Light the way ( Eclaire le chemin )

Quelques réponses aux reviewers : Les autres dates importantes de l'univers de Naruto vont être intégrées dans les fics, que ce soit celle-là ou Un shinobi est un lycéen comme les autres. A ce propos, si quelqu'un savait quand est mort Obito, j'ai dû gaffer…Thealie (et sûrement d'autres qui attendent des explications), tu vas me haïr. Satji, oui je suis une fille. Merci à tous ! J'en ai autant de reviews en français qu'en anglais youhou !

Dernière partie que je met en ligne avant juin, après, c'est bac, bac et bac. Merde encore à ceux et celles qui le passe aussi cette année.


Kakashi se promit qu'il ne sortirait plus jamais de l'abri de son appartement un jour de festival.

La musique et le bruit ne posaient pas vraiment de problèmes, une fois l'idée de dormir toute la journée abandonnée. La foule… c'était jour de festival après tout, c'était normal de voir autant de monde dans les rues et devant les magasins.

Non, ce qui l'ennuyait le plus, c'était le tout.

Les gens, shinobi et civils mêlés, vêtus de vêtements de couleurs vives, pour la plupart des kimono, qui bloquaient les rues et les échoppes, chantant, criant pour se faire entendre, les gosses courant et sautant partout en poussant des cris perçants, tirant derrière eux de minuscules cerf-volants multicolores, des musiciens en plein milieu des rues ajoutant leur musique au bruit ambiant.

Comme si ça ne suffisait pas, Kakashi, vêtu de son uniforme vu qu'il avait rarement l'usage d'un autre type de vêtement, attirait tous les regards dans la rue.

Il marchait comme d'habitude, à travers la foule, pas l'envie de sauter de toit en toit, les mains dans les poches, en prenant son temps, et gardant un œil ouvert pour un magasin qui ne serait pas assez plein pour l'empêcher d'acheter de quoi manger.

Les courses auraient à attendre, au moins jusqu'au lendemain. S'il avait envie de mettre le nez dehors le lendemain, et pas d'être collé au monument toute la journée ou de se cacher sous ses couvertures pour profiter d'un jour complet de sommeil sans festival sous ses fenêtres.

Il attrapa un semblant de takiyaki à un stand à deux rues de l'hôpital, et l'avala, l'inhalant presque dans le processus, avant d'entrer dans le bâtiment.

Pour quelqu'un qui venait de l'extérieur, le bâtiment blanc était surnaturellement calme. Kakashi le vit comme un abri du bruit et de l'animation dehors. Il traversa lentement les halls et couloirs quasiment désertés, à part pour le minimum de personnel de garde. Il figura que tout le monde était au festival.

Chaque année, cet événement grossissait de plus en plus, attirant même des ninja d'autres villages alliés à Konoha, des gens qui n'avaient qu'entendu parler du Kyuubi – ou des attaques. Le festival perdait lentement mais inexorablement de vue son but premier : se rappeler de ceux qui étaient tombés et avaient donné leurs vies pour que Konoha vive, le Yondaime dans les premiers rangs de ceux-là.

Kakashi soupira. Il avait bien remarqué, les deux fois où il avait pu aller en ville le jour du festival avec Naruto dans les parages et avec ce qu'il avait pu comprendre des réponses minimales sur le sujet de l'habituel moulin à paroles, que ce jour particulier était devenu de plus en plus dur à passer chaque année pour le garçon – et surtout maintenant qu'il savait la vérité.

Kakashi se surpris à espérer que Naruto puisse profiter de son anniversaire pour une fois, comme n'importe quel gamin de quatorze ans devrait en profiter, maintenant qu'il était loin de Konoha.

Puis Kakashi était devant la même porte qui était légèrement entrouverte deux semaines plus tôt. Cependant, cette fois-ci, elle était fermée.

Il se sentit soudainement stupide. Peut-être que le chuunin n'était même plus dans cette chambre… peut-être qu'il était rentré chez lui… Il aurait dû demander en entrant… mais à qui ? Il n'y avait eut personne à l'accueil. Ils étaient probablement dehors, dans la foule qui semblait rassembler toute la population de Konoha.

Il respira lentement, cherchant les plus faibles traces de chakra qui l'informeraient de qui se trouverait dans la pièce.

Il en sentit une minuscule, une qui résonnait comme le chuunin.

Il sortit une main de sa poche, frappant doucement contre le bois de la porte. Pas de réponse. Il frappa à nouveau avant d'ouvrir.

-Iruka-sensei ?

Il n'y avait guère eu de changement en deux semaines. Même chambre nue. Il y avait juste une chaise en plus contre le mur.

Le chuunin dans le lit était de toute évidence endormi – Kakashi pouvait le voir par les yeux clos, la montée et descente, lente, profonde et régulière de sa poitrine – encore rattaché à une intraveineuse, le bras gauche encore dissimulé par le plâtre.

Le seul détail d'importance était qu'il y avait des livres avec des marques-pages sur le chevet, qu'il y avait un livre ouvert à l'envers sur le torse d'Umino, qu'il y avait un stylo attendant d'être utilisé dans sa main libre, reposant sur un cahier.

Kakashi referma la porte, faisant attention à ne pas réveiller le type, avant de tirer la chaise un peu plus près du lit, de manière à voir et surveiller la fenêtre, la porte et toute la pièce. Les vieilles habitudes avaient du mal à disparaître. Surtout quand leur usage indispensable pour rester en vie lui était rappelé presque tous les jours.

Il sourit, un mouvement perdu pour tout le monde, caché derrière son masque.

Umino n'était qu'endormi cette fois s'il recommençait déjà à travailler ; pas… là-mais-pas-là comme la dernière fois.

Par la fenêtre pouvaient être vus les cerf-volants multicolores qui dansaient au-dessus des toits de Konoha.

Kakashi se demanda brièvement combien de troupes ANBU avaient été assignées à la tâche de garder un œil sur le festival et ses nombreux invités.

Il se cala sur la chaise, sortant son célébrissime petit livre orange d'une poche. La partie pervertie de son esprit espérait que Jiraya aurait quand même encore un peu de temps pour écrire, même s'il avait Naruto à entraîner. Puis il plongea son nez dans le bouquin.

Il se demanda combien cela prendrait de temps à Umino pour se réveiller. Bah, Kakashi avait tout le temps du monde aujourd'hui.

Il pouvait attendre.


Voilà, dernière partie mise en ligne avant le bac – sauf update non prévue.