Disclaimer : L'univers de Harry Potter appartient à JKR et l'histoire à Maya, je ne possède que la traduction. La citation du début est un extrait de la chanson « The lifting » de REM.

Auteur : Maya

Nom original de la fic : Underwater Light

État actuel de la fic : 17 chapitres et ce n'est pas fini.

Voici la fin de cette quatrième partie, ne vous en faites pas, je vous mettrais le chapitre suivant dans la semaine.

Passez de bonnes fêtes de fin d'année !

Je voulais aussi vous prévenir que Onarluca ayant quelques problèmes de connexion (avec un peu de chance dans 2 semaines, elle est de retour… je vous DECONSEILLE fortement de prendre ALICE). Normalement c'est moi (Eni, si vous avez bien suivi) qui mettrais en ligne les prochaines suites de fic. Donc si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter !

Au nom de Paradise of Readers, nous vous souhaitons une

BONNE et HEUREUSE ANNEE 2007

Onarluca et Eni

Chapitre 4 partie 2:

« Je ne peux vraiment pas descendre à un tel niveau d'argutie puérile avec toi. »

« Depuis quand ? »

« Oh, fiche le camp, Potter. Je te verrai demain. » Malfoy paraissait très pensif. « Je pense que nous ferons quelque chose qui n'implique pas de dommage des cheveux. »

« Les Serpentard sont tellement vains. » remarqua Harry. « Et pour des raisons tellement ridicules. »

Malfoy grimaça. « Va te coiffer, Potter. Tu ressembles à un hérisson. »

Le jour suivant, il ne manquait que sa cape à Harry pour sortir quand quelque chose lui apparut.

Je suppose que je t'offre une chance de ne pas être gentil avec les autres enfants.

Ce n'était pas tant à ce propos. C'était – Harry n'allait pas juste prendre le même comportement que Malfoy. Il ne faisait jamais les mêmes conneries que Malfoy.

Il voulait aussi voir si Malfoy l'avait pensé.

Lentement, Harry replaça sa cape. Alors il retourna dans la salle commune.

« Ron ? Prêt pour un jeu de Cartes Explosives ? »

Ron accepta avec un plaisir certain qui, Harry en était sûr, n'aurait pas été présent si Harry n'avait pas passé dernièrement une quantité de temps démesurée à traîner avec Malfoy.

Donc il resta dans la chaleur confortable de la salle commune, et la fait qu'il aurait pu être ailleurs avec quelqu'un d'autre, qu'il pouvait être absolument sûr qu'ils le voulaient là… rendait tout extrêmement plus plaisant.

Le jeu de Cartes Explosives étaient assez entravés par la discussion enthousiaste de Ron et Harry sur comment Ron avait finalement accompli la feinte de Wronsky. Il était leur plus énergique Poursuiveur mais le moins capable techniquement.

Hermione, lisant son dernier livre, roula les yeux à leur troisième reprise du jeu.

« Les femmes dans le monde moldu se plaignent à propos de l'homosexualité et de l'obsession masculine pour le football. » commenta-t-elle, « Elles devraient vraiment essayer de vivre dans un monde où le sport de choix se joue avec quatre balles et où les joueurs sont montés sur des symboles phalliques volants. »

Ron s'étrangla.

« Gagné. » dit Harry, prenant avantage de ce moment de faiblesse.

Ron récupéra, quoique les regardant tous les deux d'une manière blessée.

« Même si tu triches, Harry, » continua-t-il, après leur avoir fait des reproches rondement, « c'est agréable de t'avoir à nouveau avec nous. »

« Oui, nous t'aimons assez, tous les deux. » dit Hermione, en souriant au-dessus de son livre. « Je ne comprends pas pourquoi. »

« Ne soyez pas stupides. » répliqua Harry. « Vous êtes mes meilleurs amis. »

« Fais attention à ne pas l'oublier. » le réprimanda Hermione. « Je ne peux toujours pas croire que tu passes volontairement du temps avec Malfoy. C'est du masochisme absolu. »

« Oh, je ne sais pas. » dit Harry, en posant une carte. « Cela n'a pas été si terrible. »

« Je dis toujours qu'il doit y avoir une ruse. » dit Ron, grimaçant. « Tu ne pourrais pas le voir être à moitié poli avec n'importe qui. »

Harry garda cette idée pour lui.

« C'est une idée. »

« Quelle… quelle idée ? » Ron parut vaguement paniqué.

« Oh, rien. » Harry posa une autre carte. « À ce propos, gagn ! »

Une fois que la fumée se dissipa, il fit un petit sourire.

« Et le jeu est mien. »

Le jour suivant, Harry marcha vers le lac, déterminé à attendre seulement cinq minutes.

À sa légère surprise, Malfoy était là en premier. Sa longue cape noire paraissant incongrue avec des jeans et un T-shirt, mais comme c'était Malfoy il la portait superbement.

« Laisse-moi attendre, ne te gêne pas » dit-il.

« Je suis désolé de ne pas être venu hier. » lui dit Harry, ayant soudainement envie de provoquer une réaction. « Je devais passer un peu de temps avec les Gryffondor. »

Malfoy était sans expression. « Oh, tu n'étais pas l ? Je n'ai pas remarqué. Viens, Potter… »

« Non. »

Malfoy leva un sourcil interrogatif.

« Nous faisons toujours ce que tu veux faire. » expliqua Harry. « Je veux un tour. »

Malfoy parut sinistre. « J'aime toujours faire ce que je veux faire. »

« J'avais remarqué. » dit Harry sèchement. « Viens, Malfoy. »

« Où veux-tu que j'aille ? »

« Eh bien, » Harry fit une pause. « C'est comme cela. Ron a dit que tu ne pouvais pas être à moitié poli avec n'importe… »

« Quoi ? » explosa Malfoy. « Quel culot ! »

Harry acquiesça sagement. « Donc j'ai pensé que nous devrions lui prouver qu'il a tord. »

« Tout à fait vrai. Comment ose-t-il, je suis un Malfoy, on m'a enseigné à avoir d'excellentes manières. » Malfoy continua de marmonner sur ce sujet alors que Harry le guidait vers leur destination.

Qui sait, pensa-t-il. Cela pourrait guérir la peur des deux côtés, et cela pourrait… vous savez… prouver d'une certaine manière que Malfoy pouvait être une personne à moitié polie. Cela pourrait lui faire du bien.

Et ça avait le potentiel d'être extrêmement amusant.

« Je vais lui montrer, le complet… » Malfoy leva le regard, et ses yeux s'élargirent d'effroi. « Potter. Que faisons-nous ici ? »

« Nous prouvons que tu peux être une personne à moitié polie. » répondit Harry innocemment.

« Je ne peux pas l'être ici ! Non, absolument pas ! Laisse-moi partir tout de suite ! »

Harry resserra sa prise sur le bras de Malfoy et frappa à la porte de Hagrid au même moment.

Hagrid ouvrit la porte presque immédiatement, et fixa Harry, qui s'accrochait avec détermination à un Malfoy se débattant férocement.

« Salut. » haleta Harry. « Est-ce que je peux entrer pour prendre le th ? J'ai amené un ami. »

Il poussa Malfoy à l'intérieur.

Le visage de Malfoy était blanc dans la lumière de l'entrée de la maison de Hagrid.

Il dit en coin : « Potter, tu mourras pour ça. »

« Qu'est-ce qu'il y a, Malfoy ? » chuchota Harry. « Effray ? »

Les yeux de Malfoy se plissèrent. « Oh, à peine. »

« Alors prouve-le. »

Hagrid les regardait toujours d'une manière extrêmement surprise. Harry vit Malfoy lever les yeux vers Hagrid.

Tout le chemin vers le haut.

Il vit aussi la courbe pensive de ses lèvres.

Allez, Malfoy…

Malfoy arrêta de ricaner avec un effort visible. « Charmante maison. » Dit-il avec seulement la plus petite trace de dédain. « Euh… tout est relatif. Comparée à la hutte. »

C'était une assez jolie maison, effectivement. Quand Beauxbatôns était devenu tellement vide qu'il avait fallu le fermer, Madame Maxime avait insisté pour une maison.

Harry se demanda si Malfoy essayait d'être gentil. Cela ne semblait pas si différent du Malfoy habituel.

Hagrid lança un regard à Harry qui disait : Bon Dieu, qu'est-ce qu'il fait l ?

Harry essaya de paraître insouciant.

Hagrid éclaircit sa gorge. « Euh... je pense que vous feriez mieux de rentrer alors… »

« Merci. » lui dit rapidement Harry, attrapant le T-shirt de Malfoy et le tirant vers l'avant.

« Arrête de me molester, Potter. » siffla Malfoy. « J'ai dit que je prouverais que Weasley a tord et je le ferai. »

Il se libéra brusquement et entra à grandes enjambées dans le salon, où Madame Maxime était assise à côté du berceau.

Malfoy remit ses cheveux en arrière et une expression déterminée, que Harry connaissait des matchs de Quidditch, traversa son visage.

Malfoy avec habituellement cette expression juste avant une tricherie spectaculaire.

Il sourit brillamment, marcha vers Madame Maxime et lui baisa la main.

Oh mon Dieu ! Merde, mais à quoi il joue?

« C'est tellement gentil à vous de m'avoir laissé entrer. » Dit Malfoy, la regardant au fond des yeux.

Madame Maxime rougit effectivement. « Enchantée. »

Harry fixa la scène.

« Voulez-vous voir le béb ? » s'enquit Madame Maxime, toujours une petit peu rouge.

« J'en serais ravi. » répondit calmement Malfoy.

Cela devenait une parodie d'amour.

Elle plaça effectivement le bébé dans les bras de Malfoy. C'était une marque de grand honneur.

Malfoy tomba presque à terre. Il envoya un regard à Harry qui disait Aide-moi ! et Harry, réprimant un sourire en coin, s'avança pour aider Malfoy à supporter le bébé.

« Devinez quel âge elle a ? »dit Madame Maxime, donnant à l'enfant un regard affectueux.

« Euh… quatre. » spécula Malfoy.

« Comme tu es intelligent. Elle a exactement quatre mois. »

« Mois ? » dit Malfoy, titubant toujours sous le poids. « Je veux dire, ah… je suis bon aux devinettes. »

« Ma petite fille. » roucoula Madame Maxime.

« Et quelle jolie petite fille elle est. » dit Malfoy d'une manière charmeuse.

Hagrid s'adoucit visiblement. Ce qui signifiait qu'il regardait toujours Malfoy comme la plupart des gens regardent un Scrout-à-Pétard, mais surtout comme la plupart des gens le font avant qu'il les pique.

Hagrid était fou de sa fille, malgré son manque de crocs et de têtes supplémentaires.

« Asseyez-vous, tous les deux, et prenez un peu de thé. » Madame Maxime les invita gracieusement.

Malfoy relâcha le bébé avec reconnaissance. Quand ils prirent place autour de la table, Harry le surprit à essayer subrepticement de ramener de la vie dans ses bras.

« Les gâteaux ont l'air vraiment très bon, Mad…Mme Hagrid. » dit Harry.

Il devrait vraiment s'habituer à ça. Ils étaient, après tout, mariés depuis un an et demi. Cela ne lui avait pas prit longtemps pour s'habituer à de la meilleure cuisine chez Hagrid.

« Appelez-moi Olympe. » les pressa-t-elle doucereusement . « Tous les deux. »

« Quel adorable prénom. » dit Malfoy.

Je ne peux le sortir nulle part.

« Viens prendre du thé, Ruby. » dit Madame Maxime.

Malfoy essaya de cacher un sourire derrière sa tasse de thé.

Hagrid devint un peu rouge...

« Ruby aime le thé. » Madame Maxime continua, sa voix devenant juste une peu plus dure. « Il ne boit jamais rien d'autre. »

Hagrid commença à paraître maussade. Malfoy essayait désespérément de supprimer un ricanement avec sa tasse.

« Cela doit être d'un grand réconfort pour vous. » dit-il d'une voix assez étouffé. « Dites-moi, Olympe, quand allez-vous retourner en France pour une visite ? »

« Je ne suis pas sûre. » répondit Madame Maxime. « Cela me chagrine terriblement. La France est un pays tellement beau. »

« Il l'est, n'est-ce pas ? » convint Malfoy. « Je suis allé à Bordeaux l'été dernier avec ma mère. »

Madame Maxime rayonna. « Vous êtes allé en France ? »

Malfoy et Madame Maxime commencèrent une vigoureuse conversation à propos de la France. Harry envoya à Hagrid un sourire assez impuissant.

Le visage d'Hagrid s'éclaira alors qu'il prenait cette opportunité pour parler avec confidentialité.

« J'ai reçu une lettre de Charlie Weasley l'autre jour. » dit-il. « Norbert est le chef de son troupeau maintenant. Il a éventré un autre dragon pour le devenir. » ajouta Hagrid fièrement.

« Euh… c'est génial, Hagrid. »

Malfoy pencha sa tête vers eux.

« Est-ce que c'était le dragon que vous aviez en première année ? » s'enquit-il sur le ton de la conversation. « Il était magnifique. »

Harry cligna des yeux. » Tu… tu aimes les dragons ? »

« Oh, oui ? Mon père m'a tout appris à leur propos. C'est pourquoi il m'a appelé Draco. Il les aimait lui aussi. » dit Malfoy. « Eh bien, c'est pourquoi je ne vous ai pas dénoncé tout de suite. Je voulais le voir encore. C'était un Norvégien à crête, pas vrai ? »

Hagrid fondit encore plus. « Ouais. »

« Je pense que ce sont mes préférés. » lui dit Malfoy.

Harry se détendit. Pourquoi s'était-il inquiét ? Après tout, Hagrid aimait les méchantes créatures.

« Revenez bientôt. » dit Madame Maxime alors qu'elle se tenait dans l'embrasure de la porte, ses yeux fixés avec approbation sur Malfoy. Hagrid paraissait toujours dubitatif, ce pour quoi Harry pouvait difficilement le blâmer, mais il s'éclaircit la gorge et concéda.

« Je pense qu'ils peuvent, ouais. »

Alors que la porte se fermait, ils entendirent distinctement Madame Maxime dire.

« Quel gentil garçon. »

Malfoy donna à la porte un regard triomphant.

« Dis à Weasley ça. » ordonna-t-il à Harry. « Ha. Ha. Je pense que mes manières étaient parfaites. »

« Même quand Hagrid t'a offert certaines de ses gâteaux personnels et que tu as dit : 'Est-ce que tu essaies de me tuer ?' »

« Un lapsus momentané. »

« Ah. Je vois. »

« Pas que je te pardonnerai un jour pour m'avoir fait ça. » continua Malfoy. « Pour commencer, je pense que porter cet enfant m'a mutilé. Comment te sentirais-tu si je t'emmenais faire une visite de courtoisie au Professeur Rogue demain ? »

« Tu ne le feras pas, n'est-ce pas ? » demanda Harry, horrifié.

« Bien sûr que non. J'apprécie cet homme. Pourquoi lui infligerais-je ta compagnie ? » Malfoy semblait pensif. « Non, j'ai quelque chose d'autre en tête pour demain. »

« Quoi ? » demanda Harry avec appréhension.

Malfoy sourit avec béatitude. « Tu verras. »

« La Forêt Interdite ? Tu es malade. Tu es absolument et totalement fou. Je ne peux pas croire que je suis en train de faire ça. »

« C'est mon tour, et c'est moi qui doit choisir. » dit Malfoy avec obstination, regardant la forêt longuement. « Et j'ai envie de faire une agréable promenade dans la nature. »

« Promenade dans la nature ? Malfoy, est-ce que tu te souviens de la dernière fois que nous sommes allés dans la Forêt ? »

« Eh bien, oui. Mais je ne pense pas que le Seigneur des Ténèbres soit dans la forêt ces derniers jours. Il est un peu occupé, si tu n'as pas remarqué. »

« Il y a d'autres choses dangereuses par ici. Et si je me souviens bien, en période de crise tu as tendance à partir en courant et en criant comme une fille. »

« À l'opposé d'être gelé de terreur ? Oui, c'est quelque chose de beaucoup plus sensé à faire… Je pensais que tu étais juste derrière moi, espèce d'idiot. Et je ne criais pas comme une fille. » Malfoy regarda autour de lui comme s'il était le propriétaire de la forêt. « C'était un… cri viril. »

« D'accord. »

Harry sourit, et suivit Malfoy, qui avançait plus profondément dans la forêt. Il commençait à se rendre compte que les Serpentard avaient des idées extrêmement étranges sur ce qui constituait un bon moment.

Pas que Malfoy ait eu exactement tort sur ce qui constitue un bon moment.

Jusqu'à maintenant.

« Tu dois te demander pourquoi ils ont mis une école juste à côté d'une terrifiante forêt sauvage. » dit Malfoy d'une manière désinvolte. « Je suppose qu'ils pense qu'une certaine quantité de peur aveugle forme le caractère. »

Harry sentait que si c'était le cas, son caractère devrait être véritablement impressionnant.

Effectivement, cette forêt semblait bien moins terrifiante que ce dont il s'en souvenait en tant qu'enfant. La lumière décolorée rendait les feuilles presque transparentes, et envoyait des ombres d'un vert clair sur les pâles cheveux de Malfoy.

Harry se détenait peu à peu. « Je présume que ce n'est pas si terrible. »

Malfoy paraissait complaisant.

« Je pense que j'ai juste de mauvais souvenirs de cet endroit. Ces araignées géantes qui ont essayé de nous manger moi et Ron… » Harry frissonna.

Malfoy arrêta de paraître complaisant.

Il arrêta aussi de marcher.

« Géantes quoi ? »

« Euh, araignées. »

« Tu n'es pas sérieux. »

Le visage de Malfoy était toujours pâle. C'était peut-être l'imagination de Harry qui le faisait penser qu'il semblait encore plus pâle maintenant.

« Tu es sérieux. » dit Malfoy, le fixant. « Espèce de malade ! Comment as-tu pu me laisser entrer ici ? »

« C'était ton idée… »

« Je ne suis pas celui qui savait à propos des arachnides assoiffés de sang ! »

Malfoy fit demi-tour et commença à revenir sur ses pas rapidement.

Harry essayait de ne pas rire. « Et à propos de la peur qui forme le caractère ? »

« Mon caractère est assez formé. » répliqua Malfoy d'un ton sec. « En outre… »

Il s'arrêta, écoutant. Harry entendit le bruissement des feuilles derrière lui et vit les yeux gris de Malfoy s'élargirent.

« À terre ! »

A suivre…l'année prochaine