tu le sais bien ! » s'indigna Mars.

Les yeux bruns de Sinn brillèrent d'un rire contenu, mais il approuva solennellement. « Mouais, pas si vieux. Mais sérieusement, qu'est ce que tu en penses ? Peut-être que tu devrais demander d'abord à Annie, la permission d'inviter Remus »

« Je n'ai pas besoin de sa permission, » dit Mars d'un ton maussade – il boudait toujours visiblement. « C'est aussi ma maison. »

« Dans ce cas, invite Remus. Je pense qu'il apprécierait le geste. » Sinn fit la grimace. « Et peut-être qu'il sera assez distrayant pour ces horribles enfants. »

« Oh je vois, ce n'est pas un geste purement gratuit. Tu veux simplement sacrifier Lupin pour te sauver toi. » Les yeux bleus se posèrent pensivement sur le visage de Sinn, légèrement taquins. « Je n'avais jamais réalisé que tu étais égoïste à ce point. »

« Égoïste ? Moi ? » Sinn souleva un sourcil et croisa les bras. « C'est très bien, je m'apprêtais à te garder dormir ici pour ce soir, parce que je m'inquiétais de ton retour sur ce foutu balai et par cette pluie, mais puisque tu m'insultes ... » Il fronça les sourcils, baissant les yeux sur Mars, qui arborait l'un des airs les plus innocents jamais vus à Poudlard – y compris le fameux regard 'j'y suis pour rien' de Sirius Black. Ça surpassait même le 'Moi ? Franchement professeur ! Comme si je pouvais ! ' de James Potter.

« Oh c'est bon, » grommela Sinn en s'enfonçant plus profondément dans le fauteuil et en ignorant soigneusement le regard reconnaissant de Mars. « Mais ne crois pas que je vais te laisser mon lit. C'est à ton tour de dormir sur le canapé, vu que, malgré mes protestations, ma propre chambre a été prise d'assaut la dernière fois. » Il jeta un regard rancunier à Mars, les yeux fendus tels un chat en colère et les lèvres serrées en une ligne mince.

Mars se contenta de lui décocher un sourire rayonnant, digne de celui d'un ange déchu.

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La gelée formait sur le sol une couche épaisse savamment déguisée en pavés et s'étendait sur la pelouse, semblable à de la neige. Elle transformait les fleurs en frêles et brillantes sculptures de glace, et décorait les arbres qui paraissaient saupoudrés de sucre glace. Il faisait si froid que des nuages de vapeur se formaient devant les visages des passants quand ils respiraient, et les élèves de Poudlard cheminaient, étroitement enveloppés dans d'épaisses capes, chapeaux, gants et écharpes.

Sinn avançait délicatement sur le chemin qui menait à 'Rose Cottage', évitant avec brio les endroits glissants, les ballons égarés et une chaussure de basket solitaire qui traînait, sans raison apparente, dans le passage. Il fit un écart pour éviter un arbuste qui empiétait sur le chemin et qui avait failli lui accrocher la cheville puis marqua une pause et se retourna pour attendre Remus qui avançait péniblement sur le chemin qu'il venait d' emprunter.

« Ça va ? »

« Ça va. » Remus s'efforçait de respirer calmement alors qu'il découvrait que, marcher sur un sol gelé n'était pas chose aussi aisée que son collègue en donnait l'impression. Il s'arrêta et regarda Sinn frapper sèchement à la porte d'entrée du Cottage – lequel, malgré son nom, était une vaste maison, située juste à l'extérieur du village de Pré-au-lard. Serrant les dents, Remus évita la basket et venait d'atteindre la première marche du perron, quand la porte s'ouvrit en grand sur une adolescente aux épais cheveux blonds d'environ quatorze ans.

Elle cligna des yeux en voyant Sinn puis sourit, révélant un éventaire fascinant de dents de toutes les couleurs, avant de s'essuyer les mains sur son t-shirt sale. Elle rentra la tête et sans prendre garde à fermer la porte d'abord, elle hurla : « MAAAAAAAMAAAAAAAAAAANN ! LE VAMPIRE EST LA ! » Puis souriant timidement, elle fit un pas en avant tandis qu'une réponse étouffée, résonnait depuis l'intérieur. Elle fit signe à Remus et Sinn d'entrer et les précéda à grandes enjambées jusqu'à un hall d'entrée chaud et lumineux, ne s'arrêtant que pour leur demander de fermer la porte.

« Janie, l'aînée des nièces de Mars, » murmura Sinn discrètement à Remus qui cligna des yeux nerveusement.

« Bien .. heu. Qu'est ce qui est arrivé à ses dents ? »

« Aucune idée, on le saura sans doute plus tard. » Sinn grimaça et enleva son imperméable juste au moment où, une petite silhouette potelée dévalait l'escalier qui débouchait à l'autre bout du hall. Elle s'arrêta devant eux et les regarda solennellement après avoir mis ses deux pouces dans sa bouche.

« Ii ê ou ? »

«Enlève ton pouce de ta bouche, Marta, tu n'as plus cinq ans, » dit Sinn sévèrement tout en prenant le manteau des mains de Remus pour l'accrocher à une patère. « Et tu sais parfaitement qui je suis. Cependant voici Mr Lupin, qui vient dîner ici avec moi. »

L'enfant renifla d'un air désapprobateur tandis que les deux hommes s'avançaient. Elle fronça les sourcils, puis tendit se petits bras potelés vers Sinn, le visage levé vers lui, suppliant.

« Bizou zi te plait. »

« Et ne zézaye pas non plus, ce n'est pas joli et c'est énervant, » Répliqua Sinn sévèrement, tout en s'exécutant néanmoins. Il souleva la petite fille et la porta en se dirigeant vers la cuisine.

Remus le suivit, il se sentait à peu près comme la cinquième roue du carrosse. Mars l'avait approché la veille pour l'inviter à dîner avec sa famille à Pré-au-lard. Il désirait s'échapper un peu des abords du château, mais dans la crainte de rencontrer Sirius s'il le faisait, il s'était résigné à la perspective d'un week end solitaire donc, sur le moment, le dîner lui avait paru une bonne idée . Maintenant cependant il n'en était plus si sûr.

Sinn semblait connaître parfaitement la famille et malgré ses commentaires acides pendant le trajet, il leur portait à l'évidence beaucoup d'affection. Cependant cette constatation ne mit pas Remus plus à l'aise, tout d'abord parce qu'il ne connaissait personne, ensuite parce que de voir la proximité qui existait entre cette étrange famille et l'un de ses collègues de travail le mettait encore plus mal à l'aise. Peut-être, se raisonna-t-il tandis que Sinn ouvrait la porte et le précédait dans une cuisine vaste et chaleureuse emplie de senteurs, que c'était ainsi que serait sa vie d'ici quelques années. Il vivrait à Pré-au-lard, et connaîtrait des gens du village – des familles – regardant de l'extérieur une vie qu'il ne pourrait jamais avoir.

Sinn avait déposé Marta sur la table de la cuisine et conversait avec un homme grand, au visage sérieux qui se tenait dans un coin de la pièce. À côté du grand buffet rustique, deux garçons – des jumeaux – jouaient avec des pétards et faisaient de leur mieux pour atteindre Mars, commis à la préparation d'une salade qui accompagnerait le repas. À la droite de Mars, une grande femme brune transportait des pots avec une rapide efficacité tout en réprimandant les garçons.

« Franchement Meade, est-ce que vous ne pourriez pas aller jouer au salon vous deux ? Vous êtes toujours dans mes pattes. Regardez ! Vous avez presque renversé votre oncle ! Allez oust, sortez d'ici ! Tout de suite ! » Elle patienta jusqu'à ce qu'ils soient sortis de la pièce tout en les menaçant d'une serviette de table, avant de se tourner vers Remus, un sourire illuminant son visage. « Oh, bonjour, désolée de ne pas m'être présentée. Annie Fogarty-Davies. » Essuyant une main pleine de farine sur son tablier, elle la tendit, un sourire éclatant sur le visage tandis que Remus lui saisissait la main.

« Annie, » avertit Sinn de l'endroit où il parlait avec le grand homme, « Tu ferais mieux de surveiller Mars avant qu'il ne mange toutes les tomates. »

Mars, qui mettait une tomate dans sa bouche au même moment , avala rapidement et décocha un regard furieux à Sinn tandis qu'Annie, détournant son attention de Remus, lui adressait un regard sévère et lui retirait la salade des mains. Livré à ses propres pensées, Remus resta sur le seuil de la cuisine et déglutit nerveusement. Habituellement il n'était pas aussi anxieux de faire de nouvelles rencontres, mais les membres de cette famille semblaient simplement tellement à l'aise les uns avec les autres. Même Sinn, qui essayait de détacher Marta agrippée à sa jambe, souriait.

« T'es un fantôme ? » Une voix inquisitrice sortie de nulle part, fit sursauter Remus. Il baissa les yeux et surprit le regard levé vers lui de l'un des deux jumeaux qui, croisant les bras sur sa poitrine d'un air de défi, répéta la question.

« Non, je ne suis pas un fantôme. » Remus sourit malgré son embarras. « Si j'en étais un, tu pourrais voir à travers moi tu ne crois pas ? »

« Peut-être ... mais peut-être que tu es un fantôme spécial. » Le garçon le regardait d'un air de doute. « Peut-être que c'est pour ça qu'on ne peut pas voir à travers toi. »

« Mais je ne suis pas un fantôme. »

« Pourtant on dirait, tu es tellement pâle ... encore plus que le vampire là. » Le garçon désignait Sinn d'un signe de tête.

Remus ouvrit de grands yeux, se demandant si c'était une sorte de compliment, ou si simplement il admettait ainsi qu'il n'était pas mort. « Vraiment. Hé bien je peux t'assurer que je suis bien solide. » Il tendit une main au garçon, qui la toucha avec précaution. « Tu vois ? Solide. Pas un fantôme. »

« Ahem. » Le garçon lui jeta un regard noir. « Ça aurait été plus drôle si t'avais été un fantôme. » Il s'illumina soudainement. « Y'a un fantôme dans le grenier. Grandma Béa - elle fait un bruit affreux quelquefois la nuit. Elle hurle et elle transporte des trucs. Pol et moi on est montés une fois pour lui demander pourquoi elle faisait ça. Elle a dit que c'était parce que on lui avait dit que c'était ce qu'on attendait des fantômes. Mais Pol lui a demandé de ne pas hurler aussi fort les nuits de semaine. » Il sourit fièrement. « Parce que on a de l'école et qu'on a besoin de se reposer. »

Remus fut sauvé d'une réponse à ce petit discours cependant, par une forte explosion provenant du salon, suivie par un flot de jurons proférés par une voix enfantine haut perchée.

« POL ! » hurla Annie, tournant les talons et traversant la cuisine. « PAS DE GROS MOTS ! » elle se rua hors de la pièce, laissant Mars surveiller la cuisson des carottes.

« Viens dehors, » Supplia soudain le jeune garçon, tandis que Remus regardait Annie qui eut un air surpris. « Je vais te montrer le jardin. »

« J'irais avec lui si j'étais vous, » Intervint le grand homme. « Il peut se montrer assez obstiné quand il prend quelqu'un en affection, et il semble bien vous aimer. » Il sourit tandis que le petit garçon faisait une grimace, visiblement ravi. « Mais fais attention à ne pas te salir avant le diner, Meade » ajouta-t-il et son fils hocha vigoureusement la tête.

« Viens, viens. » S'accrochant à la main de Remus, Meade entraîna le loup garou malgré ses protestations, dans le couloir et jusqu'à la porte d'entrée. « Je vais te montrer notre cachette à Pol et à moi, » Promit-il tout en éjectant la basket des marches et en claquant derrière lui la porte d'entrée du 'Cottage Rose'. « Elle est bien cachée pour que Janie et Marta ne la trouvent pas. » Il décocha un sourire radieux à Remus, au moment où les cris d'Annie leur parvenaient jusqu'à l'extérieur. « Allez viens, » répéta-t-il, regardant avec méfiance par-dessus une épaule. « Avant que Mam décide que j'ai quelque chose à voir avec ça. »

« A voir avec quoi ? » demanda Remus amusé.

« Oh ... rien. » le regard de Meade glissa au loin. « Pol ... heu ... pas grave. » Il sourit d'un air innocent. « Pose moi une autre question plutôt, une que je peux répondre. C'est honnête comme marché non ? »

« Oui ça l'est. » Remus souriait tandis qu'il était entraîné sur la pelouse enneigée. « Voyons .. hum. Pourquoi dis tu de Sinn que c'est un vampire ? »

« Oh facile, » répondit Meade d'un air dédaigneux en repoussant quelques buissons qui se trouvaient le long de la haie du jardin. « c'est Janie qui a commencé. Elle disait que c'était parce qu'il était très pâle, que ses cheveux étaient très noirs et qu'il ne semblait jamais vieillir. Mais c'est pas vrai, c'est juste un prénom. »

« Surnom » corrigea Remus gentiment, puis il se pencha pour regarder Meade ramper parmi les buissons puis se retourner pour regarder derrière lui.

« Ouais c'est ça. Et maintenant regarde, çà c'est notre repaire. Seulement tu ne dois en parler à personne. D'accord ? »

« D'accord. » Là, dans l'air frais du dehors, en compagnie d'un petit garçon curieux qui ne se comportait absolument pas comme un adulte, Remus commençait à se sentir plus à l'aise. Il était évident, même pour lui, que Meade s'entendait bien avec lui et que le garçon était visiblement fasciné par le concept d'un adulte qui ne le prenait pas de haut. Remus prit une profonde aspiration dans l'air hivernal et sourit en voyant Meade ressortir des buissons en apportant avec lui une catapulte magique dont sa mère ignorait certainement l'existence.

En riant, Remus promit de ne pas en parler à Annie et Meade, satisfait, retourna enfouir la catapulte parmi les buissons. Avec l'impression que rien ne pourrait altérer sa bonne humeur, Le jeune professeur se releva, gémissant en sentant les muscles de son dos protester douloureusement – il était resté dans cette position trop longtemps. Malgré cela cependant, il sentait que rien ne pourrait venir gâcher sa bonne humeur retrouvée.

« Professeur ? »

Excepté ça.

Remus scruta nerveusement les buissons et se retrouva face à face avec Sirius, Peter et James. Les trois élèves étaient emmitouflés dans d'épaisses capes portant le blazon de l'école. James avait une écharpe Gryffondor enroulée autour du cou et Peter était camouflé sous un large bonnet de laine. Seul Sirius n'avait fait aucune concession au froid et se tenait, presque à l'aise, les mains dans les poches.

Il sourit à Remus avec hésitation, les joues rougies par le froid et les cheveux tombant librement sur ses épaules,.

« Bonjour professeur. »

Meade pointa la tête par-dessus la haie, rassuré de savoir que même s'il se montrait impoli envers ces grands garçons, il aurait toujours l'option de battre une retraite précipitée derrière les jambes de son nouvel ami, ou simplement de fuir vers la sécurité relative de la maison.

« Qui vous êtes ? » Demanda-t-il, regardant avec des yeux écarquillés, James qui lui fit une grimace et lui tira la langue.

« Ce sont des élèves à moi, » dit Remus gentiment, avant qu'aucun des garçons ne puisse répondre. « Et pour être honnête, je suis assez surpris de les voir si loin de Pré-au-lard. » Il sourit poliment à Sirius qui l'observait, les yeux gris larges et fixes. « Je suppose qu'il y a une parfaite bonne raison à ça ? » Il leva un sourcil et regarda ce qu'il pouvait distinguer de Peter, qui rougit avec gêne sous son large bonnet.

« Nous voulions juste jeter un coup d'oeil à la Cabane Hurlante, » Répondit Sirius un peu trop rapidement. « On a entendu dire qu'il y a eu beaucoup d'activité par ici récemment. »

Le monde sembla ralentir l'espace d'un battement de coeur tandis que Remus regardait son élève avec des yeux hantés. 'Il ne peut pas savoir,' pensa-t-il tandis que la peur gagnait doucement son échine. 'Il ne peut pas, il ne peut pas, il ne peut pas ... ce n'est pas possible. J'ai été si prudent, je n'en ai parlé à personne. Mais il est intelligent. Il aurait pu le découvrir.' Avec un sentiment de culpabilité, il regarda le visage de Sirius qui était calme et innocent. 'Non' réalisa Remus en pleurant presque de soulagement. 'Il n'a aucune idée de qui ... de ce que je suis '.

« Hé bien, » James s'éclaircit la gorge. « À plus tard alors professeur. »

« Quoi ? Oh oui c'est ça. » Remus sourit faiblement et se tourna vers Meade. « Je pense qu'il est temps que nous rentrions à l'intérieur. Ta mère va me gronder si nous sommes en retard pour le diner. » Il sourit à Meade qui fit une petite grimace, puis gémit en voyant le petit garçon placer sa main pleine de boue sur sa robe toute propre, pour l'entraîner à sa suite sur le chemin de la maison.

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Sirius resta là à observer Remus se laisser entraîner par le petit garçon bruyant. Il déglutit nerveusement et choisit d'ignorer l'image charmante qu'ils présentaient, pour laisser la jalousie envahir son coeur. Quest-ce que Remus faisait dans cette maison ? Pourquoi connaissait-il aussi bien le gamin ? Y avait-il quelque chose entre le jeune professeur et, la femme qui vivait peut-être là ? Il laissa échapper un soupir exaspéré entre ses dents serrées et s'efforça de chasser l'émotion irrationnelle pour se concentrer plutôt sur Peter (qui faisait son possible pour se maintenir debout) et sur un éventuel projectile de glace.

« Quelle surprise de voir là le professeur Lupin, » commenta James tandis qu'ils reprenaient la direction de la Cabane Hurlante. « Je ne pensais pas qu'il connaissait quelqu'un par ici. »

«Moi non plus » Sirius rejeta la tête en arrière pour regarder le ciel gris. « Je suppose qu'il s'est fait des amis au village. »

« Hé bien c'est une bonne chose, » Commenta joyeusement Peter, caché qu'il était sous ses épaisseurs de vêtements. « Il ne semble pas être le genre de gars très ... expansif. Peut-être que maintenant qu'il s'est fait quelques amis, il ne sera pas aussi attentif à ses élèves. » Il n'ajouta pas qu'il s'éloignerait aussi de Sirius et du danger potentiel que cela représentait. Peter pouvait être pas mal de choses mais il n'était pas stupide. Lui, au contraire de James, réalisait que Lupin était devenu un thème sensible et que pour la santé de chacun, il serait sage de mettre le sujet de côté.

« Oui, une bonne chose, » répondit Sirius en écho, bien qu'il semblât dubitatif tandis qu'il regardait James, luttant pour resserrer sa propre cape autour de son corps.

« Regarde le bon côté des choses Sir, » Dit James peu après alors qu'ils approchaient de la Cabane, « Au moins on sait qu'il n'a pas été trouver Dumbledore. Il semble qu'il ait été trop occupé. En tout cas ... » Il marqua une pause, pensif, « On a passé un moment assez stressant non ? » Il saisit le bras de Peter alors que le garçon glissait sur une plaque de glace. Tout en le stabilisant, il jeta un coup d'oeil à Sirius qui le regardait pensivement.

« Je crois » dit le jeune homme brun pensivement, « qu'il serait sage de clore le pari. »

James leva un sourcil. « Pourquoi ? Tu as compris que tu allais perdre ? »

« Dans tes rêves Potter. Non, mais tu l'as dit toi-même – ça devient trop risqué. » Sirius se croisa les bras. « Je te donnerai l'argent si tu veux, mais je ne vais pas courir le risque de me faire renvoyer – pas avec la compèt de musique qui approche. Et, » Il détourna le regard pout scruter la Cabane, « Parce que je ne crois pas que je pourrais supporter de vivre avec ma famille chaque jour de l'année. Je survis déjà à peine pendant les vacances. » Son sourire était abrupt et forcé et James, sentant un sujet délicat, se contenta de renifler avec dédain et de tendre la main.

« On est quittes, » déclara-t-il tandis que Peter chancelait à ses côtés.

Sirius se retourna pour le regarder d'un air à la fois surpris et reconnaissant. « D'accord Potter. On est quittes. » saisissant la main de James, il attira son ami dans une accolade chaleureuse, puis le relâcha voulant ignorer le sourire amusé que Peter lui décocha. Il s'éclaircit la gorge, se croisa les bras à nouveau et changea de sujet aussi rapidement qu'il le put. «A part ça tu penses qu'un Serpentard a une chance de l 'emporter sur nous les Gryffondor au concours de musique ?

«Ça serait difficile, » dit Peter tandis qu'ils reprenaient leur marche. « Ils n'ont que Lestrange – c'est le seul de toute leur Maison qui joue d'un instrument. »

James et Sirius lui adressèrent tous deux un regard curieux, et il haussa les épaules. « Il joue du piano, » dit-il. « Il avait le même prof que moi, donc nos leçons avaient lieu à peu près en même temps. » Il fit une grimace de dégoût. « Il n'était pas très bon. »

Sirius sourit. « Ainsi on sera tous en compétition ? Ce qui me fait penser ... » Il dévisagea Peter. « Pourquoi est-ce que toi tu n'as pas passé l'audition ? Tu étais sacrément bon à ce piano et pourtant tu n'as accepté de m'accompagner pour cette audition qu'après que je t'y ai presque forcé. »

« A la différence de certaines personnes dont je ne mentionnerai pas le nom Sirius, » répondit Peter joyeusement, « Je n'ai aucune envie de me donner en spectacle et de jouer les bouffons devant toute l'école. »

James rit tandis que Sirius s'étouffait d'indignation avant de se redresser de toute sa hauteur. « Bouffon ! Bouffon ? Je n'ai jamais joué les bouffons Peter Frederick Matthew Pettigrew ! Je suis un artiste moi – quelque chose que vous, le bas peuple ne pouvez pas comprendre ! » Il se détendit et sourit. « Tu redis ça encore une fois et un de ces quatre tu te réveilleras avec les cheveux roses. »

« Tu n'oserais pas ! » se rebiffa Peter.

« Oh tu crois ça ? » Sirius arqua un sourcil noir tandis qu'ils faisaient halte en face de la Cabane Hurlante.

James étudia le bâtiment d'un air dubitatif. « Ca fait un peu décharge » dit-il enfin. « et c'est pas très impressionnant. Vous êtes sûrs que les gens disent qu'il ont entendu des bruits provenant d'ici ? » Il regardait Sirius qui hocha la tête. « Je veux dire, » poursuivit-il, « On pourrait penser que si c'était hanté ça serait plus ... sinistre. Là on n'est pas dans l'ambiance. » Il enroula son écharpe plus étroitement autour de on cou et s'approcha un peu plus près.

« Je ne sais pas, je trouve que ça fait un peu sinistre malgré tout. » Sirius enfonça ses mains dans ses poches et suivit James, redressant la tête pour observer le toit de la Cabane et les fenêtres brisées.

« Sinistre ? Ça ressemble tout au plus à une cabane de jardin améliorée ! » pouffa James, absolument pas impressionné visiblement. « Et on ne peut même pas voir à l'intérieur, » ajouta-t-il en essayant de scruter à travers l'une des fenêtres du rez-de-chaussée.

Sirius ne répondit pas. Au lieu de quoi, il s'approcha du bâtiment, sourcils froncés, et il examina attentivement les vieux murs. Avec hésitation, il plaça sa main contre la vitre de la fenêtre, tentant d'essuyer et de chasser un peu la crasse avec ses doigts - et ne faisant qu'étaler un peu plus la poussière. Puis il se pencha et ses yeux gris regardèrent attentivement à travers le petit morceau de vitre plus ou moins nettoyé.

Il était difficile de voir grand chose de la pièce, mais il remarqua que les quelques meubles qui s'y trouvaient avaient été brisés et que les débris gisaient épars sur le sol. Les murs semblaient avoir été lacérés et il lui fallut un moment pour réaliser que là où les murs avaient été endommagés de nouveaux matériaux remplaçaient la brique et le vieux bois là où ils avaient été arrachés. La pièce toute entière semblait envahie de poussière sauf en quelques endroits ici et là où de larges taches sombres sur le sol semblaient avoir été récemment nettoyées.

« Tu vois quelque chose d'intéressant ? » La voix de James semblait venir de derrière lui, toute proche, et il recula à contre coeur.

« Pas grand chose. » Sirius jeta un coup d'oeil à ses amis, mais ses yeux étaient invariablement attirés vers la fenêtre, qui béait comme un trou sur le côté du bâtiment. « Beaucoup de débris et plein de poussière. » Il se rembrunit, moitié fasciné, moitié dégoûté par l'endroit. « Pas de fantômes donc, et je ne peux certainement pas imaginer que des esprits pourraient briser des meubles. Si vous voulez mon avis, c'est un groupe de gamins qui est venu ici et a fait du bruit et plusieurs superstitieux du coin ont pensé qu'il s'agissait de quelque chose de surnaturel. »

« Je ne sais pas, » répondit Peter avec hésitation en s'approchant. « Tous les gens à qui j'ai parlé semblaient vraiment persuadés que c'était hanté. »

Sirius haussa les épaules. « Peut-être. Mais je continue de penser qu'il ne s'agit pas de fantômes, quoi qu'on en dise. »

« Allez viens, » James lui donna un coup de coude. « Retournons aux Trois Balais. Je suis gelé et j'ai envie d'une Bièreaubeurre. C'est Peter qui paye, » ajouta-t-il tandis qu'il se mettaient en marche vers le village de Pré-au-lard.

Tout en contenant les furieuses protestations de Peter et le rire de James, Sirius s'arrêta pour regarder à nouveau la Cabane Hurlante. Elle était là, vaste et immobile contre la ligne d'horizon et ses fenêtres étaient semblables à de grands yeux noirs et vides qui les regardaient partir.

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« Donc, » dit Mars après avoir avalé une bouché de salade, « La Gazette nous a encore une fois donné une version erronée. » Il ricana et passa l'assiette de dinde à Marta qui pouffa et se servit un morceau avec sa fourchette.

« Comment ça ? » Sinn le regarda par dessus son assiette, les sourcils levés.

« Kane ne vas pas être envoyé à Azkaban. » Mars mordit avec emphase dans une tomate puis fit un grand geste de sa fourchette pour souligner son propos. « Souviens toi que je t'ai dit que Maple allait lui rendre visite ? Hé bien, apparemment tout ça n'était que propagande. Il a bien récolté cinq ans mais simplement au ministère. Il va rester dans une des cellules qui sont situées sous le tribunal. C'est pas trop mal apparemment . Maple m'a dit qu'il avait même une fenêtre. On ne peut pas voir grand chose de ce qui se passe dehors, mais apparemment ils l'ont orientée de façon à ce qu'il voit un peu de paysage.

« Oh, » sourit Annie. « C'est une bonne nouvelle – une sentence allégée. J'ai toujours apprécié kane – Il avait l'habitude de travailler dans un pub le samedi pour gagner un peu d'argent. » Elle soupira, paraissant soulagée. « Je suis contente qu'il n'aille pas dans une véritable prison. »

« C'est tout de même une prison, quel que soit le nom qu'on lui donne, » répondit Sinn tranquillement. « Il est tout de même enfermé. Fort heureusement pas avec des détraqueurs , mais même ainsi – le pauvre homme va être enfermé dans un sous-sol pendant cinq ans. Imaginez ce qu'il va endurer. » il regarda Mars, qui se mordit les lèvres, pensif.

« Je suis d'accord. » Remus avait parlé brusquement, et tous les yeux se tournèrent vers lui. Il sourit, avec un hochement de tête approbateur en direction de Sinn. « Ce professeur est pris au piège. Plus tard, cette cellule va devenir son enfer personnel, avec ou sans l'influence de créatures telles que des détraqueurs. Emprisonner quelqu'un c'est emprisonner son esprit et vice versa. » Il se racla la gorge, gêné, espérant que rien d'autre qu'une légère inquiétude ne pouvait se lire sur son visage.

« Mm, » Mars fit une grimace à l'un des deux jumeaux, qui éclata de rire et enfourna un énorme morceau de pain dans sa bouche.

« Apollo ... » avertit Annie, ses yeux avertis n'ayant rien manqué de la scène.

Le garçon sourit timidement, et pencha la tête plus près de son jumeau. Ils commencèrent à chuchoter dans leur coin, chuchotements interrompus par une bruyante exclamation « Pol » de Meade suivie de quelques rires sous cape. Remus regardait les deux garçons, amusé. Il était scotché par les ressemblances entre les deux enfants et plusieurs de ses élèves plus âgés – il semblait étrange que des garçons de huit ans aient autant en commun avec d'autres garçons beaucoup plus vieux qu'eux-mêmes. Pourtant , tandis que Janie donnait des coups de coude à Mars pour obtenir son attention, il se dit qu'ils ne semblaient pas aussi difficiles que ...

Il coupa court à ses pensées rapidement, serrant les dents avec irritation.

« ... Severus Snape, » disait Sinn, et Remus sursauta, réalisant qu'il avait manqué la moitié de la conversation.

« Je pense sincèrement qu'il est incroyablement intelligent, » disait Mars, « Mais il se montre quelquefois trop ... hum ... curieux pour son propre bien. »

« Tu veux dire fouineur, » Dit Annie carrément.

« Tu as toujours eu une façon directe de dire les choses ma soeur. »

Leur hôtesse sourit et se tourna pour couper les légumes de Marta, permettant à Sinn de revenir au sujet initial.

« Je sais qu'il est intelligent, et je sais qu'il est curieux, mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi un garçon comme ça ne peut pas s'entendre avec ses pairs. » Il fronça les sourcils, écrasant une carotte avec sa fourchette. « Je veux dire, il ne semble pas même avoir d'amis parmi les Serpentard. Et j'aurais pensé qu'il se serait au moins entendu avec quelques uns des autres sang-pur l'ayant précédé à Poudlard. Mais non, on dirait qu'il est tout simplement ... isolé. »

« Hé bien, ce n'est pas le personnage le plus sympathique qui soit, » dit Mars avec philosophie.

« Peut-être pas, mais je pense que chacun possède un ami véritable . Quelqu'un qui colle parfaitement à sa propre personnalité. J'aurais pensé que Severus n'aurait pas fait exception. »

« Oh, et tu es un expert en amitié véritable , » s'enquit Mars tout en faisant glisser délicatement un chou de Bruxelles pour le croquer de ses solides dents blanches.

Sinn lui lança un regard aigu.

« Oh ça va, » grommela le professeur de sports. « Mais tu ne peux pas nier que c'est probablement son attitude désagréable en général, plus qu'autre chose, qui détourne les gens de lui . »

« Potter fait de sa vie un enfer sur terre, » souligna Sinn.

«Exact. Ainsi que Black. » Mars haussa les épaules. « Je ne suis pas surpris que ces deux là ne s'entendent pas en fait. Snape et Black son remarquablement similaires sous bien des aspects. » Il sourit. « Ce sont deux arrogants petits enf - »

« Mars ! » la voix d'Annie coupa court à la conversation et son frère sursauta et prit un air coupable. « Pas devant les enfant si tu veux bien. »

Remus regardait fixement son assiette presque vide, n'écoutant que d'une oreille Meade, Marta et Pol qui hurlaient pour savoir ce que leur oncle avait été sur le point de dire. Son repas avait du mal à passer et son estomac brassait de façon très désagréable. Il se frotta le front de frustration, luttant contre la vague d'émotion qui menaçait de le submerger. Tout semblait toujours revenir à Sirius, malgré tous les efforts qu'il faisait pour essayer de lui échapper. Même ici, parmi ces gens ouverts et amicaux, la présence de Sirius semblait le hanter comme un fantôme – pâle, distant, et le regardant avec des yeux pleins de reproche. Des yeux qui, admettait Remus, avaient à présent commencé à se refroidir quand ils se tournaient vers lui.

Il frissonna et hocha la tête quand Annie lui offrit du pudding.

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La salle de classe de Défense contre les Forces du Mal était réchauffée par la chaleur du soleil de cette fin d'après midi. Des rais de poussière dansaient dans les rayons de soleil qui parvenaient jusqu'au sol, et étincelaient en tourbillonnant dans les courants d'air. La pièce était baignée d'une lueur chaude, lénifiante qui soulignait le silence paresseux qui était descendu en cette fin d'après midi d'hiver.

Remus se tenait devant la classe et écrivait des notes au tableau tout en dictant. La craie crissait quand il la pressait un peu trop fermement, et le bruissement des parchemins et des plumes ne servait par contraste, qu'à mettre en évidence l'atmosphère silencieuse de la pièce. Le jeune professeur pivota et rejoignit l'autre côté du tableau pour commencer à écrire une nouvelle ligne, inconscient de l'examen minutieux dont il était l'objet.

Sirius l'observait par dessous ses paupières baissées, le menton dans les mains. À côté de lui, Peter prenait frénétiquement des notes, et James écrivait une lettre d'amour à Lily, ses lèvres bougeant tandis qu'il formait les mots qu'il essayait – péniblement – d'exprimer. La lumière du soleil se faisait brûlante sur la nuque du garçon, provoquant une coulée de sueur qui glissait depuis son front jusqu'à sa lèvre inférieure. Il sentait sa chemise coller à son dos et il était plutôt surpris qu'un château puisse être aussi chaud au beau milieu de l'hiver.

Sirius fit courir une main dans ses cheveux et se cala contre le dossier de sa chaise, le regard toujours fixé sur Remus. James avait déclaré la fin officielle du pari – il n 'avait donc plus aucune raison d'approcher le professeur. Aucun but non plus, et il était donc par conséquent dérouté par cet espèce d'instinct qui le poussait, l'aiguillonnait et l'obligeait à essayer de rechercher le jeune professeur. Sirius fronça les sourcils, jouant sans y prendre garde avec sa plume tandis qu'il regardait fixement le dos de Remus, désirant plus ou moins que le professeur se retourne et le surprenne à l'observer.

« Réveille toi, » siffla James tandis que Remus se retournait pour expliquer quelque chose à l'un des élèves des premiers rangs. « Il va bientôt nous poser des questions. » Il se pencha et se saisit des notes de Peter , ignorant sa faible protestation, et les poussa en face de Sirius. « Vite. Jette un coup d'oeil à ça et dis moi que tu les comprends. Sinon, commence à prier qu'il ne t'interroge pas. »

Les fêtes célébrées par les créatures sombres et par celles qui utilisent la magie noire. Sirius grogna doucement et commença à étudier les notes de Peter tout en se maudissant de ne pas avoir fait plus attention pendant le cours. Le remord cependant ne suffirait pas alors que Remus finissait d'expliquer le problème à l'élève en face de lui et se tournait pour regarder le reste de la classe, un petit sourire naissant sur ses lèvres.

« A présent vous allez tous retourner vos notes, » dit-il d'un ton plaisant, « nous allons voir ce que vous en avez retenu. »

« Nooooooon, » Murmura James pour lui-même. « Pas ça. Allons plutôt déjeuner tout de suite. Rentrons tous chez nous pour les vacances et qu'on ne revienne jamais. N'importe quoi plutôt que de nous poser des questions. »

Lily qui l'avait entendu, secoua la tête, exaspérée. « Est-ce que ça t'arrive d'apprendre quoique ce soit Potter ? » Murmura-t-elle tandis que James fermait les yeux, ses lèvres bougeant dans une fervente prière à une quelconque divinité qui serait à l'écoute. « Ça te servira de leçon s'il t'interroge. »

« Est-ce que quelqu'un peut me dire, » disait Remus, « Ce qu'est le festival de Dionysos et quelles sont les créatures magiques ou personnes qui y prennent part. » Il fit le tour de la pièce, souriant à la forêt de mains qui s'était levée et en prit une au hasard. « Miss Kiel. »

« Les fêtes de Dionysos, » répondit aussitôt la jeune fille, «étaient des fêtes célébrées habituellement chez les Grecs par des créatures connues sous le nom de Bacchantes. Les Bacchantes inspiraient de la méchanceté chez les mortels et durant la nuit, ils sacrifiaient une femme au dieu. Ils exécutaient aussi des joutes et dansaient nus dans les bois durant la période du festival.

« Très bien. » sourit Remus. « Cinq point à Serpentard, je pense. » il y eut un murmure de mécontentement de la part des Gryffondor, mais pas d'hostilité véritable.

« Allez Lily, » siffla James à sa petite amie, « Tu peux battre un morveux de Serpentard . Réponds à une question ! »

« Et pourquoi pas toi ? » répliqua-t-elle.

« Parce que je n'ai rien écouté ! »

« Pourquoi vous ne - » commença Sirius, avant de fermer la bouche si vite que ses dents claquèrent au moment où Remus se tournait pour le fixer.

« Mr Black. Voudriez vous nous dire de quelle ancienne culture, les fêtes des Bacchantes étaient-elles originaires ? » Les yeux du professeur, habituellement si calmes et placides, étaient devenus froids et Sirius eut l'impression que quelqu'un faisait courir un doigt glacé le long de sa colonne vertébrale. Il se força à rencontrer le regard de Remus, tout en déglutissant nerveusement et en essayant d'ignorer la rengaine qui courait dans sa tête.

'Il me hait ilmehaitilmehaitilmehaitilmehait...' Serrant les dents et se demandant pourquoi cette pensée lui broyait la poitrine si douloureusement, il regarda désespérément en direction de Peter pour chercher de l'aide. Son ami essaya de mimer quelque chose et Sirius fronça les sourcils . Peter mit ses deux mains devant lui et fit le geste de tourner une page. 'livre ... bouquin ... histoire ... roman ... Roman ! (1) Il lança à son ami un regard reconnaissant puis leva le menton d'un air de défi en fixa Remus, tout en priant que ses pensées demeurent cachées derrière ses yeux.

« Les Romans Monsieur. »

« Très bien. Cinq point à Gryffondor. » On aurait dit que chaque mot causait de la peine à Remus, et il se retourna brusquement, mais pas avant que Sirius n'ait noté qu'il était devenu incroyablement pâle et qu'il se mordait légèrement la lèvre.

'Qu'est-ce qui le tracasse autant ?'Se demanda-t-il, tandis que Remus posait à Peter une question similaire.

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Snape resserra sa cape autour de lui tandis qu'il traversait la cour pour se rendre en direction de la chaleur du Grand hall de Poudlard.

Presque arrivé au niveau de la petite fontaine dans un coin de la cour, il fit halte. Il se figea et jura tout bas, ses yeux sombres clignant dans la pénombre en apercevant une silhouette qui glissait dans l'espace dégagé et venait de s'arrêter à quelques mètres de lui. Se rejetant en arrière dans l'ombre, au cas où il s'agirait d'un professeur, il observa la silhouette qui d'abord hésitante, redressa ensuite la tête et resta les yeux fixés sur une fenêtre du second étage éclairée par la lueur d'une lampe.

Snape faillit crier lorsqu'il reconnut la silhouette qui n'était autre que Sirius Black.

À son tour, il leva les yeux vers la fenêtre, curieux de la raison pour laquelle Black s'était arrêté en ce point particulier et il aperçut un garçon qui se déplaçait dans la pièce de l'étage. Il ne portait pas de robe et sa chemise déboutonnée pendait ouverte le long de ses épaules. Ses cheveux clairs étaient en désordre, et il était évident qu'il se préparait à se coucher. Quand le garçon se tourna, son visage devint visible pendant un instant, et Snape écarquilla les yeux de surprise. Le 'garçon' n'était autre que le professeur Lupin. Snape fronça les sourcils et se rapprocha légèrement de Sirius, plus détendu quand il réalisa que Black était inconscient du monde qui l'entourait.

'Qu'est-ce que,' se demanda-t-il tandis qu'il observait les yeux de Black suivre chaque mouvement de Lupin, 'ce ... cette ... cette chose fait ici à cette heure de la nuit ?' Il fronça les sourcils en voyant Sirius se mordre la lèvre, puis tourna à nouveau son regard vers la fenêtre. Lupin avait retiré sa chemise puis l'avait lancée négligemment sur le dos d'une chaise près de la fenêtre. Inconscient, il s'était arrêté pour admirer la nuit à l'extérieur, et Snape vit avec surprise que plusieurs cicatrices marquaient profondément sa poitrine et ses épaules.

Les sourcils froncés, son esprit essaya de mettre bout à bout des informations évidentes, mais il fut distrait de ses pensées par Black, qui laissa échapper un soupir étouffé par sa propre main qui vint s'écraser sur sa bouche. Regardant d'abord son camarade puis Lupin, Snape vit la bouche de son professeur s'ouvrir de surprise au moment où son regard s'arrêta sur Sirius. Il y eut une longue pause, électrique, et Snape, fasciné, vit l'expression de Lupin virer du choc à quelque chose d'autre.

Il se tourna juste à temps pour voir Sirius tourner les talons et s'enfuir dans les ténèbres.

Tandis qu'il suivait des yeux Black qui disparaissait dans un envol de robe et de cheveux longs, Snape sentit un sourire commencer à incurver ses lèvres. Il tenait là évidemment quelque chose qu'il pourrait utiliser d'une manière ou d'une autre contre Sirius Black. Après un dernier regard vers Lupin, il fut surpris de voir que l'homme fixait toujours la direction par où Sirius avait fui, et son expression était un étrange mélange d'attente et de crainte. Snape haussa les épaules et reprit le chemin par où il était arrivé, se résignant à prendre la route la plus longue, même si son esprit tourbillonnait de pensées réjouissantes et d'images de Black révélant finalement son vrai visage.

Sirius Black et le professeur Lupin. L'ironie de la situation le ravissait, et il s'en réjouissait secrètement tandis qu'il avançait en direction de la Salle Commune des Serpentard.

Ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'ils ne soient découverts, et Snape avait hâte de voir ce qui se passerait alors.

A suivre ...

NDT : Désolée, j'ai complètement modifié la version originale, parce que la charade en Anglais était totalement intraduisible en Français.

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Réponses aux reviews :

Bobby : Ah la chtite nouvelle est encore là ! Et bonjour à toi Harun ! Oups, j'espère que je ne l'ai pas réveillé ! Il n'a pas l'air commode. LOL ! Merci d'être revenue ! Bizz

yuki-chan : encore une chtite nouvelle ! Génial ! Merci merci et voici la suite. J'espère que tu l'aimeras. (Moi je l'aime bien ce chapitre, il est plein d'humour avec les nuisances !)

Smirnoff : ahem, hélas je pense que tu ne trompes pas. Mais le 'noeud' n'est pas vraiment pour tout de suite. On va voir la situation évoluer mais le crack est surtout pour le chapitre dix ! En tout cas merci beaucoup pour ta review, elle me fait vraiment plaisir.

Ayame : ahem ! Aurait-on par hasard affaire à une fan de Sirius ? Il me semble le lire entre les lignes (chuis vachement perspicace ! M'étonne moi-même). Mais avoue que Sirius effrayé par l'allure de Remus après sa discussion avec Lucius, ça valait son pesant de cacahuète ?Ton chouchou va-t-il tout déchirer au concours ? Nan nan, ne compte pas sur moi, je ne révèlerai rien, seule la suite nous le dira !

Oxaline : Salut à toi Ô fidèle revieweuse ! Hé oui pauvre Mumus, on lui rebat sans arrêt les oreilles avec Sirius alors qu'il voudrait bien l'oublier ! Et tu verras que ce n'est pas fini. Et moi aussi j'adore la fin : 'Toi, c'était toi' et le Sirius qui s'en va, sans un regard en arrière ! Aah ! C'était beau ! Allez j'espère que tu aimeras aussi celui-ci ! Bizz et merci d'être toujours là !

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