NdA : Enfin le chapitre 16 ! J'ai une bonne nouvelle pour vous ! La rentrée est prévue pour le chapitre 27 ! (oui, tout est déjà écrit… J'ai été prise d'une frénésie d'écriture , je n'ai fait que ça pendant trois jours… fichus hormones !). Un grand merci à mes deux correctrices, Nakuru et petite grenouille, qui ont gentiment relu ce chapitre ! N'hésitez pas à me critiquer ! Bises à tous !
Black-sun : à mon esclave dévouée
Je suis heureuse que ce chapitre te plaise, mais comment oses-tu critiquer sa longueur ? (mdr) Les réponses viendront dans les chapitres suivants ! Bises, ta maitresse pas si gentille que ça !
Amy Keira : merci !
Nakuru : merci pour ton aide ! mais n'hésite pas à me laisser des commentaires dans ta correction, si quelque chose te semble bizarre ou si j'ai oublié un détail !
Jwulee : merci beaucoup ! bises
Petite grenouille : merci d'avoir accepté d'être ma bêta, tout comme Nakuru, n'hésite pas à me laisser des commentaires avec ta correction ! Quant à te connaître… apparemment, no ! loool
Neny : merci. Je crois que tu as bien saisi le problèe de l'aouto-mutilation et en effet, il y a tout un chemin à parcourir pour qu'il s'en sorte ! bises !
Violette silva : La rentrée est prévue pour le chapitre 27. Lorsque je parle de Malfoy, c'est du fils que je parle… Merci pour tout et bisous
Nanie nouche : merci !' Euh… en fait, j'ai déjà accepté la proposition de deux correctrices, mais au moindre problème, je te contacterai ! merci beaucoup ! bisous
Thealie : Tu as raisn, heureusement que Dumby est intervenu, ou ils en seraient encore à se tapper dessus dans les chapitres suivants ! (ouais ! ils ne se tappent plus dessus !) bisous
Chapitre 16 : Joyeux anniversaire, Harry ! (ou : Super, la surprise !…)
Et se releverComme on renaît de ses cendres
(Savoir aimer, Florent Pagny)
Minerva s'efforça à ne pas soupirer. Encore un dîner de plus à supporter ! Depuis trois jours, une ambiance étrange flottait dans le château. Durant les repas, nul ne disait mot, les rares tentatives de McGonagall pour commencer une conversation ne donnaient aucun résultat et la plupart des professeurs jetaient des regards intrigués vers les deux responsables de cette atmosphère, c'est à dire Séverus Snape et son fils.
Il paraissait évident qu'il y avait eu entre eux une horrible dispute, mais ce n'était pas tant cela que l'attitude des deux concernés qui les mettait mal à l'aise. Séverus, à la surprise de tous, semblait… désolé, rempli de remords, une idée qui les aurait fait rire quelques jours plus tôt. Il ne cessait de jeter des regards inquiets vers son fils et, chaque fois qu'il tentait de lui adresser la parole, celui-ci refusait simplement de lui répondre, l'ignorant totalement, ou était d'une extrême insolence. Et tout aussi surprenant, Séverus supportait tout cela sans s'énerver, sans laisser paraître la moindre once de colère ou de mauvaise humeur. En fait, il jetait de temps à autre un regard désespéré vers le directeur qui se contentait de sourire.
Nathan, lui, semblait être perpétuellement en colère et contre le monde entier. Il jetait régulièrement des regards noirs vers son père ou vers le directeur qui, lorsque cela arrivait, perdait son sourire, et les regards qu'il lançait au reste des professeurs n'était pas beaucoup plus engageant. Après avoir tenté quelque fois de discuter avec lui, les adultes avaient abandonné tout espoir.
Minerva McGonagall soupira. Les repas étaient devenus une vraie plaie et, si cela n'avait tenu qu'à elle, elle se serait très bien passée d'y assister. Surtout aujourd'hui. Perdue dans ses pensées, elle porta une bouchée de nourriture à sa bouche, tentant de contrôler le tremblement de sa main. Elle mâcha puis avala douloureusement. Elle n'avait aucune envie de manger, mais elle savait qu'elle n'avait pas le droit de se laisser aller au découragement. Mais tout de même… Prenant une nouvelle bouchée de nourriture, elle tenta d'oublier que l'on était le 31 juillet et qu'aujourd'hui, Harry Potter, s'il avait survécu, aurait eu 16 ans… Le sort était si cruel… Elle refoula de son mieux ses larmes et se pencha vers son assiette.
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Le dîner n'était pas encore terminé lorsque Snape grimaça de douleur en portant sa main à son bras gauche. La Marque des Ténèbres le brûlait et il se leva. Il devait s'en aller, Voldemort l'appelait. Silencieusement, il se leva et quitta la table, sous les regards inquiets des professeurs qui avaient compris ce qui se passait. Seul Nathan resta impassible et continua tranquillement à manger, comme si de rien n'était. Le professeur s'apprêtait à sortir de la pièce lorsque la voix du directeur l'arrêta.
-Séverus… Soyez prudent, mon ami. Vous savez que vous nous manqueriez à tous si quelque chose vous arrivait.
Les autres adultes le regardaient d'un air grave en hochant la tête et il comprit que c'était vrai. Seul Nathan gardait les yeux fixés sur son assiette et un rictus moqueur déformait ses lèvres, mais à quelle autre réaction s'était-il attendu ? Comme s'il avait mérité mieux ! Hochant la tête, il sortit de la Grande Salle, puis du château, traversant le parc jusqu'à ce qu'il ait quitté le sol de Poudlard. A ce moment, il transplana.
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Draco Malfoy se releva sur son lit, en gémissant. Trois jours, déjà, et il avait toujours aussi mal. Il était à présent couvert de bleus, sa cheville avait doublé de volume et il était couvert de sang séché (il n'avait pas eu l'occasion ou la force de se laver). Une main crispée sur ses côtes douloureuse, il s'assit et reprit son souffle – il n'avait même pas été conscient qu'il l'avait retenu. Se concentrant sur les mouvements de sa poitrine, il tenta d'oublier la douleur lancinante qui parcourait tout son corps. Respirer et rester calme. Surtout, rester calme. S'il paniquait, il n'aurait pas la possibilité de fuir pendant que son père était absent. Il n'avait aucune idée de l'heure qu'il était et ne savait pas quand Lucius reviendrait, mais il sentait que c'était certainement la seule chance qu'il aurait de s'échapper. Son père était tellement convaincu qu'il était incapable de bouger qu'il n'avait jeté aucun sort sur sa chambre pour l'y enfermer, même après lui avoir annoncé que le Seigneur des Ténèbres l'appelait. Il devait absolument profiter de cette occasion.
Se tenant à sa table de nuit, il posa un pied par terre, puis, plus prudemment, l'autre, qui était blessé. Serrant les dents, il se leva et faillit aussitôt tomber, tant la douleur qui lui traversa la jambe était forte. Des larmes de souffrance échappèrent à ses paupières mais il resta debout : il n'était pas question qu'il abandonne. Lentement, se mordant l'intérieur de la joue pour ne pas hurler, il avança en prenant appui sur tous les meubles qu'il pouvait trouver puis sur les murs. Il ouvrit péniblement la porte de sa chambre et en sortit, essayant d'être aussi silencieux que possible.
Le couloir lui semblait sans fin et il se figea lorsqu'une porte grinça dans son dos. Tout était raté… Une vague de désespoir le traversa et il ravala ses sanglots en se retournant silencieusement. A quelques pas de lui se trouvait sa mère, pâle fantôme blond en robe de nuit de satin bleu s'évasant à ses pieds. Avec détachement, il nota une nouvelle fois à quel point elle était belle. Elle le regardait, sans manifester la moindre surprise, ses yeux bleus à la fois froids et indifférents le parcourant. Une émotion curieuse traversa son visage lorsqu'elle croisa son regard défiant. Gracieusement, elle fit demi-tour et rentra dans sa chambre.
-Bonne nuit, Draco, dit-elle calmement avant de refermer la porte dans son dos.
Le serpentard mit quelques secondes avant de réaliser ce qui se passait : sa mère n'allait pas prévenir son père ou l'empêcher de fuir ! Une curieuse émotion remplaça la stupéfaction, et, après une courte hésitation, il reprit sa route, se concentrant sur sa tâche. Il penserait à sa mère plus tard, lorsqu'il serait en sécurité. Mais il devait d'abord arriver jusqu'au salon et à la cheminée. Il savait ce qu'il allait faire et où il irait. Il espérait seulement que son parrain, même s'il était lui aussi mangemort, l'aiderait. Il ne voulait pas envisager une autre possibilité…
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Séverus Snape regardait autour de lui avec dégoût, tout en prenant soin d'afficher un sourire sadique. Dès son arrivée (il était toujours dans les derniers à transplaner lorsque son maître les appelaient puisqu'il devait traverser tout le parc de Poudlard), Voldemort avait commencé son discours. Ses intentions étaient claires : ils allaient 's'amuser' à détruire un village moldu pour fêter dignement l'anniversaire du très regretté Harry Potter. Séverus avait pris conscience, avec une certaine stupéfaction, qu'il n'avait même pas su que Potter était né le 31 juillet…
Mais le rire du Seigneur des Ténèbres et celui de ses fidèles l'avaient tiré de ses réflexions et ils les avaient imités. Et à présent, ils étaient dans ce village qui avait été si paisible quelques heures auparavant. Oh, ce n'était qu'un petit village, une centaine d'habitants, tout au plus, mais cela ne changeait rien. Distraitement, il lança un doloris sur une jeune femme, se concentrant sur un autre problème, pour mieux oublier ce qu'il faisait, sans parvenir toute fois à ne pas entendre les cris d'agonie qui l'entouraient. Pourquoi cette jeune femme avait-elle une voix si perçante ?pensa-t-il avec horreur.
Fermant un instant les yeux, il repensa à la première partie de la réunion. Voldemort s'était enquis auprès de ses mangemorts de la fidélité de leurs enfants. Son cœur se serra. D'après son père, Draco était tout à fait enthousiaste, même impatient, à l'idée de recevoir la marque… Il ne pouvait s'empêcher de désirer mieux pour son filleul. Il fit une prière silencieuse pour que le garçon ne fasse pas les mêmes erreurs que lui.
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Harry Potter avait quitté la Grande Salle peu après Snape, se dirigeant directement vers sa chambre, fatigué de sentir peser sur lui les regards réprobateurs plus ou moins dissimulés des professeurs. Si ces idiots croyaient réellement qu'il aurait du s'inquiéter pour son 'père', ils pouvaient toujours rêver ! Il n'était pas question qu'il lui consacre la moindre pensée !
Arrivé dans le salon des appartements du professeur de potion, il renonça à s'enfermer dans sa chambre et se laissa tomber sur un fauteuil, juste devant l'âtre où brûlait joyeusement un feu de bois. Nathan jeta un regard accusateur aux bûches qui craquaient sous l'effet de la chaleur, projetant des nuages d'étincelles autour d'elles. Comme si c'était le moment pour un feu d'artifice ! Lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il venait de penser, il se figea : il en voulait à des bûches parce qu'il avait l'impression qu'elles étaient heureuses ! Il devenait fou et être bon pour l'asile ou alors… Ou alors Snape déteignait sur lui. C'était tout à fait le genre de pensée que son mangemort de 'père' devait avoir, estima-t-il. Il grimaça d'horreur et un sentiment étrange le gagna : il ne voulait pas devenir comme Snape, amer, aigri et méchant, il s'y refusait ! Repensant aux dernières heures, il déglutit difficilement. En analysant son comportement, il pouvait voir plusieurs analogies avec celui de Snape. Il fallait qu'il corrige cela…C'est en pensant à ce qu'il devait faire que Nathan s'endormit.
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Harry était debout au milieu d'un village. Une étrange odeur flottait dans l'air et il inspira à pleins poumons : rien ne valait ce parfum de destruction et de mort, mêlant sang et fumée d'incendie. Les cris qui avaient rempli l'air s'étaient à présent éteints. A vrai dire, il n'y avait plus personne pour crier ! Il éclata d'un rire froid qui fit trembler certains de ses mangemorts tandis qu'un immense sentiment de pouvoir le submergeait. Plus personne ne l'arrêterait, à présent. Sans leur petit sauveur, Dumbledore et ses amis ne parviendraient à rien ! La stupide mort de Potter (une chute, quelle déchéance !) qui l'avait d'abord irrité (il aurait voulu le tuer de sa propre main) faisait aujourd'hui sa joie. Il ne l'aurait jamais avoué, mais il était soulagé.
Souriant cruellement, le gryffondor baissa les yeux vers deux enfants moldus que ses mangemorts lui avaient amené, selon ses ordres. Rien ne lui plaisait plus que torturer puis tuer des enfants, quoi qu'il prenne également un énorme plaisir à tuer ceux qui osaient s'opposer à lui. Les deux bambins, un petit garçon d'environ quatre ans et une fille d'un ou deux ans son aînée, le regardaient avec crainte, leurs yeux remplis de larmes qui coulaient librement sur leurs joues. Ils ne disaient mots et se serraient l'un contre l'autre. D'un geste, Harry indiqua à un de ses fidèles de les séparer. Les cris des enfants étaient une musique pour ses oreilles et il sourit presque tendrement au petit garçon qui était resté seul face à lui. Levant sa baguette, il…
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Harry se réveilla en sursaut, tremblant de tous ses membres. Il se rendit compte que ce qui l'avait tiré de sa vision était un soudain verdoiement des flammes de l'âtre. Il fronça les sourcils et portait la main vers sa baguette lorsque quelqu'un apparut face à lui. Attrapant sa baguette, il la leva vers le nouveau venu qui ne faisait pas le moindre geste. Fronçant les sourcils, Nathan reconnut celui qui venait de pénétrer dans la pièce.
-Qu'est-ce que tu fous là, Malfoy ?
Aussitôt ces mots prononcés, il se rendit compte de son erreur : il venait d'appeler par son nom un garçon qui était censé lui être inconnu. Mais il n'eut pas à chercher la moindre explication : le serpentard s'évanouit et c'est à peine s'il eut le temps de le rattraper avant qu'il ne heurte le sol.
