NdA : J'y crois pas ! Je suis déjà au chapitre 30 de cette fic ! C'est génial ! Mais le temps passe vite… Et je me rends compte qu'il ne s'est pas encore passé grand chose ' Il y a encore plein de problèmes en suspens ! (Voldy est un peu trop calme et la situation entre Harry et Draco fait du sur-place !) Je me demande combien de chapitres il y aura au total… Je n'ai pas l'impression d'être ne serait-ce qu'à la moitié de l'histoire ! Je tiens à remercier tous mes lecteurs, sans exception, mes reviewers dont les messages m'aident à retrouver l'inspiration et parfois l'envie de sourire ou de vivre (je suis pas tous les jours quelqu'un de joyeux… ToT Imaginez la pauvre Alanthia en période de déprime se jeter toutes les heures sur son ordi pour lire ses reviews au cas où il y en aurait des nouvelles ! mdr) et toutes les personnes qui m'aident dans la conception de cette fic : mes correctrices, ma sœur qui ressemble étrangement à Susan, même si elle ne le sait pas et n'a jamais lu cette fic (mdr), et toutes les suggestions et remarques qui m'aident à garder une histoire plus ou moins cohérente. MERCI A TOUS ! ET JOYEUSES FETES
Chapitre 30 : Petit déjeunerCe que je te dis ne me change pas
(Paul Eluard)
Les premiers poufsouffles commençaient à se réveiller lentement et à se préparer pour aller prendre leur petit-déjeuner. Draco se décida à se lever et émergea lentement des draps douillets de son lit avant de se diriger vers la salle de bain. Il en ressortit un quart d'heure plus tard, impeccable, comme toujours, et revêtu d'un uniforme aux couleurs des poufsouffles. Après tout, il n'avait pas trop le choix, même si le jaune ne convenait pas du tout à son teint. Il se pencha vers son sac, voulant rassembler ses cours, puis il se souvint qu'il n'avait pas reçu son horaire. Soupirant, il se dirigea vers la salle commune, à la recherche d'un préfet, mais il n'en trouva aucun. Où pouvaient-ils être ? Lorsque lui-même était préfet (vu qu'il n'était plus à serpentard, le titre lui avait été retiré), il avait toujours veillé à … Bon d'accord, peut-être qu'il n'avait pas toujours été disponible. Peut-être même qu'il avait l'habitude de remballer les rares serpentards qui osaient demander son aide, mais là, il était chez les poufsouffles, gentils, loyaux et serviables ! Où étaient-ils passés ?
Il s'apprêtait à retourner dans sa chambre et à emporter tous ses cours avec lui, n'ayant aucune envie de demander de l'aide à l'un des idiots qui passaient leur temps à lui jeter des regards en coin et à chuchoter (très mal, il entendait tout) entre eux. Il n'était pas une bête de cirque, bon Dieu ! Puis une main se posa sur son épaule et il tourna la tête pour voir Susan qui lui adressait un sourire incertain, comme si elle craignait que cette familiarité ne lui coûte la vie. Impassible, il lui fit face.
-J'ai ton horaire, Mal… Draco ! lui expliqua la jeune fille, se rappelant au dernier moment que l'ancien serpentard lui avait demandé de l'appeler par son prénom.
Malfoy était partagé entre le soulagement et l'horreur. Mais qu'est-ce qui lui avait pris de demander aux autres de l'appeler par son prénom ? Il devait réellement être sous le choc la veille pour avoir fait une telle chose. C'était contraire à tout ce qu'on lui avait appris : une telle familiarité n'était permise qu'au sein d'une même famille et entre amis très proches. Ce qui revenait à dire que seuls son père, sa mère et Séverus l'appelaient ainsi, un serpentard n'ayant par nature pas d'amis proches. De temps à autre, Pansy osait se servir de son prénom, mais elle avait tort et ne tardait jamais à le découvrir. Se forçant à sourire naturellement (quoi qu'il fut convaincu que cela ressemblait plus à une grimace qu'à autre chose), il remercia la jeune fille.
-Merci Susan. J'étais justement venu à la recherche d'un préfet, mais apparemment, ils se sont cachés !
-Oh non, ils sont à une réunion, Dumbledore va désigner le nouveau préfet de… s'arrêta brusquement la brune.
-Serpentard… J'aurais du m'en douter, continua le garçon, dissimulant de son mieux une pointe d'amertume. J'espère que ce ne sera pas Zabini qui aura ma place. Cet idiot ambitieux gonflé de sa propre importance ! Il me fait vomir !
La poufsouffle le regarda un moment, incertaine, puis se mordit les lèvres et devint rouge. Sa respiration devint difficile et elle semblait s'étrangler. Draco lui jeta un regard soupçonneux et elle finit par éclater de rire.
-Je peux savoir ce qui te fait rire ? Je ne vois rien d'amusant ! Il ne peut rien arriver de pire que Zabini…
Il fut coupé par Susan qui, entre deux éclats de rire, parvint à bégayer :
-Idiot… ambitieux… gonflé de sa… sa propre importance !
-Quoi ? s'impatienta l'ancien serpentard tandis que la jeune fille repartait dans un éclat de rire incontrôlable.
Jetant un coup d'œil autour de lui, il vit que tout le monde les fixait avec des yeux ronds et sentit son exaspération augmenter.
-Vous ne l'avez jamais vu rire, ou quoi ? s'énerva-t-il, ce qui eut pour effet que tous reprirent leurs activités, se contentant de leur jeter de temps à autre un coup d'œil.
Enfin, la jeune fille se calma et essuya ses yeux, tout en émettant de temps à autre un gloussement.
-Je peux savoir ce qui t'a fait rire ainsi, maintenant ?
-C'est … Ta description… On aurait dit toi !
Le blond failli s'étrangler.
-Ca va pas la tête ? J'ai rien en commun avec ce mec !
-Tu as bien raison, dit la jeune fille en tentant de garder son sérieux. Tu n'es ni ambitieux, ni orgueilleux ni convaincu de ta suprématie… (elle se mordit à nouveau les lèvres pour ne pas rire devant la tête de Malfoy). Mais tu es idiot !
Celui-ci lui jeta un regard assassin et tourna les talons pour retourner dans son dortoir. Il y pénétra en grommelant :
-Elle est folle, cette fille. Comme si j'avais la moindre ressemblance avec ce bouffon arriviste et sans la moindre classe ! Comparer un Malfoy et un Zabini ! Pourquoi pas me comparer à Longdubat, tant qu'on y est ?
Tout en marmonnant d'autres paroles du même genre, il fourrait ses affaires dans son sac. Il avait cours de DACFM, de potions et de runes anciennes aujourd'hui. A peine apaisé, il se retourna et allait s'en aller lorsqu'il remarqua que les rideaux du lit de Nathan étaient toujours tirés. Fronçant les sourcils, il se rappela ne pas l'avoir encore vu ce matin-là. Après une seconde d'hésitation, il écarta les lourds pans de tissu et se pencha sur la silhouette toujours endormie. Les longs cheveux noirs du garçon étaient éparpillés sur l'oreiller et ses longs cils projetaient une ombre sur l'arête de son nez. Il semblait si paisible que le blond hésita quelques instants, se demandant s'il ne resterait pas là à profiter du spectacle... Posant une main sur l'épaule du garçon, il le secoua doucement.
-Nathan ? Nathan ?
-Mmmmmh… Dodooooo, marmonna celui-ci en se retournant et en remontant les couvertures sur lui.
Un sourire diabolique apparut sur les oreilles du blond. Il fit apparaître un petit objet, lui jeta un sort puis s'éloigna aussi vite que possible. Puis il attendit, mais rien ne se passa. Déçu, il s'approcha du lit et constata que Nathan s'était réveillé en sursaut. L'alarme s'était donc bel et bien déclenchée. Pourquoi ne l'avait-il pas entendue dans ce cas ? Il n'y avait qu'une seule possibilité : un sortilège de silence… Fronçant les sourcils, il se promit d'examiner ce détail plus tard. Mais pour l'instant, un Nathan très en colère se levait et semblait décidé à lui faire payer ce réveil un peu brusque.
-Tu vas souffrir, Malfoy !
-Vraiment ?
-Tu vas me payer ça ! On n'a pas idée de réveiller quelqu'un si tôt…
-Nous ne devons pas avoir la même conception du mot 'tôt', dans ce cas ! Il te reste 8 minutes avant le petit-déjeuner… Et vu que Dumbledore risque d'avoir plusieurs annonces à faire, je doute que tu veuilles rater ça…
-Huit minutes ? s'affola Nathan, courant déjà vers la salle de bain avec son savon dans une main, ses draps dans l'autre.
-Dépêche-toi !
Au moment où l'ancien gryffondor disparaissait derrière la porte de la salle de bain, on frappa à l'entrée. Soupirant, il alla ouvrir pour se retrouver face à Susan dont le sourire s'effaça peu à peu.
-Ah ! Malfoy.. C'est toi… En fait, je cherchais Nathan.
-Il prend sa douche, répondit froidement l'ancien serpentard.
-Ah… euh… oui… balbutia la jeune fille. En fait, je voulais aussi m'excuser, Malfoy. Je n'aurais pas du rire…
Le blond haussa un sourcil.
-Je croyais t'avoir dit de m'appeler Draco… Quant à ta ridicule comparaison entre Zabini et moi… (un léger sourire étira ses lèvres) Je suppose que tous les serpentards sont orgueilleux et gonflés de leur propre imporatnce. Mais, moi, dit-il avec emphase, j'ai de la classe !
La jeune fille lui lança un regard incertain puis se détendit en voyant ses yeux pétillants d'humour.
-Mais bien entendu, Mal.. Draco. Bien entendu ! Dans quel monde vis-tu, dis-moi ?
-Chez les trolls à trois pieds, répondit une voix derrière eux. Il a autant de sensibilité et de délicatesse pour éveiller quelqu'un qu'eux…
Les deux poufsouffles se retournèrent et se retrouvèrent face à un Nathan Snape émergeant de la douche, torse nu, un drap noir autour de la taille pour seul vêtement. Le visage de Susan prit une jolie teinte cramoisie tandis que le regard de Malfoy s'assombrissait. Ils ne purent détacher les yeux de sa silhouette.
-Si vous pouviez regarder ailleurs, je pourrais peut-être me changer et avoir une chance d'arriver à la Grande Salle à l'heure.
Rougissant tous les deux, les poufsouffles détournèrent le regard et attendirent que Nathan ait terminé de se changer.
-C'est bon. Il faut juste que je fasse mon sac, à présent, mais je ne sais pas quels cours j'ai !
Susan sembla se réveiller.
-Oh ! C'est pour ça que je suis venue ! Voilà ton horaire. Tu as deux heures de DACFM, 2 heures de potions, une de divination et une autre de médicomagie aujourd'hui.
-Merci, marmonna le garçon en fourrageant dans ses affaires. C'est bon, je suis prêt !
°°°°°
Ils se précipitèrent dans les couloirs en courant, ne voulant pas risquer d'arriver en plein milieu des annonces de Dumbledore. Puis, lorsqu'ils arrivèrent à quelques mètres de l'entrée de la pièce, Draco s'arrêta brusquement, ce qui fit se retourner les deux autres.
-Qu'est-ce qui se passe ? Tu t'es fait mal ? s'inquiéta Susan.
-Pas du tout.
-Pourquoi tu t'es arrêté alors ? s'énerva-t-elle.
Il lui jeta un regard glacial.
-Il est hors de question que j'arrive essoufflé, suant et cramoisi dans la Grande Salle !
Ce disant, Draco sortit un miroir de poche et vérifia qu'il était toujours coiffé, sous les regards médusés des deux autres. Refermant sèchement l'accessoire, il se retourna vers les autres.
-Ca ne vous ferait pas de mal de reprendre votre respiration et de vous recoiffer un peu !
Se penchant vers Susan, il replaça une mèche de cheveux au bon endroit puis jeta un regard vers Nathan avant de faire une moue.
-Ca ira…
-Tu es complètement fou, Malfoy ! parvint à dire celui-ci lorsqu'il fut revenu de sa surprise.
-Ecoutez bien, leur dit calmement le blond. Ce n'est pas parce que je ne suis plus à Serpentard que je vais me comporter comme un sauvage. Et vous feriez mieux de m'imiter !
Sur ce, il se dirigea dignement vers la porte d'entrée, suivi par les deux poufsouffles ébahis.
-Et tenez-vous droit ! leur ordonna-t-il avant de pénétrer dans la pièce, la tête haute, droit comme un 'i', comme si l'endroit et ses occupants lui appartenaient.
Derrière lui, Nathan et Susan qui s'étaient instinctivement redressés, se jetèrent un regard interrogateur, puis la jeune fille entra en imitant Malfoy à la perfection, bientôt suivie par Nathan. Les quelques élèves qui avaient levé la tête en les entendant entrer les regardaient, stupéfait de voir Susan Bones se comporter ainsi. Bientôt, toute la salle les fixait et Draco, bien conscient que quelque chose d'anormal se produisait, se retourna et resta paralysé. Nathan et Susan tentèrent de garder plus longtemps leur sérieux, mais ce fut vain et ils éclatèrent de rire tandis que l'ancien serpentard secouait la tête d'un air découragé en marmonnant quelque chose ressemblant vaguement à « aucune classe » avant de s'asseoir, entouré par les deux complices morts de rire. Ils étaient tout en bout de table et le reste des poufsouffles les regardaient comme s'ils venaient d'une autre planète.
-C'est pas croyable, il faut toujours que vous fassiez les clowns ? s'énerva Malfoy.
Les deux autres se consultèrent du regard avant de répondre :
-Oui !
Et ils éclatèrent à nouveau de rire.
°°°°°°°°°
Le repas tirait sur sa fin lorsqu'on entendit un tintement provenant de la table des professeurs. Le directeur tapait sur son verre de cristal avec son couteau. Le silence se fit dans la salle.
-J'ai quelques annonces à vous faire. Tout d'abord, je voudrais féliciter Théodore Nott pour sa nomination en tant que préfet de Serpentard.
Des applaudissements polis s'élevèrent. Nott était peu connu, mais en tant que serpentard, il n'était que très modérément apprécié par les élèves des autres maisons. Draco, lui, applaudissait vigoureusement, un sourire moqueur plaqué sur son visage à l'intention de Zabini.
-Ensuite, je voudrais vous informer que le professeur Lupin reprendra son poste en tant que professeur de défense cette année.
Un murmure s'éleva dans la salle.
-Miss Tonks, que certains d'entre vous connaissent et qui est auror, assurera les cours durant les périodes de pleine lune. Je tiens à préciser que le professeur Lupin quittera l'enceinte de Poudlard lors des nuits de pleine lune et que vous ne courrez aucun risque.
Au bout d'un moment de flottement, des applaudissements retentirent dans la salle, surtout à la table des gryffondors. Les serpentards grimaçaient dans leur coin tandis que les autres tables avaient des réactions plus mitigées. Les serdaigles se félicitaient d'avoir retrouvé un enseignant valable mais s'interrogeaient sur la sagesse de ce choix. Les poufsouffles applaudissaient mollement, seul Nathan semblait vraiment heureux de cette nouvelle. Draco restait impassible et le reste de la table semblait vaguement effrayée. La voix de Malfoy tira Nathan de son sentiment d'euphorie.
-A te voir applaudire ainsi, on pourrait croire que tu connais le professeur, Snape.
Nathan suspendit ses gestes et lança un regard qu'il espérait neutre vers le blond.
-Non, je ne le connais pas. Mais s'il est engagé ici, il doit être un bon enseignant, non ? Je ne comprends pas que les élèves n'aient pas l'air plus contents…
Susan intervint.
-Il est un bon professeur, le problème n'est pas là. C'est… C'est un (sa voix se changea en un chuchotement) loup-garou.
Harry fit semblant d'être surpris par la nouvelle.
-Vraiment ? Waaaw ! Pour être engagé à Poudlard malgré sa maladie, il doit vraiment être excellent dans sa matière, non ?
Susan sembla un instant déboussolée, tandis que Malfoy se mordait les lèvres pour ne pas rire devant la comédie que jouait Harry.
-Euuuh… Je suppose, oui !
-Génial !
Le brouhaha qu'avait déclenché cette annonce s'apaisa un peu lorsque apparurent les chouettes porteuses du courrier quotidien. A la grande surprise de Draco, un rapace majestueux se posa devant lui et laissa tomber dans son assiette une enveloppe rouge avant de s'en aller. Tous les yeux se fixèrent sur lui lorsqu'il la saisit d'une main dont il maîtrisait mal les tremblements. Il prit une profonde inspiration avant de l'ouvrir. Aussitôt, une voix froide et sans émotion, s'éleva, surprenant Harry qui s'était attendu à des cris.
-Moi Narcissa Malfoy-Black, qui suis à la tête des deux familles précédemment citées proclame par la présente que Draco Malfoy est non seulement déshérité mais que je lui dénie le droit d'utiliser du noble et ancien nom de Malfoy ainsi que de celui de Black. Que le déshonneur qu'il a jeté sur notre famille par ses actes le relègue au rang des Sans Nom. Ainsi, moi, Narcissa Malfoy-Black, j'en ai décidé.
Lorsque l'enveloppe se consuma, un silence de mort flottait dans la salle.
