Jwulee : Merci beaucoup por toputes tes reviews, elles me font à chaque fois plaisir

Luna051 : Mmmh… Je ne suis pas sure…

Black-sun : Salutations, ô mon esclave favorite !

J'avoue partager ton avis sur Severus, mais que veux-tu… Le pauvre a tendance à ne pas se servir de sa cervelle au bon moment… Harry à Serpentard ? Pourquoi ? Explique-moi tes théories les plus farfelues ! Quant à avoir les chapitres plus vite… Et bien, cela dépend en grande partie de mes gentilles correctrices ! Dans leur immense bonté, elle ont corrigé ce chapitre en un jour ! chante donc leurs louanges !

Bises

Ta maîtresse comblée

Théalie : Comment ? Te prêter Snape ? Pas question! (air offusqué) Je tiens à le garder entier, moi! J'en ai besoin pour la suite! '

Nanie nouche : Ne me pose aucune question sur le QI de Snape, je me verrais obligée de triturer mon pauvre cerveau pour te répondre… J'ai voulu aller voir tes fics, mais je ne t'ai pas trouvée… sniff

Jenni944 : Voilà, voilà! '

Baka-yohko : Mmmh… Peut-être bien, peut-être pas…

Little-Black : très bonnes suppositions, très chère, mais je ne suis pas certaine que vous soyez juste à 100…

NdA : Pour l'instant, la plupart d'entre vous penche pour Serpentard… Nous verrons…
Chapitre 18 : Sous la pluie

Are you the fishy wine that will give me a headache in the morning

Or the blue landmine that will explode without a decent warning ?

Es-tu le mauvais vin qui me donnera un mal de tête le matin

Ou la mine anti-personnelle qui explosera sans un avertissement décent ?

Mad about you, Hooverphonic

Dumbledore s'assit en soupirant derrière son bureau. Jamais le poids des ans ne lui avait semblé aussi étouffant. C'était la toute première attaque massive de Voldemort depuis que le ministère de la magie avait reconnu officiellement son retour et on pouvait dire que le sorcier ne faisait pas les choses à moitié. Lorsque l'Ordre du Phénix était arrivé sur place, le massacre avait déjà eu lieu et il n'y avait plus personne à sauver. Un « joyeux anniversaire Harry »flottait dans le ciel, en lettres vertes. Les membres de l'Ordre avaient tout de même combattu les mangemorts, mais le vieil homme avait bien senti qu'ils avaient perdu une partie de leur énergie. La 'mort' de Harry, sans aucun doute. Il y avait eu plusieurs blessés de leur côté et un mangemort avait été fait prisonnier. Mais cela n'était qu'une bien maigre satisfaction face au spectacle qui les entouraient lorsque tous les fidèles de Voldemort eurent disparu. Malgré leurs recherches, ils n'avaient pas trouvé le moindre survivant.

Et à présent, il y avait ce qu'il avait nommé 'le problème Malfoy'. Le jeune serpentard était à l'infirmerie, en train de dormir. Comment et pourquoi était-il dans cet état ? Le directeur avait bien quelques suppositions mais préférait attendre d'entendre le jeune garçon lui expliquer les faits de sa propre bouche.

°°°°°

Il était 17 heures. Snape avait passé toute la nuit et toute la journée au chevet de son filleul, ne sachant ce qui lui était arrivé pour le mettre dans cet état. Pomfresh avait eu beau lui dire qu'il allait bien et qu'il était simplement endormi, à le voir si pâle sur son oreiller, son visage encore marqué par un œil au beurre noir qui s'effaçait peu à peu, il ne pouvait s'empêcher de se faire un sang d'encre. L'infirmière lui avait dit que c'était Nathan qui l'avait amené ici et lui avait donné les premiers soins. Il avait été stupéfait de savoir que Potter avait soigné Malfoy, qui était son pire ennemi parmi les élèves de Poudlard, mais plus encore de savoir qu'il avait utilisé les potions adéquates. Peut-être y avait-il plus chez le garçon qu'il ne l'avait pensé…

Il étouffa un bâillement et se concentra à nouveau sur son filleul. Pour prendre le risque d'emprunter le feu de cheminette dans son état, avec des côtes cassées et une cheville foulée, il devait réellement n'avoir pas d'autres alternatives. Alors, que lui était-il arrivé ?

°°°°°

Cela faisait bientôt quatre heures qu'il pleuvait sans discontinuer, mais cela semblait être indifférent à l'adolescent assis auprès du lac. C'était là qu'il avait passé la nuit et toute la journée, perdu dans ses pensées. D'une certaine façon, il s'étonnait presque d'être en colère contre Snape. Il avait toujours su que l'homme n'était qu'un sale hypocrite, haineux et amer. Alors, pourquoi ce sentiment d'injustice ?

C'était lui qui avait trouvé Malfoy, c'était lui qui l'avait soigné, alors qu'il ne connaissait rien à la médicomagie, alors que le serpentard était son ennemi, alors qu'il aurait aussi bien pu le laisser crever sur place. Mais non, il l'avait soigné de son mieux. Et tout ce qu'il y avait gagné, c'était une chute, un regard furieux de son 'père' et un ordre de s'en aller. C'était tout à fait injuste, se dit-il une fois de plus en rabattant la manche de sa robe sur son bras qui s'ornait de nouvelles coupures. L'esprit ailleurs, il lança un sort pour les dissimuler.

°°°°°

Minerva McGonagall quitta sa fenêtre. Depuis la matinée, Nathan Snape était assis près du lac et, pour autant qu'elle puisse en voir, il ne semblait pas avoir bougé d'un pouce. Elle se décida à quitter la chaleur du château pour sortir sous la pluie. Même avec le sort dont elle s'était entourée pour se protéger de ma pluie, le vent froid la faisait frissonner. Et le pauvre enfant était dehors depuis au moins le début de la journée. Il devait être frigorifié ! Pourquoi ne rentrait-il pas ? Elle arriva à côté du garçon sans que celui-ci ne paraisse l'entendre ou la voir. Fronçant les sourcils, elle se pencha et posa la main sur son épaule. Le garçon sursauta et se leva, en une fraction de seconde, pointant sa baguette vers elle. Lorsqu'il la reconnut, il s'excusa et rangea sa baguette.

-Que se passe-t-il, professeur McGonagall ?

Le professeur de métamorphose le détailla. Les cheveux habituellement bouclés du garçon pendaient lamentablement autour de son visage, trempés, ses lèvres étaient bleues de froid et il tremblait.

-Vous ne devriez pas rester ainsi sous la pluie. Vous tremblez de froid.

Le garçon lui adressa un regard étonné, comme si le fait que l'on puisse se soucier de son bien-être lui était étranger et Minerva serra les dents. Séverus allait entendre de ses nouvelles ! Il n'avait aucun droit de traiter ainsi son fils, quelle que soit leur histoire commune (ou leur absence d'histoire commune.)

-Venez ! Il ne faudrait pas que vous tombiez malade !

Le garçon hocha la tête et ils rentrèrent tous deux dans le château. D'un mouvement de baguette, Minerva sécha les vêtements du garçon. Un autre sort le réchauffa.

-Vous devriez prendre un bain chaud, pour éviter de tomber malade, s'inquiéta la sorcière, en voyant que le garçon ne cessait pas de trembler.

Celui-ci se contenta de hausser les épaules et, prise d'un doute soudain, le professeur posa sa main sur son front. L'adolescent était brûlant de fièvre.

-Merlin ! depuis quand étiez-vous dehors, Monsieur Snape ?

-De… depuis que mon 'père' est rentré.

Minerva fronça les sourcils. L'adolescent semblait avoir passé la moitié de la nuit dehors, en plus de ce qu'elle avait estimé auparavant.

-Il vous a mis dehors ? Ou alors vous ne vouliez pas rentrer ?

Le garçon se contenta de hausser les épaules, au grand désarroi de la sorcière. Celle-ci décida qu'une conversation avec le directeur puis avec Séverus Snape devenait urgente.

-Pensez-vous que vous pourrez aller à l'infirmerie sans problème ?

Nathan hocha la tête et, après une courte hésitation, le professeur décida de le laisser seul et d'aller parler au directeur.

°°°°°

Draco Malfoy gémit et battit des paupières. Où était-il ? Peu à peu, la mémoire lui revint. Il devait être à l'infirmerie de Poudlard. Tournant un peu la tête vers la gauche, il vit son parrain assis sur une chaise à côté de son lit. Le sorcier n'avait pas encore remarqué qu'il était éveillé, et était perdu dans de sombres pensées.

-Séver… commença le garçon avant d'être pris d'une quinte de toux.

Sa gorge était aussi sèche que du carton et il avait toujours mal aux côtes au moindre mouvement, mais la douleur était bien moins forte qu'auparavant. Son parrain sursauta en entendant sa voix et lui jeta un regard soulagé. Entourant ses épaules d'un bras, il l'aida à se redresser et à s'asseoir avant de lui faire boire un verre d'eau.

-Comment te sens-tu, Draco ?

Le garçon lui fit un petit sourire avant de répondre d'une voix rauque qu'il allait bien mais qu'il avait toujours soif. Son parrain lui fit boire un deuxième verre d'eau et il se sentit légèrement mieux.

-Merci, Séverus.

-Je t'en prie, murmura le professeur en repoussant une mèche de cheveux blonds derrière l'oreille du garçon qui secoua la tête en grimaçant.

-Parrain, je ne suis plus un bébé.

-Je sais, Draco… Dommage. Je t'assure que tu ne m'as jamais causé autant de problème lorsque tu en étais encore un !

Le garçon leva les yeux au ciel.

-Comme si j'étais un enfant à problème !

Le visage du professeur de potions se fit sérieux et Draco sentit quelle serait la prochaine question.

-Que t'est-il arrivé, Draco ?

Le serpentard se tut et détourna le regard. Il n'était pas certain de vouloir répondre directement à cette question. Qui sait ? Si son parrain découvrait qu'il avait fui le foyer familial pour ne pas devenir mangemort, peut-être l'obligerait-il à rentrer chez lui. Déglutissant péniblement, il dit :

-Je n'ai pas envie d'en parler. Pas maintenant.

Snape s'apprêtait à exiger une réponse lorsqu'il croisa le regard à la fois obstiné et apeuré de son filleul.

-Très bien… Mais Dumbledore voudra des réponses, lui.

Draco fronça les sourcils. Il n'avait pas pensé au directeur. Si le vieux fou l'avait vu, il allait en effet exiger des réponses à ses questions. L'adolescent ne savait s'il en était heureux ou non, mais il savait que Dumbledore le protégerait de son père et des autres mangemorts s'il le lui demandait. Il le protégerait tant que ce serait en son pouvoir, c'est à dire tant que Voldemort ne l'aurait pas vaincu ou n'aurait pas été vaincu. Cependant, à présent que Potter était mort, la victoire du mage noir semblait bien plus probable… De plus, il n'était pas certain d'avoir envie de demander une telle protection avec son parrain dans les alentours. Certes, le sorcier l'aimait, plus que son père ne l'avait jamais fait, mais il était un mangemort… Refusant de s'appesantir sur ce sujet, il choisit de détourner la conversation.

-J'ai entendu dire que tu avais une toute nouvelle compagnie !

Snape, bien que conscient du fait qu'il changeait délibérément de sujet, leva les yeux au ciel et marmonna :

-J'aurais du le savoir ! Les commérages ont toujours été le point fort de tes parents, et pas seulement de ta mère ! Lucius est incapable de garder pour lui la moindre nouvelle –sauf celle concernant Voldemort, ajouta-t-il mentalement.

-Alors, c'est vrai ! Tu as un fils ! Comment est-il ?

-Il est de taille moyenne, avec des cheveux noirs bouclés et des yeux dorés. Ta curiosité est satisfaite ?

Draco fronça les sourcils.

-Je crois l'avoir vu en arrivant…

-C'est possible. D'après ce que j'ai compris, c'est lui qui t'a emmené ici.

-Mais tu sais très bien que ma question ne se limitait pas au physique ! Quel est son caractère ? Est-ce que vous vous entendez bien ?

-Non, nous ne nous entendons pas du tout, si tu veux tout savoir.

-Je parie que tu passes ton temps à le critiquer et à lui faire des remarques désagréables. Comment veux-tu que vous vous entendiez ! Franchement, Séverus, tu devrais faire un effort ! Et ce n'est pas la peine de nier, tu es comme ça avec toutes les personnes que tu rencontres !

-Qu'en sais-tu ?

-Oh ! Franchement, parrain ! C'est ton FILS ! Tu pourrais faire un effort.

-Je ne vois pas pourquoi je ferais un effort pour ce…

-Stop ! Je sais ce que tu vas dire ! Pas la peine ! Séverus… (le jeune homme cacha de son mieux une grimace de douleur en reprenant sa respiration. Il n'aurait pas du s'emporter autant) Tu as toujours rêvé d'avoir un enfant et maintenant que tu as un fils, tu ne fais aucun effort. Je sais que ce n'est pas un sang-pur, mais j'espère que ce n'est pas pour ça que tu…

-Non, bien sûr que non ! Pour qui me prends-tu ?

-Mmmh… Réfléchissons… Pour le terrible Snape, professeur de potion et terreur des cachots ! répondit le garçon en retenant un rire.

-Tu oses te moquer de moi ? s'indigna l'adulte, faussement vexé, alors que son filleul éclatait de rire, malgré la douleur que cela causait au niveau de ses côtes.

Snape, remarquant qu'il souffrait, lui fit avaler une gorgée de potion et l'aida tendrement à se recoucher sur le lit.

-Il vaut mieux que tu ne te fatigues pas, Draco…

La réponse de celui-ci mourut sur ses lèvres lorsque ses yeux se posèrent sur l'encadrement de la porte où se tenait un adolescent silencieux.