Light the way ( Eclaire le chemin )

Warning : chapitre vu principalement à travers Kakashi mais ce n'est pas un POV.

Musique : Himalaya, l'enfance d'un chef et Agaetis byrjun de Sigùr Ros.


Les deux semaines suivantes, Hatake Kakashi, aussi connu sous le nom du Copy Nin et de Sharingan Kakashi, revint à Konoha un grand total de trois fois, juste suffisamment longtemps pour rendre son rapport, manger, prendre une douche et dormir avant de prendre une autre mission et d'être à nouveau sur le terrain. Toutes pensées à l'exception de 'termine la mission' et accessoirement 'reste vivant' quittèrent son esprit. A la fin de la deuxième semaine, il était très, très concentré sur cette dernière pensée. Il en perdit même la notion du temps.

Alors, lorsque il rentra de sa dernière assignation, pas dans le meilleur des états possibles, Tsunade lui donna la semaine. Certains témoins disent qu'en fait, il avait été menacé de dommages physiques s'il montrait ne serait-ce que le bout de ses cheveux gris qui défiaient les lois de la gravité dans un rayon de cinq cent mètres autour de la Tour du Hokage avant une semaine. Cependant ces déclarations ne furent pas confirmées.

En vérité, Kakashi était plus qu'heureux d'obéir à cet ordre. Il tenait à peine debout, et avait désespérément besoin de sommeil. Dans cet état, ça n'était pas étonnant qu'il passa, tout en sautant de toit en toit, à côté sans les voir l'étrange animation des rues pour cette heure de la nuit, les drapeaux qui avaient été accrochés ça et là, les pas de tirs de feux d'artifices qui étaient prêts à être allumés. Il fonctionnait à moitié endormi, à moitié encore éveillé, conscient seulement des obstacles sur son parcours, totalement aveugle à tout ce qui ne tombait pas sous la catégorie 'obstacle' ou 'menace immédiate potentielle'.

Aussitôt qu'il regagna son appartement, il se laissa tomber comme un sac d'os sur son lit, ne prenant pas la peine d'ôter ses vêtements. A peine sa tête toucha-t-elle l'oreiller qu'il dormait déjà.

Au matin, étonnamment tard pour lui qui avait l'habitude de se lever très tôt pour aller au monument avant toute autre chose, il fut réveillé, plutôt rudement, par des sifflets, des cris, de la musique et autres bruits associés, le tout provenant de la rue en bas de son immeuble.

Qu'est-ce qui ce passe cette fois bordel !

Il se débrouilla pour se lever suffisamment pour pouvoir jeter un œil par la fenêtre au-dessus de son lit, rassemblant le maximum d'information sur ce qu'il se passait. Son cœur rata un battement lorsque son regard croisa un cerf-volant orange qui survolait les toits de Konoha, et qui ressemblait beaucoup à un renard à neuf queues stylisé.

Le dix octobre.

C'était le dix octobre et il avait perdu le fil du temps une fois de plus. Sauf que cette fois, il avait l'impression que c'était une fois de trop.

Kakashi se retrouva à se demander ce qu'il allait faire de sa journée. Un autre jour libre, il serait allé, tout seul, bien tranquillement du côté du monument, puis il aurait erré dans le village, peut-être croisé Genma dans la foulée pour entendre les dernières rumeurs et bouts d'informations venant du bureau des missions avant d'aller manger au Ichiraku, et peut-être après aurait-il croisé un couple bien connu qui faisait comme s'ils n'en étaient pas un, ou aurait-il évité en lisant un bon bouquin Gai parti sur un de ses fameux monologues.

Il savait qu'aucune des trois dernières personnes auxquelles il avait pensé était actuellement présent dans l'enceinte de Konoha, et Genma était collé au bureau des missions, dans la tour du Hokage, où Kakashi était persona no grata dans l'immédiat.

Le monument n'était pas non plus une possibilité. Beaucoup trop de personnes viendraient prier leurs morts et se recueillir devant la pierre en ce jour particulier. L'idée de voir des gens d'une, prier leurs morts – pour lui une action particulièrement personnelle et intime – et de deux, lui offrir leurs condoléances quand ils se souvenaient qu'il avait été l'élève du Yondaime et qu'ils osaient lui adresser la parole ne lui était pas particulièrement attractive.

Sortir n'était pas non plus la plus brillante des idées qu'il pouvait avoir. Chaque chose qu'il verrait, chaque endroit, l'Ichiraku plus que tout autre, lui hurlerait son échec au visage, son échec en temps qu' élève et en tant que professeur, plus violemment que tout autre jour.

Ce jour était un bon jour pour ignorer le monde de sous ses couvertures. Caché de tout, un livre dans une main, une lampe torche dans l'autre, attendant juste que le jour passe. Exactement comme se cacherait un enfant effrayé par l'orage, en pensant qu'il serait à l'abri sous ses couvertures pour attendre que la tempête se calme et disparaisse au loin.

Quelques fois, pendant les jours comme celui-là, Kakashi souhaitait que les choses fussent aussi simples.

Il pensait donc à rester à l'intérieur pour la journée, peut-être pour arriver à attraper quelques heures de sommeil en plus… Si cette putain de fenêtre n'ouvrait pas sur l'une des rues principales où se déroulait bruyamment le festival, il aurait peut-être pu le faire.

Kakashi se leva avec un grognement. Il s'étira précautionneusement, conscient des estafilades douloureuses qu'il avait reçu ici et là, avant de jeter les vêtements sales et chiffonnés dans lesquels il avait dormi sur le sol de la salle de bains. Il ne jeta pas un regard à son reflet dans le miroir. Savoir qu'il avait oublié de se rappeler de ce jour entre tous les autres laissait un arrière-goût amer, comme des regrets. Il n'avait pas besoin d'y ajouter la vision de cette face.

Son estomac protesta, rappelant à son propriétaire que son dernier repas était un peu trop éloigné à son goût.

Cependant, quand Kakashi ouvrit son frigo, il ne vit qu'une brillante lumière blanche qui venait des profondeurs.

Ca, c'est la proverbiale cerise sur le gâteau.

Il referma la porte, et s'assit là, à moitié habillé, sur le sol de sa cuisine, soudainement fatigué, si fatigué et froid et seul et ayant totalement marre de tout.

Ses pensées se tournèrent d'elles-mêmes vers un certain chuunin.

Il pouvait toujours aller voir si le type était plus… 'présent' -faute d'un meilleur terme- cette fois.

Dans tous les cas, le toit de l'hôpital était aussi bien qu'un autre pour broyer tranquillement du noir pendant toute la journée.


hum… ressemble un peu à mon chapitre six de l'autre fic… c'était pas fait exprès, celui-ci a été écrit avant l'autre et je viens juste de m'en rendre compte.

Ah, et pour ceux (s'il y en a ) et celles qui l'ignorerait, le dix octobre, c'est l'anniversaire de Naruto. Faites vos comptes…

Plus qu'un chapitre et j'aurai rattrapé Light the way en anglais ( mais pas le nombre de reviews… allez, allez, encore un pitit n'effort…)

Le chapitre six arrivera assez rapidement, malheureusement après il y aura une pause dans les updates pour cause de baccalauréat. Merde à tous ceux et celles qui le passe cette année aussi... We will survive!