Note de l'Auteur : Héhé troisième chapitre !! Je vais vite n'est-ce pas ? celui qui dit 'non' il aura affaire à moi :o. Bon, rien de bien spécial ici, j'installe juste l'intrigue… :) En espérant que ça vous plaira tout de même !
Chapitre 3
Alan Eppes, qui s'était assoupi un instant, se réveilla en sursaut. Il jeta un coup d'œil à son fils toujours immobile au milieu de ses draps blancs puis poussa un profond soupir. Il se saisit de la main de Don et la serra brièvement.
« Allez Donnie, accroche toi mon grand… » murmura t-il en scrutant son visage.
Mise à part les égratignures que l'on pouvait voir sur son visage quelque peu boursouflé, Don semblait en paix. Détendu il paraissait dormir tranquillement… Cette vision rassura quelque peu Alan. Au moins, il ne souffrait pas… Il lâcha la main de son fils et se leva pour se dégourdir un peu les jambes. Il s'approcha de la fenêtre et observa un moment la vue en silence.
Il avait toujours été inquiet pour son fils depuis que ce dernier lui avait annoncé son désir de rentrer au FBI. Mais il avait essayé de mettre ses inquiétudes de côté et de faire confiance à Don. Il espérait inconsciemment que Don passerait à travers les filets et qu'il arriverait à l'âge de sa retraite sans avoir eu à subir ce genre de choses.
Visiblement, il avait été bien trop optimiste ! Où avait-il la tête enfin… Il aurait du savoir que faisant parti du FBI, Don n'était à l'abri de rien… Pourquoi avait-il fermé les yeux ? Margaret serait morte de honte si elle les voyaient en ce instant. Il n'avait pas su protéger son fils… Et voilà qu'il se trouvait maintenant aux portes de la mort.
Les lèvres d'Alan tremblèrent sous le flot d'émotion qui l'assaillait. Il se détacha de sa contemplation muette et rejoignit Don. Il s'empara de sa main de nouveau et passa une main fébrile sur ses cheveux. Plus jamais il ne fermerait les yeux. Plus jamais Don ne se retrouverait ici… S'il s'en sortait, Alan se promit d'avoir une conversation sur ce sujet…
« Courage, Don… » souffla t-il à ses oreilles, le regard humide.
A cet instant, la porte s'ouvrit laissant entrer le docteur Hanson. Ce dernier adressa un sourire encourageant à Alan puis s'approcha du lit de Don. Il prit diverses mesures, et observa pendant un instant les appareils reliés à l'agent du FBI, prenant quelques notes. Il se tourna ensuite vers Alan et le rassura d'un signe de tête.
« Tout vas bien, monsieur, son état est stationnaire…
- Il est sorti d'affaire alors ?
- Je n'irais pas jusque là… », nuança Hanson avec une petite grimace.
Alan hocha la tête et reprit sa surveillance assidue auprès de on fils. Hanson les regarda un moment tout les deux puis s'éclipsa doucement, laissant les deux Eppes ensembles…
.oO+Oo.
Megan frappa sur la porte d'une main vigoureuse.
« FBI !! Mr Johnson ouvrez ! » clama t-elle d'une voix forte.
Face au silence qui lui répondait, Megan échangea un regard avec David. Celui-ci hocha imperceptiblement la tête et Megan leva trois doigts, qu'elle baissa les uns après les autres. Trois… Deux… Un… Une fois le compte à rebours acheva, David donna un coup de pied destiné à forcer la porte. Il n'eut pas besoin de beaucoup de force, le verrou n'ayant pas été mis, elle s'ouvrit presque toute seule. Megan et lui se regardèrent surpris avant de pointer leurs armes en avant.
« Charlie tu restes là pour l'instant… » murmura Megan en s'avançant à l'intérieur de la maison.
Mais après avoir fait le tour de toutes les pièces, Megan et David durent se rendre à l'évidence : la maison était vide… David appela Charlie qui les rejoignit rapidement.
« Il n'est pas là ? » fit-il la mine déçue.
- Non, mais on peut toujours trouvé des choses intéressantes. Sur lui, sur ses habitudes… »
Charlie hocha la tête et partit de son côté pour fouiller la maison. Pendant dix minutes, seul le bruit des affaires que l'on retourne ne se faisait entendre. Puis un hurlement de rage se fit entendre. Megan et David, qui se trouvaient dans la même pièce, levèrent les yeux, inquiets.
« Charlie ? Tu vas bien ? »
Alors qu'ils s'apprêtaient à le rejoindre pour connaître la raison de tout cela, ils le virent passer dans le couloir et sortir de la maison en claquant la porte, visiblement dans une rage folle. Les deux agents échangèrent un regard surpris et d'un même mouvement se dirigèrent vers la pièce que Charlie venait de quitter.
A première vu rien ne semblait justifier l'excès de colère du mathématicien. Puis David aperçut un feuille de papier roulée en boule. Il se pencha et la ramassa, la défroissant de son mieux. Alors que ses yeux parcouraient l'ensemble du papier, Megan s'approcha. Alors qu'elle s'apprêtait à lui demander de quoi il s'agissait, Sinclair poussa un grognement, les yeux lançaient des éclairs.
« Il se croit malin celui-là visiblement… » fit-il en tendant la feuille à la jeune femme à ses côtés.
Megan lui jeta un coup d'œil, puis entreprit de lire la courte missive.
Qui que vous soyez, si vous vous trouvez là cela ne peut être que pour une seule raison : la mort de l'agent Don Eppes… Car il est bel et bien mort… Impossible de survivre à pareilles blessures. Je l'avais prévenu. Je n'aime pas que l'on se mette en travers de mon chemin. Il est le seul responsable de ce qui lui est arrivé. Le seul. Sa maman ne lui a jamais appris et écouté ce qu'on lui dit ? De toute évidence non.. Il en a donc payé le prix. Je vous vois déjà avec vos yeux noirs, idée de vengeance en tête…Mais ne croyez pas que je me ferais pincer aussi facilement que la première fois ! Alors, je souhaite bien du courage au FBI…
Peter A. Johnson
Megan secoua la tête en pliant la lettre.
« Je comprends mieux la réaction de Charlie. Johnson ne doute de rien…
- Je fais embarquer ses affaires, on examinera tout ça au bureau. » déclara David en se saisissant de son cellulaire.
Megan opina du chef et prit la direction de l'entrée. Elle passa la porte et resta un instant immobile sur le perron cherchant Charlie du regard. Elle l'aperçut enfin appuyé contre le capot de la voiture. Elle s'approcha silencieusement de lui et s'installa à ses côtés, muette.
Charlie garda les yeux baissés sur ses baskets, semblant ailleurs. Puis il redressa lentement sa tête pour fixer son regard sur l'horizon.
« Je ne sais pas ce que je vais faire s'il venait à mourir, Megan… » souffla t-il du bout des lèvres, d'une voix à peine audible.
La jeune femme lui serra le bras, compatissante.
« Il ne va pas mourir, Charlie… Il ne vas pas mourir.
- Comment peux-tu le savoir ? demanda le jeune Eppes en étouffant les sanglots qui lui venaient à la gorge.
- Tu connais Don encore mieux que moi… Tu devrais savoir qu'il n'abandonne pas facilement. Il va s'accrocher, Charlie. Tu dois en être persuadé. »
Le jeune homme renifla discrètement mais hocha la tête légèrement.
« Bon, David a fait appel à des agents du FBI qui ramèneront les affaires de Johnson au bureau. Là on observera un peu tout ça… Il va falloir qu'on retrouve son ex petite amie aussi. Mais il est déjà 17 heures. Je pense que l'on attendra demain pour ça… Alors tu vas rentrer et essayer de penser à autre chose, même si ce n'est pas facile, lui demanda Megan.
- Bien… » lui accorda Charlie, le regard morne.
David arriva sur ses entre faits. Il prit place au volant sans davantage de cérémonie et mit le moteur en marche. Charlie s'installa à l'arrière et regarda la maison de Johnson s'éloigner à travers la vitre…
« Don.. Je te jure que je le retrouverais et alors… » promit-il silencieusement à son frère.
Il se détourna finalement de la vitre et laissa sa tête reposer contre sa poitrine, les yeux mi-clos. Dans le rétroviseur, le regard de Megan le couvrait, inquiet. La jeune femme avait bien perçu la colère qui habitait le cadet des Eppes, et elle ne pouvait s'empêcher de se demander où cela mènerait Charlie. Elle espérait qu'il ne ferait pas de bêtises, sur un coup de tête…
