Une année de plus.
Disclaimer : Est il besoin de préciser ? Philip Pullman et l'Honorable Joanne Katleen Rowling !
Réponses à The review :
Le saut de l'ange : Merci pour ta review ! Merci beaucoup beaucoup beaucoup ! Hé oui je sui méssante ! (niark niark niark) Héhé ! il n'aura pas révélé la prophétie…Dommage. Mais ce n'est que reporté….Rogue… Snévillus …je suis pas sure que ça lui ferait plaisir ! lol. Oui, Will est resté inexistant dans le chap 2 mais on le verra un peu plus dans celui là. Même si pour l'instant, il est pas très important. Heu, non, il n'y aura pas de couple Hermione Harry, désolé. Merci encore pour ta review !
Chapitre 3 :
Journées au Square Grimmaur
Ce matin là, lorsque Harry se réveilla, il était 5h30 du matin. Il avait eu du mal à s'endormir et son sommeil avait été on ne peut plus agité. Toujours le même cauchemar, un voile, une silhouette qui tombe…Sirius…. Les mots de Rogue lui revinrent douloureusement en mémoire. Il ne faut pas en demander trop à Black…..Comment osait il dire ça….Lui qui n'avait rien fait, qui était resté à Poudlard durant l'attaque,…..Si vous ne vous étiez pas jeté dans la gueule du loup comme un gamin qui se prend pour Batman, tout cela ne serait probablement pas arrivé,….. Lui qui l'avait regardé ironiquement quand Harry lui avait expliqué la situation, dans le bureau d'Umbridge…
Pourtant, par honnêteté, Harry se devait de reconnaître que Rogue ne pouvait que difficilement faire autrement devant Umbridge. A vrai dire, il n'avait pas le choix….C'est faux ! répliqua une autre voix dans sa tête, il s'est laissé aveuglé par sa haine pour Sirius, il…..Mais déjà l'autre voix reprenait : c'était un membre de l'Ordre, pourquoi ne l'a tu pas prévenu de ton rêve, avant ? Pourquoi n'a tu pas écouté Hermione ? Pourquoi n'a tu pas réfléchi ? Pourquoi n'a tu pas pratiqué l'Occlumancie ? ….Je n'y ait pas pensé ! répondit l'autre voix, cela ne m'intéressait pas ! C'était Rogue qui m'enseignait ! ….Alors Sirius est mort parce que l'Occlumancie ne t'intéressait pas et que tu ne voulais pas faire l'effort de la pratiquer ?….Non, je….Parce que tu n'aimais pas Rogue….NON ! ….Mais dit-moi, lequel des deux s'est-il laissé aveuglé par ses sentiments ?…LAISSE MOI !
Harry enfuit sa tête dans ses draps. Il en avait assez de ce dialogue intérieur, de cette voix qui revenait sans cesse depuis la fin du mois de juin. Ron n'était pas encore réveillé et la maison était silencieuse. Le silence devenait insupportable. Il ne pouvait entendre que cette voix. Promptement, il se leva, dans un effort désespéré pour y échapper. Les yeux encore à demi clos par la fatigue, il descendit les marches pour se diriger vers la cuisine. La demeure était plongée dans la pénombre. Il traversa le hall le plus silencieusement possible, afin d'éviter de réveiller Mrs Black.
A sa grande surprise, il y avait déjà quelqu'un qui occupait la cuisine, s'éclairant à la faible lueur d'une bougie. Harry reconnut le garçon de la veille à qui il n'avait pas encore parlé. William Parry. Celui ci, si il était étonné de la présence matinale de Harry, n'en montra aucun signe. Il était assis, là dans le silence, à cette petite table en bois ronde, dans la pénombre, ses yeux éclairés par la bougie, brillants comme ceux des chats. Il ne parla pas lorsque Harry s'assit à la table, non loin de lui. Et Harry fit de même. Chacun garda le silence pendant un long moment.
De même qu'il fallu un long moment à Harry pour remarquer qu'il y avait un chat assis sur la table et qu'il le regardait fixement. Lentement, il tendit une main pour le caresser, mais le chat bondit en arrière en crachant furieusement, ses yeux lançants des éclairs. Harry retira sa main prestement.
- Il est toujours avec moi, lui expliqua Will en le regardant dans les yeux d'une façon très dérangeante. Il ne faut pas essayer de le toucher.
- Ah ! O.k, répondit Harry avec un air embarrassé.
Il eut un nouveau moment de silence, puis…
- Comment s'appelle t-il ? interrogea Harry.
Will releva les yeux vers lui et mis un certain temps avant de répondre.
- Kirvaja.
Harry ne fit aucun commentaire. L e silence repris. Long, chacun étant plongé dans ses pensées. Parfois ponctués de bâillements, il n'en était pas moins impénétrable. On entendait juste le tic tac lancinant d'une grande horloge placée au coin du mur, dans l'ombre. Harry contemplait les lignes sinueuses tracées sur la table, la tête ailleurs. Il se sentait tantôt observé par le jeune garçon. Mal à l'aise il évitait le plus possible son regard et le gardait fixé sur la table comme si il se passionnait soudainement pour l'art de la menuiserie. Au bout d'un certain moment, Will cessa d'observer Harry et laissa son regard et ses pensées vagabonder à la fenêtre. Longtemps…. Au bout d'un certain temps, il sembla à Harry que le soleil commençait à se lever. Il distinguait mieux les objets et les murs paraissaient de plus en plus baignés d'une pâleur matinale. Finalement des pas se firent entendre dans le corridor. Quelques instants plus tard, Molly faisait irruption dans la cuisine, les cheveux en bataille, vêtue d'une chemise de nuit en laine aux motifs fleuris.
- Harry, dit t-elle chaleureusement, tu es déjà levé ?
Elle lui ébouriffa affectueusement les cheveux avant d'ouvrir un placard, les yeux encore ensommeillés.
- Je peux vous aider ? proposa Harry en se mettant debout.
- Hem, oui, tiens emmène donc les toasts, le beurre, le jus de fruit, les œufs brouillés, la confiture et les tartines dans la salle à manger, les autres ne vont pas tarder.
Sans un mot, Will se leva pour aider Harry. Les deux garçons entreprirent de mettre la table. Harry remarqua que le chat suivait Will dans tous ses mouvements. Mais ce qui le frappa surtout, ce fut la ressemblance qui existait entre le chat et le garçon : même yeux méfiants et pleins de défi, même air renfermé. Qui se ressemble s'assemble, pensa t-il songeur en déposant les verres sur la table. Il n'eut pas le temps d'approfondir ses réflexions, car déjà Hermione arrivait, Pattenrond lové dans ses bras, la tête dans le brouillard matinal.
- Hââârry ! dit elle dans un bâillement, tu es déjà levé ?
Harry acquiesça en silence. Hermione saisit la corbeille en osier ou était rangé le pain grillé et entreprit de l'amener dans la salle à manger. Elle ne put finir son geste car Fred, ou Georges, trop fatiguée, elle était incapable de définir lequel, déboula dans la cuisine, bousculant Hermione et lui faisant laisser tomber la corbeille sur le plancher. Cela acheva de la réveiller. Elle bondit.
- Vous ne pourriez pas faire attention, non ? déclara t-elle sèchement.
Fred éclata de rire et elle lui lança un regard noir à faire tomber un tigre raide mort.
- Tu ferais mieux de ramasser au lieu de ricaner, cingla t-elle en repartant dans la cuisine d'un pas digne, laissant les jumeaux se débrouiller avec le pain grillé.
- Tu ne savais pas qu'il ne fallait pas la mettre de mauvaise humeur dès le matin ? glissa Georges à l'oreille de son frère en se penchant pour ramasser les tartines égarées.
- En tout cas la réaction est explosive, murmura Fred en réponse avec un large sourire machiavélique. Tu crois que si on l'énerve dès son réveil, elle sera assez calme pour travailler dans la journée, ou bien est ce qu'elle en sera incapable ?
- Je ne sais pas, mais ça vaut la peine de tenter…, assura Georges en la regardant couper du pain dans la cuisine avec des mouvements rageurs.
Puis, Lupin, Arthur, Dedalus Diggle, Ginny et Ron débarquèrent dans la salle à manger, bâillant aux corneilles.
- Tiens, Molly ! s'exclama Lupin en l'apercevant perchée en haut d'un escabeau, vous voulez de l'aide ?
- Ce n'est pas de refus Remus, répondit la mère de Ron en lui tendant les assiettes.
Alors que la maisonnée s'activait, dans un concert de conversations, de plaisanteries et de bâillements intempestifs, les retardataires arrivaient au compte-goutte. Beaucoup étaient partis pendant la nuit, et Harry appris avec soulagement que Rogue avec quitté le square Grimmaur aux environs de une heure du matin.
- Salut Victor, laissa échapper Hermione alors que le jeune homme au visage fermé entrait dans la cuisine en traînant les pieds sur le plancher.
- Ho ! Vicky ! la singea Ron en adoptant une voix perçante.
Hermione le foudroya du regard. La voix de Mrs Black résonna dans le hall, annonçant l'arrivée de Tonks, qui les yeux encore alourdis par la fatigue avait foncé dans le mur, et plus précisément, heurté la tapisserie où la mère de Sirius avait élue domicile.
- Il va falloir trouver le moyen de s'en débarrasser ! s'exclama Mrs Weasley avec exaspération toujours du haut de son escabeau, alors que Fred et Georges se précipitaient dans le hall pour voir jusqu'où ils pouvaient faire monter les décibels. Mondingus avait parlé d'un remède à la glue perpétuelle, mais j'ai bien peur d'encore payer pour l'un de ces gadgets à arnaque auxquels il si est attaché, termina t-elle avec dédain tandis que tous s'installaient pour déjeuner.
Tonks entra à son tour en s'excusant vivement, mais on entendait encore les cris indignés de Mrs Black, asticotée par Fred et Georges qui avaient entrepris de passer le balai sur toute la longueur de la tapisserie, à la façon des laveurs de vitres moldus.
- Où sont Percy et Mondingus ? demanda Arthur.
- Pas encore levés, lui répondit Kingsley, Mrs Weasley, votre confiture est délicieuse !
- Traîtres à leur sang ! Vauriens ! hurlait Mrs Black en fond sonore.
- Harry, prend un peu plus de toasts, proposa Mrs Weasley en se servant copieusement.
- Lécheurs de plancher ! Si mon auguste famille voyait tout cela ! Notre demeure habitée par tant d'ordures !
- Fred ! Georges ! les interpella Mrs Weasley, cessez de ….
Mais sa voix fut couverte par la voix de la mère de Sirius.
- MICRO-ORGANISMES LIPIDIQUES ! MOLECULES DIGNICIDES ! PARASITES ! DECHETS DE LA SOCIETE !
Les jumeaux avaient à présent ébauché une nouvelle tactique pour faire augmenter le niveau sonore. Armés de leurs baguettes magiques, ils ne cessaient de donner au portrait des allures de plus en plus loufoques. Cela allait de la truie à la serpillière en passant par le mille pattes et j'en passe et des meilleures.
- FRED ET GEORGES WEASLEY ! CA SUFFIT VOS BETISES ! VENEZ MANGER ! ET TOUT DE SUITE !
Mrs Weasley s'était levée et se dirigeait à présent vers le hall d'un pas impétueux.
Une fois le silence et les jumeaux revenus, le déjeuner se poursuivit dans le calme plat des conversations. Enfin, Percy arriva dans la salle à manger, avec un retard d'au moins un quart d'heure. Il s'avança, sans même s'excuser.
- Déjà réveillé ? ironisa Tonks.
Quant aux jumeaux, ils se renfrognèrent sans lui accorder un regard. Molly se leva pour l'accueillir et Arthur la suivit en gardant une expression pleine de froideur. Percy esquiva sa mère qui ouvrait les bras pour lui souhaiter la bienvenue et sans la regarder, s'assit. Un froid glacial sembla envahir la pièce. Chacun repris la consommation de son petit déjeuner, comme si de rien n'était.
Lorsque quelques minutes plus tard, Mondingus Fletcher fit joyeusement irruption dans la pièce, tous étaient déjà occupés à débarrasser. Mrs Weasley lui lança un regard de vautour à faire pâlir une panthère.
- Il reste des toasts ? demanda t-il sans le remarquer.
- COMMENT SA « IL RESTE DES TOAST » ? C'EST TOUT CE QUE VOUS TROUVEZ A DIRE : « IL RESTE DES TOATS »? SI VOUS ETIEZ ARRIVE EN MEME TEMPS QUE LES AUTRES IL RESTERAIT DES TOASTS ! hurla Mrs Weasley, alors que Mondingus reculait maladroitement vers la porte.
Tous s'éclipsèrent discrètement.
- Tu vois Percy, glissa Fred à l'oreille de son frère en sortant. Il te ressemble, en retard au petit déjeuner, comme toi.
Percy sembla outré d'être comparé à un trafiquant d'objets volé mais ne fit aucun commentaire. Il ignora magistralement les jumeaux et leur passa devant, le dos raide et bien droit. Une demi-heure plus tard, il quittait le QG, pour rejoindre son travail au ministère.
- Percy a rejoint l'Ordre mais il refuse encore d'admettre ses erreurs, chuchota Ron avec amertume à l'oreille de Harry, alors qu'ils sortaient. Il est toujours secrétaire de Fudge. Il pense que c'est un poste digne qu'il a mérité…Mais si tu veux mon avis il n'est pas loin d'être viré…Maintenant qu'il ne sert plus à rien d'espionner les partisans de Dumbledore…
………………………………………………………..
Fred et Georges partirent peu de temps avant midi. Il leur fallait rejoindre leur magasin. Ils avaient ouvert dès la mi-juillet, après avoir fait des pieds et des mains pour obtenir un bâtiment sur le chemin de Traverse. Le bâtiment en question était tout près de l'Allée des Embrumes, et Harry ne croyait pas que cela fut une coïncidence. Ron se chargea de le lui confirmer :
- Ils disent que l'Allée des Embrumes est truffée de substances et d'objets aux vertus très intéressantes. Ils ont l'intention de pratiquer quelques expériences là dessus, pour leurs farces et attrapes…. La semaine dernière, Fred est revenu à la maison avec des doigts qui avaient doublés de volume ! Ils étaient devenus violets et laissaient échapper un horrible liquide jaune qui gouttait partout…Ça a fait hurler maman.
- J'imagine ! répartit Harry en souriant.
Soudain, quelque chose lui passa devant et lui glissa entre les jambes. Harry se retourna, juste à temps pour apercevoir une petite silhouette fine aux oreilles pointues disparaître au coin du mur.
- Kreature, murmura t'il pour lui même d'une voix rauque, à peine audible.
Il sentit ses joues s'enflammer de colère et un rictus hargneux se forma sur son visage. Bouillant de rage contenue, il s'apprêtait à suivre l'elfe, mais Ron le retint par la manche.
- Laisse Harry, dit il le visage inaccoutumément grave, il n'en vaut pas la peine….
Ron, Hermione, Ginny et Harry passèrent la journée à faire du nettoyage dans la maison des Black. Will les aidait, toujours suivi de son chat qui ne le quittait pas d'une semelle. Il semblait à Harry qu'un lien très fort les unissaient. Toujours aussi silencieux et solitaire, il ne se mêlait pas aux autres et quelque chose dans la froideur de son regard disait qu'il était doté d'un caractère déterminé. Les autres lui parlaient peu, quoique leur rapports soient sans animosité, et Harry fit de même. Pourtant cet étrange garçon l'intriguait. Hermione semblait plus froide avec Krum, qui d'ailleurs participait peu et passait les trois quart de la journée enfermé dans sa chambre à travailler, et Harry, qui n'avait pas entendu sa réplique de la veille n'en comprenait pas la raison. Ron, au contraire semblait penser qu'elle ne l'était pas assez et qu'une petite réplique cinglante, acide à souhait, ferait du bien au célèbre joueur de Quidditch. Quant à Ginny, elle faisait tout son possible pour éviter les corvées et disparaissait épisodiquement sans que personne ne sache où elle était.
A la fin de l'après-midi, Will quitta le groupe chargé du nettoyage pour rejoindre des membres de l'Ordre. Avec une certaine aigreur, Harry comprit qu'il était admis aux réunions de l'Ordre du Phénix. Cela le rendit furieux. Le garçon était plus jeune que lui, ce n'était pas lui qui avait vu Voldemort renaître, ce n'était pas lui qui était le sujet de la prophétie, mais c'était lui qui était admis aux réunions… Avec colère, il shoota dans un mur, décrochant un miroir qui se brisa au sol. Sept ans de Malheur…N'était-ce pas déjà fait ? Hermione lui posa une main sur l'épaule avec compréhension, et Harry remarqua que les visages respectifs de Ginny et de Ron contenait la même rancune.
- Il ne participe pas à toutes les réunions, commenta Hermione comme pour l'apaiser.
- Qui c'est au juste ? leur demanda t-il avec amertume.
- On ne sait pas grand-chose de lui, se chargea de répondre Hermione. Il ne cause pas beaucoup. Tout ce que l'on peut dire c'est qu'il se promène toujours avec son drôle de chat avec qui Pattenrond ne se comporte pas comme avec un chat. Je veux dire par là qu'il l'ignore, tout simplement.
- Il semble très important pour l'Ordre, renchérit Ron sombrement. On ne sait pas pourquoi. C'est bizarre…On a l'impression qu'il est comme un conseiller. Non, ce n'est pas ça…. Ils se comportent avec lui comme si il avait des choses à leur apprendre. On a l'impression qu'il est très calé sur un sujet sur lequel même Dumbledore est ignorant. Ils lui posent des questions. C'est plutôt étrange…
- Tout ce que l'on peut te dire, compléta Ginny, c'est qu'ils ont eu du mal à le convaincre de les rejoindre. Vraiment beaucoup de mal. Il s'est même mis en colère contre Dumbledore. Il n'a pas crié, ni hurlé, ni rien, mais il était furieux contre lui. On l'a entendu. Mais quand il en a su plus, il a accepté.
- Su plus à propos de quoi ? interrogea Harry.
- C'est là toute la question, lui répondit Hermione, on en sait rien.
- Pourquoi ne vas t-il pas à Poudlard, s'enquit Harry. Il vient de Durmstang ? De Beauxbatons ?
- Non, affirma Hermione. En fait, ce n'est pas un sorcier...
- Ce n'est pas….Mais alors, il est quoi ?
- On pense que c'est un moldu, lui répondit Ginny.
………………………………………………………
Il était aux environs de minuit. Allongé dans son lit, Harry n'en revenait toujours pas. Ce n'est pas un sorcier… On pense que c'est un moldu...Cela paraissait incroyable. Qu'est ce qui avait pu les pousser à révéler l'existence des sorciers à un moldu ? Si jeune qui plus est… Juste après que Dumbledore lui avait révélé le sujet de la prophétie, il avait cessé de vouloir savoir. Il savait la vérité, il l'avait voulu. A présent il aurait aimé qu'elle n'existât pas. Mais il ne souhaitait pas non plus être tenu à l'écart. Non. Sirius était mort à cause de tout ça, Eux, Tous, ils ne le lui feraient jamais oublier. Il n'en voulait pas à Will. Non le véritable fautif était Dumbledore : Comment avait-il pu intégrer un moldu de 14 ans dans l'Ordre en laissant Harry de coté ? Il a des choses à leur apprendre…Mais Harry aussi avait des choses à leur apprendre ! Il ressentait les émotions de Voldemort. Il avait pensé qu'après ce qui s'était passé l'année précédente, après….la prophétie…Son cœur se contracta à cette pensée et il serra les poings…Il avait pensé qu'après tout ça Dumbledore le laisserai savoir. Non, Dumbledore continuait à le tenir à l'écart, à le considérer comme un bébé. Harry se sentait bouillir de colère. Que croyait il ? Qu'après ce qu'il avait révélé à Harry, celui-ci ne souhaiterai plus rien savoir ? Qu'il ne souhaiterai plus que oublier ? Qu'échapper à cette réalité ? Avant, peut être. Avant, peut être que ce serait ce qu'il aurait fait…Plus maintenant. Sirius était mort. Tout avait changé.
…………………………………………………
C'était à la fin de l'après midi, il devait être aux environs de 18 heures, et Harry aidait Mrs Weasley à la cuisine pour le dîner. Ron et Hermione étaient occupés à ranger le grenier, chose plus difficile encore qu'elle ne le paraissait puisqu'il était peuplé par au moins dix harpies qui attaquait quiconque touchait à un des hideux objets qui occupaient la pièce. Mais cela faisait bien dix minutes que Ron avait cessé de hurler à faire trembler les murs et l'on pouvait supposer qu'ils étaient tout deux vivants bien que rien ne l'indiqua de manière certaine. Harry, quant à lui avait été réquisitionné pour le découpage de concombre et s'appliquait à la tâche. Les membres de l'Ordre étaient en réunion, Krum compris.
- Harry va donc me chercher les pommes de terres, l'exhorta Mrs Weasley, Arthur est allé faire les courses, elles doivent être dans l'entrée.
Harry s'exécuta.
Alors qu'il marchait dans un corridor, il sentit qu'une main se plaquait sur sa bouche pour l'empêcher de crier et l'entraînait dans une pièce adjacente.
- Chut ! murmura une voix, Harry ne bouge pas ! Attention, ça risque de piquer un peu….
Harry reconnut cette voix.
- Ginny ! Mais qu'est ce qui te prends ? voulut-il dire.
Ce qui donna à peu près ça :
- Hini ! Haikeshkitchronds ?
Soudain la main se retira, il ouvrit la bouche pour parler en articulant correctement, mais n'en eut pas le temps, car un doigt s'enfonça douloureusement dans son œil droit.
- AÏE ! hurla t-il.
Mais la main revint aussitôt se plaquer sur sa bouche avec véhémence.
- Je t'avais dit que ça piquerai, chuchota Ginny alors que Harry lui jetai un regard noir.
Elle le libéra à nouveau.
- Mais tu es devenue folle ! s'enquit Harry
- Chut ! Pas le temps de discuter, rétorqua t-elle en lui tendant un panier de pommes de terre, c'est une lentille MMPU…
- MM… quoi ? demanda Harry abasourdi.
Ginny soupira.
- Mécanisme Magique Potentiellement Utile. C'est de mon invention. Ça permet de voir à travers des objets fins, c'est à dire malheureusement pas les portes. Mais tu pourras voir à travers les parchemins lorsqu'ils sortiront de leur réunion, dit-elle très vite. Surtout, tu pose le panier sur la table de façon à ce que les pommes de terre puissent voir l'intérieur de la pièce lorsqu'ils ouvriront la porte.
- Voir ? interrogea Harry, mais…
- Allez, dépêche, termina t-elle en le poussant dans le dos vers le corridor.
Harry s'exécuta et rejoignit Mrs Weasley à la cuisine, son sac de pommes de terre à la main. Il le posa sur la table comme Ginny le lui avait décrit.
- Harry, c'est toi qui a crié, précédemment ? s'inquiéta Mrs Weasley
- Heu…non, répondit il mal à l'aise. C'est Ron, avec les harpies…
La porte qui abritait les réunions de l'Ordre s'ouvrit. Lupin en sortit, suivi de Tonks et de Kingsley, en pleine conversation sur la position des gobelins. Maugrey quitta la salle à son tour, un crâne à la main, Bill, les bras chargé de paperasses, sur les talons. Quant à Dedalus Diggle, il riait comme un ivrogne sous le regard dédaigneux du professeur McGonnagal qui discutait avec Emmeline Vance et Amélia Bones qui avait rejointe l'Ordre récemment. Harry les regarda défiler et s'entasser dans la cuisine. A son grand soulagement, Rogue n'était pas présent. En revanche, il constata très vite, les effets de la lentille de Ginny. En effet, il pouvait voir non seulement les inscriptions sur les paperasses de Bill, mais aussi, celles sur le parchemin que tenait Charlie dans sa main.
Mais c'était illisible. Le parchemin de Charlie était roulé et les écritures se superposaient. Il en était de même avec les papiers de Bill. Entassés, posés les uns sur les autres, on ne pouvait voir les écritures d'une unique feuille sans apercevoir les autres par transparence.
- Salut Harry, lui sourit Lupin.
Harry eut un sourire en retour. Un peu crispé. Il trouvait que les lentilles de Ginny étaient très inconvenantes. En effet, les cheveux de Lupin lui apparaissaient translucides tout comme ceux des autres membres de l'Ordre. De plus, elles étaient peu adaptées à sa vue. En conséquence, il disposait d'une vision étaient encore plus floue que celle que lui offrait sa myopie. Enfin, Elphias Doge sortit de la pièce, et referma la porte avec un claquement sourd. Presque aussitôt, Ginny surgit du couloir.
- Salut M'man ! s'exclama t-elle. Tu veux que je t'aide ?
Peu accoutumée à tant de dévouement de la part de sa fille, Mrs Weasley lui jeta un regard suspicieux. Mais déjà Ginny s'était saisie du panier à pommes de terre et commençait à les éplucher près de l'évier.
- Laissez Molly, je vais le faire, proposa Lupin qui la voyait lassée de découper des concombres.
Quelques temps plus tard, Hermione et Ron étaient de retour. Ils semblaient exténués mais vivants.
- Plus jamais ça, expira Ron en s'effondrant sur une chaise, Je ne veux plus voir une harpie ou un grenier de ma vie. Elles sont encore plus agressive qu'à la maison.
Hermione ne fit aucun commentaire et s'assit.
Un quart d'heure plus tard, tous étaient passés à table. Ils étaient beaucoup moins nombreux que le jour de l'arrivée de Harry. Il manquait Percy qui résidait toujours en appartement, ainsi que Maugrey qui s'était absenté pour une raison mystérieuse. Will, quand à lui, sans être désagréable ou associable, articulait toujours le strict minimum de syllabes. Ginny s'assit à coté de Harry, et il en profita pour exposer les récriminations qui lui brûlaient la langue depuis longtemps déjà :
- Ginny ! s'écria t-il dans un chuchotement afin de ne pas alerter Mrs Weasley. Tu pourrait m'expliquer ce que…
- Approche toi ! lui ordonna Ginny.
Harry obéit, et elle lui ôta la lentille avec précaution. Harry pu enfin apprécié le bonheur d'avoir une vue normale.
- Alors, tu as vu quoi ? lui demanda t-elle.
- Rien du tout ! lui répondit Harry avec fureur. Le parchemin était roulé, c'était superposé, c'était illisible.
- Je m'en doutait un peu, commenta Ginny, il va falloir inventer un décodeur…
- Pardon ? interrogea Harry. Et tu peux m'expliquer pourquoi c'est moi qui devait mettre cette chose ? grogna t-il.
- Il me fallait un cobaye, lui répondit Ginny tout naturellement. Alors pas de démangeaisons ? Rien ?
- Ça pique encore un peu, rétorqua Harry.
- Oui, c'est vrai que tu as les yeux un peu rouges, observa Ginny en glissant la lentille dans la poche de son jean.
- Et pour les pommes de terres ? Qu'est ce que…
- Chut ! on verra ça ce soir, dans les dortoirs, l'interrompit Ginny. Ici Maman risque de nous entendre….
Après le dîner, Arthur entreprit de faire la vaisselle tandis que les autres discutaient toujours autour de la table avec animation. La nuit tombait et Harry, Hermione, Ron et Ginny ne tardèrent pas à rejoindre leurs chambre. Tous se réunirent dans la chambre des garçons. Ginny sortit deux pommes de terre de sa poche et les posa sur le lit de Ron. Tous se penchèrent. Harry jeta un coup d'œil interrogateur à Ron.
- Cela fait parti des inventions de Ginny pour espionner l'Ordre, énonça t-il en surprenant son regard. On a déjà utilisé quelques spécimens de cette invention, sur une pantoufle la dernière fois. Cela n'a pas été très fructifiant, jusqu'à présent…Beaucoup moins que la précédente invention de Ginny : Une caméra audio, pas plus grosse qu'une mouche et qui pouvait voleter silencieusement dans la pièce. C'est celle là qui nous a permit de savoir qu'ils posaient des questions à Will. Enfin bon, la qualité audio était tout de même très précaire…
- Ce n'était qu'un prototype, assena sa sœur.
- Mais les intonations étaient révélatrices, souleva Hermione
- Malheureusement, repris Ron, Maugrey l'a repérée et l'a écrasée contre le mur. Quand à ceci…, dit il en désignant l'aliment.
- Ce sont des pommes de terre truquées, expliqua Ginny. Normalement, (elle sortit sa baguette magique) si Harry l'a bien positionné, on devrait pouvoir voir la salle de réunion.
- Un peu comme des multipliette, commenta Hermione. On peut revoir ce qui s'est passé. Enfin tout ce que la pomme de terre a pu « voir », si l'on peut s'exprimer ainsi.
- C'est le même mécanisme, confirma Ginny avec une certaine fierté.
- T'aurais pu prendre autre chose qu'une pomme de terre ! se lamenta son frère. Ça va pourrir, c'est dégoûtant !
- C'est mieux que la pantoufle qui traînait sur l'armoire afin que l'angle de vue permette la vision de la salle ! cingla Ginny en réponse. C'était tout sauf discret ! Lumos ! chuchota t-elle ensuite afin de couper court à la conversation.
Aussitôt, tous virent, à l'endroit où la lumière éclairait la pomme de terre, une image vague, telle une estampe, se profiler. L'image n'était pas en couleur, elle semblait formée de brouillard et de lumière, mais l'on distinguait assez, dans les nuances de gris, l'image animée de ce qui avait entouré le légume. Lorsque l'image de la porte de la salle de réunion s'ouvrant, s'inscrit, Ginny frappa l'aliment d'un coup sec de sa baguette magique, et l'image se figea. Harry Ron et Hermione approchèrent leurs visages afin de mieux voir, de distinguer un objet qui aurait pu servir d'indice. Mais Ginny leva sa baguette et l'image quitta la pomme, s'agrandissant à la manière du faisceaux lumineux d'une lampe de poche que l'on écarte de l'objet qu'on éclaire. C'était un peu plus flou, mais elle fit légèrement tourner sa baguette, et ils revinrent à une netteté satisfaisante. Une longue observation débuta. A la fin de laquelle….
- Je ne vois rien d'intéressant Ginny ! s'exclama Ron
Ginny soupira.
- Non, en effet…. J'aurais espéré qu'ils auraient laissé un quelconque objet révélateur dans la pièce.
- Ce n'est pas grave, dit Hermione, ça ne peut pas marcher à tous les coups.
- Sauf que là, ça fait deux échecs de suite sur deux tentatives ! s'exclama Ron dans le but évident de consoler sa sœur.
Ginny lui lança un regard noir avant de glisser la pomme de terre dans sa poche.
- Je vais la garder quand même. Des fois qu'un détail nous frapperait par la suite….
- N'y compte pas trop, commenta Ron.
Ginny et Hermione regagnèrent leur chambre. Harry et Ron restèrent dans l'obscurité à parler nonchalamment de Quidditch et autres sujets. Enfin, ils cessèrent de parler pour se plonger dans le sommeil.
Soudain, un hurlement strident retentit à l'étage supérieur. Harry sursauta. Une sueur froide coula sur son visage.
- C'est rien, lui dit Ron dans un bâillement. Percy doit être rentré…. Encore une blague de Fred et Georges. C'est devenu leur cible favorite ces temps-ci…..
…………
- Je n'arrive pas à y croire ! s'exclama Hermione d'un air furibond. Un A ! Seulement un Acceptable en Astronomie.
- Je n'y croit pas non plus ! renchérit Ron. Harry ! J'ai eu un E en sortilège !
Assis à la table de la cuisine, vide à cette heure-ci du milieu de la matinée, Hermione, Harry et Ron commentaient les résultats qu'ils avaient obtenus aux Buses et qu'ils avaient reçu à l'instant même.
- Si seulement je ne m'étais pas déconcentrée en Astronomie, j'aurais peut être eut plus qu'un Acceptable, continua Hermione avec mauvaise humeur.
- Mais Hermione ! s'indigna Ron. Hagrid se faisait attaquer par les partisans d'Umbridge ! Je ne vois pas comment tu pouvais rester concentrée !
- Justement ! continua t-elle avec hargne. Du haut de la tour, on ne pouvait rien faire ! Encore aurait il mieux valu s'occuper à quelque chose d'utile.
- L'astronomie ne faisait pas parti des matières que tu avais demandé pour ton l'orientation, si ? l'interrogea Harry d'une voix grave.
- Non, concéda t-elle, mais un employeur vérifie toujours ton carnet de notes avant de t'embaucher.
- Pas tous ! s'exclama Ron paniqué.
- La plupart, rétorqua Hermione. Les plus sérieux en tout cas !
- Alors il n'y a plus qu'a croiser les doigts pour ne pas tomber sur quelqu'un de sérieux, lâcha Ron avec soulagement.
- Ron ! riposta Hermione, ce n'est pas comme ça que ça marche !
Harry ne les écoutait plus. Il consultait ses propres résultats avec attention.
- Combien en Défense contre les Forces du Mal, Harry ? lui demanda soudain Hermione avec un léger sourire.
- Hum, Optimal.
- Moi j'ai eu un A à la théorie et un E à la pratique, fit valoir Ron.
- O à la théorie et E en pratique, énonça Hermione.
- Et en potions ? s'enquit Ron.
- Effort Exceptionnel, répondit Hermione. Pour les deux épreuves.
- Er… Désolant et Piètre, avoua Ron.
- E en théorie et O en pratique, laissa tomber Harry.
Ron le regarda longuement avec ahurissement. Hermione haussa un sourcil mais si elle était autrement surprise, ne le montra pas.
- Inutile de faire cette tête là, grommela Harry sombrement, Rogue demande un O dans les deux épreuves aux les élèves qui souhaitent entrer dans sa classe des ASPICs.
- Mais tu ne veux pas continuer les potions ? souleva Ron, surpris.
- C'est un enseignement obligatoire pour les aurors, souligna Hermione. C'est ce que tu avais demandé pour ton projets de carrière, Harry ? s'enquit t-elle avec pertinence.
Harry acquiesça en silence.
- C'est le seul point qui me manque pour poursuivre cette carrière, gronda t-il avec déception.
Hermione se mordit la lèvre et Ron détourna le regard gêné.
- De toute façon, reprit Ron joyeusement, moins il y a de potions, mieux on se porte !
Hermione leva les yeux au ciel. C'est alors que Mrs Weasley pénétra dans la cuisine avec une corbeille de linge à laver.
- Qu'est ce que vous faites là vous trois ? demanda t-elle distraitement.
Mais lorsqu'elle aperçu les notes des Buses, son expression changea du tout au tout. arracha la feuille des mains de son fils avec empressement presque avec frénésie et la parcourue, les sourcil légèrement froncé, de gauche à droite et de haut en bas avec une expression concentrée. Enfin, elle rendit la feuille de parchemin à son plus jeune fils avec un large sourire.
- Tu as eu 6 buses ! le félicita t-elle. Bien sûr, c'est loin d'être parfait, corrigea t-elle avec un sourire indulgent, mais tu n'a échoué que dans des matières d'importance mineure, la divination, l'astronomie…Bon, il n'y a qu'en potion où c'est plus embêtant mais Charlie avait été recalé à la même matière, et il s'en est sortit quand même. Bien sûr il avait réussi à toutes les autres épreuves, mais…..(elle s'interrompit, regarda Ron qui vit son sourire s'élargir. Je te félicite ! termina t-elle en l'étouffant contre elle.
- Maman, articula difficilement Ron, tu m'étrangles ! gémit il.
Mrs Weasley le lâcha et s'intéressa aux autres.
- Mais Hermione a eu toutes ses Buses, fit elle remarquer à Ron avec un sourire chaleureux pour la jeune fille.
Hermione, embarrassée d'être prise en exemple par la mère de Ron, rougit. Ron se renfrogna. Puis elle jeta un regard sur la feuille de note d'Harry et son visage prit une expression ravie. Elle le congratula sur l'obtention de ses sept buses et s'intéressa à la liste des fournitures scolaires, envoyée avec.
On ira faire un tour au chemin de Traverse demain, déclara t-elle avant de replonger son nez dans son linge.
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- Dumbledore a prévu de venir ici la veille que les enfants rejoignent Poudlard, avertit le professeur McGonnagal, en se servant du riz.
- Rémus, allez vous réellement accepter ce travail ? interrogea Kingsley.
- Si je n'en trouve pas de mieux, oui, c'est un fait.
- Séverus ! Prenez donc un peu plus de pommes de terre ! s'exclama le professeur Chourave. Vous picorez dans votre assiette comme un moineau ! ajouta t-elle en le servant abondamment.
- Merci bien, professeur, répartit Rogue âprement.
- Ron ! tu es un inculte, criait Hermione en fond sonore.
- Mais pas du tout ! Simplement je….
- William, prend plus de tomates ! l'exhorta Molly Weasley avec chaleur.
- Fol Œil, personne ici n'a l'intention de vous empoisonné, souleva Tonks en regardant l'ex-auror inspecter sa nourriture avec suspicion.
- Vous, non, d'autres oui, grogna t-il en désignant Kreature qui se glissait sous la table, entre les pieds des convives.
- Kréature ? demanda Tonks. Non. Mais je me demande bien pourquoi Dumbledore le garde….
- Non mais regardez cette maison ! Toute cette poussière et ces saletés ! C'est insensé enfin ! commentait Fleur, nouvelle arrivante dans l'Ordre.
- Arthur ! beuglait Elphias, Venez manger au lieu de vous occuper de la cuisine !
C'était midi, et tous discutait avec animation.
Soudain la porte s'ouvrit, et Percy entra dans la salle à manger. Un coup de vent glacé, parcourut l'assistance. Harry eut un haut le cœur en apercevant son visage. Jamais il n'avait vu Percy faire une tête pareille. On aurait dit un fantôme. On aurais cru qu'un détraqueur lui avait soufflé son âme. Il s'avança, d'un pas neutre, le visage inexpressif, le regard vide. Tous firent silence. Chaque convives semblaient glacés par son apparition. Enfin, Molly se leva inquiète :
- Qu'y a t-il, mon chéri ?
Percy ne répondit pas. Non pas qu'il ignora la remarque de sa mère, plutôt qu'il ne semblait pas l'avoir entendue. Il s'assit, l'expression figée. Il y eut un long silence.
- J'ai été viré, dit il enfin, le regard baissé.
Il n'avait pas besoin d'en dire plus. Même Fred et Georges, qui étaient présents ne firent aucun commentaire. Pas plus que Tonks qui pourtant ne portait pas Percy dans son cœur. Molly le prit par les épaules.
- Ce n'est pas grave, dit elle doucement. Avec tes notes aux ASPICs, tu retrouveras du travail facilement…
Percy se dégagea vivement. Sans ajouter un mot, esquivant son père qui s'approchait de lui, il rejoint sa chambre pour y noyer son chagrin, et sa haine d'avoir été trompé.
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