Bonjour tout le monde !! Eh oui, je suis encore en vie ! J'admets que je ne me serai pas suicidée tout de suite, mais j'aurai au moins attendu d'avoir fini la publication de Némésis, pour ceux qui suivent ! Mais bon, tout le monde adore cette fic, vu la trentaine de reviews que j'ai eue !

            Bon, pour tous ceux qui ne me connaissent pas, ce sera un uploadage par semaine, le vendredi si j'ai le temps, ou le samedi le cas échéant. Je reste en principe régulière, ou si j'ai vraiment pris du retard, je préviendrai toujours ! Les lecteurs de la saga de l'Héritier me connaissent assez bien pour ça !

            Disclaimer : tout est à JKR, sauf Amélie de Chatres, ma chérie à moi, et peut-être l'héroïne de cette fic !

            Assez parlé, place au chapitre !

            Chapitre 2 : L'orpheline

            Hermione berçait toujours Amie. Elle regarda son Professeur.

- Alors, que comptez-vous faire ?

- On la laisse dans un orphelinat et nous retournons à Poudlard.

            Hermione le regarda avec surprise, le reproche dans les yeux.

- Ça va pas non ? demanda-t-elle oubliant qu'elle parlait à son Professeur. Je refuse de la laisser dans un orphelinat. Elle n'a que trois ans !

- C'est vous qui m'avez demandé ce qu'on faisait !

- Mais je ne pensais pas que vous alliez répondre ça ! Vous êtes sans cœur. . . Oh, mais j'oubliais ! Je ne devais pas m'attendre à mieux venant de Severus Rogue !

            Les yeux de Rogue flamboyèrent de colère.

- Je ne vous permets pas. . .

- Et après ? Vous allez m'enlever des Points peut-être ? On l'emmène avec nous à Poudlard.

- Vous n'êtes pas sérieuse ? C'est une moldue. . .

- Je refuse de l'abandonner ici, Professeur Rogue ! Que cela vous plaise ou non !

            Amie comme,ça à pleurer dans les bras d'Hermione.

- Pourquoi tu cries ?

- Oh Amie, je suis désolée. . . dit-elle d'une voix douce en fusillant Rogue du regard.

            Amie leva son regard et regarda le Professeur Rogue, et contre toute attente, elle tendit les bras vers lui. Hermione la regarda.

- Tu veux aller avec lui ?

- Il est zentil.

            Hermione ne put s'empêcher de sourire et lui tendit Amie. Il refusa de la prendre.

- Elle vous réclame.

- Granger. . .

            Amie recommença à pleurer.

- Vous la faites pleurer, dit-elle en lui plaçant Amie d'autorité dans les bras.

            Severus la contempla un moment. Elle avait cessé de pleurer et avait passé sa tête sur son épaule. Elle mit un pouce dans la bouche et s'endormit. Hermione croisa les bras.

- Alors, vous voulez toujours l'abandonner dans l'orphelinat ?

            Severus la foudroya du regard.

- Retournons à Poudlard. Prenez mon bras.

            Elle obéit, et ils transplanèrent à Pré-au-Lard. Ils firent le chemin jusqu'à Poudlard en silence, Severus gardant toujours Amie dans ses bras.

- Il est tard, remarqua Hermione.

- Le Directeur m'attend.

            Hermione acquiesca.

            Le Hall de Poudlard était sombre et silencieux. Hermione n'avait pas l'habitude de voir le Collège vide et trouva l'ambiance étrange. Sans un mot, Severus se dirigea vers la gargouille qui gardait l'entrée du bireau du Directeur. Il murmura un mot de passe et la gargouille libéra le passage.

            Hermione entra à sa suite.

            Le Professeur McGonagall était déjà présente. Elle sembla surprise de voir Severus avec une petite fille dans ses bras.

- Bonsoir Professeur McGonagall, bonsoir Professeur Dumbledore, salua Hermione.

- Miss Granger. . . Ainsi c'est vous que Voldemort a attaqué ce soir.

- Oui. Il a détruit la totalité de mon quartier, mais il y une survivante. Et je dois vous remercier. Sans le Professeur Rogue, je serai morte à l'heure qu'il est.

- Nous craignions qu'une chose pareille se produise. Lorsque la nouvelle de l'attaque du Ministère m'est parvenue, j'ai tout de suite envoyé Minerva au Terrier et Severus chez vous.

            Hermione regarda Dumbledore. Il semblait plus fatigué et plus vieux que jamais. Severus séposa son fardeau dans un fauteuil. Elle remua légèrement, mais ne se réveilla pas.

- Je l'ai trouvée enfermée dans un placard, dans une maison. Ses parents ont été tués par des Mangemorts. Elle a hurlé de terreur en me voyant. J'ai eu toutes les peines du monde à la convaincre que je ne lui voulais aucun mal. Granger a insisté pour que nous la ramenions ici.

- Je la connais. Elle s'appelle Amélie de Chatres, elle a trois ans. Après le traumatisme qu'elle a subi, c'était une mauvaise idée de la laisser là-bas, ou de la confier à un orphelinat. De plus, je peux m'occuper d'elle. Elle me fait confiance.

- Néanmoins, c'est une moldue. . . commença Minerva.

- Excusez-moi de vous interrompre, Professeur, mais les personnes que nous appelons moldues ne sont pas dépourvues de potentiel magique. Leur magie ne s'est pas réveillée, c'est tout. Chez certains autres, elle se développe. Sinon, comment expliquez-vous que je sois une sorcière ? Si Amélie vit ici, sa magie se réveillera peut-être. Et de toute façon, il ne me reste plus qu'une année ici. Après, je l'emmènerai avec moi.

- Vos intentions sont honorables Miss Granger, dit Dumbledore. Cependant, nous ne pouvons pas permettre qu'une élève, même Préfète-en-Chef ait une enfant à charge. Cela nuirait à vos études.

- Je vous affirme que non.

- Je suis désolé Miss Granger, mais c'est non.

- Amie ne fait confiance à personne d'autre. . . plaida Hermione en désespoir de cause.

            Amie, à ce moment, se réveilla. Elle regarda autour d'elle, et voyant Albus et Minerva devant elle, elle se recroquevilla sur elle-même et se mit à pleurer, et appela Hermione.

- Mione. . .

- Amie, je suis là. . . dit Hermione en la prenant dans ses bras.

- Qui c'est ?

- Ces personnes sont gentilles. Elles vont nous aider. N'est-ce pas Professeur Dumbledore ?

            Albus regarda Minerva et Severus. Celui-ci haussa les épaules.

- Je crois que nous n'avons pas le choix, Professeur, dit Severus.

            Au son de sa voix, Amie se dégagea d'Hermione et se dirigea vers Severus, et s'agrippa à sa jambe. Avec un soupir, Severus la souleva, et Amie se blottit contre son épaule. Hermione eut un sourire ironique.

- Notre petit ange s'est attachée à son sauveur, on dirait.

- En effet, acquiesca Dumbledore, dont les yeux bleus pétillaient de malice.

            Severus lui lança un regard noir. McGonagall intervint.

- Voilà la solution à notre problème. Severus, vous pourriez prendre soin de cette enfant.

- Vous n'y pensez pas !

- Laissez-moi finir. Le règlement interdit à Miss Granger de s'occuper de cette enfant, mais un professeur peut tout à fait en avoir un à charge. Vous logez Amélie chez vous, et Miss Granger pourra s'occuper d'elle pendant son temps libre.

- Voilà le problème réglé, approuva Dumbledore.

- Albus ! protesta Severus. Je ne peux pas. . .

- Vous ne voudriez quand même pas abandonner Miss de Chatres à son sort, n'est-ce pas ? Miss Granger, il reste une semaine avant la rentrée. Je propose que vous restiez ici pour vous occuper de Miss de Chatres, et de commencer à vous installer dans votre chambre de Préfète.

- Je vous remercie. Demain, je préviendrai Harry et Ron, pour qu'ils ne s'inquiètent pas trop pour moi. Est-ce que je peux vous demander une autre faveur ?

- Faites.

- Puis-je prendre Amie avec moi pendant cette semaine ?

- Mais bien évidemment ! Minerva, vous irez avec Miss Granger et vous l'aiderez à s'installer.

            Hermione prit Amie et quitta le bureau avec sa Directrice de Maison.

            Albus se tourna vers Severus. Celui-ci fulminait intérieurement. Une fois de plus, Albus le mettait devant le fait accompli, sans lui laisser le choix de décision.

- Ne faites pas cette tête, Severus ! C'était la meilleure solution pour la pauvre petite.

- Je ne crois pas.

- Voyons ! Vous avez bien vu que cette petite vous fait une totale confiance. Elle a subi un profond traumatisme, et en la laissant comme vous comptiez le faire, c'est lui infliger un grave déséquilibre, alors qu'elle est déjà si fragile. Si elle peut retrouver un quelconque équilibre à votre contact, et avec l'aide de Miss Granger, ce sera mieux que tout ce que je lui souhaite.

- Vous oubliez un détail. Granger devra se rendre très fréquemment dans mes quartiers. Pensez aux conséquences que cela créera !!

            Albus sourit. Severus acceptait de garder Amélie avec lui, sans l'admettre toutefois. Mais la partie était gagnée.

- Severus, je pense sérieusement à vous offrir le poste de Professeur de Défense contre les Forces du Mal. Jusqu'à maintenant, je n'ai encore trouvé personne pour la place, et Remus Lupin ne veut pas s'y remettre.

- Et pour les Potions ? demanda Severus, sincèrement surpris par la proposition d'Albus.

- Vous restez le Professeur de Potions. Laissez-moi vous expliquer. Si vous acceptez, l'emploi du temps sera arrangé de telle manière que vous cumulez deux heures avec chaque classe, une en Défense et une en Potions. Bien entendu, vous pourrez choisir un Assistant parmi les élèves pour vous aider dans le surcroît de travail. Votre Assistant devra être en Septième Année et apte à vous épauler efficacement. . .

- Je crois que je commence à comprendre, dit Severus. Granger, n'est-ce pas ?

- Vous avez compris. Miss Granger est notre plus brillante élève, et Préfète-en-Chef. De plus, elle veut s'occuper d'Amélie. Donc elle sera fréquemment avec vous, s'occupera de la petite, vous aidera à préparer vos cours, et pourra même vous aider à corriger les copies.

- Pour cette dernière tâche, je préfère m'en acquitter seul. Je me méfie des notes qu'elle pourrait donner à ses amis.

- Comment pouvez-vous penser ça ? Miss Granger a le sens des responsabilités. Maintenant, je vous conseillerai d'aller prendre du repos. Il est tard, et la soirée a été plutôt agitée.

            Severus se retira. Albus s'adossa à son fauteuil, un sourire joua sur ses lèvres. L'arrivée d'Amélie avait bouleversé l'ordre établi de Poudlard, mais il était certain qu'elle réussirait à changer Severus, si sombre et tourmenté.

            Minerva montra la chambre de Préfète d'Hermione située non loin des quartiers de Gryffondor, et juste en face de la chambre de son homologue masculin.

- Qui sera le Préfet ? demanda Hermione.

- Je pense que vous n'apprécierez pas vraiment. . .

- Drago Malefoy ?

- En effet. Severus a beaucoup insisté pour qu'il soit nommé Préfet-en-Chef. Je pense qu'il ne supporte pas que la meilleure élève de Poudlard soit une Gryffondor, et de surcroît faire de vous Préfète-en-Chef. . .

- Je ne le crains pas. Malefoy a intérêt à se tenir tranquille cette année, dit Hermione. Je ne serai pas d'humeur à supporter ses insultes.

- Ne craignez rien. Vous savez que vous pouvez compter sur moi s'il y a le moindre problème.

            Hermione regarda Minerva avec étonnement. Son Professeur prendrait sa défense si la situation avec Malefoy dégénérait ? C'est une bonne chose à savoir.

            Elle posa Amélie qui s'était endormie dans son lit.

- Où dormirez-vous ?

- Sur le canapé. Demain j'installerai un lit de camp, à côté du lit pour mieux veiller sur Amie.

- Vous préviendrez vos parents demain.

- Oui. Ils sont déjà morts d'inquiétude à propos du fait que je sois si proche d'Harry. Avec l'attaque de cette nuit, ils vont paniquer.

- Ne plaisantez pas sur ces choses-là, Miss Granger.

- Et vous vouliez que je fasse quoi, Professeur ? Que je pleure ? Ce n'est pas mon genre. Harry a plus que jamais besoin de notre aide à Ron et moi, et ce n'est pas en paniquant que je l'aiderai.

- Vous êtes courageuse Miss Granger. C'est grâce à des personnes comme vous que nous vaincrons le Seigneur des Ténèbres.

- Merci, Professeur McGonagall.

- Bonne nuit, Miss Granger.

- Bonne nuit, Professeur.

            Hermione fut réveillée par des pleurs provenant de sa chambre. Elle se leva d'un bond et se précipita à l'intérieur. Amélie se débattait violemment en criant et pleurant.

- Maman ! Papa !! Aaaaaah !!!

- Amie ! Réveille-toi ! Chérie, tu fais un cauchemar !

            Amélie se réveilla en sursaut, mais ne reconnaissant pas l'endroit où elle se trouvait, elle pleura de plus belle. Hermione la berça dans ses bras.

- Amie, chuuut, tu es en sécurité, maintenant.

- Ze veux voir le zentil monsieur. . .

- Le Professeur Rogue ? Tu veux le voir ?

            Comme la petite fille la regardait sans comprendre, Hermione répéta.

- Le monsieur qui t'a sauvée s'appelle Severus Rogue.

- Sev. . .

- Tu peux l'appeler Sevie, si tu veux, déclara Hermione sur une inspiration subite.

            « Après tout », pensa Hermione, « elle ne peut pas l'appeler Professeur Rogue tout de même ! »

- Viens, je t'emmène le voir.

            Amélie s'accrocha à la robe de chambre d'Hermione.

            Severus ne dormait pas, et il savait que le sommeil le fuirait. Il repensait aux événements de la soirée. Même s'il avait du mal à l'admettre, il s'était attaché à Amélie de Chatres, et il avait accepté de la garder près de lui, bien qu'il n'ait pas vraiment eu le choix.

            Par contre, devoir supporter Granger. . . Elle était tout simplement insupportable, et insolente pour couronner le tout. A croire que Potter et Weasley avaient une mauvaise influence sur elle. Etant Professeur, il assistait aux évolutions des élèves, de l'enfance à l'âge adulte. Potter et Weasley avaient de l'assurance en eux, surtout Potter, toujours aussi arrogant et se moquant des règles, tout comme son père James Potter. Weasley épaulait Potter dans toutes ses aventures, devenant aussi rebelle que ses frères, les jumeaux Weasley. Quant à Granger. . . la tête pensante du trio. Sans elle, leurs plans tomberaient à l'eau. C'était elle qui les sortait des pires situations grâce à ses connaissances encyclopédiques. Mais il ne pouvait rêver meilleure assistante. Bien sûr, sans Amélie, il aurait pû choisir Malefoy, mais il se demandait s'il aurait supporté longtemps son arrogance et son air supérieur de Sang pur. Bien sûr, Malefoy avait été honteusement favorisé ces dernières années, mais lui seul pouvait rivaliser avec la brillante Gryffondor. Mais si Malefoy avait été choisi, le trio aurait eu du souci à se faire, vu que Malefoy se croirait protégé par le Professeur. Raison de plus pour ne pas le prendre comme Assistant.

            Ses pensées se focalisèrent sur Granger. Elle était plus qu'intelligente, douée pour toutes les matières. Au fil des ans, son regard avait perdu l'insouciance de l'enfance pour gagner en maturité alors qu'elle était confrontée au danger nommé Voldemort. Et ce soir-là, elle avait failli mourir en se retrouvant face à lui. Il la revoyait, recevant un Doloris, et basculant de son balai, tombant dans le vide. Sans même réfléchir, il avait lancé un sort d'illusion et s'était lancé à lui-même un sort de lévitation pour la rattraper au vol. Sans même être consciente de l'identité de la personne qui l'avait sauvée, elle lui avait confié sa vie, se blottissant étroitement contre lui. Elle avait vraiment beaucoup chang : ses longs cheveux tombaient au bas du dos, et elle les laissait constamment lâchés, mais ils n'étaient plus ébourriffés comme autrefois mais gracieusement ondulés. . .

            Un coup frappé à la porte le tira de ses pensées avant qu'elles ne se mettent à dériver dangereusement. Il se leva pour aller ouvrir.

            Amélie avait préféré marcher, et elle observait les armures et le décor du château, intriguée mais rassurée par la présence d'Hermione. Elle frappa à la porte du Professeur Rogue, et il lui ouvrit quelques secondes plus tard. Elle se retrouva face à un torse moulé dans un tee-shirt noir et préféra détourner le regard en rougissant violemment. Un cri la ramena à la réalité.

- Sevie ! cria Amélie en se jetant dans les jambes de Severus.

            Severus fronça les sourcils et regarda Hermione qui souriait innocemment. Beaucoup trop innocemment.

- Je suppose que c'est vous qui lui avez dit ce surnom ridicule ?

            Hermione secoua la tête.

- Non. . . Amélie ne connaissait pas votre nom. . . et elle n'arrivait pas à prononcer Severus alors. . . elle n'allait pas vous appeler Professeur Rogue tout de même !

- Que faites-vous ici si tard ?

- Elle a fait un cauchemar, et vous réclamait.

            Severus baissa les yeux sur Amélie.

- Ze peux dormir ici ?

- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.

            Amélie le regarda sans comprendre. Hermione intervint.

- Si elle se sent mieux avec vous, il vaudrait mieux. . .

- Non.

- Mais. . . vous n'allez pas lui refuser ça ! Elle a besoin de vous.

            Amélie tira sur son pantalon.

- Ze peux dormir ici ?

            Elle le regardait avec ses grands yeux bleus.

- De toute manière, dans une semaine, elle viendra ici, conclut Hermione avec un haussement d'épaules.

            Severus soupira, fataliste.

- Bon. Allez, Amélie, viens.

            Il la prit par la main et la coucha dans son grand lit. Amélie poussa un soupir de bien-être, se blottit dans un gros oreiller plus grand qu'elle, mit son pouce dans la bouche et s'endormit instantanément.

            Hermione sourit, attendrie.

- Je crois bien qu'elle vous a définitivement adopté.

- Quand j'aurais besoin de votre avis, Granger, je vous en avertirai. En attendant, fermez-la.

- Vous êtes de mauvaise humeur, constata-t-elle.

- Et c'est votre intelligence qui vous permet cette constatation ?

- Ce n'est pas la peine d'être si désagréable ! marmonna Hermione, agacée.

            Elle quitta la pièce sans un regard en arrière, mais ne claqua pas la porte, pour ne pas réveiller Amélie.

            Hermione fut réveillée le lendemain par une caresse sur la joue, puis croisa le regard bleu d'Amélie. Elle sourit.

- Hello Amie !

- Mione !

            Amélie se jeta dans ses bras et lui fit un gros bisou sur la joue.

- Où est le Professeur Rogue ?

- Sevie t'attend !

            Hermione se leva, mais ne prit pas la peine de s'habiller. Elle enfila une simple robe de chambre, vu qu'elle était en simple nuisette. Elle pénétra dans le salon.

- Bonjour Professeur Rogue, salua-t-elle froidement.

- Amélie vous réclamait.

- C'est si gentil à vous de vous être occupé d'elle !

            Elle sentit qu'on tirait sa robe de chambre. Elle baissa les yeux et sourit.

- Qu'y a-t-il ?

- Z'ai faim !

- D'accord. Tu me laisses m'habiller et je te rejoins dans la Grande Salle. Vas-y avec lui.

- Oui !

            Amélie trotta allègrement vers Severus, et Hermine vit qu'elle traînait un gros oreiller par un coin derrière elle.

- Qu'est-ce qu'elle fait avec cet oreiller plus gros qu'elle ?

- Elle n'a pas voulu le lâcher ce matin, expliqua Severus. J'ai décidé de le lui laisser.

- Je vois. . . Bon, je vous rejoins dans la Grande Salle.

            La plupart des Professeurs étaient déjà présents quand elle fit son apparition. Elle les salua chaleureusement, et ils l'accueillirent avec joie, et avec des paroles de condoléances pour ses amis moldus décédés la veille au soir. Amélie resta collée à Severus, intimidée par tous les Professeurs présents.

            Dumbledore l'invita à s'asseoir à leur table. Elle s'assit à côté de Severus et prit Amélie sur ses genoux. Amélie s'y blottit et Hermione lui donna des céréales. Elle s'adressa au Professeur Dumbledore.

- Professeur Dumbledore, puis-je vous demander une faveur ?

- Je vous écoute, Miss Granger.

- J'aimerai rentrer chez moi. Il faut que j'appelle mes parents pour les prévenir, et pour récupérer quelques affaires. Et puis, je voudrais bien voir Ron et Harry aussi, ils doivent être morts d'inquiétude.

- Mais bien entendu. Le Professeur Rogue s'occupera de Miss de Chatres pendant votre absence. Le Professeur McGonagall vous accompagnera chez vous, puis au Terrier.

- Merci Professeur.

- De rien.

            Hermione regardait son quartier ravagé. La police était toujours sur les lieux, et des Moldus curieux observaient leur enquête. Elle se tourna vers son Professeur.

- Comment allons-nous faire pour atteindre ma Maison ?

- Je vais jeter un sort d'illusion sur tout le monde. Nous pénétrerons dans votre Maison. Ils ne s'apercevront de rien.

            Hermione hocha la tête.

- Illusio ! lança Minerva en agitant sa baguette.

            Elles s'avancèrent et entrèrent dans la maison devant les policiers, mais ils ne remarquèrent rien.

            A l'intérieur, Hermione se rua sur le téléphone et composa un numéro. Puis elle regarda sa montre.

- Il est dix heures. . . donc en Amérique. . . quatre heures du matin. Je vais les réveiller mais tant pis. . . Allô bonjour, pourrais-je avoir la chambre de M. et Mme Granger ? Oui, je sais qu'il est tôt, mais c'est urgent. Je suis leur fille, Hermione Granger. Merci.

            Le réceptionniste transféra la communication. Sa mère décrocha à la troisième sonnerie et répondit d'une voix ensommeillée.

- Allô. . .

- Maman, c'est moi.

            Sa mère se réveilla tout à fait et se redressa, inquiète. Hermione n'aurait jamais appelé ainsi, sauf en cas de problème.

- Mione ! Que se passe-t-il ?

- Rien. . . Enfin. . . Le quartier a été attaqué hier soir par des Mangemorts et Voldemort. . .

- Tu n'as rien ?

- Non, on est venu à mon secours. Ils ont ravagé tout le quartier. Il vaudrait mieux prolonger votre séjour aux Etats-Unis. Voldemort doit vous chercher et. . .

- Y a-t-il des victimes ?

            Hermione hésita.

- Euh. . . Tout le monde est mort. Mais Amélie de Chatres a survécu. Nous l'avons emmenée à Poudlard avec nous.

- Nous ?

- Oui. Le Professeur Rogue et moi.

- Le Professeur Rogue ? Celui que tu détestes ?

- Oui, c'est lui. Sauf qu'il m'a sauvée, et qu'Amie l'adore. Ecoute, il faut que vous restiez aux Etats-Unis. C'est trop dangereux pour vous de revenir ici.

- Il faut que j'en parle à ton père. . .

- Maman, si vous revenez à Londres. . .

- Nous t'enverrons un hibou pour te prévenir. Ne t'inquiète pas pour nous.

- Tu sauras retrouver le Chaudron Baveur ?

- Oui, ne t'en fais pas, d'accord ?

- D'accord. Au revoir Maman. Embrasse Papa pour moi.

- Compte sur moi. Sois prudente, Mione chérie.

- Promis.

            La mère d'Hermione raccrocha. Elle tremblait violemment, et éclata en pleurs. Son mari, réveillé par la sonnerie se redressa.

- Qu'y a-t-il ?

- Notre quartier a été attaqué par ce sorcier qui poursuit l'ami d'Hermione. . . Harry Potter. Tout le monde est mort, à part la petite de Chatres. Notre fille nous a demandé de ne pas rentrer tout de suite en Angleterre.

- Allons, calme-toi, nous trouverons une solution. . .

            Voil ! Alors qu'en pensez-vous ? Je continue ? Mais bien entendu ! Chapitre 3 : Rentrée anticipée.

RAR :

Scarlett : si tu me tues, t'auras pas la suite !

Mon ange à moi : moi susceptible ? Mais non, qu'est-ce qui te fait croire ça ? De toute façon, tu peux me faire la gueule, tu n'auras pas la suite ! Et d'abord, tu n'es pas un ange, mais un démon !

Manou : bien sûr qu'Hermione et Sevie vont devenir un peu comme les parents d'Amélie ! Au fait, comment tu vas ? Tu ne me donnes pas vraiment de nouvelles de toi ! Suspense, je vais faire de mon mieux, l'action, je sais pas trop, mais je commence bientôt sur un mystère ! Tu me flattes ! Je fais pas toujours des fics bien tu sais ! Forcément je les publie pas, mais tu peux pas savoir !

Isa Rogue : tu es servie !

Daisy : t'en fais pas, j'ai pas l'intention d'abandonner !

Pascale : pas de suicide pour l'instant !

Tallindel : ma fic commence sur une note macabre ? On voit que tu connais pas ma saga de l'Héritier ! Ce que tu as vu dans le chap un n'est rien en comparaison de ce que je peux faire ! Mes lecteurs de Némésis peuvent te le confirmer ! Merci !

Léo Hedges : merci pour l'encouragement ! De toute manière, tu as déjà la suite !

Lisandra : ça va, je capitule ! Je reste en vie !

Kiki : merci !

Falang : merci à toi aussi !

M J : quoi tu aurais opté pour le suicide ? Cœur bris ! Je sais pas encore combien y'aura de chapitres, j'ai pas encore fini ! Et dès que j'ai fini l'Héritier, oui, y'aura une autre fic. Je ne te dis pas encore quoi ! Je préfère l'effet de surprise ! Et comme je l'ai dit en début de chapitre, c'est un chapitre par semaine, soit vendredi, soit samedi, comme aujourd'hui !

Neijla : comme une personne me le dit si bien, je manque de confiance en moi ! Donc si personne n'aimait Cadeau, je m'abstiens de publier ! Et je rumine mon échec dans mon lit, ce qui me conduirait au suicide ! Ouais, je sais, c'est complètement tordu comme raisonnement ! Ben quoi, tu sais que je suis sadique, donc faire une orpheline, fallait s'y attendre ! Un toast, c'est un pain grillé non ? Donc en principe, tu peux en manger quand tu veux même pour accompagner une salade, au dîner ! Enfin, moi je vois pas où est le problème ! Bisous !

Redbohemian : ça va s'arranger !

Thegirloftheshade : moi bonne auteur ? Ouais, peut-être ! Je suis déjà un peu connue, c'est pas si mal !

Cheyna : je fais mon possible pour éviter les fautes d'orthographe ! Heureusement que j'ai pas de problèmes de ce côté l !

Lied : je fais de chantage pour les reviews !!! Si j'avais pas eu de reviews je n'aurai pas continué à publier, c'est tout ! Les reviews sont un encouragement pour l'auteur, et un moyen de savoir si le travail est appréci ! Mais si j'avais eu ne serait-ce qu'une seule review, j'aurai quand même continué, pour mon unique lecteur ! Tu peux continuer à reviewer, ça ne me dérange absolument pas !

Maya : je sais, Rogue en papa poule, c'est assez comique ! Je continue sur cette voie, t'en fais pas, et toutes les semaines en plus ! Heureuse ?

Dalamis : je sais pas combien y'aura combien de chapitres, j'ai pas encore décidé de mon plan d'action ! Severus, sauveur de la terre ? Non, tu crois ? Peut-être un peu ! Rectification : dans Némésis, il est sauveur avec tous les autres Sorciers-Mages ! Par contre dans Ténèbres, oui… Et que veux-tu pour le couple Hermione-Rogue, je les trouve craquants !

Khalan : zen !!! La voilà ta suite, et toutes les semaines en plus ! Merci en tout cas !

Caliméra : pas bête le coup de Rogue en Superman ! J'y ai pas pensé, mais maintenant ! On va peut-être néanmoins, éviter les collants bleus et la cape rouge non ?

Sarah Levana : ça va j'arrête pas cette fic ! Le principal lien entre nos deux héros, c'est Amélie, tu l'as bien compris ! Elle est trop chou !

Amy Evans : Sevie et Hermione sont un peu obligés d'être gentils l'un envers l'autre grâce à Amélie ! Bisous !

Erika : d'accord le suicide, c'est pas la solution ! Psychologue de lycée ? Ouais, d'accord, heureusement que j'en ai jamais eu besoin ! Je continue !

Yoann : merci de ton soutien, mais je n'en doutais pas !

Velvet Angel 92 : d'accord, mais quand j'ai écrit Cadeau, je pensais pas à Da Da Da !!! Franchement, j'ai pas fait le rapprochement ! C'est peut-être mon inconscient qui me joue des tours ! Mais y'a des différences : Voldemort qui veut tuer Hermione, et Amélie a quand même trois ans, c'est pas vraiment un béb ! Et Severus et Hermione ont bien 20 ans de différence !!! Bisous !

Popov : merci !

Roxanne de Bormélia : ma fidèle lectrice ! Tu as aim !!! Les réponses à tes questions sont dans ce chapitre !! Bisous !!