NdA : Bravo à tous ceux qui ont repéré mon énorme erreur/bourde/bêtise/connerie du chapitre précédent ! Et oui, c'est à cause d'un instant de distraction de ma part que Snape appelle Nathan 'Potter' et le vouvoie. Mais j'ai décidé de ne pas corriger cette erreur. C'est un signe du destin, me suis-je dit ! cet élément à son rôle à jouer dans la suite ! (Comment ça, trop paresseuse pour faire les corrections nécessaires ? Comment osez-vous ? Mouah ? paresseuse ? Naaaaaan !) Une explication de ce PNE (phénomène non-expliqué) est prévue dans les chapitres à venir ! Bises et encore une fois, merci !

Eme : merci beaucoup et bonne lecture !

Jenni944 : Sadique ? Oui, en effet ! Quant à l'amélioration… je crains que les choses ne doivent atteindre un nouveau sommet de haine avant de s'améliorer un tant soit peu ! (moi aussi je peux utiliser des grandes phrases, hihi !)

Gloubiglouba : Alors, une petite description des cheveux de ce cher Nathan… Bon, on va dire qu'il descendent juste en bas de ses épaules. Ils ne sont pas frisés, mais bouclés… Bon, ça veut dire que c'est pas des tournicotis tous serrés et crêpu, c'est plutôt… euh… de grosses boucles… . En fait, ce n'est vraiment pas facile à expliquer… je vais essayer de trouver une image y ressemblant un peu et je te dirai où la trouver ! lol

Petitegrenouille : mais de rien, voyons ! Je me suis vraiment amusée en l'écrivant, même si j'ai du faire cela très très vite… bises

Nanie : ' Tu es bizarre… (c'est un compliment !) Bises

Amy Keira : Lol ! Bisous et bonne lecture

Nakuru : Bravo, tu es l'une de celles qui ont repéré mon énorme erreur ! lol… Je suis impardonnable ! mais comme a dit Dali : « Les erreurs ont presque toujours un caractère sacré. N'essaie jamais de les corriger. » …. Oo J'adore Dali….

Archange Déchu: Mhhhhhhhhmmmm… Je vois que nous avons les mêmes goûts… Intéressant ! Bravo, toi aussi, tu avais remarqué mon erreur monumentale ! Mais comme l'a si bien dit Dali… (voir review ci-dessus ! lol) Dali a vraiment bon dos…

Drakyumi : Yeah. Cette histoire va se terminer dans un horrible bain de sang, avec du sang et des boyaux partout… 0o Gloups… Lol

Théalie : NAN ! On touche pas à mon Sév' ! Méchanteuh ! Tu voulais le torturer, c'est ça ? grrrrrrrr… Ceci dit, je remercie ton imagination !

Black-sun : J'ai l'honneur de t'annoncer une accalmie dans quelques chapitres… après un événement affreux, sniff ! Et ne viens pas me réclamer déjà les trois ou quatre chapitres suivants ' ! C'est horrible, j'ai une flemme pas croyable dès qu'il s'agit de les recopier sur l'ordi! (et on ne se moque pas, lol !). Bises tout plein et bonne lecture ! (quant à ma fic étant une drogue, bien fait, na ! Tu es dépendante et bientôt tu seras mon esclave perso !)

Jwulee : Comment ça, dégoûtant ? Alors comme ça, on fait la fine bouche, miss ? Mdrrrrrrr ! Toi aussi, tu as remarqué mon erreur ! Bravo ! (dire que je suis en train de féliciter ceux qui voient mes erreurs… sniff ! --')

Chapitre 12 : Dumby se marre, Sévy et Nathan souffrent, l'auteur s'amuse

Ils disent « là ». Ils sont toujours « ici ».

Si quelqu'un avait demandé à Harry comment s'était passé son cours de potions ce soir-là, nul doute qu'il eut été écharpé sur place. Jamais l'adolescent n'avait pensé que Snape puisse être un tel monstre. Bien entendu, il n'avait jamais été gentil envers lui, il n'avait même jamais eu une attitude neutre et il l'avait toujours haï avec passion, ne manquant pas une occasion de le lui faire comprendre, mais jamais il n'avait été ce bâtard insensible et cruel. A côté des trois heures qu'il venait de passer à accomplir les tâches les plus viles et repoussantes (tâches qui n'avaient qu'un rapport des plus ténus et discutables avec le cours de potions promis), toutes les détentions précédentes de Harry ressemblaient à une croisière aux Bahamas. Plus Harry passait de temps en présence de Snape, plus sa haine envers celui-ci paraissait augmenter, ce qui semblait être tout à fait réciproque.

Les jours passèrent, imperturbables, amenant leur lot de confrontations orageuses, de sarcasmes, de disputes, d'ignorance mutuelle, de repas dans la Grande Salle où les professeurs ignoraient toujours ostensiblement leur collègue et où Nathan jubilait, de soi-disant cours de potions où c'était Snape qui prenait son pied et où son élève casquait. Enfin, les journées se suivaient et se ressemblaient, inlassablement, suivant le même schéma usé jusqu'à la trame, avec une monotonie accablante. Chaque soir, Harry, réfugié dans sa chambre, versait les larmes de rage et de douleur qu'il avait contenues durant toute la journée. La seule chose qui le poussait encore à se lever le matin était sa haine envers son 'père'.

Le premier bouleversement notable dans cet ordre des choses eut lieu une semaine après la scène de la Grande Salle. Durant le repas de midi, McGonagall adressa un sourire chaleureux à Snape. Harry s'étouffa dans son jus de citrouille tandis que Séverus jetait un regard soupçonneux au professeur qui semblait avoir envie d'engager une joyeuse discussion avec lui (fait qui, en lui-même, était déjà anormal). Les autres enseignants après quelques instants de malaise l'imitèrent au grand désespoir de Nathan et de son 'père' (désespoir ayant des raisons différentes, l'un perdant son seul moment de jubilation de la journée, l'autre exécrant tout ce babillage et cette fausse bonne humeur). Le pauvre adolescent regardait fixement son assiette, toute envie de manger lui étant subitement passée et se demandant ce qui avait pu se passer. Il quitta la pièce quelques minutes plus tard, bien avant que les autres aient fini leur repas, et se rendit au lac. Dès qu'il eut quitté la pièce, le ton changea :

-Séverus, commença Minerva, je suis absolument désolée d'avoir ainsi douté de vous. Sincèrement, je…

Devant le grognement rébarbatif de son interlocuteur, elle hésita un moment avant de reprendre.

-Albus nous a tout expliqué. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je vous admire. Un tel sacrifice a dû vous coûter énormément, mon ami.

Snape en resta bouche bée.

-Al… Albus vous a tout… expliqué ? Mais…

-Voyons, voyons, mon ami, intervint le directeur, goguenard, je n'allais pas les laisser croire plus longtemps que vous étiez un monstre, alors que vous avez sacrifié tant de choses pour cet enfant.

Après un instant de réflexion, il ajouta :

-Je dois cependant avouer que c'était assez amusant…

Intérieurement, le professeur de potions était submergé par la panique. Qu'avait donc dit Dumbledore ?

-Je pensais que tout ceci devait rester un secret entre nous, Albus.

-Vu les circonstances, j'ai estimé préférable de révéler à vos collègues vos vraies motivations…

Séverus avait à présent la certitude que le directeur n'évoquait pas la véritable identité de Nathan, mais autre chose. Il n'avait cependant toujours pas la moindre idée de ce dont il s'agissait, et cela l'inquiétait. Connaissant Albus, il avait plus d'une raison de craindre ce qu'il avait pu raconter… Quant à Dumbledore, il semblait fort bien s'amuser à ses dépens. Bien heureusement pour les nerfs de l'espion, Flitwick intervint :

-Sincèrement, je vous plains. Avoir ainsi eu à quitter votre famille pour les protéger de mangemorts fanatiques ! Quelle horreur !

Snape entra aussitôt dans le jeu, après avoir lancé un regard-de-la-mort-qui-tue au directeur.

-Je n'ai, hélas, pas eu le choix.

-Cela a du être terrible, compatit Sinistra.

Le ton que prenait la conversation déplaisait fortement à Snape qui refusait qu'on le prenne, de quelque façon que ce soit, en pitié. Feignant une gêne qu'il ne ressentait pas (il était plutôt énervé), il tenta de détourner la conversation.

-Je préfèrerais ne pas m'appesantir sur le sujet…

Sinistra, ignorant cette dernière remarque, intervint :

-Séverus, très cher (grimace du côté de celui-ci), pourquoi ne dites-vous pas la vérité à votre fils… le pauvre est persuadé que vous n'êtes qu'un horrible raciste sans cœur !

-Comme vous l'étiez vous-même il y a quelques heures, ma très chère amie, ricana le professeur de potions, réveillant la honte que ressentaient les professeurs au sujet de leur comportement des derniers jours. Ils s'agitèrent un peu sur leur chaise, mal à l'aise, et le repas se termina dans le silence le plus complet.

°°°°°

L'horloge du temps se remit à égrener les secondes, puis les minutes, les heures et les jours sans qu'aucun autre changement notable ne survienne. Les professeurs étaient à nouveau charmants envers un Séverus qui ne l'était pas, Nathan se trouvait privé de sa seule source de détente et de vengeance de la journée et Snape jubilait toujours durant leurs soi-disant cours de potions, qui ressemblaient plus, selon Harry, à des séances de tortures qu'à des cours de rattrapage. Dumbledore, pendant ce temps, analysait calmement la situation. Il savait parfaitement que les deux sorciers se haïssaient avec une passion sans égale, et il percevait les fissures dans son plan parfait, mais il s'attachait à comptabiliser les éléments positifs :

Harry et Séverus étaient tous les deux encore vivants ; ils n'avaient même pas (encore) été blessés.

Harry apprenait à utiliser le sarcasme avec une rapidité fulgurante et une efficacité redoutable, et les disputes qu'il avait avec son professeur étaient toujours des plus distrayantes.

Séverus, sans même en avoir conscience, découvrait une face de Harry qui lui avait toujours été soigneusement dissimulée.

Harry n'avait plus ni le temps ni l'envie de culpabiliser pour la mort de Sirius : sa haine envers Snape occupait la plupart de ses pensées et il passait le plus clair de son temps à échaffauder des plans de vengeance.

Lui-même s'amusait comme un petit fou.

Dumbledore avait bien conscience, quelque part, que la situation ne pourrait pas durer éternellement. La seule force qui poussait Harry à vivre était la haine et, un jour, cela ne suffirait plus. Il s'effondrerait et il lui faudrait trouver une autre raison de vivre. Ce moment serait critique et l'attitude de Séverus déterminante. C'est pour cela que le directeur le gardait à l'œil. Vigilance constante, comme aurait dit l'un de ses amis. Le sorcier aurait le pouvoir de détruire complètement Harry… ou de l'aider à se relever.

°°°°°

Harry en avait plus qu'assez ! Cela faisait presque deux semaines qu'il supportait les sarcasmes de Snape sans broncher. Il avait espéré que s'il se conduisait en adulte, le sorcier prendrait conscience de la stupidité de son propre comportement, mais il fallait se rendre à l'évidence : l'éminent professeur de potions était plus bouché et stupide qu'un veracrasse et Harry avait décidé d'agir en conséquence. Durant l'une des corvées qu'il lui avait données, il avait subtilisé divers ingrédients et, ce soir, avec la lune pour seul témoin, il préparait sa vengeance C'était sa troisième tentative, ses deux essais précédents s'étant soldés par de cuisants échecs (comment une potion qui était censée être incolore et inodore pouvait-elle devenir verte et sentir la bouse de dragon ?) Tirant la langue, il ajouta avec application l'élément final, trois racines d'amarante broyées, et retint sa respiration avec anxiété. La potion devint aussi transparente que de l'eau et prit la consistance du miel liquide. Le résultat était plus épais que prévu, mais Harry n'en avait cure et ne fit pas la fine bouche. Il se retint à grand peine d'exécuter une danse de victoire autour du chaudron. Il avait réussi ! Ricanant, il transvasa une partie de la potion dans une petite fiole. Après quelques hésitations, il conserva le reste : cela pourrait lui être utile dans les jours à venir et il n'avait pas réellement envie de devoir recommencer cette potion, il devait bien avouer qu'il était très mauvais en potions. Fouillant dans sa malle, il en sortit sa cape d'invisibilité et se faufila hors de sa chambre. Il ouvrit la porte de la salle de bains et s'approcha de l'étagère où Snape rangeait ses affaires. Souriant comme un fou sadique, il en sortit le shampoing (eh oui, le professeur connaissait cette merveille de la technologie moderne, à la grande surprise de Harry. Il l'utilisait même régulièrement.) et y versa le produit. Il allait bien s'amuser !