LA VOIE DES NOMBRES
TOME I
XVI
Nuit exhaustive
« La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans ce mal se trouve toute volupté »
C. Baudelaire
ooooo
-Sympa l'accueil ! Un peu trop habillé à mon goût, mais le noir te va très bien, mon cœur.
Edward émit un rictus enjôleur en lui faisant un clin d'œil avant de s'imposer librement, franchissant le palier sous le regard stupéfait de la jeune femme. Cette dernière resta bouche bée pendant qu'Edward contournait la petite flic, lâchant un rire moqueur.
S'il avait su qu'elle ferait cette tête, il serait venu plus tôt. Quoique... non finalement. Il n'aurait pas eu plaisir à se faire ouvrir la porte par une jeune femme à moitié nue, les cheveux humides et la peau toute rosée. Non, vraiment, il arrivait à point nommée.
Il traversa l'appartement avec une aisance outrageante, sentant le regard d'Isabella le suivre dans ses moindres mouvements. Prenant appui sur le chambranle de l'arche menant à la pièce de jour, aux couleurs pastel et un peu trop roses à son goût, il la regarda avancer vers lui. Isabella referma la porte d'un coup de pied sans le quitter des yeux une seule seconde, le regard meurtrier. Edward pencha la tête sur le côté, provocateur.
-Tu accueilles toujours tes visiteurs de cette manière ? Articula-t-il difficilement en coulant un regard fiévreux sur sa silhouette.
Isabella s'avança lentement vers lui, visiblement en colère et mal à l'aise. Ses bras enlaçaient sa taille comme pour se cacher, ce qui fit sourire Edward. Ainsi faite, elle ne faisait qu'accentuer les courbes de sa poitrine et bomber ses seins très peu cachés. Sa petite serviette noire ne donnait peu de place à l'imagination, ne s'arrêtant qu'en haut de ses cuisses fines et tout à fait appétissantes. Edward la détailla un moment, dardant un regard brûlant sur tout son corps. Ses cuisses étaient fermes et musclées, ses bras bien frêles mais où se dessinait fugacement une fermeté évidente. Sa poitrine était sans doute décrite comme petite, mais Edward ne la voyait nullement autrement, préférant sa fine silhouette bien proportionner aux femmes superficielles à la poitrine sur gonfler.
Isabella vînt alors se planter devant lui, levant des yeux remplit de défis. Il baissa imperceptiblement son visage vers le sien, scellant leurs regards indéfiniment. La jeune flic se mordit une fois de plus sa lèvre inférieure, ce qui fit serrer la mâchoire d'Edward.
Si elle continuait comme ça, il allait la prendre ici et maintenant, sans préambule !
-Mords encore cette putain de lèvre devant moi, et je te promets que tu vas vite crier... de plaisir.
Son sourire en coin se figea quand il reçut une gifle. Isabella voulut réinitier son geste mais Edward attrapa son poignet violemment, serrant un peu plus que nécessaire, la faisant grimacer de douleur.
-Mais frappe-moi encore une fois comme ça, et tu ne crieras pas de plaisir, je peux te l'assurer !
-Si tu crois me faire peur, tu te trompes ! Cracha-t-elle en retour. Qu'est-ce que tu fiches ici !? Tu as vu l'heure !
-Vingt-trois heures. Et si je suis là, c'est que j'ai une bonne raison, figures-toi ! Je suis même prêt à parier que tu ne t'en aies pas rendu compte, mais tu as...
-Je me fiche bien de ta raison ! Cria-t-elle en se libérant de sa poigne. Sort d'ici, Edward !
Ce dernier renifla dédaigneusement avant de s'écarter du mur et de pénétrer dans le salon, sous les cris d'indignation d'Isabella.
Bordel, mais s'était quoi, son problème ?! Cette flic suscitait en lui un désir jamais éprouvé pour personne, ce qui était en soi une très mauvaise chose, qu'il risquait de regretter amèrement s'il s'y laissait corrompre. Enfin plutôt elle... dans la position où elle se trouvait, elle n'avait pas intérêt à le provoquer ! Il n'allait plus répondre de lui-même si elle continuait comme ça ! Il se dirigea donc rapidement vers la cuisine, s'éloignant d'elle un maximum avant qu'il ne soit tenté de... lui sauter dessus, tout simplement. Il n'était qu'un homme, après tout ! Sauf que c'était sans compter sur Isabella, qui se précipita à sa suite d'un air affolé.
-Heu... tu vas où, là ? S'écria-t-elle en se postant devant lui, lui bloquant le passage. Le salon est plus confortable pour...
-Pour quoi, Isabella ? Sourit-il en arquant un sourcil.
-Pour... heu... pour...
Son regard déviait entre lui et la cuisine, mordant ses lèvres nerveusement et se triturant les mains maladroitement. Edward fronça les sourcils en la regardant se dandiner, le regard incertain. Alors il ne vit pas le coup venir que déjà, Isabella se jeta sur lui, plaquant sa bouche contre la sienne.
OOOOO
C'était complètement fou ! Et totalement spontané. Bella n'avait pas beaucoup réfléchi en agissant ainsi, mais elle devait à tout prix éloigné Edward de la cuisine, où des informations le concernant s'étalaient un peu partout. Et tout ce qu'elle avait trouvée, c'était l'embrasser !
C'était compatible avec son plan d'origine, mais la peur et l'incertitude au sujet de l'identité d'Edward remuaient les entrailles de Bella, la faisant prendre conscience de son geste démesuré. Elle se recula donc immédiatement, rouge de honte. C'était elle qui venait d'initier le baisser, pour une fois. Elle ne pouvait plus reculer. Edward la rattrapa par la taille et la plaqua contre lui, fourrageant une main dans sa chevelure afin de lui maintenir la tête fermement. Il plongea ensuite sur sa bouche, la tenant serré contre lui afin qu'elle ne puisse s'échapper. Bella ne résista pas longtemps, s'abandonnant bien vite dans ses bras, basculant la tête en arrière afin de mieux approfondir le baisser.
Bella gémit quand il parcourut son cou de baiser brûlant, la faisant haleter quand il la plaqua contre le mur derrière elle. Sa tête rencontra durement ce dernier, mais déjà, Edward replongea dans sa bouche, suçant avidement ses lèvres gonflées et caressant de sa langue celle de Bella.
La jeune femme fit remonter ses mains le long des bras d'Edward, appréciant leurs fermetés d'homme puissant. Elle remonta jusqu'à son torse, palpant tout ce qu'elle touchait, faisant glisser ses mains jusqu'à son cou, se plaquant encore plus contre lui.
Edward relâcha ses lèvres et posa son front contre celui de Bella, agrippant solidement sa taille en venant plaquer son bassin contre son ventre. Bella haleta sous le coup du désir qui montait progressivement, oubliant tout sauf l'instant présent. Les mains d'Edward la brûlaient de sensations fortes et elle gémit fortement quand il vint se frotter contre elle, l'embrassant et aspirant la peau de son cou.
-Oh, Edward...
Son souffle se coupait dès qu'Edward la touchait. Elle avait du mal à garder les yeux ouverts. Ses mains fourragèrent dans les cheveux de l'homme, appréciant leur texture et leur couleur surprenante, mélangeant bronze et or. Edward la souleva de terre rapidement, et elle enroula ses jambes autour de sa taille, un peu hésitante.
-Dis-moi ou ! Souffla Edward à son oreille, cramponnant une partie de ses cheveux pour qu'elle le regarde dans les yeux.
-Chambre, ne put-elle que répondre faiblement, se tenant à son cou avec vigueur et légère crainte.
Edward n'attendit pas une seconde de plus et traversa le salon pour atterrir dans un petit couloir. La chambre de Bella se trouvait en face, la porte ouverte sur un grand lit à baldaquin blanc et vert. Les draps de couleurs pastels verts et roses s'accordaient avec le reste de la chambre, les meubles étant tous blancs et dans un style ancien.
Edward s'arrêta à côté du lit, Bella toujours enrouler autour de lui. Elle osa relever les yeux vers lui, déglutissant faiblement tandis que l'appréhension mais aussi la passion la gagnait. Alors l'homme la fit descendre et la poussa sur le lit, venant la recouvrir de son corps avant de capturer ses deux poignets et les remonter au-dessus de sa tête.
-Voilà comme j'aime te voir, Isabella, murmura-t-il en emprisonnant ses poignets d'une seule main. Vulnérable, soumise... impatiente.
Il coula un regard sur sa poitrine avant de faire descendre sa main libre sur son cou, sa clavicule puis le sommet de ses seins, taquinant gentiment sa peau avant de poser deux doigts sur le bord de la serviette. Il y glissa ses derniers lentement, laissant la tension monter. Bella commença à gigoter sous son regard brûlant.
-Va te faire voir ! Cria-t-elle. Je ne suis pas soumise !
Edward tira d'un coup sec sur la serviette, la jetant au loin, et Bella se mit à lui jeter des coups de pied bien placés. Il la maîtrisa alors bien vite, enfonçant ses poignets dans le matelas et plaquant ses jambes contre les siennes. Bella le fusilla du regard. Il rigola avant de glisser sa main libre le long de sa poitrine, s'attardant sur ses seins avant de continuer plus bas... beaucoup plus bas. Bella se mit à frissonner malgré elle, rejetant la tête en arrière.
Mince, elle n'avait jamais ressenti ça ! C'était tellement... intense et... bon. Oh oui, elle ne voulait pas qu'il arrête !
-Si tu n'es pas une gentille fille, Isabella, je me verrais contraint de ne pas te satisfaire. Alors arrête de gigoter.
Elle couina quand il empauma ses seins des deux mains, la libérant de sa poigne de fer. Il les pressa durement en faisant des mouvements de va-et-vient, venant mordre ses pointes durcies par le plaisir. Bella émit un long gémissement, couinant presque quand Edward s'arrêta. Elle redressa la tête, le regardant en descendant son regard sur son torse.
-Enlève ton t-shirt, supplia-t-elle en se redressant sur ses coudes. On est loin d'être à égalité, là !
Il s'exécuta, prenant tout son temps. Bella baissa les yeux sur son ventre et son torse, admirant la carrure et les muscles d'Edward.
Elle le savait sportif et digne d'un professeur de fitness, mais dans cette chambre, alors qu'il était debout face à elle, torse nu et le jean descendant bas sur ses hanches, Bella le voyait bien plus comme un homme fait pour la baise.
Bon sang, c'était elle qui pensait ça ?! Ivre par les sensations que lui prodiguait Edward, elle ne pensait plus correctement... Cela faisait si longtemps qu'un homme n'était pas venu dans sa chambre, aussi ! Jacob avait été son premier et son dernier... et seulement, leurs relations n'avaient pas du tout été centrées sur le sexe. Alors quand Edward étira un sourire enjôleur tout en enlevant le reste de ses habits, Bella rougit violemment et sentit son cœur battre follement.
L'homme baissa son boxer avant de remonter sur le lit, attirant Bella contre lui, la faisant asseoir sur ses cuisses entrouvertes. Elle fit les yeux rond, pas sûr de ce qui allait suivre. Le regard d'Edward ne laissait pourtant aucun doute sur ses intentions peu catholiques.
Bella remua légèrement sur ses cuisses, haletant quand il la rapprocha dangereusement de son bassin. Elle ferma les yeux, un cri étranglé sortant de ses lèvres.
-Eh bien, mon cœur, qu'est-ce qui t'arrive ? Dit-il sournoisement d'un ton rauque. Tu joues la timide, maintenant !
Il la plaqua alors complètement contre lui et Bella poussa un cri quand elle sentit enfin leurs sexes se rejoindre. Edward amorça un mouvement circulaire des hanches tout en malaxant rudement ses seins, venant capturer ses lèvres et la plaquant au matelas. Bella se laissa totalement faire, ivre de ses mains.
-Mmmmh... tu sens le caramel, murmura-t-il en léchant sa gorge. Je vais te dévorer.
Bella ouvrit les yeux, rencontrant ses iris verts. Edward l'observait tranquillement, à califourchon sur elle, les yeux pétillant de malice et de promesse. Il baissa ensuite les yeux en étirant un sourire dépravé et provocant.
-Tu mouilles déjà, mon cœur. J'aime ça.
À ces mots, Bella le vit baisser la tête jusqu'au sommet de ses cuisses, les yeux écarquiller et la respiration coupée. Elle poussa un petit cri de plaisir quand enfin, il la toucha.
-Oh... je t'en supplie... Edward...
Supplier d'arrêter ou de continuer, elle ne savait pas. Ce qui était sûr, en revanche, c'était que jamais Bella n'avait eu autant envie d'un homme. Et encore moins qu'il la touche de cette façon. Elle était d'ordinaire assez timide et crispée avec Jacob, bien qu'il ait pris son temps et mené en confiance.
Mais avec Edward, tout était amplifié pour elle. C'était rude, sensuel et elle aimait étrangement ça. Elle avait peur aussi. Mais pas comme elle le pensait. Bella avait cru avoir peur de l'homme en lui-même, de cet inconnu usurpant une identité et possédant une arme dans sa voiture. De cet homme violent et brusque qui la provoquait en propos salace et en promesse effrayante.
Mais voilà, elle n'avait pas peur de cet homme-là. Bella était flic, gardait une arme sous le matelas, dans le tiroir de la salle de bain et celui de la cuisine, connaissait des mouvements de combat et la faiblesse première des hommes. À ce niveau-là, bien qu'Edward semblât lui aussi tout disposer à se battre admirablement, Bella ne le craignait pas.
Non, la peur était dirigée vers ce qu'elle ressentait, tout simplement. Sur ce qu'elle éprouvait quand Edward l'embrassait, la caressait, la touchait, la mordait, la serrait... quand il tirait sur ses cheveux, griffait son dos, bloquait ses poignets, se frottait... C'était des sensations divines et Bella paniquait d'éprouver tant de choses positives quand Edward était concerné.
Elle perdit d'ailleurs le fil de ses réflexions quand Edward enfonça un doigt, puis deux, dans sa féminité. Elle arqua instantanément le dos, ébahie par tant de plaisir. Edward continua en pénétrant un troisième puis un quatrième doigt avant d'amorcer un va-et-vient, la faisant gémir de contentement. Edward rigola doucement, visiblement satisfait de sa réaction. Il retira ensuite ses doigts, remontant sur son corps en parsèment des baisers le long de son ventre et de ses seins. Une fois à sa hauteur, Edward captura ses lèvres avant de venir se placer entre ses jambes, les écartant largement.
Bella commença à ouvrir la bouche pour protester mais s'arrêta net quand elle le vit lever une main vers son visage et attraper un petit carré rouge posé sur le côté.
Depuis quand il était là, ce truc ? Elle ne l'avait même pas vu le tirer de sa poche de Jean. Les hommes étaient décidément tous les mêmes; toujours prêts !
-Depuis combien de temps ?
-Q... quoi ? Bredouilla-t-elle en levant des yeux incertains sur lui.
Edward se redressa tranquillement, plaçant le préservatif sur son sexe avant de revenir contre elle.
-La dernière fois, c'était quand ? S'impatienta Edward en venant attraper ses poignets pour les remettre à leur place initial, les bloquant à hauteur de la tête.
-Je... heu...
-Dis-moi, Isabella ! Gronda-t-il.
Il se frotta contre elle, sifflant de plaisir. Bella s'aperçut qu'en effet, son sexe était bien érigé. Elle se dandina sous lui, rougissante.
-Un... un an, murmura-t-elle dans un chuchotis à peine audible.
Edward souffla en baissant les épaules, venant entrecroiser ses mains à celle de Bella.
C'était... un geste... plutôt attentionné, par rapport au reste de son attitude. Tout en lui était tendu, brusque et violent, pourtant, quand il baissa les yeux sur elle, Bella y vit plutôt... pas de la tendresse, non, tout de même pas, mais... plutôt de la dérision. Comme s'il lui coûtait de la regarder et de la toucher tendrement. Alors elle ouvrit un peu plus les cuisses, impatiente et gênée par cette drôle de sensation au bas du ventre. Elle avait envie de lui. Maintenant.
Edward embrassa son cou tout en la pénétrant violemment, la faisant crier sous le coup de la douleur cuisante. Ça faisait tellement longtemps, aussi...
Il se figea une seconde, cramponnant toujours ses mains, avant de venir mordre son lobe d'oreille et d'entamer des va-et-vient brutaux en elle.
Et c'était parti. Edward ne s'arrêta plus, accentuant ses coups de reins par moments, ralentissant pour accélérer. Il lâcha ses mains et agrippa sa taille et sa hanche, approfondissant ses pénétrations, grognant par moments.
-Encore... oh...
Bella n'osait trop faire de bruit, laissant sortir timidement des gémissements, mais rarement. Alors Edward tira durement sur ses cheveux, la faisant crier de douleur et de plaisir.
-Je veux t'entendre quand tu jouiras, mon cœur ! Cri pour moi...
Sa voix suave la fit tressaillir de plaisir, et lorsqu'il jouit, elle le serra davantage contre elle en remontant ses jambes contre le bas de son dos. Mais ne jouit pas. Elle en avait toujours été incapable, de toute manière...
OOOOO
Edward s'effondra sur elle, le visage enfoui dans son cou, la respiration haletante, en accord avec Isabella.
Putain, que c'était bon ! Il n'avait jamais rien ressentit d'aussi... intense et... oh que c'était bon ! Il n'avait pas de mot, et cela le perturbait. Il venait de perdre, bordel de merde ! Cette flic l'avait eu ! Il ressentait pour elle bien plus que ce qu'il était autorisé ! Mais qu'avait-elle de plus que les autres ?!
-Tu as simulé, marmonna-t-il contre sa gorge.
Sa mauvaise humeur reprenait le dessus et il roula à côté d'elle, s'effondrant sur le matelas. Isabella tourna la tête vers lui et haussa les épaules.
-Si tu es touché dans ton ego, remets-toi, Edward. Personne ne m'a fait jouir, alors ne le prend pas trop à cœur.
Sur ceux, elle se releva et alla s'enfermer dans la salle de bain. Il la laissa faire en restant immobile sur le lit, les bras croisés sous sa tête, l'air songeur.
Jamais joui, hein ! On verra ça...
OOOOO
Bella entendit la porte s'ouvrir mais n'eus pas le temps de se retourner que déjà, Edward l'attrapa par la taille et la plaqua ventre contre porte. Avant même qu'elle puisse émettre un son, il la pénétra rapidement, tirant sa tête en arrière en maintenant sa taille contre le bois de la porte.
Bella protesta faiblement, posant les mains sur celles d'Edward. Croyant qu'elle allait le repousser, il se plaqua durement contre son dos, emprisonnant ses mains. Puis la pilonna sans vergogne, laissant échapper des gémissements rauques. Bella couina de plaisir, poussant davantage ses fesses contre le ventre d'Edward, accentuant la pénétration.
Ce dernier mordit son cou avant de glisser une main entre elle et la porte, allant taquiner son clitoris et ses lèvres intimes. Il donna encore un coup de reins avant de jouir une seconde fois. Sauf que cette fois, Bella ressentit une légère décharge au niveau de son vagin, et elle poussa un petit cri sous le dernier coup d'Edward.
Elle n'avait pas joui... mais elle s'en était approché.
OOOOO
Quand elle se réveilla, quelques heures plus tard, Bella comprit que quelque chose n'allait pas. Que se soit physique ou non, elle sentit tout d'abord une drôle de douleur au niveau de son sexe, signe qu'elle venait de vivre une nuit torride et bon sang... foutrement géniale, avec Edward. Ensuite, un poids énorme la retenait prisonnière dans son lit. Et pour finir, elle avait incroyablement chaud, et le malaise s'accentua quand elle comprit que cette chaleur lui déclencha une crise d'asthme monumentale.
Tournant la tête, elle découvrit avec surprise Edward, totalement enroulé autour d'elle comme un anaconda emprisonnant sa proie. Il dormait paisiblement et Bella pût l'admirer quelques secondes dans un état de détente et de plénitude. C'était vraiment déconcertant quand elle savait que cet homme l'avait prise sauvagement deux fois en une nuit.
Mal à l'aise par cette proximité au réveil, Bella tenta de s'extirper de ses bras sans le réveiller, sa crise devenant gênante à chaque mouvement amorcer.
Bon sang, où avait-elle mis son appareil ?! Elle le laissait pourtant toujours à porter de main !
Se levant silencieusement, la jeune femme rejoignit sa salle de bain et tenta de remettre la main sur sa ventoline. Sauf que... elle était introuvable.
Paniquée, elle courut vers le salon, jetant des regards partout, sans succès. Continuant dans la cuisine, elle vit les documents que Jacob avait laissés sur la table avant de partir. Mais Bella ne s'en préoccupa pas pour le moment, trop absorbée par la recherche de son appareil respiratoire.
Son asthme était apparu aux alentours de ses quatre ans, et depuis, ses parents l'avaient mise en garde pour garder toujours auprès d'elle tous ses médicaments contre ce fléau. Elle le faisait, en règle générale, mais là, elle ne se rappelait vraiment plus de l'endroit ou...
Mince... serait-ce... oh non, faite que non ! Elle avait emporté avec elle sa ventoline, aujourd'hui, non ? Et l'avait glissé comme toujours entre ses seins, puisque son short n'avait pas eu de poches non troués. Et donc... mais où était-il, maintenant ?
Elle l'avait probablement fait tomber dans la voiture d'Edward... quand cet abruti l'avait couché contre ses genoux. Ce moment-là, elle s'en rappellerait ! Et de sa gêne, surtout. Au vu de la carrure d'Edward, elle s'était douté qu'il était... hum... disons bien membré. Mais quand il l'avait couché sur lui, Bella avait eu confirmation quand sa main était tombée accidentellement sur son entrejambe.
Oh oui, elle avait compris ce que c'était d'être au lit avec Edward, à ce moment-là !
Bon, si elle n'avait pas sa ventoline, lui restait-il au moins une autre solution ?
Sa respiration devenait de plus en plus difficile et Bella tira de l'eau du robinet afin de se rafraîchir et se calmer. La panique n'arrangerait rien et empirerait les choses.
Hélas, le destin ne semblait pas de son côté, quand, soudain, Bella entendit des pas derrière elle. Avec sa respiration sifflante, elle n'avait même pas entendu Edward arriver !
Se retournant lentement, elle le découvrit à l'entrée de la cuisine, les yeux rivée sur elle, l'air visiblement inquiet. Bella se cramponna à l'évier afin de ne pas tomber... sa respiration laborieuse commençait à lui donner le tournis, et elle commença à suffoquer.
Elle empira rapidement quand Bella vit Edward se figer devant la table, les yeux rivés sur les documents. Elle sus immédiatement ce qu'il voyait tout en haut de la pile de papiers; une photo de monsieur et madame Cullen. Alors Edward vira au rouge et releva des yeux noirs sur elle. Bella plaqua une main contre sa gorge.
-Edward... je peux... tout... tout expliquer...
Sa respiration hachée commençait vraiment à devenir alarmante.
-Si je suis venu ce soir, commença-t-il en la dardant d'un regard haineux, c'était pour te rendre ta ventoline, que tu avais laissée tomber dans ma voiture avant de sortir. Visiblement, je crois que je vais changer d'avis, pour te la rendre.
Bella écarquilla les yeux, affolée, la respiration sifflante, le corps raidi par la peur.
-N... non... ! S'il te plaît Edward... J'en ai... besoin...
Elle commençait à pencher vers l'avant, prête à s'écrouler à tout moment. Edward ne fit rien pour l'aider.
-Je... peux plus... Edward...
-Un problème, mon cœur ? Sourit-il en la regardant se plier en deux, suffocante. C'est de ça, que tu parles ?
Il lui montra son appareil d'un air tranquille, le secouant entre ses doigts. Bella tomba à terre, tremblante. Elle voyait désormais trouble et sa gorge la faisait atrocement souffrir. Ses sifflements s'intensifièrent dangereusement.
-Tu as vraiment été idiote de faire des recherches sur moi ! Ragea-t-il.
Bella ferma les yeux et sa tête vint toucher le sol. Elle n'entendit plus rien. Ressentait qu'une simple douleur. Celle de ne plus pouvoir aspirer une seule goulée d'air.
Alors le noir l'absorba.
ooooo
