Note de l'Auteur : V'là déjà le chapitre 5 !! Si c'est pas merveilleux tout ça…Désolée d'avoir mis autant de temps pour le poster ' Et merci encore pour vos review ! J'vous aiiiime !

Chapitre 5

Portières qui claquent. Conversation qui ne dure pas. Bruits de pas qui montent le perron. Coups frappés sur la porte avec insistance…

« Mlle Carter ? » appela David, « FBI… »

Le silence répondit à ses paroles… Puis les deux agents entendirent un verrou que l'on tire, et la porte s'entrouvrit, laissant voir le visage d'une jeune femme, visiblement méfiante.

« Que voulez-vous ? » s'enquit-elle.

- Nous venons vous parler de votre ancien petit ami, Peter Johnson…, l'informa Megan.

- Oh je vois… »

La porte s'ouvrit davantage. Megan et David purent ainsi observer la jeune femme, aux traits tirés, à leur guise.

« Entrez… Je me doutais bien que vous finiriez par venir me voir à ce sujet. »

Megan et David ne se firent pas prier, et après un regard du côté de Colby qui était resté près de la voiture il pénétrèrent dans le hall de la maison.

« Je vous sers quelque chose ? » demanda poliment Jill Carter en prenant la direction du salon, les deux agents sur ses pas.

- Merci, non. » répondirent-ils tous deux.

Leur hôte leur fit signe de s'installer, ce que Don et Megan firent. Un silence pesant s'installa, puis Jill leur demanda, visiblement lasse :

« Que voulez-vous savoir ?

- Vous êtes toujours la petite amie de Peter Johnson ?

- Non… Quand j'ai appris qui il était réellement, j'ai rompu. Depuis j'essaie de ne pas rester au même endroit trop longtemps.

- Pour quelle raison ? s'étonna Megan. Il était en prison ! Vous ne risquiez rien… »

Jill eut un triste sourire.

« Vous ne le connaissez pas aussi bien que je le connais. Quand Peter a décidé quelque chose, rien ne l'arrête. Et Peter avait juré de se venger de cet agent du FBI… Je l'ai entendu au procès… »

Megan et David échangèrent un regard parlant.

« Et votre présence ici me montre que j'avais raison de me méfier…, continua Jill, en tiraillant la manche de son pull. Il est mort ? Votre agent je veux dire…

« Non, mais vous avez raison, Johnson s'est bien vengé… avoua tristement Megan.

- Pouvez-vous nous donner des informations sur Peter ? Des choses qui nous seraient utiles… Les habitudes qu'il avait par exemple, demanda David en sortant un petit calepin de sa poche.

- Peter n'est pas très bavard…

- Vous souvenez vous d'un détail ? Un trait de caractère particulier…

- C'est quelqu'un de déterminer. Il n'aime pas les choses à demi faite… Il a l'impression que ça ternit son image et il déteste ça… » les informa Jill, le regard dans le vague.

Megan passa une main dans ses cheveux, attendant la suite qui ne tarda pas :

« Peter est très consciencieux dans tout ce qu'il fait, très perfectionniste aussi… C'est une personne brillante vous savez.

- C'est l'impression qui s'en dégage en effet, approuva Megan.

- Je ne sais pas quoi vous dire d'autres… Nous n'avons été ensembles que pendant 5 mois, et je ne l'ai –de fait- pas vu souvent. Il allait et venait à sa guise… »

Elle sembla songeuse et baissa la tête, honteuse.

« Si seulement j'avais su ce qu'il faisait…

- Ce n'est pas votre faute… Il vous a tenu dans l'ignorance de son mieux… Vous ne pouviez pas deviner, » fit David en relevant la tête.

Jill acquiesça légèrement, en se mordant la lèvre. Elle ne semblait pas convaincu. Megan fit un signe de tête à David qui comprit, et se leva.

« Nous allons vous laisser Mlle Carter. Si Peter Johnson prend contact avec vous, n'hésiter pas à nous appeler… » dit Megan en tendant à la jeune femme sa carte.

Celle ci s'en saisit et opina du chef. Elle les raccompagna jusqu'à la porte et les regarda descendre le perron avant de s'enfermer de nouveau chez elle.

Megan et David tinrent Colby au courant puis les trois agents reprirent le chemin du bureau, songeurs…

.oO+Oo.

Charlie s'était finalement décidé à rejoindre son père à l'Hôpital. Sa nervosité grandissait au fur et à mesure qu'il s'approchait de la chambre de son grand frère. Et si le médecin lui annonçait que Don ne se réveillerait jamais ? Et si Don venait à mourir de ses blessures… Toutes ses questions tournaient dans sa tête, lui donnant la nausée. Arrivé face à la porte il prit une grand inspiration et entra sans plus de cérémonies.

Son père n'était pas là.. Mais au chevet de Don, Charlie aperçut une touffe de cheveux blonds qui reposait à côté de la poitrine de son frère. Charlie fronça les sourcils, s'apprêtant à interpeller la personne qu'il voyait là, quand celle-ci releva la tête laissant voir son visage.

Charlie se détendit et s'autorisa même un sourire.

« Izzie… » salua t-il en s'approchant.

- Charlie… Comment vas-tu ? s'enquit la jeune femme en se redressant.

- Aussi bien que toi j'imagine, » fit le jeune mathématicien, amère.

Izzie soupira et laissa son regard dériver sur le visage de Don.

« Il n'y a rien de nouveau ? Depuis quand es-tu là ? »

- Trois heures environ… Et il n'y a rien de changer, avoua t'elle tristement.

- Mon père n'est pas là ?

- Si je l'ai vu, il est parti prendre à café à la cafétéria… », lui indiqua Izzie en se rasseyant.

Charlie l'observa un instant puis vint la rejoindre aux côtés de Don. Il regarda le visage légèrement cireux de son grand frère et eut un pincement au coeur. Izzie, à qui la mine de Charlie n'avait pas échappé, posa une main sur son épaule.

« Il va s'en sortir Charlie… Il ne peut pas en être autrement. C'est impossible ! »

Le cadet des frères Eppes resta silencieux. Tout le monde ne cessait de lui répéter cela… Et si ils avaient tord ? Il avait parfois l'impression qu'ils doutaient eux-mêmes de leurs propres paroles. C'était si affreux de se dire que Don pourrait disparaître…

Izzie s'était remise à jouer avec les cheveux noirs de Don, la mine songeuse. Elle savait au fond d'elle que Don ne la laisserait jamais seule. Il finirait par ouvrir les yeux et elle tenait à ce que la première chose qu'il vit soit son visage à elle… Elle l'aimait tant.

Tant…