Harry Potter et le poignard subtil

Héhé ! je suis de retour (pour vous jouer un mauvais tour ! euh.. pardon…) Eh oui un nouveau chapitre. Par avance je dois prévenir que on ne verra pas vraiment les personnages de a la croisée des mondes dans ce chapitre là. (désolée). Je sais que l'on me l'a reproché mais on verra les personnages de Philip pullman beaucoup plus dans la suite (attendez juste Halloween) Pas la fête d'Halloween en vrai mais quand dans ma fic ce sera le 31 octobre. probablement pas encore dans le chapitre suivant mais bientôt promis ( si c'est pas dans le 11 ça sera dans le 12 au pire des cas (vraiment au pire : le 13) mais je pense que ce sera dans le 12)!

Le disclaimer à présent : Rien ne m'appartient ni les personnages ni la merveilleuse sublimissime invention de Poudlard. Je ne fais que m'amuser un peu avec les fantastiques inventions de JK Rowling. Quand à Will et toute son histoire, ils appartiennent à Philip Pullman. Voilà ! vous savez tout ! (vous le saviez pas avant j'en suis sûre…)

Rappel : Cette fic se situe pendant la sixième année de Harry je ne prend donc pas en compte le tome 6 ( sauf le fait que les sorciers peuvent dialoguer par patronus ça c'est dit dans le six). Pour le reste je ne prend pas en compte ce tome (parce que j'avais commencé cette fic avant qu'il sorte j'ai pensé à tout refaire à ce moment là mais les horcruxes ça ne collait pas avec mon scénario)

Chapitre 9 : Cours de potion et entretien privé avec Dumbledore.

Le lendemain matin au petit déjeuner, Harry était plutôt morose. Mais ce n'était rien à coté de l'état de Severus Rogue dont les yeux que la colère faisait brûler d'un feu intérieur ardent enflammaient son visage sombre et lugubre. La nouvelle était tombée, brutale, sous la forme du professeur McGonnagal qui l'annonça à Harry avant même que celui ci ait eu le temps de s'asseoir à la table des Gryffondor : il était admis au cours de potion. Autant la déception de ne pas l'y avoir été la veille avait été amère, autant la victoire de l'y être à présent sonnait comme le glas qui annonce la mort du condamné. Il mangea peu et préféra ne pas croiser le regard de son professeur qui lui même l'ignorait superbement. Dédaignant la nourriture, il croisa ses bras sur la table et attendit…

…Qu'Edwige lui tombe dessus en saisissant ses cheveux avec ses serres.

Surpris et courroucé, il se redressa si violemment qu'il manqua de basculer en arrière. A défaut, il fit basculer le deuxième année assis à coté de lui. Grommelant de sombres malédictions, celui ci se releva tandis que Harry décachetait sa lettre. C'était Hagrid qui lui demandait de passer chez lui dans la soirée pour lui raconter sa rentrée. Ron et Hermione étaient bien entendus invités. Harry replia sa lettre en se décalant sur le banc afin de laisser de la place pour que le deuxième année puisse se rasseoir.

- Tu es bien Harry Potter ? lui demanda celui ci.

- Oui, c'est moi, répondit Harry avec un sourire d'excuse que la mention de son nom venait crisper.

Mais contrairement à ce qu'il craignait le garçon n'ouvrit pas de grands yeux excités et ne sembla pas particulièrement touché par la notoriété de son vis à vis.

- Tu fais partie de l'équipe de Quidditch c'est bien ça ? Parce que j'aimerais savoir quand se font les sélections des joueurs.

- Je ne sais pas, il faut demander ça à Katie Bell. C'est elle la chef d'équipe cette année, lui répondit Harry en lui désignant la brune qui se servait un toast en rigolant avec une amie.

- Ok, remercia le deuxième année en se tournant vers la jeune fille.

Harry parla de l'invitation de Hagrid à Ron et à Hermione et ils sortirent de table. Harry avait une boule à l'estomac rien que de penser à l'heure où il devrait se rendre au cachot pour suivre le cours de Rogue.

L'heure arriva et il se sépara à regret de Ron et de Hermione, l'un partant à la bibliothèque car il n'avait aucun cours, l'autre se dirigeant vers la tour d'astronomie puisqu'elle avait conservé cette option. Harry, la mort dans l'âme prit le chemin des cachots. La fraîcheur le saisit alors qu'il descendait les marches de pierres et le regard glacial que lui jeta Rogue lorsqu'il entra dans sa classe acheva de le congeler. Irrité par avance, Harry tâcha de se trouver une place pas trop proche du bureau de son professeur sous le regard goguenard de Malefoy. Il y avait peu de Gryffondors, néanmoins, Harry eut le plaisir de voir Katie Bell s'installer à coté de lui avec un sourire encourageant.

- Tu ne devrais pas suivre le cours des septième années ? lui demanda Harry

- Non. Je n'avais pas choisi cette option l'année dernière mais je me suis réorientée cette année pour être médicomage à Ste Mangouste. Comme j'avais eu Optimal à mes buses en potions, Rogue a bien voulu m'accepter dans son cours.

Ils cessèrent de bavarder quand le professeur au cheveux gras fit irruption dans la pièce, l'œil flamboyant d'une lueur de mauvaise augure. Il prit place derrière son bureau, parfaitement à l'aise au milieu de ses flacons à l'odeur fétide. Il prit un instant pour parcourir sa classe du regard, sondant silencieusement chaque élèves en vérifiant que tous étaient présents. Alors qu'ils se posaient sur Harry, ses yeux furent traversés d'un éclair malveillant que seul Harry décela, lui même sentant son sang bouillonner dangereusement. Katie lui jeta un regard qui se voulait apaisant.

- Bien, commença Rogue. Je ne prendrais pas la peine de ré-expliquer le programme de cette année que je vous ai exposé hier pour un seul élève qui ne doit sa présence ici qu'à l'influence qu'il prend soin d'exercer sur notre directeur. Ce nouvel élément, continua t-il en jetant un regard appuyé sur Harry qui sentit ses entrailles se tordre avec rébellion, aura donc à se débrouiller seul pour s'en informer et je ne doute pas que si l'opinion très élevée qu'il a de lui même est justifiée, il s'en accommodera fort bien, termina t-il avec une voix anormalement mielleuse et un fin sourire proprement effrayant.

La classe garda le silence et Malefoy adressa un sourire à Harry.

- Aujourd'hui, reprit tout naturellement le maître des potions, nous allons étudier le Philtre de Tristesse qui devient en multipliant les doses de chaque ingrédient par trois le Philtre de Dépression aussi appelé Jus du Détraqueur. Un Patronus est tout à fait inefficace contre le Jus du Détraqueur dont on sait qu'il a le même effet sur un être humain que la présence à proximité d'une de ses créatures. C'est donc une potion contre laquelle beaucoup des sorciers qui jouissent d'une reconnaissance stupide de la populace, ne peuvent rien. Ce Jus force chacun à revivre les pires moments de sa vie et je n'hésiterais pas si l'un de vous se montre particulièrement médiocre dans la réalisation de sa potion à lui en faire goûter jusqu'à ce que le désir d'en être exempt l'incite pour de bon à travailler sérieusement à mon cours.

D'un geste théâtral, il se retourna vers le tableau et commença à inscrire les opérations à suivre. Harry prit note par automatisme mais il ne s'aperçut qu'une fois qu'il eut terminé qu'il ne comprenait strictement rien à ce qui était écrit. Il jeta un regard paniqué à Katie qui prenait des notes à ses cotés.

- C'est ce qu'il nous a expliqué hier, l'informa t'elle avec un air désolé. A partir de cette année, on doit apprendre à faire des potions en suivant le langage universel reconnu par la profession. C'est ces symboles que les faiseurs de potions utilisent communément. C'est un peu comme pour les signes mathématiques et tout comme les moldus ils ont prit comme base l'alphabet grec. Tu vois ça  c'est Oméga et dans la nomenclature cela signifie « mélanger » et là , c'est alpha et ça veut dire…

- Miss Bell je crois avoir été clair quant au fait que je ne tolérerais pas de bavardage pendant mon cours, l'interrompit Rogue froidement.

Katie baissa la tête et revint à son propre parchemin. Ce faisant elle sortit de son sac ses notes de la veille et les tendit à Harry. Celui ci s'en saisit avec un sourire reconnaissant. Il prit la feuille et commença à lire. Heureusement, Katie avait une belle écriture soignée facile à lire pas comme celle rapide et brouillonne d'Hermione qui notait d'ordinaire si vite qu'elle n'avait pas le temps de bien former ses lettres qu'elle était la seule à déchiffrer. Mais il y avait beaucoup de symboles et Harry mettait du temps à les relier à ceux présents dans les instructions de Rogue pour le Jus du Détraqueur. Ainsi alors que Katie mettait la verveine dans son chaudron, que Malefoy terminait de peler ses mandragores et que Théodore Noth touillait son mélange d'un air absent, Harry en était toujours à déchiffrer la dixième ligne de la liste des opérations à suivre. Le stress commençait à le saisir et alors qu'il sentait son front suer à grosses gouttes, il lui semblait que son cerveau aussi transpirait et s'embourbait dans un liquide confus et fiévreux où surgissaient en désordre les symboles, comme des images hallucinatoires et incertaines qu'il avait de plus en plus de difficultés à saisir. L'angoisse aidant, il avait du mal à fixer sur eux sa concentration et il transcrivait ses maigres traductions sur son parchemin d'une main qui tremblait de plus en plus. Rogue commença a passer entre les rangs. Harry l'entendit féliciter Malefoy et alors qu'il sentait ses pas s'approcher de sa table il redoubla d'ardeur.

- Eh bien, Potter, votre potion ?

Harry releva la tête et croisa l'œil brillant de Rogue sous un sourcil qui ne lui avait jamais semblé aussi noir.

- Vous ne l'avez toujours pas commencé ? continua Rogue d'un ton aimable qui avait une résonance inquiétante coutumière de sa part.

- Non, je déchiffre ces nouveaux symboles, lui répondit Harry d'une voix un peu rauque.

- Vraiment ? Eh bien peut être devriez vous vous presser un peu parce que l'heure tourne et que même pour un faiseur de potion talentueux il est difficile de finir celle ci en un quart d'heure.

Si Hermione avait été là, elle aurait tentée de l'en empêcher. Elle aurait posé sa main sur son bras et l'aurait incité au calme. Peut être même aurait elle souffler une de ses phrases irritantes : « Non Harry ! Ne fais pas ça ! Tu vas t'attirer des ennuis ! ». Mais Hermione n'était pas là et Harry trop énervé pour se montrer raisonnable.

- Si j'avais été prévenu plus tôt de cette nouveauté peut être que j'irais plus vite… lança t-il furieusement d'un ton où pointait l'insolence.

Katie releva la tête de son chaudron et lui lança un regard d'avertissement inquiet. Les yeux de Rogue étincelèrent et ses prunelles flamboyaient d'une lueur un peu empreinte de folie alors qu'il rétorquait d'une voix qui avait perdue toute sa courtoisie :

- J'ai déjà parlé de ça en début de cour Potter. Peut être n'avez vous pas écouté : Je ne répète pas ce qui a été dit la veille pour un seul élève. Maintenant tâchez de finir vite votre travail sinon je me verrais obliger de mettre à exécution ma menace concernant les élèves médiocres qui ne travaillent pas assez pendant mon cours. Cela pourrait aussi corriger votre insolence.

En disant cela il sortit de sous sa cape noire un petit flacon allongé où brillait une potion verdâtre translucide dont l'étiquette indiquait que c'était du Jus de Détraqueur.

- Voyez ce que vous devez obtenir à la fin du cours dans votre chaudron, ajouta Rogue montrant le flacon à Harry et en reprenant son ton courtois avant de passer à la table suivante.

Alors qu'il s'éloignait, Katie se mit à peler les mandragores de Harry afin de l'avancer un peu dans son travail. Sa potion déjà commençait à prendre une couleur verte bien qu'elle restât un peu jaune mais verdissait au fil des secondes alors qu'elle chauffait à petit feu dans son chaudron. Harry lui jeta un regard reconnaissant et reprit son travail. Quand Katie eut fini de peler les mandragores et qu'elle revint à son propre chaudron dont la potion était à présent définitivement verte, pour y jeter son dernier ingrédient, Harry mit le point final à sa traduction des indications de Rogue et pu commencer sa potion. Pris par le temps, il fit pratiquement tout en même temps enchaînant les opérations plus vite qu'il ne l'avait jamais fait, découpant si violemment ses racines que Parvati assise devant lui (une des rares gryffondor ayant encore potion) sursauta quand son couteau vint se ficher dans le bois de sa table. Elle se retourna en jetant un regard dérangé à Harry qui retirait son couteau et reprenait les autres opérations. Son œil allait sans cesse de sa feuille à ses ingrédients et quand l'heure prit fin il avait terminé sa potion. Mais elle n'était pas tout à fait verte. A vrai dire « pas tout à fait » était trop faible puisqu'elle oscillait entre le vert et le pourpre, mélange original mais malvenu. Pire encore, la potion était loin d'être aussi translucide que celle de Rogue. En fait, elle était d'un opaque ténébreux et vraiment peu ragoûtant.

- Minable, lâcha Rogue lorsque Harry lui tendit le fruit de son travail. Monsieur Potter vous avez besoin de faire d'énormes progrès. Une pédagogie qui a fait ses preuves consiste à faire goûter aux élèves incroyablement peu doué de votre genre un peu de leur potion ratée. Le pédagogue stipule bien sûr que cela ne se peut que si la potion ne présente aucun danger pour l'élève en question bien entendu.

Rogue se pencha vers la potion de Harry tendit que le dernier élève quittait la pièce.

- Je doute que celle là n'ai aucun effet dangereux ni peut être même aucun effet du tout bien que je ne puisse en jurer. Il n'y donc aucun danger pour votre santé.

Il eut un sourire et sa main tenant le Jus de Détraqueur glissa soudainement faisant couler le liquide dans la potion d'Harry.

- Pour que vous ayez une idée de ce qu'il fallait obtenir, dit il. Mélangé à votre potion il n'aura pas son véritable effet. Vous ne serez assailli de souvenirs un peu difficiles que de façon passagère et non continuelle. Rien de bien méchant donc.

Harry repensa à une certaine pensine. Il savait quel était l'exact objet de la vengeance de Rogue. Décidé à ne pas laisser son professeur lui faire boire le liquide il ferma hermétiquement les lèvres, mais d'un coup de baguette magique Rogue fit de lever celles ci sans qu'Harry n'ai desserré la mâchoire et envoya la potion glisser dans son gosier avant qu'il n'ai pu faire un geste.

- Vous ne connaissiez pas ce tour là, n'est ce pas ? Il a pourtant été très utilisé par vos amis les jumeaux pour faire faire des grimaces à quelques victimes improvisées. Ne croyez pas encore tout connaître de la magie monsieur Potter. Bon après midi, termina t-il alors que Harry prenait la porte sans répondre.

……

- Alors ? Comment ça s'est passé ? demanda Ron quand il croisa Harry dans un couloir en lui tapant sur l'épaule d'un air compatissant.

- Comme ça devait se passer. Mal.

Ils partirent vers la bibliothèque où Hermione travaillait. Pour l'instant Harry ne ressentait toujours pas les symptômes du Jus du Détraqueur. Il parcourait les corridors avec Ron un peu inquiet en espérant que ça propre potion avait atténué les effets comme l'avait supposé Rogue, mais jusqu'à les faire disparaître. On peut rêver. Ils retrouvèrent Hermione dont les yeux écarquillés par la concentration et le désir de réussir son année survolaient les lignes des livres comme si elles voulaient les aspirer.

- Alors, déjà en train de réviser les examens ? ironisa Harry.

Elle leva vers lui des yeux réprobateurs.

- Je travaille ma métamorphose.

- On a pas encore eu de devoirs ! s'emporta Ron

- On est en sixième année !

- Je ne vois pas le rapport avec notre classe actuelle et l'absence de devoir.

Disant cela, Ron s'assit à coté d'elle et commença à travailler ses sortilèges. Harry fit de même négligeant délibérément les potions bien qu'il sache qu'il lui faudrait apprendre les symboles par cœur afin de ne pas répéter le calvaire de cette matinée.

- A quelle heure on va chez Hagrid ? demanda Hermione sans lever le nez de son parchemin.

- Tout de suite après dîner, proposa Harry.

Hermione et Ron acquiescèrent.

Quand ils se dirigèrent vers la cabane de Hagrid à découvert car il ne faisait pas encore nuit mais la cape d'invisibilité sous le bras au cas où ils rentrent trop tard dans la nuit, Harry ne ressentait à son grand soulagement toujours aucun symptôme. Il n'avait parlé de la « pédagogie » de Rogue, ni à Ron ni à Hermione, préférant ne pas les inquiéter. Ils frappèrent à la porte d'Hagrid. Un aboiement leur répondit suivit d'un pas pesant. La lourde porte s'ouvrit en grinçant sur le large sourire accueillant de Hagrid qui empêchait de sa grosse main Crockdur de sauter, sa langue baveuse toute prête, sur les trois invités. Il s'écarta et le trio entra.

- Alors les gosses, content d'être de retour à Poudlard, eh ?

Harry, Ron et Hermione approuvèrent tandis que Hagrid leur versait du thé et leur servait ses gâteaux habituels toujours aussi durs qu'ils n'osèrent refuser préférant les refiler incognito à Crockdur qui jappait à leurs cotés. Ils discutèrent un moment, Hagrid leur parla de la forêt interdite et (surtout) des créatures qui y vivaient. Il parla longuement des progrès de vocabulaire de Graup qui connaissait à présent presque toutes les subtilités de la langue anglaise(presque). Enfin la conversation dévia sur les élections du nouveau ministre de la magie.

- Vous allez voter Hagrid ? demanda Hermione.

- Hmm…. Peut être bien que oui, peut être bien que non, répondit le demi géant mystérieusement. Et toi Hermione ? Tu es bientôt majeure, eh?

- Je pense que je vais voter, répondit la jeune sorcière en rougissant un peu.

- Dites vous trois, vous continuez les soins aux créatures magiques ?

Les trois amis s'entre-regardèrent.

- Normalement oui. Mais vous savez Hagrid on l'a pris en option facultative parce que ça ne fait pas partie de nos projets de carrière alors on vous verra moins que si on l'avait choisi en option obligatoire, expliqua Harry avec gêne.

- Hum… grommela Hagrid. Pas de problème, bredouilla t-il sombrement. Et la DA ? Je trouvais que c'était une chouette idée ce que vous faisiez l'année dernière.

Ron et Hermione se tournèrent vers Harry qui piqua du nez vers sa tasse en se renfrognant un peu.

- Hum… commenta Hagrid en l'observant sa grosse main rugueuse faisant tourner sa cuillère dans sa tasse. Pas très partant, eh ?

Il se leva et alla refaire chauffer du thé. Tournant les dos aux trois adolescent, penché sur son réchaud, il reprit la parole :

- Ce s'rait p't'être bien qu't'essayes pour voir si ça intéresse des gens…

Il tourna légèrement la tête vers Harry et le fixa un instant d'un œil interrogateur. Devant l'absence de réponse de son interlocuteur qui continuait de contempler sa tasse les sourcils froncé, il se retourna vers ses activités et mis à chauffer l'eau. Puis il revint s'asseoir. Hermione jugea bon d'intervenir :

- C'est ce que Ron et moi lui avons dit, risqua t-elle au prix d'un regard noir d'Harry et un autre paniqué de Ron qui agitait les mains en signifiant sûrement quelque du genre de « laisse moi en dehors de ça », et qu'elle gratifia d'un haussement d'épaule un peu méprisant.

- Ça ne coûte rien d'essayer, dit encore Hagrid en allant chercher l'eau qui avait fini de chauffer.

Il la versa dans la théière mis à infuser et rapporta le thé à la table. Il servit le thé et tous burent en silence avant de prendre congé.

Ils faisait nuit lorsqu'il sortirent dehors et la chaleur du soleil de septembre avait laissé place à la fraîcheur de la nuit. Ils resserrèrent la cape d'invisibilité autour d'eux.

- A bientôt Hagrid ! dirent ils en repartant à travers le parc.

Ils marchèrent un instant en silence leur pieds s'enfonçant dans l'herbe un peu humide, le clair de lune éclairant leur chemin. Ils prirent soin d'éviter le lac et marchèrent en direction du château. Puis Hermione brisa le silence :

- Je pense qu'Hagrid a raison, dit elle.

- Evidemment tu avais eu cette idée bien avant lui. A croire que vous vous êtes tous donné le mot.

Hermione jeta un regard appuyé à Ron pour que celui ci la soutienne mais dans la nuit il se perdit sans suite. Si Harry n'avait pas été entre eux deux sous la cape d'invisibilité, elle aurait volontiers donné un violent coup de coude au rouquin, mais les circonstances l'en empêchait. Sans se démonter elle argumenta encore.

- C'est bon Hermione ! s'énerva Harry poussé à bout. Je vais essayer, d'accord ? Je vais essayer ! Mais si ça intéresse trop peu de personnes : j'abandonne.

- Ça les intéressera ! affirma Hermione joyeusement.

- Qu'est ce qui intéressera qui ? fit alors une voix guillerette.

Les trois amis stoppèrent net. Ils restèrent immobiles dans le silence de la nuit cherchant des yeux dans l'obscurité qui avait parlé. On entendait que le bruissement du vent.

- Qui a parlé ? s'enquit enfin Ron.

- C'est moi ! répondit la voix guillerette avec enthousiasme.

- Lumos, souffla Harry inquiet.

Une lumière s'alluma à la pointe de sa baguette éclairant les alentours. Albus Dumbledore était à leurs cotés tout comme si il marchait avec eux. Il avait sur les lèvres le sourire d'un gosse qui a fait un joyeux tour. Ron qui était le plus proche de lui, fit un bond de surprise vers la gauche, heurtant Harry.

- Pro…Professeur Dumbledore…bredouilla Hermione.

Il lui adressa un gentil sourire et décida de lever de suite leurs inquiétudes :

- Je n'ai pas l'intention de vous punir pour votre escapade.

Harry, Ron et Hermione s'aperçurent alors qu'ils avaient tout ce temps retenu leur respiration.

- Peut être à la rigueur retirer un point chacun à Gryffondor pour la forme parce que les règles sont les règles et que je n'ai pas trop envie d'être accusé une fois encore de favoritisme.

Un point chacun ce n'était rien et les trois amis ébauchèrent un sourire.

- Je suis d'avis que vous êtes allés voir ce cher Hagrid, je me trompe? J'aimerais d'ailleurs vous faire savoir que je trouve cette idée de continuer euh… je n'ose rappeler le nom de cette organisation cela me fait immanquablement rougir… bref, je trouve cette idée de continuer ce club, à présent célèbre, de défense contre les forces du mal absolument merveilleuse.

Hermione adressa à Harry un sourire triomphant.

- Cela dit, je suis très heureux de te trouver là Harry parce que je voulais justement te convoquer dans mon bureau. Rien de bien méchant je t'assure ne prends pas cet air inquiet. Cette rencontre m'évitera d'avoir à te faire passer un billet par une tierce personne. Si tu pouvais venir demain vers neuf heures…

- Bien sûr monsieur.

- Parfait ! Ha ! Et le mot de passe c'est : « Sel Marin ». Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit et un bon retour dans le château.

Sur ces mots il tourna les talons et s'enfonça un peu plus profondément dans les ténèbres du parc. Harry, Ron et Hermione regagnèrent le château.

Cette nuit là Harry rêva de Sirius. Il allait à la bibliothèque quand il le croisa dans un couloir. Sirius souriait et tenait des chaussures de claquette dans les mains. Il était vêtu d'une robe alsacienne.

- Rogue a été infect, se plaignait Harry.

- Ce cher Sévy ! répondait Sirius. C'est mon meilleur ami.

Là il agitait sa robe alsacienne d'une main et brandissait ses chaussures vers le visage de Harry pour les lui montrer.

- Tu as vu ? On va faire un spectacle de claquette ensemble. Dans la grand salle ! On va danser des claquettes mon ami Sévy et moi.

Ahuri, Harry se retrouvait dans la Grande Salle où il voyait Sirius et Rogue danser des claquettes sur une musique écossaise folklorique. Puis les deux amis entraînaient toute l'école dans une interminable farandole.

Le rêve changea. Une salle sombre. Avec des gradins. Des sorciers qui se battent. Avec des mangemorts. Hermione : évanouie. Et Ron et Ginny, et Luna, aussi. Neville le nez en sang. La prophétie. Où est la prophétie ? Et les sorts. Qui fusent. De partout. Des éclairs lumineux. Encore. Partout. Dumbledore. Qui vient d'arriver. Libération ! Batailles. Sirius et Bellatrix. Des sorts. Encore. Puis un corps. Qui tombe. Lentement. Un arche. Avec un voile. Noir, agité. Par des voix. Etranges, Lointaines, d'Ailleurs. Ce corps qui tombe. Toujours. Lentement. Se cambre, se courbe. Et tombe. Pour de bon. Cette fois. Qui traverse le voile…

- SIRIUS !

Harry avait crié. La douleur du souvenir l'avait réveillé. Mais les images ne s'évanouissait pas. Malgré son réveil, elles continuaient de surgir comme dans un film. Il revoyait tout à l'infini et rien ne venait l'en éloigner. Le film continuait. Imperturbable. Sirius était tombé. Lupin l'empêchait d'aller le voir. Sirius était tombé et il tombait encore. A présent qu'il ne dormait plus, Harry pouvait voir le dortoir mais ce n'était qu'une image flou un arrière plan flasque pas aussi nette que le voile qu'il voyait s'agiter. Ce voile où Sirius avait disparu, et disparaissait encore. A l'infini. Il entendait les voix de Ron, de Neville même de Seamus et de Dean s'inquiéter pour lui, mais ses voix n'étaient qu'un vague écho pas comme la voix de Lupin qui lui disait que Sirius était mort. Qu'il était mort. Qu'il était mort. La potion de Rogue. C'était la seule explication. Il n'y avait que ça qui pouvait être à l'origine de ces troubles. Le Jus du Détraqueur le forçait à revoir sans cesse la mort de Sirius et Harry ne pouvait rien faire il ne pouvait que contempler Sirius tomber encore et encore. Il se mit à hurler. A l'infini.

- Harry ! HARRY ! hurlait aussi Ron en le secouant par les épaules.

Les images s'estompaient. Harry cessa de crier. Il cligna des yeux. Il voyait normalement, à présent. Il y avait Ron en fasse de lui qui semblait paniqué. Et Hermione, et Ginny. Neville, son crapaud à la main, paraissait terriblement inquiet. Il avala péniblement sa salive faisant face aux autres Gryffondor qui le fixaient avec inquiétude. Un goût salé lui mouilla les lèvres. Il s'aperçut qu'il pleurait. Figé, Il vit le professeur McGonnagal débouler dans le dortoir.

- Potter ! Que se passe t-il ? s'écria t-elle.

Harry la regarda un peu perdu.

- J'ai fait un cauchemar professeur.

Elle lui jeta un regard compatissant.

- Que tout le monde se recouche ! s'écria t-elle en repartant.

Les Gryffondor restèrent quelques instants à fixer Harry puis ils regagnèrent leur lit. Sauf Ron et Hermione qui, quand le cercle se fut dispersé, se précipitèrent sur leur ami :

- Qu'est ce qui s'est passé ? s'enquirent ils. Tu as continué à crié bien après ton réveil.

Ils l'entraînèrent dans la salle commune pour être plus au calme. Il s'installèrent sur les meilleurs fauteuils et Hermione lui tendit un morceau de chocolat. Harry l'accepta avec reconnaissance. Et il raconta tout. Son cauchemar, la potion que lui avait fait boire Rogue. Ron et Hermione écoutèrent en silence. Quand il eut fini, Hermione lui retendit un carré de chocolat en en distribuant aussi un à Ron et en en prenant un pour elle même. Ils gardèrent tous un instant le silence.

- Tu devrais en parler à Dumbledore tout à l'heure, suggéra Ron sombrement.

- De quoi ?

- De la potion !

Harry ne dit rien pendant un instant puis il refusa.

- Quoi ? manqua de s'étrangler Hermione. Mais pourquoi ? C'est immoral ce qu'il a fait. Il faut que tu en parle à Dumbledore.

- Qui va encore être accusé de favoritisme ! C'est hors de question ! D'ailleurs : il y a un point où Rogue n'a pas tort. Si j'ai été accepté en potion c'est grâce à Dumbledore.

- D'accord Dumbledore t'aime bien mais tu étais vraiment proche de l'optimal. Tu méritais de passer. En plus Rogue est le seul professeur à demander Optimal pour les classes d'Aspics.

Harry ne répondit pas mais on pouvait voir aux plis de son front que sa décision était prise.

- Il y a quelque chose que je dois vous dire, commença t-il. C'est à propos de la prophétie.

Entre trois heures du matin et trois heure et demi, Harry parla sans s'interrompre de ce que lui avait révélé Dumbledore à la fin de l'année précédente. A six heures et demi, quand les élèves les plus matinaux descendirent de leurs dortoirs, ils trouvèrent le trio endormis sur les fauteuil de la salle commune, un carré de chocolat pas encore terminé dans la main d'Hermione.

…..

A neuf heure, Harry monta dans le bureau de Dumbledore.

- Sel Marin, dit il au phénix de pierre qui gardait l'entrée.

Celui ci se décala dans un grand grincement mécanique et laissa Harry gravir l'escalier qui menait au bureau du directeur.

- Entre Harry ! l'invita Dumbledore avant même qu'il ne soit arrivé en haut. Et assieds toi.

Harry s'exécuta, ignorant les messes basses des tableaux qui échangeaient divers commentaires entre eux sur des sujets aussi variés que le Quidditch, le fromage avarié, la chemise qui dépassait du pantalon de Harry et l'intrusion d'une souris qui avait fait peur à la grosse dame dans l'aile nord du château. Harry adressa un vague salut à Fumseck et s'assit en face du directeur. Avec délicatesse celui ci ne lui parla pas du cauchemar qui faisait déjà parlementer pas mal dans l'école et en vint au fait :

- Il y a quelque chose que je voudrais te demander, commença t-il. Un service à vrai dire.

Il scruta Harry par dessus ses lunettes en demi lune.

- Je crois savoir que Remus t'a remis la deuxième moitié d'un miroir à double face dont tu avais déjà la première et qui appartenait à Sirius.

Harry hocha la tête et Dumbledore poussa un soupir en baissant la tête.

- J'aimerais te demander de me le restituer.

Harry releva brusquement la tête, indécis. Dumbledore leva les yeux vers lui pour le regarder en face.

- Je suis conscient qu'il s'agit d'un objet auquel tu es très attaché puisqu'il a appartenu à ton parrain et je dois t'avouer que si Remus m'avait dit qu'il comptait te le donner je l'en aurais dissuadé. Pour te dire la vérité un tel instrument est précieux et j'en aurais besoin. Tu sais que pour communiquer les sorciers utilisent leur patronus, mais dans le cas présent ce n'est pas avec un sorcier que j'ai besoin de pouvoir communiquer à tout instant mais avec un moldus.

La lumière fit jour dans l'esprit de Harry.

- C'est William ? demanda t-il avec raideur.

- C'est le jeune Parry en effet. Vu l'importance de la situation, il est indispensable qu'il puisse me contacter à tout moment et j'aimerais qu'il détienne la deuxième face du miroir. J'aimerais par la même occasion que tu me confie le tien.

- Ce miroir est un cadeau de Sirius ! se révolta Harry.

- J'en suis parfaitement conscient.

Harry s'enferma dans un silence réfractaire.

- Je me doutais de ta réaction et ne la juge pas compte tenu de ce qui s'est passé en juin dernier. Mais William est d'une importance capitale pour l'Ordre sinon je ne t'aurais pas demandé cela. Cela dit je te propose un compromis. Tu gardes ta face du miroir et je confie la deuxième à Will. Tu es – assez est un euphémisme – doué pour les patronus. Si Will t'avertit de quoi que ce soit, tu devras m'en faire part en m'envoyant ton patronus. C'est d'accord ?

- Je voudrais savoir en quoi Will est si important, rétorqua Harry en regardant Dumbledore dans les yeux.

Il sembla à cet instant à Harry que jamais le vieil homme ne l'avait considéré avec autant d'intensité à travers ses lunettes en demi lune. Il avait conscience de se comporter un peu à la manière d'un enfant gâté auquel on retirait son jouet préféré. Mais ce miroir lui avait été offert par Sirius peu avant sa mort. C'était aussi le symbole de ses remords, de ce qu'il aurait dû utiliser pour le contacter ce jour de juin où il était allé avec ses amis au département des mystères récupérer la prophétie. De tout ce qu'il possédait, sa cape son balai et ce miroir était ce qu'il avait de plus cher et il était réticent à l'idée de s'en séparer d'autant plus que Will travaillait pour l'Ordre ce qui n'était pas sans danger.

Finalement, Dumbledore cessa son observation et il recula sa chaise pour ouvrir un tiroir se son bureau. Il en sortit un sachet de velours noir qui tintait bizarrement. Il le posa sur son bureau et re-avança sa chaise. Harry reconnut le sachet que Will avait tendu à Dumbledore à la fin d'une réunion de l'Ordre en disant : « Il manque le plus important ».

- Qu'est ce que c'est ? demanda Harry piqué par la curiosité.

Dumbledore lui sourit et ouvrit le sachet et le renversa. Des morceaux de métal tombèrent sur le bureau avec ce tintement étrange qu'il avait entendu lorsque Dumbledore avait sorti le sac du tiroir. Ils furent suivis d'un objet un peu plus massif qui atterrit avec un bruit plus sourd. Ce dernier objet en bois mais finement travaillé, ressemblait au manche d'un couteau. A cette constatation Harry comprit que les morceau de métal venait de la lame, il ne savait comment, brisée. Il jeta un regard interrogateur à Dumbledore qui lui souriait.

- Qu'est ce que c'est ? interrogea Harry.

- Ce que c'est ? répondit le vieux directeur. C'est ce que Voldemort cherche.

Il observa un instant la réaction stupéfaite de Harry puis détourna le regard et contempla d'un air absent la cime des arbres que l'on voyait de sa fenêtre.

- Tu vois, continua t-il rêveusement, toujours absorbé par l'environnement extérieur, ce que tu crois n'être qu'un simple poignard dont la lame est brisée est en fait un arme redoutable. Elle peut couper n'importe qu'elle surface. En tout cas, elle pourrait si elle était reconstituée. Et elle pourrait bien des choses encore si nous avions tous les éléments.

- Qu'est ce qu'il manque ? interrogea Harry.

- Le plus important, répondit Dumbledore en reprenant les propos de Will. La pointe, acheva t-il en se retournant vers Harry qui décidément ne comprenait pas bien. Avec la pointe, la lame peut faire ce que Voldemort désire le plus après l'immortalité et il n'est pas exclu que cela le mène à réaliser cette quête aussi.

- C'est à dire ? voulu savoir Harry. Qu'est ce que ce couteau peut faire ?

- Je ne crois pas que tu sois prêt à l'entendre, l'informa Dumbledore en le gratifiant d'un regard perçant éclairé d'un sourire.

Il y eut un léger silence pendant lequel Harry médita un instant pour savoir si il valait la peine pour lui d'essayer de convaincre Dumbledore qu'il était prêt à tout entendre, mais il devina que c'était inutile et préféra trouver une autre question :

- Vous allez le reconstituer ?

- Le couteau ? Non. Je ne pense pas. Voldemort le ferait sans hésitation. Je l'aurais peut être fait moi aussi – c'était dans mon idée quand j'ai appris qu'il était brisé – si je n'avais pas rencontré Will. Un garçon surprenant. Tu as peut être entendu parler de la rage dont il a été pris contre moi quand je l'ai contacté au sujet de ce couteau.

Harry acquiesça. Il se souvenait qu'un de ses amis y avait fait allusion quand il les avaient retrouvé au square Grimmaur.

- Et où avez vous trouvé ce couteau ? Comment a t-il été brisé ?

- C'est Will qui l'a brisé avant de le jeter dans la Tamise.

- Quoi ? Mais pourquoi ?

- C'est une longue histoire Harry.

- Et comment avez vous retrouvé le couteau alors?

- C'est Will qui s'en ai chargé. Ho bien sûr ! J'ai eu du mal à le convaincre ! Beaucoup de mal. Mais il a accepté et c'était la seule personne qui pouvait le faire.

- Pourquoi ?

- Il y a un lien très étroit entre le porteur du couteau et le poignard lui même.

Harry resta interdit et Dumbledore lui sourit.

- Je te l'ai dit il y a des choses que tu n'es pas encore prêt à entendre. Par ailleurs, si tu veux des dragées surprises de Bertie Crochue pour donner un aspect plus convivial à notre entretien j'en ai une malle entière. Ha ! Et puis tiens ! regarde celle là ! Quelle couleur remarquable ! Un peu surprenante, voire repoussante, mais remarquable ! Tu ne veux pas la goûter pour savoir quel goût elle a ? Non ? Vraiment ? Quel dommage ! Mais je crois que tu as pas mal de nouvelles informations à livrer à tes amis, ajouta t-il avec un clin d'œil. Tu peux sortir Harry. Ha non attends reviens ! Et pour le miroir ?

- Je vous apporte la deuxième face et je garde la première. Si Will me contacte je vous préviens immédiatement. Par Patronus si vous n'êtes pas rapidement joignable.

-Je savais que l'on finirait par trouver un terrain d'entente !

... A suivre ...

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Moa: merci pour la review! j'espère que la suite t'a autant plu.