Note de l'Auteur : Joyeux Noël ! Voilà mon petit cadeau à moi… ;)

Chapitre 9

Don posa une main hésitante sur le bras de Charlie. Sa tête était lourde et sa bouche pâteuse mais, mise à part ces quelques symptômes, il se sentait plutôt bien pour quelqu'un qui sortait du coma. Les médecins en étaient d'ailleurs ravis. Hanson, après s'être assuré que tout était revenu à la normal, leur dit qu'il était vraiment heureux que cette histoire se finisse ainsi. Il quitta, enfin, lui aussi la chambre, laissant, Don, Izzie, Charlie et Alan - qui avait été prévenu- seuls. Ce dernier tapota affectueusement l'épaule de son fils aîné, un sourire radieux sur les lèvres.

« Cela fait plaisir de te voir comme ça, Donnie…

- Merci, Papa, lui répondit Don en hochant doucement la tête.

- Il faut dire qu'avec une infirmière comme Izzie… Tu n'aurais eu aucune excuse si tu ne t'étais pas réveillé ! » le taquina Alan en lui adressant un petit clin d'œil complice.

Don tourna la tête vers la jeune femme qui avait imperceptiblement rougi et détourné le regard en direction de la fenêtre. Il sourit.

« Je sais… » fit-il.

Charlie, qui était resté étrangement silencieux, se fit interpeller par son père. Il leva la tête visiblement mal à l'aise.

« Hmmm… Oui ? »

Don arqua un sourcil en voyant son frère agir de cette manière. Cela ne ressemblait guère au Charlie qu'il croyait connaître. Il accentua la pression sur le bras de son cadet qui croisa alors son regard, hésitant.

« Hey, Charlie ! Ca va ? s'enquit-il la voix douce.

- Oui, oui, je… seulement…

- Oui ? l'encouragea Don.

- Je suis désolé de ne pas avoir été là avant, Don », lâcha finalement Charlie d'une traite en baissant la tête.

Le convalescent entrouvrit la bouche sous la surprise. Il était près à attendre beaucoup de choses, mais ça… Non. Il se reprit cependant bien vite et adressa un sourire franc et sincère à son jeune frère.

« Charlie… Tu n'as pas à te sentir coupable ! Je suis sûr que tu as occupé tes journées plus utilement que si tu étais resté assis à côté de ce lit…

- Je… J'ai essayé de les aider à trouver Johnson, lui dit Charlie en relevant les yeux, mais je n'y suis pas parvenu…

- Johnson est quelqu'un de très futé, révéla Don, en leva une main qu'il passa pensivement dans ses cheveux. Je l'ai même sous-estimé, je crois. Je ne serais pas dans cette chambre sinon. J'ai eu de la chance de m'en sortir. Il aime le travail bien fait. »

Izzie glissa ses doigts dans la main de Don posée sur les draps blancs, le visage un peu crispé. Alan, quant à lui, fronça légèrement les sourcils, et demanda, la voix lente :

« Tu penses qu'il essayera de t'abattre de nouveau quand il apprendra que tu t'en es sorti ?

- Sans doute…, fit Don en haussant les épaules, tâchant par ce fait de dédramatiser. Mais ne t'en fait pas, Papa. Il sera arrêté bien avant !

- Don… souffla soudain Charlie, les yeux dans le vague.

- Oui ? Qu'est ce qu'il y a ?

- Je… Tu es un génie ! » s'écria le mathématicien en se levant brusquement de sa chaise. « Désolé. Je dois y aller. Je reviendrais plus tard. »

Il se précipita vers la porte et juste avant de la passer, il se retourna et lança de la façon la plus spontané du monde :

« Je suis heureux de te revoir parmi nous, Don… »

Et il disparut. Son frère resta un moment à fixer la porte, un sourire amusé aux lèvres, avant de se retourner vers Izzie et son père.

« Quelle mouche l'a donc piqué ?

- Tu connais ton frère… » fut la seule réponse d'Alan.

Izzie éclata de rire…

.oO+Oo.

Les verres se rapprochèrent et entrèrent en contact produisant un jolie tintement. Des exclamations joyeuses éclatèrent alors en cœur… Don était réveillé. Mais les membres de l'équipe de Don n'eurent pas vraiment le temps de se répandre davantage en réjouissance : la porte en verre du bureau ne tarda pas à s'ouvrir sous la poussée pour le moins violente et démesurée de Charlie Eppes.

« Je… Je dois absolument vous parler ! » fit ce dernier en guise de salut. Ses joues, écarlates, laissaient penser qu'il avait couru le long du chemin.

Megan, le voyant ainsi, posa son verre et s'approcha de lui, un sourire aux lèvres :

« Nous avons appris pour Don ! C'est formidable !

- Don ? Ah oui… Vraiment bien. Je trouve aussi. Je suis là un peu pour ça en fait.

- Tu veux un verre ? proposa David en montrant d'un geste de la main, la bouteille de champagne.

- Non. Pas maintenant… Je dois vous parler de Johnson ! »

Les sourires s'effacèrent. L'attention se fit plus grande encore.

« Il t'a contacté ? Tu as des nouvelles ? demanda Colby, inquiet.

- Non, non, rien de tout cela, mais j'ai peut-être une idée pour… pour le coincer, » fit Charlie. Tout en parlant, il s'était saisi d'un stylo et ponctuait ses paroles de grands gestes, censés dissiper sa nervosité.

Comme il restait silencieux, David et Colby s'approchèrent, le pressant de continuer.

« Et bien voilà. D'après les dires de l'ex petite ami de notre homme, et ce que m'a dit Don tout à l'heure, on sait que Johnson est un homme méticuleux, qui aime réussir tout ce qu'il entreprend…

- Oui mais…

- Laisse le finir David, lança Colby, toujours très intéressé par les prestations du mathématicien.

- Merci… Or, on ne peut pas dire que l'agression de Don ait été une parfaite réussite : il n'en est pas mort ! Que va faire Johnson en l'apprenant ?

- Il va essayer de réparer son échec…, dit lentement Megan. Don est en danger ! Il ne faut pas qu'il sache qu'il a raté son coup où il s'en prendra de nouveau à lui ! »

Charlie leva les mains de façon apaisante. Ses yeux brillaient anormalement pour quelqu'un qui venait de démontrer que son frère était en danger de mort. Megan fronça les sourcils mais le laissa continuer.

« Il faut utiliser cette faiblesse justement ! Nous devons faire savoir à Johnson que Don est sorti du coma et qu'il va bien. Il voudra ainsi finir le travail et tentera de l'abattre, cette fois pour de bon. Mais nous veillerons au grain ! Et… Dès qu'il s'approchera de Don…

- … nous le coincerons, compléta David avec un sourire malsain.

- Ce n'est pas sans risque, mais cela me paraît faisable ! » approuva Colby.

Megan hocha lentement la tête.

« Il nous fait l'approbation de Don… Et dès que nous l'aurons, nous coincerons cette ordure !»