Harry Potter et le poignard subtil

Disclaimer : tout appartient à JK Rowling ! (et un petit peu à Philip Pullman mais pas beaucoup dans ce chapitre)

NDA : Bon, bon, bon. Je viens de finir ce chapitre que j'ai écrit en une seule journée puisque je l'ai totalement recommencé ce matin euh… ah non hier en fait, mais j'en ai écrit la majeure partie aujourd'hui, il est donc actuellement 23 heures et je pars en vacances à la campagne demain (réveil : 6h). Comment ça vous vous en foutez ? ; ) Bref, Tout ça, non pas pour vous raconter ma vie mais pour vous dire que je tenais absolument à poster ce chapitre avant de partir (ça fait quand même 6 mois qu'il est en attente), pour dire surtout : que je n'ai pas eu le temps de me relire et que là non décidément je ne le ferais pas (trop fatiguée ! Pourvu qu'il n'y ai pas trop de fautes !) C'est donc un appel à votre indulgence que je lance en espérant que ce n'est pas trop trop mauvais. Si en rentrant le mois prochain je me rend compte que ça ne va pas du tout du tout du tout du tout j'essayerai peut être de le refaire (si j'ai de l'inspiration et du courage). Voilà donc en résumé : je n'ai pas eu le temps de me relire j'espère que ce n'est pas trop nul et puis ha oui ! bonne lecture et grand merci à tous ceux qui m'ont reviewé jusque là.

Rholalala j'ai encore tous les tirets a remettre parce que ne manque pas de me les supprimer à tous les coups ! --'

Bonne lecture, en espérant que ça vous plaira !

Chapitre 8 :

Où l'on voit Severus Rogue piquer une colère.

- Ron, tu te lèves ? demanda Harry à son meilleur ami qui flemmardait dans son lit à baldaquin comme un bienheureux.

Enfilant ses chaussettes, le survivant eut un sourire amusé en voyant son ami se retourner en grognant et enfouir sa tête sous son oreiller.

La veille au soir toute la salle commune de Gryffondor avait fait une grande fête pour célébrer le retour à Poudlard et accueillir les nouveaux premières années s'étaient joint aux autres avec un peu de timidité. Les autres maisons avaient fait pareils et Gryffondors et Serdaigle avaient communiqués par fenêtre interposées pour s'échanger des friandises par l'intermédiaire d'avion en parchemin ensorcelé. La fête s'était poursuivie très tard et Ron n'avait pas été le premier à aller se coucher.

Une fois sa robe de sorcier revêtue, Harry arrangea son propre lit et retira Ron du sien. Quand les deux furent prêts ils descendirent dans la salle commune où Hermione les attendait en baillant aux corneilles et ils partirent ensemble.

A l'heure du déjeuner, la Grande Salle était animée pour ce premier jour de cours. Les élèves pas encore assommés par le travail étaient de bonne humeur et ils riaient gaiement en s'échangeant de nouvelles cartes de chocogrenouilles. En effet, les producteurs de ces artefacts avaient récemment jugés bon, compte tenu du nombre croissant de clients détenant la collection complète, d'ajouter dix nouvelles cartes à la collection originale. Ces nouveaux spécimens étaient rares et particulièrement prisés par les collectionneurs d'où le nouveau regain pour ces échanges dans le château. Ceux ci allaient bon train et les cartes passaient de main en main, au même rythme que les tartines qui passaient de main en bouche avec un enthousiasme égal. On bavardait beaucoup et quelque part au troisième quart de la table des Serdaigle, une voix à la fois rêveuse et excitée, affirmait qu'il y avait en réalité onze nouvelles cartes et que la onzième était en réalité une carte ensorcelée par Cornélius Fudge, afin d'obliger les détenteurs à l'élire premier ministre pour un deuxième mandat. Nul ne savait si cette rumeur était vrai, mais le fait qu'elle soit énoncé par Luna Lovegood faisait douter sérieusement certains de sa véracité.

- On a quoi, ce matin ? demanda Ron à Harry et à Hermione alors qu'il se servait du jus de fruit.

- On le saura quand on sera aller chercher les emplois du temps dans le bureau de McGonnagal, rétorqua Hermione.

- Ho non ! C'est à nous d'aller les chercher ? demanda Ron soudain ennuyé.

- Oui. On est préfet. Tu te souviens ?

Le jeune Weasley ne daigna pas répondre et il se replongea dans son activité première à savoir se nourrir pour bien commencer la journée, avec dans l'idée de faire durer cette occupation assez longtemps pour repousser l'échéance et peut être même pour qu'Hermione s'en charge à sa place. Mais Hermione ne semblait pas résolue à faire tout le travail toute seule, et une fois que Ron eut englouti successivement trois tartines au beurre, quatre à la confiture de fraise, deux jus de citrouilles, trois toast à la confiture de cerise, deux autres à l'abricot et un œuf dur, quand à ce moment là son estomac cria grâce, il se décida à se lever et à suivre Hermione qui commençait vraiment à s'impatienter. On ne peut pas repousser l'échéance indéfiniment.

- On a Défense contre les forces du mal ! annonça gaiement Ron à Harry quand il revint à la table.

- Cool, répondit celui-ci. A quelle heure ? s'enquit-il en se saisissant de son propre emploi du temps. Bizarrement l'absence du cours de potion lui serra le ventre. Il n'avait eu qu'Effort Exceptionnel à la théorie de ses Buses et l'accès au cours et à sa carrière d'auror lui était dorénavant interdit.

- Onze heures, lui répondit Hermione. Après l'Histoire de la Magie, ajouta t-elle avec un frisson car Nick quasi sans tête dont le baragouinage partiellement compréhensible semblait indiquer qu'il cherchait Peeves, venait de la traverser.

- Je n'ai plus potion ! s'exclama Ron joyeusement en contemplant ses horaires avec délectation.

Harry grommela. Ce qui signifiait pour son meilleur ami, plus jamais de professeur infect aux cheveux gras et une masse considérable de travail en moins, signifiait pour lui un adieu à la carrière qu'il souhaitait entreprendre. Hermione lui adressa un sourire désolé. Elle même, d'ailleurs, n'avait pas potion avec Effort Exceptionnel obtenu aux deux épreuves.

Le premier cours de la journée se déroula avec sa morosité habituelle, le cours des années et du temps n'influençant plus les leçons d'Histoire de la Magie du seul professeur fantôme de l'école. Le professeur Binns énonçait toujours ses longues suites de dates avec la même monotonie soporifique et ses élèves suivaient toujours son cours avec la même assiduité, ainsi à la fin de l'heure les notes d'Hermione faisaient le triple de celles de Ron et de Harry réuni comme pour changer de l'ordinaire.

- Dedalus Diggle sera sûrement plus amusant que Binns ! s'exclama joyeusement Ron alors que le trio se rendaient à son cours.

- Ron ! s'énerva Hermione. Quand comprendras-tu que les études passent avant le divertissement !

Un peu en arrière, Harry les écoutaient se chamailler avec un pincement au cœur. La veille il avait envisagé de leur révéler la prophétie mais il ne s'en sentait toujours pas le courage. Il était conscient qu'un tel secret les mettait en danger et ce même si ils n'étaient pas au courant. Egoïstement, il se refusait à leur en parler car il savait qu'à ce moment là il devrait les quitter. Il aurait déjà dû s'éloigner d'eux. Il aurait dû agir ainsi dès qu'il avait su mais il n'avait pas pu alors à présent il avait pris le parti de nier la réalité jusqu'à qu'elle ressurgisse à son insu et qu'il ne puisse plus l'ignorer. Perdu dans ses pensées, Harry ne regarda pas où il allait alors qu'il s'engageait dans un tournant et il heurta une brune qui surprise de le voir surgir du virage n'avait pas eu le temps de l'éviter. Leurs affaires respectives s'éparpillèrent un peu partout dans le couloir.

- Tu peux pas faire attention, non ? râla la fille avec un ton désagréable. Elle avait une voix étonnamment grave. Elle ramassa ses affaires rapidement et s'éloigna sans rien ajouter de plus.

Harry, qu'elle avait laissé finir de ranger ses affaires sans aide, nota qu'il s'agissait d'une serpentard. Ron le rejoint pour terminer de remettre les derniers parchemins dans son sac.

- C'est qui cette abrutie ? pesta t'il alors que Harry se redressait. L'amabilité ça existe non ? Ils connaissent pas ça les serpentards ?

- Dépêchez vous, grogna Hermione qui les attendait en avant. On a cours de Défense Contre les Forces du Mal.

Les deux autres lui emboîtèrent le pas.

Quand ils arrivèrent devant leur salle de cours, le professeur Dedalus Diggle les y attendait déjà, debout sur le pas de sa porte visiblement impatient de commencer son cours. Il s'écarta d'un pas pour les laisser entrer tout en adressant un sourire rayonnant à Harry à qui il avait toujours manifesté une certaine admiration.

- Peut être que lui au moins il favorisera Gryffondor, glissa Ron, il a l'air de bien t'apprécier.

Hermione eut un léger grognement désapprobateur alors qu'elle les dépassait en rajustant son sac sur son épaule.

La luminosité dans cette salle avait quelque chose de choquant. Depuis tout temps il est vrai qu'à Poudlard, les professeurs manifestaient une certaine tendance à personnaliser leurs bureaux et parfois aussi leurs salles de classes. Ainsi Harry avait successivement étudié dans une salle de Défense Contre les Forces du Mal sentant l'ail, peuplée de portraits souriants de Gilderoy Lockart, habitée par d'étranges créatures telles que des strangulots, et ainsi de suite. De même, il gardait un souvenir douloureux des sombres cachots de Rogue. Pourtant, jamais encore il n'avait vu de professeur faire preuve d'autant d'exubérance dans l'aménagement de ses quartiers. On était bien des cachots humides et obscurs du maître des potions. Ici, toute la pièce respirait la clarté. De fait, elle irradiait. Dedalus Diggle y avait disposé de multiples guirlandes partout le long des murs, au dessus des armoires, sur les étagères, à coté des pupitres et derrière les chaises. Mais de tout le mobilier, le bureau du professeur surtout avait été le plus gâté. Il était garni de quatre longues guirlandes savamment entortillées qui clignotaient ardemment dans un même ensemble et d'une bonne dizaine de lampes à huiles de tailles, de formes et de couleurs différentes qui prenaient tant de places qu'il n'en restait plus guère à Diggle pour ranger ses papiers. C'était d'ailleurs peut être cela qui expliquait la présence d'une malle juste gauche du meuble et où s'entassait une pile monstrueuse de parchemins. Le pire peut être dans cette outrageuse décoration était qu'aucune des guirlandes ne semblait avoir été conçue suivant le même modèle. Il y en avait de toutes sortes : certaines dispensaient une lumière toujours constante, d'autres clignotaient furieusement mais sans aucune synchronisation, d'autres encore donnaient une lumière colorée et dont les tons différents et mal assortis s'emmêlaient sans harmonisation. Tout cet ensemble hétéroclite était éblouissant et les quelques élèves déjà entrés dans la salle se couvraient les yeux de leurs mains, à demi aveuglés.

Tous trois la main en visière, Harry, Ron et Hermione, tachèrent de se trouver une place où la luminosité n'était pas trop brutale. Ils optèrent pour une table assombrie par la proximité d'une haute armoire qui leur faisait de l'ombre, et ils s'y installèrent en plissant les yeux.

- J'espère qu'il va éteindre ses engins de malheur, grommela Ron la tête entre les mains. J'espère qu'il va les éteindre. Aucun sorcier normalement constitué ne peut faire cours dans des conditions pareilles. J'ai l'impression d'avoir le soleil en pleine face.

Mais le nouvel enseignant ne semblait pas être un sorcier normalement constitué. En effet, quand tous les élèves eurent pénétrés l'endroit, il entra à son tour et nullement gêné par la forte illumination de la pièce, vint se placer devant le tableau. Pas de doute, il aimait la lumière et il était habitué aux éclairages abusifs. Sa première action, au grand dépit de Harry, de Ron et de Hermione, fut de s'apercevoir qu'il avait oublié d'allumer les guirlandes disposées sur l'armoire près de laquelle ils s'étaient assis, et de parer à cet étourderie d'un fébrile coup de baguette magique.

- Bonjour à tous ! s'exclama t-il ensuite avec un gentil sourire. Je suis Dedalus Diggle, votre nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal. J'ai hâte de commencer ce cours avec vous et j'espère vivement que vous apprécierez tous l'année que nous allons passer en compagnie. Il marqua un temps d'arrêt puis ajouta avec une hésitation presque timide : Peut être devrais je écrire mon nom au tableau pour que vous puissiez vous souvenir de l'orthographe ?

Sans attendre de réponse, il s'exécuta. Dès l'instant où il se retourna, Hermione fit sortir sa baguette de sous la table et marmonna la formule d'extinction des lumières. Instantanément, trois ou quatre des ampoules les plus proches s'éteignirent mystérieusement. Elle n'était pas la seule à avoir eu cette idée car plusieurs « nox ! » jaillirent en même temps dans la salle sans que l'enseignant ne s'en aperçoive. Harry entendit clairement Seamus Finnigan rouspéter parce que les ampoules d'une certaines guirlandes se rallumaient automatiquement quelques secondes après que l'on les aient éteintes.

Il apparut très vite que Dedalus Diggle était un sorcier maladroit, et ce sur divers aspects. Tout d'abord, il semblait avoir de sérieux problèmes pour contrôler ses grandes mains. Il les agitait sans cesse dans tous les sens et ses longs doigts heurtaient presque invariablement un objet quelconque qui partait aussitôt se fracasser sur le sol. Ce, seulement si l'objet touché était chanceux, car dans le cas contraire il pouvait aussi basculer inopinément par la fenêtre et aller s'écraser plusieurs dizaines de mètres plus bas : cela fait quand même une certaine différence de distance. C'est d'ailleurs de cette manière que disparut une très jolie lampe de style baroque qui avait eut le malheur de se trouver sur la trajectoires des mains de Dedalus Diggle. De plus, outre le fait qu'il trébucha, en l'espace d'une heure, quatre fois sur le même cartable, le sorcier semblait parfois éprouver des difficultés à trouver ses mots.

Malgré cela, il aurait pu, de part son éternelle patience et sa bienveillance, être un très bon professeur si il avait pris le parti de faire exécuter à ses élèves des exercices de leurs niveaux. Mais il se contenta pour son premier cours d'enseigner les méthodes de défenses face à l'attaque d'une Jolie Morsure Violacée. Cette créature était en fait une plante carnivore redoutable qui pouvait sortir subitement du sol pour happer une jambe ou un bras. Elle pouvait tous aussi bien dévorer la chair ainsi attrapée ou bien demeurer accroché des jours et des jours au malheureux sorcier. On raconte que le célèbre joueur de quidditch : Joan Adhère, resta plus de deux ans dans cette situation, une particulièrement jolie Morsure Violacée agrippée à son poignet avant que celle ci, une fois qu'il se fut habitué à sa présence, ne le dévore tout entier une nuit. Nul doute que c'était dangereux, mais Hermione jugeait qu'elle faisait partie du programme de deuxième année et que la seule raison pour laquelle ils ne l'avaient pas étudiée plus tôt, était qu'il s'agissait d'un spécimen d'une extrême rareté et dont l'unique intérêt se résumait au fait qu'elle n'appartenait ni au genre végétal ni au genre animal. C'était cette particularité qui faisait que l'on en l'étudiait ni en botanique ni dans les soins aux créatures magiques. Il semblait que la « plante » tant qu'elle était utilisée vivante, regorgeait de propriétés magiques et médicinales mais rien n'avait jusqu'à présent été prouvé puisque personne encore n'avait réussi à se débarrasser d'elle sans la tuer.


- Bon, qu'est ce qu'on fait ? On rentre dans la salle commune ? proposa Ron alors que les trois amis erraient dans les couloirs du château.

La journée touchait à sa fin et tous les cours étaient terminés. L'heure du dîner n'allait pas tarder à arriver mais en l'attendant, les élèves avaient quartiers libres. Ils n'avaient pas encore beaucoup de devoirs et très peu étaient ceux qui s'en inquiétaient déjà. La plupart préféraient profiter encore de la douce chaleur de ce début d'automne, confortablement installés dans le parc. Harry, Ron et Hermione marchaient depuis un moment déjà au hasard des corridors de l'école en bavardant tranquillement de ce qu'il allaient faire ensuite.

- On pourrait aller à la Bibliothèque ? suggéra Hermione alors qu'ils passaient devant une armure qui inclina son buste vers l'avant pour les saluer.

Ron ne s'offusqua pas tout de suite à cette idée car il était trop occupé à regarder de travers l'armure, qui tenait entre ses lèvres quatre énormes gousses d'ails qui dégageaient une forte odeur.

- Je ne vois pas pourquoi cette armure ce promène avec ce truc immonde, commenta t-il lorsqu'ils eurent dépassé l'objet de quelques bons mètres (certaines armures étaient réputées pour leur mauvais caractère et la plupart des élèves évitaient de les critiquer bien en face considérant que la plupart étaient armées de lances et qu'il était relativement malaisé de s'en débarrasser. Pourtant, celle connue comme la plus coriace et qui avait des années durant terrorisé jusqu'à Peeves, servit plusieurs fois comme cobaye involontaire aux jumeaux Weasley et elle était à présent complètement hors service ce qui prouve que l'on peut avoir une armure à l'usure).

Hermione jeta un regard en arrière, pensive. Elle s'apprêtait à relancer l'idée de la bibliothèque quand tous trois entendirent l'écho d'une dispute retentir dans un couloir voisin. Les voix se rapprochaient, argumentant violemment l'une contre l'autre. Ils reconnurent aisément les intonations propres au professeur McGonnagal et à Rogue. D'un même mouvement, Harry, Ron et Hermione se retranchèrent dans un couloir adjacent.

- Enfin Severus ! Faîtes un effort !

- Il en est hors de question professeur McGonnagal ! Complètement hors de question ! Il n'y a aucune raison pour que j'accepte cela. Dites à Dumbledore que je refuse !

- Vous savez pertinemment qu'il y a de très bonnes raisons.

Les deux professeur avaient à présent débouchés dans le corridor où marchaient précédemment Harry, Ron et Hermione, et leurs vociférations parvenaient plus distinctement au trio. Les deux semblaient furieux et ils rivalisaient de férocité.

- Nous n'avons pas la même conception ce que sont des bonnes raisons, Minerva, cingla Rogue d'un ton grinçant.

- Oh ! Pour l'amour du ciel Severus ! s'irrita McGonnagal. Laissez donc un peu vos vieux griefs de coté et comportez vous comme un adulte digne de ce nom !

A ces mots, Rogue devint fou de rage. Il pila net pour fixer le professeur McGonnagal qui se redressait de toute sa hauteur en lui faisait en face. Les deux sorciers s'étaient arrêtés juste au croisement sui reliait le couloir où ils progressaient et celui où s'étaient réfugiés les trois amis, laissant ainsi à ceux ci la possibilité d'assister à la scène mais les mettant aussi dans le champ de vision de leurs professeurs, si il venait à l'un d'eux l'idée de tourner la tête dans leur direction. Harry, Ron et Hermione s'aplatirent un peu plus contre le mur où ils s'étaient appuyés.

- Je ne laisserais pas Potter assister à mon cours un point c'est tout ! hurla t'il.

- Vous pouvez bien faire une exception, bon sang ! lui répondit Minerva McGonnagal avec le même volume de décibel c'est à dire un niveau élevé.

- Je m'y refuse ! Potter a prouvé lors de ses Buses qu'il n'avait pas le niveau requis, je suis navré d'avoir à le dire mais il ne rentrera pas dans mon cours sous le seul prétexte qu'il est le favoris du directeur! Cela fait déjà des années que je demande à mes élèves un niveau optimal aux épreuves de potions des Buses pour leur permettre de bénéficier de mes cours au niveau des ASPICs. Potter n'a pas obtenu de mention Optimal il ne passera pas.

- Vous savez pertinemment qu'il ne s'agit pas de favoritisme.

- Ho vraiment ? Il ne s'agit pas de cela ?

- Non ! Potter a obtenu un Optimal à l'épreuve pratique et un Effort Exceptionnel à la théorie : Il est à un cheveu de la barre fixée !

- Mais il n'y est pas. Le sujet est clos, Minerva ! trancha le maître des potions en se détournant et en reprenant sa marche.

- Ho ! non il ne l'est pas ! rétorqua McGonnagal en le talonnant les deux disparaissant du champ de vision du trio. Vous savez aussi bien que moi que le cachet qui camouflait le nom de l'élève sur sa copie a été ouvert pas l'examinateur…

- Qui a dû monter sa note parce qu'il s'agissait d'une célébrité ! la coupa Rogue avec un soupir excédé.

- Ou bien la descendre parce que la presse l'avait calomnié ! ne se démonta pas le professeur de métamorphose.

- Toutes les interprétations sont possibles en effet, mais je ne reverrais pas mon jugement : Potter n'a pas le niveau à mon opinion et c'est moi qui lui enseigne les potions c'est donc mon avis qui compte.

- Sauf votre respect, dans le cas présent on ne vous demande pas votre avis, Severus : c'est un ordre du directeur !

- Qu'il vienne me le dire en face !

- Il le ferait si il n'était pas occupé !

- Occupé ! Occupé ! A discuter avec ce jeune moldu ! Quelle occupation ! s'enragea t-il.

Et malgré l'éloignement progressif des voix au fur et à mesure de la marche des deux professeur, cette phrase ci atteint un niveau sonore tel qu'il sembla à Harry à Ron et à Hermione que le professeur venait subitement de surgir sous leur nez.

- Le jeune Parry si il n'est pas sorcier est tout de même d'une importance capitale ! contesta McGonnagal.

- Si vous le dites ! s'emporta Rogue alors que sa cape tournoyait derrière lui avec d'autant plus de vigueur.

- Quel gosse capricieux vous faîtes ! Vous auriez accepté si il avait été question du jeune Malefoy !

- Je me fous pertinemment de Malefoy. Vous savez parfaitement la raison de mon comportement amical à son égard !

- La nécessité d'avoir le soutien de Lucius n'est certainement pas la seule raison !

- Que voulez vous insinuez ? siffla Rogue.

- Vous le savez parfaitement. En attendant, il vous faut accepter d'accueillir Potter dans votre cours.

- Vous recommencez avec ça ! Je vous ai déjà dit que cela faisait des années que je n'accepte dans mes cours de niveau Aspics que des élèves ayant obtenus des mentions Optimal à leurs Buses en potions. Je ne souffrirais aucune exceptions.

- Oui, je vois. Vous voulez parler de cette décision que vous avez prise juste l'année de l'entrée à l'école de Mr Potter. Car dois je vous rappeler que vous acceptiez auparavant les mentions Efforts Exceptionnel ? lui reprocha McGonnagal.

- Une simple coïncidence ! C'est NON !

- Allez le dire au directeur !

- C'est exactement mon intention !

Les voix commençaient vraiment à faiblir et il était de plus en plus difficile à Harry, Ron et Hermione d'en saisir les mots. Quelques instants plus tard, elles étaient inaudibles. Les trois amis restèrent un moment adossés parallèlement à leur mur.

- Eh bien, dit enfin Ron à Harry, on dirait que tu pourras peut être continuer tes études pour ta carrière d'auror !

Harry ne dis rien. Il ne savais plus trop si il voulait ou non avoir potion. Le matin il était déçu d'être empêché de poursuivre ses études comme il le souhaitait, à présent, la perspective de devoir continuer à suivre les cours de Rogue lui retournait les entrailles. Plus trop certains de se qu'il voulait il suivit Ron et Hermione alors que tous trois se dirigeaient vers la Grande Salle où le repas allait être ou était sûrement déjà dispensé.

Le soir, alors qu'il était étendu sur son lit à baldaquin, il n'en savait pas plus quand à la situation qui allait être la sienne le lendemain. Aurait-il potion ? Toujours indécis quand à savoir ce qu'il désirait, il sortit le miroir de Sirius de sa valise rangée sous son lit. Le prenant dans ses mains, toujours ignorant qui détenait l'autre face, il s'absorba dans la contemplation de son reflet, pas très net à cause des défauts que l'âge avait causé l'âge au miroir.

- Oh ! Sirius, aides moi ! murmura t-il très bas en se balançant de l'arrière vers l'avant avec lassitude.