NdA : Comme promis, la deuxième annexe est consacrée à Draco. Comment et pourquoi Draco a-t-il refusé de devenir mangemort ? Cette annexe est présentée sous la forme d'un journal, ce qui change pas mal du reste de la fic. J'espère que vous ne serez pas trop dépaysés. Moi, ce chapitre ne me satisfait pas… Bisous

200 reviews sur hpfanfiction ! Merci à tous !

Merci à surimigirl, neny, krysta, lunicorne, Thealie, eowyn, Black-sun, Elliana, lily, Mina Murrey et nanie nouche pour m'avopir signalé mon erreur! J'avoue cependant que le fait que tant de nouveaux reviewers/euses apparaissent pour me signaler une erreur mais ne prennent pas la peine de me laisser un mot gentil m'attriste…

Kida Saille : merci beaucoup ! bisous

Elliana : Tu travailles ? ' J'espère que ça te plait… Merci beaucoup ! bisous

Tchaye : merci beaucoup : )) Jade reviendra, ne t'inquiète pas

Zaïka : merci pour ta courte review ! Ca fait plaisir !

Gryffondor : Merci beaucoup de prendre le temps de me laisser des messages aussi longs ! Je n'ai pas encore écrit le chapitre ou Sev appren,dra que Harry s'auto-mutile, mais ça ne va pas bien se passer… Bisous

Nanie nouche : Ne t'inquiète pas, Nathan va s'en sortir (j'ai bien réussi, moi… enfin, provisoirement…) Grooooooos bisous à toi !

Lilix : merci beaucoup !

Black-sun : Merci, esclave (bien que votre adoration me soit d'ores et déjà assurée, j'aime vous entendre louer mon talent ! mdr)… C'est vrai que Nathan fait peur ! Ca va s'arranger mais pas avant un bon moment !

Votre maitresse qui apprécie votre dévouement

Sun : une nouvelle lectrice ! ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii. Je publie chaque w-e, le vendredi ou le samedi et de temps à autre, deux fois par w-e…. Bisous

Surimigirl ! hem… désolée ! Tu l'as surement déjà dis, mais pas assez mdr !

Boo Sullyvan : Mais c'est amusant de faire cut-cut avec les couteaux… T.T

Annexe 2 : Draco

Plus je vais, le grand amour, j'ai bien peur que ça existe vraiment.

Louis Scutenaire, Mes inscriptions Le 3 juillet

Je m'appelle Draco Malfoy. Je vis depuis seize ans. Je suis grand, blond avec des yeux gris-bleu. Je suis un sorcier. J'habite dans un énorme manoir. Je suis riche. On m'envie souvent. Je suis heureux. Le mensonge est un art que je manie à la perfection, tant et si bien qu'il m'arrive de ne plus savoir moi-même si je dis vrai ou si j'affabule. Croyez-moi ou non, que m'importe…

Et voilà, je recommence ! Bien entendu, c'est important… Je ne vous raconterais pas tout cela si ce ne l'était pas. Je n'aime pas révéler mes secrets. Mais puisque vous êtes là, que vous penserez certainement que je vous mens ou que vous ne m'écouterez pas, je peux sans doute me permettre de vous dire la vérité…

Je m'appelle Draco Malfoy. Cela fait seize ans que je meurs, étouffé par les apparences. Je n'aime ni mes cheveux d'albinos ni mes yeux si froids. J'ai assez de pouvoirs magiques pour que mon père veuille faire de moi un mangemort. Ma maison ressemble à un mausolée. Je suis souvent seul. On ne voit de moi que le masque que j'ai appris à porter. Je ne suis pas heureux. Il y a tant de mensonges autour de moi que j'en viens souvent à douter de ma propre réalité. Avant lui, je n'étais pas certain d'exister…

Le 7 juillet

Vous êtes encore là ?… Je suis ridicule à écrire dans un vieux cahier en faisant semblant d'avoir des interlocuteurs. Qu'en pensez-vous ? Vous ne répondez pas ? Sans doute avez-vous raison…

Lors de notre précédente conversation, je vous ai quitté après l'avoir évoqué, lui. Le Fou. L'Elu. L'Etoile. Le Gouffre. Appelez-le comme vous le voulez. Pour moi, il est juste lui. Le garçon dont les yeux émeraude et le sourire m'avaient donné envie de le connaître lors de notre première rencontre. Celui qui a refusé mon amitié. Mon ennemi depuis cinq ans. Celui dont le sourire pour un autre m'a un jour frappé en plein visage. Celui dont je rêve qu'un jour il me sourie ainsi. Celui qui jamais ne m'adressera des regards autres que méprisants. Celui qui est devenu l'amant de mes rêves et le cauchemar de mes jours. Cauchemar puisque je ne peux plus supporter sa haine, puisque je ne peux m'empêcher d'attiser celle-ci afin qu'il me parle, même si c'est pour qu'il m'insulte, même si chacun de ses mots me blesse plus sûrement qu'une lame aiguisée. Celui que j'aime. Celui qui me détestera toujours.

Vous me trouvez pathétique ? Ridicule ? Exagérément défaitiste ? Ridiculement romantique ? C'est que je suis tout cela. C'est qu'il a fait de moi cette personne que j'ai tant de mal à reconnaître. Et il ne le sait pas. Je doute qu'il l'apprenne un jour. Et si cela venait à arriver, je ne pense pas que cela l'intéresse le moins du monde. Puisqu'il me hait…

Le 13 juillet

Il est mort.

Le 15 juillet

C'est étrange. Je me sens comme dédoublé. Une partie de moi continue à vivre normalement, à donner le change à mes parents. Ce morceau de moi arrive même à se réjouir de Sa mort en présence de mes parents. Ce n'est qu'une infime partie de moi, mais elle absorbe toute mon énergie. L'autre ne ressent plus rien. Elle est comme anesthésiée. C'est cette partie-là qui a failli pleurer en lisant l'annonce de Sa mort. C'est elle qui à présent me donne l'impression de n'être qu'une coquille vide. Je n'ai pas mal. Peut-être est-ce parce que je n'arrive pas à croire que je ne reverrai jamais ses yeux verts qui s'allumaient de haine en me voyant. Le jour où j'en prendrai vraiment conscience, je risque de souffrir… En attendant, je joue mon rôle, je ris, je souris, je raille et me moque. Puisque ce masque est la seule chose qui me reste…

Le 16 juillet

Il est MORT. Je commence à le comprendre. Et à souffrir. Ne riez pas ! J'ai vraiment mal… Ce n'est pas possible ! Comment a-t-il pu mourir d'une simple chute ? Après tout ce qu'il a vécu ? C'est injuste…

J'en ai pris conscience cet après-midi. Il y a eu un énorme orage et les éclairs m'ont fait penser à lui. C'est si beau, un éclair. Si fort… C'est ce qu'il a été dans ma vie. Une violente lumière qui m'a aveuglé. Belle, mystérieuse, attirante, effrayante. Le temps que je comprenne son importance, elle a disparu. Il ne me reste que le tonnerre qui jette le désordre dans le calme et l'ordre de ma vie, de mes sentiments… Et puis, un jour, le tonnerre disparaîtra et je serai seul. A nouveau.

Le 20 juillet

Père veut que je devienne mangemort. Je savais bien que ce jour finirait par arriver, et je l'attendais presque avec impatience. Avant. Avant Harry.

Le 21 juillet

Je ne sais plus où j'en suis. Mon père planifie déjà tous les détails de ma présentation au Seigneur des Ténèbres. Rien ne le fera changer d'avis, je le sens. Et moi, je ne sais même pas ce que je veux faire… Je n'ai pas envie de devenir un mangemort mais je n'ai pas envie non plus d'être du côté des perdants. Or l'Ordre du Phénix va perdre, sans Potter, c'est évident. D'un autre côté, j'ai honte de céder aux envies de mon père simplement parce que je suis trop lâche pour m'y opposer, trop lâche pour faire de ma vie ce que je veux, même si cela signifie la mort… Et puis, en devenant mangemort, j'aurais l'impression de trahir Harry. Je sais qu'il ne m'a jamais accordé la moindre estime, mais, moi, pour lui, j'aurais accepté de trahir ma famille, de devenir espion, de tuer même ! Pour un simple regard autre que méprisant, pour un seul sourire… J'ai peur que le Draco qui aurait pu faire cela, celui qui était capable d'amour (je n'ai plus peur de le dire : je l'aimais, je l'aime toujours. Peut-être l'aimerai-je toujours… Ne riez pas ! C'est vrai, je le connaissais peu, mais je l'aimais !) ne disparaisse avec l'apparition de la Marque des Ténèbres sur mon bras… Je ne sais plus quoi faire…

Le 27 juillet

J'ai fait mon choix : je ne veux pas être mangemort. Mais je n'aurais pas du le dire à père. Il n'a pas très bien pris la nouvelle. A vrai dire, il l'a très mal prise… Ma joue aussi a très mal pris son coup de poing. Mais ce n'est rien à côté du doloris qu'il m'a lancé après que je sois tombé. Je n'aurais jamais cru qu'il utiliserait un jour un sort comme celui-là sur moi. Je suis son FILS !

Il m'a donné jusqu'à demain pour changer d'avis. Et déjà, je sais que je ne le ferai pas. Et j'ai peur… Personne ne viendra m'aider, personne ne viendra me sauver. Si Harry avait été vivant, j'aurais pu rêver qu'il apprenne ce qui m'arrivait, je ne sais pas trop comment, et qu'il vienne m'aider. C'est le genre de choses qui lui ressemble, aider même ses ennemis. Enfin, je crois… Tout compte fait, je préfère qu'il soit mort, histoire de ne pas être déçu. Pourquoi serait-il venu pour moi, après tout ?

Chers amis, j'ai bien peur que ce soit la dernière fois que je vous confie mes pensées. Je vais jeter un sort à ce journal pour que mon père ne puisse pas le lire. Il ne manquerait plus qu'il apprenne que je suis amoureux de Celui-Qui-Avait-Survécu…

Le 2 août

Il est vivant ! Vivant ! Harry Potter est vivant ! Vous ne me croyez pas ? Moi non plus, au départ, je ne voulais pas le croire ! Et en plus, c'est lui qui m'a soigné quand je suis arrivé à Poudlard ! Il m'a soigné, moi, son ennemi de toujours !

Moi ? Mais non, je ne divague pas ! Harry Potter n'est autre que Nathan Snape, le fils supposé de mon parrain. Je sais, ça doit vous paraître impossible. D'ailleurs, je ne comprends toujours pas ce qui a pu se passer pour qu'ils se retrouvent à jouer cette comédie. Et je ne comprends pas comment Dumbledore (c'est lui, j'en suis certain !) a pu convaincre Severus d'adopter l'élève qu'il déteste le plus au monde. Non pas qu'il ait l'air heureux d'y avoir été contraint, loin de là…

Vous voulez savoir comment j'ai reconnu Harry sous son nouveau déguisement ? Je ne le sais pas trop moi-même… Tout d'abord, quand je suis arrivé, il m'a appelé 'Malfoy'. Evidemment, je me suis évanoui directement après. J'ai peut-être déliré… Physiquement, son seul point commun avec Harry, c'est la couleur de ses cheveux. Noirs corbeau. Et peut-être le fait qu'il soit si mince, presque maigre… Il a des yeux dorés, un teint très pâle et des cheveux bouclés et longs. J'ai honte de l'avouer mais je l'ai pris un moment pour une fille. C'est la faute de ses traits, presque trop fins, et de ses cils… (J'avoue : il dort dans le lit à côté et je passe mon temps à le détailler…) Dès que je l'ai vu, debout à l'entrée de l'infirmerie, j'ai ressenti quelque chose d'étrange. Puis j'ai vu la façon dont il se tenait, le pied gauche un peu en retrait, la main droite fourrée dans sa poche, près de sa baguette, l'autre main qui passait nerveusement dans ses cheveux. Et je l'ai reconnu. Le fait qu'il se soit obstiné à regarder le sol quand on a parlé de Harry Potter n'a fait qu'augmenter mes soupçons. Je suis sur de moi à 99. C'est lui. Il est vivant ! Et il a pris la peine de me soigner, moi, son pire ennemi…

Je suis heureux.

Le 4 août

Harry a changé… Je me demande ce qui lui est arrivé…