Jwulee : merci beaucoup !
Black-sun : esclave servile, je ne peux empêcher un sentiment de plaisir de me gagner en lisant ton message… Ne t'inquiète pas pour Sev et Harry… Tout finit bien (je t'assure qu'au chapitre 27, ils s'entendent !). Je ferai semblant de ne pas avoir lu ton commentaire sur Dumby… Ta maitresse adorée
Nanie nouche : pas de problème ! Quand à ta fic, j'y jette un œil dès que j'ai le temps ! (là, je suis en période d'exam, je n'ai pas vraiment beaucoup de temps libre…) Bises
Amy Keira : merci beaucoup !
Théalie : tu as tout juste ! bises
Maugreyfiliae : merci beaucoup ! Je tiens à ce que ma fic ne soit pas uniquement basée sur les évènements ou l'action (même si de ce côté-là, il n'y a pas encore grand chose !). Ton message me fait donc très plaisir ! bises
Chapitre 17 : Médicomagie J'ai vu le sable du désert
Assoiffé de drôles de mirages
Nathan tenait Malfoy dans ses bras. Grognant, il le traîna jusqu'à un sofa. Ce qu'il pouvait être lourd ! Et pourquoi s'était-il évanoui, d'abord ?
-Lumos !
La pointe de sa baguette se mit à briller, lui offrant suffisamment de clarté pour constater l'état du garçon.
-Merlin ! s'exclama le gryffondor.
Comment Malfoy pouvait-il être dans cet état ? Le Serpentard avait un œil au beurre noir et sa joue était maculée de sang qui avait coulé de son arcade sourcilière et qu'il semblait avoir essuyé avec le dos de la main. Sa lèvre inférieure était également fendue. Harry ne voyait pas le reste de son corps, mais il supposait qu'il avait d'autres traces de coups. Et à présent, il était évanoui. Que pouvait-il faire ? Après un moment d'hésitation, il le prit par l'épaule et le secoua, en vain, avant de le gifler. Le garçon ne se réveillait pas… Commençant à paniquer, Nathan lui lança un sort de lévitation et se mit à courir vers l'infirmerie, le corps de l'autre flottant derrière lui.
Arrivé à l'infirmerie, il déposa le blond sur le premier lit venu et appela l'infirmière.
-Madame Pomfresh ? Madame ? Pompom ?
Seul le silence lui répondit et Harry comprit avec horreur que la sorcière était certainement partie soigner les victimes de l'attaque. Après tout, celle-ci avait certainement fini par être remarquée et l'Ordre du Phénix était peut-être intervenu, avec ou sans l'aide de divers aurors. Il y avait sûrement des blessés. Que pouvait-il faire ? Dumbledore était sûrement absent et il ne pensait pas d'avoir le temps de vérifier cette hypothèse. Dans cette pièce bien éclairée, le visage pâle de Malfoy était encore plus inquiétant. Après une courte hésitation, il débarrassa le garçon de sa robe et du T-Shirt qu'il portait dessous, le laissant toutefois en pantalon. Les bras et le torse du garçon étaient également couverts de coups. Que devait-il faire ? Il n'avait pas la moindre notion de médicomagie…
Après un instant d'hésitation, il se précipita vers l'armoire où Pomfresh rangeait les diverses potions qu'elle utilisait. Il s'était si souvent retrouvé à l'infirmerie qu'il devait être capable de reconnaître une ou deux potions utiles ! Sa main se referma sur la poignée du meuble et il tenta de l'ouvrir, en vain. L'armoire était fermée magiquement. Sortant sa baguette, il la pointa sur la porte.
-Alohomora !
Le sort resta sans effet et Harry jura. Il ne connaissait aucun autre sort permettant d'ouvrir une porte fermée. Cherchant autour de lui, il finit par avoir une idée en voyant une paire de ciseaux traînant sur une table. Il s'en saisit et en introduit la pointe dans le mince interstice entre la porte et son battant et fit une prière mentale. Pourvu que ça marche ! Avec toutes ses forces, il se mit à pousser sur le reste de l'objet, l'utilisant comme un pied de biche pour forcer la porte.
Au bout de quelques minutes d'efforts, la porte céda et le garçon se retrouva face à des centaines de potions. Avec horreur, il vit qu'aucune d'elles n'était étiquetée. Comment reconnaître celle dont il avait besoin ? Rapidement, il sélectionna plusieurs flacons de produit rouge sang, une bassine et un morceau de gaze blanche. Il apporta le tout jusqu'à la table la plus proche du blessé et déboucha la première potion, la portant à son nez pour essayer d'en reconnaître l'odeur. Pas celle-là. Il passa à la deuxième qu'il rejeta. La troisième le fit hésiter et il la mit de côté, mais dès qu'il eut senti la quatrième, il sut que c'était la bonne. Ramassant les autres bouteilles, il se dirigea vers l'armoire pour les ranger mais il ne savait plus où se plaçait chacune. Avec une bonne dose d'exaspération, il les mit de côté : il n'avait pas le temps de s'occuper de tels détails maintenant. Il remplit une cruche d'eau et se dirigea vers le lit. Il jeta un dernier regard à Malfoy et à ce moment, il se demanda ce qu'il faisait. Le garçon était l'un de ses pires ennemis et il allait soigner ses blessures, des blessures que, pour autant qu'il le sache, le Serpentard pourrait avoir reçues en participant à l'attaque du village de moldus.
Secouant la tête, il s'obligea à ne pas réfléchir à ces choses. Il ne pouvait simplement pas regarder le serpentard dans cet état et ne rien faire. Versant un peu d'eau dans la bassine, il y plongea le linge et, après un moment d'hésitation, se mit à nettoyer les traces de sang qui maculaient le visage et le torse du serpentard, puis il tamponna ses plaies avec la potion qu'il avait choisie. Son cœur se serra à l'idée qu'il ait pu se tromper mais les plaies se refermèrent peu à peu à son grand soulagement.
Curieusement, cette occupation le calmait. Toute son attention était fixée sur son objectif et il n'y avait plus de place pour les questions, les doutes et la colère. Lorsque toutes les plaies furent soignée, il se pencha vers les hématomes du garçon, cherchant à ne pas penser que ce qu'il faisait était peut-être inutile. En effet, le serpentard était toujours évanoui et il ne savait pas comment faire pour le réveiller.
De toute façon, il n'avait pas les compétences pour s'occuper de ce problème. Il espérait seulement que ce qui gardait le garçon inconscient n'était pas trop grave. Avec ironie, il se rendit compte que s'il n'avait pas été aussi souvent à l'infirmerie, il n'aurait même pas su soigner la moindre égratignure ou le moindre coup bleu.
Calmement, il se dirigea vers l'armoire à la porte défoncée et se pencha vers la planche où étaient rangés les crèmes. Il sortit quelques pots et finit par sélectionner un onguent jaune. Si ses souvenirs étaient bons, l'arnica soignait les bleus. Il retourna auprès de Malfoy et, prenant un peu de la crème jaune au bout de ses doigts, il se mit à l'étaler consciencieusement sur un bleu qui couvrait toute l'épaule droite du garçon et massa doucement l'hématome pour faire pénétrer le baume. Se faisant, il détacha un instant les yeux du coup et les posa sur le visage pâle du serpentard. Aussitôt il arrêta ses mouvements et rougit. Malfoy était torse nu devant lui et il… Déglutissant péniblement, il s'efforça à penser au garçon en terme de 'malade' et sa gêne se dissipa, si bien qu'il finit par se demander ce qui lui avait prit.
Il s'apprêtait à passer à l'énorme bleu qui couvrait les côtes du garçon lorsque la porte s'ouvrit sur une Pomfresh échevelée. La première chose que celle-ci sembla remarquer fut l'état de son armoire.
-Que s'est-il…
-Madame ! appela Nathan.
Aussitôt l'infirmière se retourna vers lui avec colère, avant que ses yeux ne se posent sur le blond qui gisait sur le lit.
-Que lui est-il arrivé ? demanda-t-elle en se précipitant à son chevet et en commençant à l'ausculter.
-Je ne sais pas. Il est arrivé par poudre de cheminette et s'est évanoui dans mes bras. Je l'ai emmené ici, mais il n'y avait personne. Il ne s'est pas réveillé depuis.
La sorcière hocha la tête tout en effectuant divers tests.
-Tu as fait quelque chose en m'attendant ?
Nathan déglutit péniblement.
-Euh… J'ai mis ça sur ses plaies ouvertes (il lui tendit le flacon de potion rouge) et j'avais commencé à mettre ceci sur ses bleus. Je sais bien que ce n'était pas le plus pressé mais…
-Ce n'est rien, mon garçon. M. Malfoy semble s'être simplement endormi après être tombé dans les pommes. Il n'a rien à la tête.
-C'est… C'est vrai ? balbutia le gryffondor, soulagé sans trop savoir pourquoi.
-Mmmh… Il a deux côtes cassées et une cheville foulée. Le reste n'est que des coupures et des hématomes.
L'infirmière tendit la main vers le pot d'onguent et fronça les sourcils.
-De l'arnica… Donne-moi le pot bleu ciel sur la troisième étagère, à gauche, et la dernière potion verte sur la cinquième.
Lorsque Nathan revint, penaud, avec les produits demandés, il les tendit à l'infirmière qui fit avaler la potion au blond.
-Je… je n'ai pas empiré son état avec l'arnica ? s'inquiéta le garçon.
Pomfresh leva les yeux vers lui avec une bonne dose d'étonnement puis elle lui sourit.
-Non, bien sûr que non. Mais ce produit-ci agira plus vite. Peux-tu le lui appliquer pendant que je m'occupe de ses côtes ?
Nathan hocha silencieusement la tête et se mit au travail tandis que l'infirmière lançait divers sorts sur le serpentard. Ils coopéraient en silence depuis une ou deux minutes lorsque la porte de la pièce s'ouvrit, laissant entrer Snape.
-Pompom, auriez-vous vu…
Ses yeux se fixèrent sur Draco et il ne termina pas sa phrase, se précipitant auprès de lui, tout en bousculant Harry au passage.
-Que s'est-il passé ?
Nathan, qui se relevait péniblement, lança un regard noir au dos de son prétendu père avant de répondre.
-Il est…
Snape se retourna vers lui et ses yeux se posèrent sur le pot d'onguent qui s'était brisé lors de sa chute.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
Sa voix était tremblante de colère.
-Dehors ! Dehors avant que tu ne fasses plus de dégâts !
-Mais… protesta l'adolescent.
-DEHORS ! hurla le professeur.
Sans plus rien dire, Nathan tourna les talons avec colère et sortit de la pièce, faisant claquer la porte derrière lui.
NdA : tout d'abord, un grand merci à mes correctrices ! Ensuite… L'histoire est déjà écrite jusqu'au chapitre 27, qui est celui de la rentrée ! Alors, les paris : dans quelle maison sera Nathan ?
