Light the way ( Eclaire le chemin)
Ecrit en classe de littérature. Y'a vraiment rien de mieux à y faire ( à part dessiner ).
Une silhouette sombre se tenait devant une porte d'entrée, les mains dans les poches. Comme si elle attendait que quelqu'un ouvre cette porte.
Il était revenu trois jours avant d'une mission de classe S. Bazar top secret et tout, rapport au Hokage seulement. Ca avait été un succès, mis à part le fait qu'il avait eut à se servir du Sharingan pour tirer ses fesses d'affaires. Il n'avait pas eut à l'utiliser trop longtemps cependant, ce qui expliquait pourquoi il n'était pas cloué au lit à essayer de réunir suffisamment de chakra et de force pour se lever. Ca ne voulait pas dire qu'il n'avait pas dû passer par la case hôpital – même s'il détestait ça - , et qu'il avait à se tenir tranquille pendant quelques jours. Tsunade-sama s'était assurée de l'imprimer dans 'cette tête de mule'. Pas de dépenses de chakra inconsidérées, et peut-être qu'il serait 'suffisamment chanceux pour retourner au service actif avant la fin de la semaine'. Pas que Konoha pouvait se permettre de manquer d'hommes pour l'instant.
C'est pourquoi il était passé, complètement par hasard, par la Tour du Hokage et le bureau des missions plus tôt dans la journée. Et qu'il s'était fait jeté hors dudit bureau par une Godaime tous sourires.
-Hatake, je croyait m'être fait comprise plus tôt.
-Maa, Hokage-sama, comment dire…
A ce moment, le sourire se rétracta un peu, laissant juste un indice d'amusement.
-C'est bien que je t'aie sous la main cependant, tout le monde est débordé ici ! Va chez Umino et ramène moi le rapport qu'il aurait dû me donner. Tu sais où il habite, non ? Bien maintenant vas-y.
Il avait été tenté de partir par la fenêtre, mais un œil noisette lui fit reconsidérer cette idée. Hatake Kakashi, jounin spécial, utilisateur du Sharingan et ancien sensei du porteur du Kyuubi, quitta le bureau des missions par la porte. Après tout, il n'était pas aussi suicidaire que l'on avait tendance à penser.
Donc il était là, devant la porte d'entrée d'Umino.
Le ciel bleu avait laissé la place à un ciel orageux, les vents tournants, apportant l'odeur de la pluie.
Il toqua contre la porte de bois. Pas de réponse. Il frappa encore.
-Iruka-sensei ?
Silence.
Il attrapa la poignée, la trouvant débloquée. C'était assez extraordinaire le nombre de personnes qui laissaient leur porte déverrouillée. Etre ninja n'immunisait pas encore contre les cambrioleurs.
Il se demanda combien de fois il était venu ici, devant cette porte. D'abord pour extraire Naruto de la maison de son Iruka-sensei bien-aimé – rarement, mais c'était arrivé. Et puis après, pour apporter des nouvelles de Naruto et de son entraînement, quand il tombait sur des infos à propos de lui et du vieux pervers durant des missions. Mais il n'avait jamais fait un pas dans la maison du jeune homme. Il n'y avait jamais été invité. Autant qu'il sache, Umino n'avait jamais invité qui que ce soit à entrer chez lui, à part Naruto.
Il avait l'impression d'être un intrus en mettant les pieds dans la petite entrée, évitant les gouttes de pluie qui avaient commencé à tomber.
Pas de lumière.
D'une certaine manière, Kakashi s'était toujours imaginé Umino Iruka comme un type sociable, le ' people guy type'. Toujours souriant, au moins quand il ne montrait pas les limites de son caractère – et il avait un sacré caractère, Kakashi était là pour en témoigner, comme toute le population des enfants de Konoha qui l'avait eut comme professeur à l'Académie. Le genre de type à rester fidèle à la même fille depuis son adolescence, à avoir des albums photos et des photos accrochées chez lui, à aimer sortir avec ses amis, à aller prier régulièrement en dehors des grandes célébrations, à garder son appartement en meilleur état que l'homme moyen, à avoir un chat, ou un poisson rouge.
Kakashi avait rarement vu le type en dehors du travail, quelques fois au Ichiraku mais avec toute l'équipe ; il avaient même bu ensembles une fois ou deux avec l'intégralité du gang – quand Kurenai était suffisamment menaçante pour le convaincre de venir au lieu de lire un de ses bouquins.
Mais il pouvait déjà rayer la mention fille-petite amie. Il n'avait jamais vu le type avec quelqu'un, homme ou femme, même si Anko lui jouait souvent le rôle de la sangsue. Et Kurenai, quand ils étaient tous confortablement pompettes – ou prêts à rouler sous la table – n'oubliait jamais d'harasser le pauvre gars sur sa vie amoureuse – plutôt son absence de vie amoureuse.
Pareil pour la mention 'sortir avec les copains'. C'était presque comme si le type était collé au bureau des missions. Et s'il n'était pas dans la Tour du Hokage, alors il était à l'Académie. Ou au Ichiraku. Toujours poli et souriant. Glacialement poli. Le type pouvait tout aussi bien agiter des drapeaux marqués ' Je suis heureux et je n'i pas besoin de vous !' pensa Kakashi.
Lui-même n'était pas dans les meilleurs termes avec le Chuunin. Juste des connaissances de travail qui avaient en commun un même élève. Leur relation s'était un peu améliorée avec le départ de Naruto et le fait que Kakashi lui amène des nouvelles ; mais ils étaient deux soldats dans la même armée, rien de plus.
Il trouva la lumière.
L'appartement était petit, mais tout de même un peu plus grand que le sien. Une entrée, puis une sorte de salon-salle à manger avec un comptoir qui ouvrait sur la petite cuisine, le pied d'un lit derrière un mur de séparation, une porte entrouverte – la salle de bains.
Personne. Pas de chat ni d'aquarium. Le seul mot qu'il trouvait pour décrire l'appartement d'Iruka était austère. Pas signe des photos attendues, pas d'album photo, pas de peinture ou de rouleau accroché au mur, pas de plante d'intérieur.
Si Kakashi n'avait pas su où il était, il aurait pensé qu'il était dans l'un de ces trop nombreux appartements à vendre.
Pas étonnant que le gars passe tant de temps à travailler. Son appartement ressemblait à une putain de cellule de moine ! Même l'appartement de Kakashi était plus vivant que celui-ci.
Il fit un pas dans ce qui semblait être le salon, à peine un vieux canapé et une table traditionnelle.
Autant pour lui, il y avait des photos. Des encadrées, placées sur un meuble contre le mur. Il en reconnu une immédiatement – c'était une photo de son équipe, Team 7, après l'épreuve de passage qu'il leur avait fait passer : Naruto en colère, Sasuke prince de marbre, Sakura en mode fan-girl et lui souriant au-dessus de leurs têtes. Combien de temps avait passé depuis que cette photo avait été prise ? Un an, un an et demi même. Si longtemps…
L'autre était de toute évidence une des parents d'Iruka, la femme tenant un paquet de tissu dans ses bras, l'homme passant un bras sur ses épaules. Il ne pouvait savoir de quels grades ils étaient puisqu'ils étaient vêtus de kimonos de cérémonie, mais il souvenait avoir entendu qu'ils avaient été tués dans l'une des attaques du Kyuubi. Ils avaient l'air heureux.
La dernière était face contre le bois du meuble. Kakashi la souleva, la regardant à la lumière par pure curiosité.
Iruka était le plus facile à reconnaître des quatre personnes de la photo. Kakashi émit un rire. Il n'avait plus à se poser la question d'où venait le sourire-mégawatt de Naruto, il avait le portrait du précédent utilisateur sous la main. La fille et le jounin derrière eux lui étaient inconnus – s'il comptait correctement, Iruka était un genin quand il était membre de l'ANBU… ça tendait à couper un peu les gens de toute vie sociale. La quatrième personne semblait connue. Cheveux blancs, même age qu'Iruka… Ca y était, il l'avait. Mizuki. Le traître maudit. Le type qui avait essayé de tuer Umino et Naruto après qu'il ait dit la vérité au garçon. Le type après qui Umino était parti. Il trouva qu'il ignorait si le type était mort ou non. Peu importait.
Il jeta un regard autour de lui, remarquant la chaîne stéréo et les Cds abandonnés, l'étagère dans la partie chambre remplie de livres, le haut des meubles poussiéreux, la veste renforcée verte jetée sur le canapé.
Le rapport était sur la table, rempli par une écriture nette. Celle d'Umino pour sûr. Mais il n'avait pas fait très attention. Il y avait des minuscules taches d'encre partout sur le document. Il pris la feuille, l'approchant. Ces taches d'encre n'en étaient pas. Il l'approcha de son visage, glissant à peine le bord de son masque pour renifler le papier. Du sang. Du sang humain.
Une fois qu'il eut l'odeur dans les narines, il pouvait la remarquer dans toute la maison. Cette odeur de vieux sang séché, mêlée à la poussière et à l'odeur de terre qui venait de dehors à cause de la pluie. Umino avait dû rentrer blessé une fois ou deux, pensa-t-il, l'odeur avait imbibé l'endroit, se mixant à l'odeur de craie et de papier typique de l'Academie et ceux qui y travaillaient.
Il plia le papier avec précaution et le plaça dans une de ses poches avant de retourner à l'entrée. Tsunade-sama pour sûre ne serait pas très contente si le rapport était illisible à cause de la pluie.
Il éteignit la lumière, ferma la porte et lança un regard ennuyé à la pluie qui tombait à verse.
Il allait finir aussi trempé qu'un de ses chiens, à faire tout le chemin jusqu'à la Tour du Hokage à pattes. Saleté de pluie qui faisait tout trop glissant en sautant de toits et toits aussi. Pas qu'il souhaitait faire face en mode médical.
Hatake Kakashi fit lentement le chemin vers le bâtiment, évitant les flaques et autres petits pièges faits par l'eau, son esprit partant de son côté. Il se demanda ce qui avait bien pu arriver au toujours ponctuel Chuunin, pour que le Hokage le fasse, lui entre tous, aller chercher son rapport de mission.
Il n'aurait probablement qu'à demander.
Tadaam. A fini. Encore trois parties à traduire et faudra que je me remette au turbin. Reviews ? puppy-eyes no jutsu
