Je manque cruellement de rewiew...merci quand même à natanaelle...mais c'est la seule ToT

Chapitre deux :

Amestris, Central, maison des Hughes, 1918.

« Tante Mélina!!! »

Pour la troisième fois, Elysia interpella sa tante avec impatience.

« Trente secondes, tu n'es pas toute seule ma chérie. »lui fit remarquer Gracia. « Ambre est plus petite que toi, aussi a-t-elle besoin qu'on s'occupe plus d'elle. »

Elysia se refrogna. Elle n'avait pas vu sa tante depuis la mort de son père et la petite Ambre la monopilisait. C'était tout simplement injuste.

Mélina entra à cet instant dans le salon. Elysia lui sauta dessus.

« Maintenanat c'est mon tour! »

« Oui ma chérie. »

Elle s'assit et installa la gamine sur ses genoux. Gracia les regarda jouer un moment puis engagea la conversation avec sa belle-sœur.

« Tu ne veux toujours pas nous dire qui est le père? »

Mélina se raidit. Son regard se durçit, un air triste passa sur son visage.

« A quoi bon? Ca ne changerait rien. »

Ses yeux reflètaient toute la tristesse qui l'accablait. Elle sentait encore sa chaleur, le goût de ses lèvres… Elle serra sa nièce contre elle.

« Non, ça ne changerait rien, il n'est plus là à présent. »

« Je m'en doutais. »

C'était une voix grave qui venait de résonner dans la pièce, une voix que Mélina ne connaissait que trop bien. Elle leva la tête vers lui.

« La politesse exige que l'on frappe avant d'entrer, même pour un général de brigade. » répliqua-t-elle.

« Ne change pas de sujet, veux-tu. »

« Oui, mon général. »

Il fut surpris par le ton de défi présent dans la voix de la jeune femme. Elle n'était plus la gamine innocente qui traînait toujours derrière Maes pendant leur adolescence. Elle n'était plus la gamine dont son meilleur ami avait des milliers de photos à ressortir à chaque occasion. Non, elle avait grandi. Et était prête à tout pour son enfant.

« C'était évident de toute façon. Elle lui ressemble. »

« Oui »approuva Roy « Mais ce sont ses yeux qui m'ont réellement mis sur la voie. Mais, plus important : comment a-t-il fait pour te faire tomber enceinte sans que personne ne le sache, et surtout, sans que personne ne s'aperçoive qu'il avait eu une liaison avec toi pendant toutes ces années?»

« Comme quoi lui aussi savait être discret. Seul Maes était au courant. »

« Hm, forcément. Il est au courant? »

Mélina baissa les yeux sur Elysia. Ses lèvres tremblaient légèrement. Elle avait pâli, et semblait hésiter.

« Non. »

Roy nota la tristesse qui s'était installée dans les yeux de la jeune femme.

« Tu sais qu'il était à Central il y a deux mois? »

« Oui, pourquoi tu crois que je suis revenue? »

« Tu sais que nous avons détruit la Porte? »

Mélina ne répondit pas. Son regard resta dans le vague, ses pensées se bousculaient dans son esprit. Soudains, des pleurs retentirent à l'étage supérieur. Son sang ne fit qu'un tour : elle se précipita dans la chambre où était supposée dormir Ambre. Roy la suivit.

Elle entra avec fracas dans la pièce. Son regard balaya la pièce. Un homme se tenait au dessus du landeau. Mélina joignit ses deux mains. Des lianes soritrent du sol, certaines ligotant l'homme d'autre prenant l'enfant pour le ramener à sa mère. Mélina dégageait une fureur intense. Tous ses sens étaient en alerte, elle serrait la petite contre elle, et l'enfant le lui rendait bien. L'homme se releva, et sourit sadiquement, dévoilant des dents d'une blancheur surprenante. Puis, sans prévenir, il sauta sur la brune. Elle l'esquiva rapidement, puis une seconde fois. Elle lui décocha un coup de pied dans la mâchoire, puis profita de son étourdissement pour confier sa petite au général.

« Maman! »

Mélina se retourna et se retrouva à terre, l'homme se penchant dangereusement au dessus d'elle.

« Qui…qui es-tu? »

« Tu aimerais bien le savoir hein! »

Elle remarqua un cercle de transmutation étrange tatoué sur le bras de l'homme. Un serpent se mordant la queue en guise de cercle, avec un pentacle au centre, rattaché au cercle par des représentation des quatres éléments et de l'esprit. Ses yeux s'équarquillèrent. Le sourire de l'homme s'aggrandit lorsqu'il s'aperçut du regard intrigué posé sur son avant-bras.

« C'est pas toi ma cible à la base, mais bon… »

Le cercle s'illumina. L'esprit de Mélina s'embrouilla. Un cercle. Une transmutation interdite. Des adieux. Un cœur brisé. Une lumière aveuglante. Un lourd sacrifice. Son sang ne fit qu'un tour, elle se dégagea. La transmutation enclenchée se perdit dans l'obscurité de la chambre.

« T'en a de bons réflexes !!! »

« Pour qui travailles-tu? que veux-tu à ma fille! »

L'homme sourit de plus belle.

« Je n'irai pas par quatre chemins. Cette gamine est dangereuse. Mon boss m'a envoyé pour que je l'élimine purement et simplement. »

« Ton boss? »

« Ouais. Tu l'as déjà rencontré par le passé. Mais passons. Toujours est-il que nous ne pouvons pas nous permettre de laisser la fille du Fullmetal grandir et développer un désir de vengeance pour son père ! »

La bataille se fit plus violente. Puis, l'homme se jeta sur Mustang et lui arracha la petite des bras.

« Celui qui vit par le feu périra par le feu. Celui qui vit de l'alchimie périra par l'alchimie. »

Mélina fut incapable de bouger : voir son enfant dans les bras de cet homme ne lui inspirait que de la terreur et de la crainte.

« Je vous en supplie, laissez la petite en dehors de cela… »

Les larmes coulaient le long de ses joues. L'homme n'en eut que faire. Une lumière apparut. L'enfant hurla de toute a force de ses poumons. Puis plus rien.

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Allemagne, Munich, 1924.

Le soleil se levait. Tout le monde dormait dans le petit appartement de Munich. Tout le monde ou presque. En effet, un blond, agé d'un peu moins de dix-neuf ans et de petite taille, était appuyé contre le rebord d'une fenêtre, son café à portée de main. Il lâcha un soupir.

Il se retourna en entendant des bruits de pas sur la moquette.

« Déjà levé? » s'étonna Noa.

Edward hocha la tête. Noa s'approcha de lui et lui tendit un livre.

« J'ai pas eu le temps de te le donner jusque là, je voulais qu'on soit que les deux pour ça… »dit-elle en rougissant.

Il s'empara du livre et s'empressa de l'ouvrir. Il parcourut rapidement les pages en étouffant un cri de surprise.

« Noa…où est-ce que tu as trouvé ça? »

« Dans une librairie au bas de la rue. »

Edward feuilletait toutes les pages. De l'alchimie. Un livre entier sur l'alchmie. Dans ce monde. Il n'en revenait pas. Son attention fut attirée par un cercle dessiné sur l'une des pages. A côté il était écrit : « attention, cercle aux propriétés inattendues. »

Edward arqua un sourcil. Sa main passa sur le cercle sans qu'il y prête garde. Le cercle s'enclencha. Il lâcha le bouquin par réflexe.

« Merde… »

La lumière emplit la pièce. Une lumière aveuglante. Puis, des pleurs. Ni plus ni moins. Edward baissa la tête et vit une gamine d'environ deux ans pleurer à côté du livre. Il haussa un sourcil.

« Euh… »

Noa s'approcha de l'enfant. Elle la prit dans ses bras ; la petite se blottit contre elle, à la recherche d'un quelconque réconfort. Edward s'avança vers elles, l'air visiblement embarrassé.

« On fait quoi maintenant? »

« On déjeune, et après on verra qui elle est. »

Ils s'installèrent dans la cuisine devant un petit déjeuner que l'enfant avala goulûment. Alphonse entra dans la pièce.

« Bonjour! »

Il s'arrêta net en voyant la gamine.

« Euh…il s'est passé quelque chose? »

« Tu ne crois pas si bien dire… » soupira Edward.

Ils racontèrent rapidement ce qu'il s'était passé. Puis Edward se tourna vers l'enfant. Il soupira à nouveau et prit la petite sur ses genoux.

« Bon, pour commencer, quel est ton nom? »

« … »

« Tu as pensé qu'elle est peut-être trop jeune pour savoir parler? » remarqua Noa.

« Ah ouais, c'est vrai. » Fit Ed en se grattant l'arrière du crâne.

« Ze suis Ambre. »

Tous les regards se tournèrent vers la gamine.

« Ambre? C'est ça ton nom? » demanda Alphonse.

Elle fit oui de la tête. Ses yeux étaient rivés sur Edward et le dévisageait intensément. Elle attrappa sa manche et le regarda droit dans les yeux.

« Nii-san… »

« Hum? »

« Ses yeux….elle a les mêmes que toi. »

Sa remarque aboutit à un grand silence. Puis…

« Nii-san, tu n'aurais rien à me dire? »

Edward resta la bouche grande ouverte sans qu'aucun son n'en sorte. Il fixait Ambre dans la surprise la plus totale. Il ferma enfin la bouche pour déglutir avec difficulté, les yeux toujours rivés sur la petite brune. Celle-ci lui adressa un grand sourire.

« Nii-san ! »fit Alphonse d'un ton impatient.

Ce dernier décrocha son regard de l'enfant pour rencontrer les yeux noisettes de son frère.

« Ben…si. »

« Tu m'as caché que t'avais une copine, c'est ça? »

« Ben… »

Incapable de dire un mot de plus, il hocha la tête. Son regard ne parvenait pas à quitter Ambre. Il détailla la gamine : il retrouva ses longs cheveux noirs pour un si petit corps, ses yeux qui pétillaient de malice, son sourrie calme, posé et rassurant, ses mains enfantines mais déjà fines… Il déglutit.

« C'est…la fille de Mélina…c'est…c'est ma fille… »

Ambre pencha la tête sur le côté. Edward sourit ; pas de doute, elle avait exactement les mêmes manies que Mélina. C'était bel et bien sa fille. Mais comment diable avait-elle pu arriver jusque là?

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Bon alors, j'ai du chocolat, des bonbons, et tout pleins d'autre chose pour les rewieurs!!!