Je suis de retour !!! Enfin… Mon inspiration et ma muse sont temporairement de retour ! Bref, voici le chap 8 tant attendu par vous, chers lecteurs ! Et franchement, je n'en suis pas mécontente !

            Et surtout, merci à ma meilleure amie, Mi-ange Mi-démon qui m'a aidée et soutenue dans ce passage à vide où je n'arrivais plus du tout à écrire ! Quoi qu'il en soit, je ne reprends pas la publication par semaine. Le chap 9 arrivera quand il sera prêt, et ce ne sera pas la semaine prochaine. Pour tout vous dire, je vous préviendrais quand je reprendrai mon rythme normal d'update parce que là, je rame !

            Mais bon, pour vous consoler, je mets aussi la suite de Derrière le Masque pour ceux que ça intéresserait !

            Bisous à tous !

            Note de l'auteur : première scène tiède entre deux des personnages ! Amusez-vous bien !

            Chapitre 8 : Neige et conséquences

               Noël approchait. Amélie avait conquis la quasi-totalité de Poudlard, et même quelques Serpentards, dont Pansy Parkinson. La petite étant sous la protection d'Hermione et Rogue, Parkinson entretenait des relations plus civilisées avec Hermione.

               Tout le monde attendait les vacances avec impatience, dont Hermione qui commençait à fatiguer. Elle était débordée, mais assumait quand même toutes ses responsabilités sans faiblir, sans se plaindre.

               Elle passait toutes ses soirées avec Severus dans ses appartements à veiller sur Amélie. Severus avait remarqué sa pâleur.

- Vous êtes fatiguée, constata-t-il.

- Non, nia-t-elle.

- Vous êtes pâle.

- Tout va bien, Professeur Rogue.

- Je n'ai plus besoin de vous. Allez vous reposer.

- J'ai dit que cela allait.

               Severus se leva et se plaça derrière elle. Il posa ses mains sur ses épaules et commença à la masser. Hermione était surprise, mais elle se détendit vite sous ses mains expertes. Elle sentit des frissons lui parcourir le corps, quand il frôla la nuque et le creux sensible derrière l'oreille.

- Vous sentez-vous mieux ?

- Oui, merci…vous avez un don.

- J'en ai d'autres que je pourrai vous faire découvrir, déclara-t-il avec un regard énigmatique.

               Hermione sentit la température monter de quelques degrés. Ses jouent rosirent.

- Euh…sans doute….je vais vous laisser (note de mon amie (1): je vous laisse faire ).

- Attendez. Si vous avez le temps….Pourriez-vous corriger les parchemins de première années ?

               Elle le fixa surprise.

- Vous êtes sérieux ? C'est la première fois que vous me demandez ça.

- Vous êtes compétente. Et j'ai besoin d'aide. Vous n'êtes pas mon Assistante pour rien.

- Merci de votre confiance. Je vais les corriger.

               Elle prit le tas de parchemins et quitta ses appartements.

               Les vacances arrivèrent enfin. Les Gryffondors disputèrent leur premier match de la saison contre Serdaigle. Hermione y assista avec Amélie. Celle-ci était émerveillée de voir les balais avec les joueurs dessus.

               Ginny et Ron jouaient ensemble, Ginny en tant que Poursuiveuse pour la première fois dans l'équipe aux côtés de Lavande et de Colin saphir Ron était toujours Gardien, et Dean et Dennis saphir étaient Batteurs. Harry était devenu Capitaine et Attrapeur.

               Les Lions s'emportèrent sans problème contre les Aigles 250 à 20. Gryffondor leurs fit une ovation, et le Professeur McGonagall les laissa faire la fête.

               Au mois d'avril, ce seraient Gryffondor contre Serpentard qui se rencontreraient pour la finale de la Coupe.

               Hermione revient dans sa chambre, les bras chargés de parchemins. Elle avait couché Amélie, et le Professeur Rogue lui avait de nouveau donné des copies à corriger, des troisième et des cinquième années. Elle posa le tout sur son bureau, et décida de prendre une douche. A ce moment-là, on vint frapper à sa porte. Elle alla ouvrir.

- Bonsoir vous trois, sourit Hermione.

- Bonsoir Hermione, répondit Ginny. On ne te voit plus beaucoup.

- Rogue me donne du travail.

- Esclavagiste, marmonna Ron.

- Il fallait s'y attendre, dit Harry. Tu es débordée.

               Hermione secoua la tête.

- Pas tant que ça.

- Mais bien sûr, répliqua ironiquement Harry. Tes devoirs de Préfète, ton devoir d'Assistante, Amélie, les cours, les ASPICS…Heureusement que tu as oublié le Transplanage et les Animagus.

- Je reconnais que je suis occupée… Le Retourneur de Temps serait bien utile.

- Tu es surmenée Hermione, intervint Ginny. Tu vas finir par t'effondrer si tu en fais trop.

-Vous êtes adorables tous les trois de vous inquiéter pour moi. Même Rogue me conseille de me reposer. Je vous promets de faire attention. Parlons plutôt du Bal de Noël. Avec qui y allez-vous ?

- Neville m'a invitée, dit Ginny.

- J'ai demandé à Parvati, déclara Ron

- Elle a accept ? demanda Hermione.

- Oui.

- Je suis contente pour toi. Et toi Harry ?

- Acceptes-tu de m'accompagner Hermione ?

               Hermione resta bouche bée.

- Tu veux m'inviter ?

- Oui. Tu n'as pas de cavalier n'est-ce pas ?

- Oui…Mais Amélie ?

- Elle viendra avec nous. Elle ne pose pas de problème.

- Bon d'accord !

               Ils discutèrent encore un moment avant de quitter Hermione pour la laisser se reposer. Mais elle prit un des tas de parchemins, et prit la première copie. C'était l'essai des troisième année sur les plumes de phénix.

               En avançant dans ses corrections, elle s'aperçut que les Pouffsouffles et les Serpentard avaient de sérieuses lacunes en potions. Il faudrait qu'elle en parle à Severus. Elle travailla jusqu'à tard dans la nuit, ne se rendant pas compte de l'heure. Quand elle leva les yeux du dernier parchemin, elle s'aperçut qu'il était 2h30. Elle soupira et s'étira. Par chance, on était dimanche, sinon, elle n'aurait pas pu supporter un tel rythme. C'étaient les vacances, mais elle avait toujours autant de tâches à assumer. Elle admettait en son for intérieur qu'elle était débordée et qu'elle avait besoin de repos, mais elle ne l'aurait avoué à personne pour rien au monde. Elle se leva, rangea son bureau et se dirigea vers la salle de bains. Elle prit une douche rapide, se changea et alla se coucher.

               Elle fut réveillée par de petites secousses et une petite voix qui chuchotait.

- Maman… Maman… Ouvre les yeux…

               Elle ouvrit lentement les yeux et rencontra le regard bleu de sa protégée.

- Amie…

- Il neize !

               Hermione sourit. Amie voulait sûrement aller jouer dehors dans la neige. Elle jeta un coup d'œil à son réveil et écarquilla les yeux. 11h00 ! Elle avait dormi tout ce temps ?

- Sevie t'attend !

               Elle se leva et s'étira.

- Tu veux aller jouer dans la neige ?

- Oui ! Avec toi !

- D'accord ! Laisse-moi me changer et je te rejoins.

               Elle prit un jean et un pull-over à col roulé noir et sortit de sa chambre pour aller dans la salle de bains.

- Bonjour Professeur Rogue.

- C'est à cette heure-ci que vous vous levez, Granger ?

- Je me suis couchée tard.

- Pensez quand même à vous reposer. Je vous laisse Amélie pour la journée. Elle est intenable depuis qu'elle a vu la neige.

- Je sais. Je vais demander à Harry, Ron et Ginny de venir.

- Faites comme vous voulez.

               Il quitta la pièce. Hermione haussa les épaules. Il était encore dans un de ses mauvais jours. Elle se leva et s'habilla. Amélie jouait avec Pattenrond et riait aux éclats devant les acrobaties du chat.

- Amélie…

- Maman !

- Que dirais-tu d'aller manger d'abord, et de jouer ensuite ?

- Harry va venir ?

- Oui.

- Youpi !!!

               Hermione rit. Amélie adorait Harry et Ginny, tout en préférant Severus. Elles se rendirent dans la Grande Salle, où elles retrouvèrent justement leurs amis. Amélie embrassa Lavande et Parvati pour leur dire bonjour. Puis elle grimpa sur les genoux d'Harry.

- Salut Hermione ! dit Ron. Nous ne t'avons pas vue ce matin.

- Evidemment ! Je dormais. C'est Amie qui m'a réveillée.

- Tu as fait la grasse matinée ? s'étonna Harry.

- J'ai veillé tard pour corriger des parchemins.

- Tu travailles trop, déclara Ginny.

- Oublie ça. Ça vous dirait de venir jouer avec Amélie et moi cet après-midi dans la neige ?

               Ils acquiescèrent tous joyeusement. Finalement, Lavande, Parvati, Dean, Seamus et Neville se joignirent à eux.

               Ils firent un bonhomme de neige, dont Amie eut l'honneur de planter la carotte pour le nez du bonhomme. Ils l'admirèrent un peu, puis Ginny, sur une taquinerie de Ron, voulut lui lancer une boule de neige qui atteignit Seamus. Celui-ci voulut se venger, et la bataille s'engagea, fille contre garçons. Les garçons firent cependant attention à ne pas viser Amélie ailleurs que les jambes avec de minuscules boules pour ne pas lui faire mal. Celle-ci, aidée par Hermione, toucha plusieurs garçons, soit parce qu'ils se laissaient toucher, soit parce qu'Hermione guidait discrètement le projectile avec sa baguette.

               Des Serdaigles et des Pouffsouffles se mêlèrent à la bataille quand quelques boules perdues les atteignirent. Finalement, la bataille se finit dans un fou rire général : ils avaient les cheveux pleins de neige, et les vêtements étaient trempés. Les Professeurs Mc Gonagall, Flitwick et Chourave avaient assisté à la bataille, et étaient ravis que les trois Maisons s'entendent si bien. Quel dommage que les Serpentard se montrent aussi arrogants ! Mc Gonagall intervint néanmoins pour leur conseiller de rentrer se changer avant d'attraper froid. Ils obéirent en riant et discutèrent de tout et rien.

               Ginny suivit Hemione dans ses appartements.

- Va utiliser la salle de bains des Préfets, conseilla Hermione à Ginny. Tu y seras mieux.

- Et toi ?

- Je vais doucher Amélie et l'habiller. Puis direction le lit pour une petite sieste. Ça lui fera du bien.

- D'accord. Merci.

- De rien.

               Ginny pénétra dans la pièce et verrouilla derrière elle. Elle laissa échapper un sifflement admiratif devant le lustre qui répandait une douce lumière, la pièce tout en marbre blanc, et la piscine autour de laquelle étaient alignés des robinets dorés. Des lavabos se dressaient contre le mur du fond, avec des serviettes blanches épaisses et moelleuses, ainsi que des peignoirs de bain aux armoiries de Poudlard.

               Elle ouvrit quelques robinets et se réjouit de voir couler de l'eau chaude à la température idéale, et des bains moussants pour tous les goûts, avec tous les parfums imaginables. Elle traversa la pièce, et enleva ses habits trempés en hâte car elle commençait à avoir froid. Elle enfila un peignoir et attendit que la piscine soit remplie. Quand ce fut fait, elle retira son peignoir et entra dans l'eau. Elle soupira de bien-être. Rien que pour ça, elle enviait presque Hermione d'être Préfète-en-chef.

               Elle nagea un peu et resta à se prélasser dans le bain, en pensant à tout et rien. Noël était dans trois jours. Elle pouvait déjà dire qu'Amélie serait gâtée. Elle avait conquis la quasi-totalité de Poudlard, y compris certains professeurs. Même Mc Gonagall souriait d'attendrissement quand elle voyait la petite. Certaines filles de Serpentard regardaient Hermione avec envie quand Amélie restait sur ses genoux pendant les repas.

               Considérant qu'elle était restée suffisamment  longtemps dans l'eau, elle sortit de la baignoire géante.

               Elle n'entendit pas la porte qui s'ouvrait.

               Drago Malefoy ne s'attendait certes pas à trouver Ginny Weasley dans la salle des Préfets quand il y pénétra, après sa séance d'entraînement de Quidditch. Quand il ouvrit la porte, il vit une sirène rousse sortir de la baignoire, et il vit son profil nu avant qu'elle ne se penche pour ramasser son peignoir et ne l'enfile. Par Merlin ! Weasley avait un corps parfait ! Un visage d'ange, des cheveux de sirène…des seins ronds et hauts placés, un ventre plat, des cuisses galbées…dus sans doute à la pratique du Quidditch.

               Il haleta, et ce son fut entendu. Elle se retourna vivement.

- Malefoy !

               Elle referma les pans de son peignoir et rougit vivement.

- Qu'est-ce que tu fais l ?

- A ton avis ? C'est la salle de bains des Préfets…

- Je le sais parfaitement ! Ne me prends pas pour une idiote.

- C'est moi qui devrais te demander ce que tu fais ici. Mais je suppose que Granger y est pour quelque chose. J'ai entendu parler de votre pitoyable partie dans la neige…

- Je m'en vais.

               Elle ramassa ses affaires. Mais Malefoy s'avança vers elle. Elle recula.

- Comment as-tu fait pour entrer ? demanda-t-elle.

- La porte qui donne sur ma chambre était ouverte. Souviens-toi de ce détail.

               Ginny ne savait pas quoi dire, elle le méprisait, comme il la haïssait. Elle était tellement furieuse qu'elle ne s'était pas aperçue que son peignoir avait glissé, dévoilant une épaule blanche. Malefoy l'avait remarqué, lui. Il s'approcha lentement, et le réajusta tout en effleurant sa peau. Elle le laissa faire, indécise. A quoi jouait-il cette fois-ci ? Quand il se mit à remonter sa main sur sa joue, elle frissonna et rencontra son regard bleu, assombri par un sentiment indéfinissable.

               Il avança lentement, la forçant à reculer jusqu'aux lavabos. Elle avait la gorge sèche, incapable de dire quoi que ce soit. Malefoy continuait de lui caresser le visage, puis doucement, comme mu par une force invisible, il se pencha et posa les lèvres sur les siennes.

               Autour d'eux le monde chavira. Il lui prit ses mains et les noua derrière sa nuque, tout en l'embrassant fiévreusement. Il dénoua le nœud qui maintenait son peignoir et en écarta les pans pour la caresser plus aisément. Elle haleta quand il toucha ses seins, et en titilla les pointes. Il la prit par la taille et la souleva sans effort, l'asseyant sur le rebord du lavabo.

               Ginny gémit quand il l'embrassa plus profondément tout en glissant une main entre ses cuisses. Elle ne savait plus qui elle était, où elle était, ni même qui la caressait de cette façon. Tout ce qu'elle voulait, c'était qu'il continue cette délicieuse torture. Drago ignorait royalement la voix dans sa tête lui disant qu'il était devenu fou. Il continuait d'embrasser Ginny, de la caresser tout en la désirant follement. Il mourrait d'envie de la prendre sur le champ, par terre, à même le sol.

               Mais un incident bouleversa ses intentions, et les ramena tous deux à la réalité.

               Ne supportant pas le poids de Ginny conjugué à la pression du corps de Drago, le lavabo sur lequel elle était assise s'effondra dans un grand fracas. Ginny et Drago se retrouvèrent par terre, trempés par l'eau qui fuyait des tuyaux. (nda : vous me détestez hein ? Niark !) Rougissant, Ginny referma son peignoir, tandis que Drago la fixait sans la voir. Tous deux avaient les joues rouges et les yeux brillants, mais ils l'ignoraient. Sans un mot, Drago se leva et quitta la pièce en courant, comme pour fuir le regard accusateur de Ginny.

               Qu'est-ce qui lui avait pris d'embrasser une Weasley ? Certes, elle était désirable, il ne le niait pas, mais pourquoi elle ? Pourtant…Il avait aimé ses lèvres douces, sa réponse timide, ses gémissements quand il l'avait caressée…Par Merlin, il perdait la tête ! Ses parents et particulièrement son père, faisaient pression pour qu'il annonce au plus vite ses fiançailles avec Pansy, mais il avait éprouvé du plaisir dans les bras de Weasley ! Pourquoi fallait-il que ça tombe sur elle ? N'importe quelle autre Sang Pure aurait fait l'affaire ! Il se réfugia dans la Salle Commune de Serpentard, une pièce où il s'était toujours senti chez lui, et s'effondra dans un fauteuil, face au feu de la cheminée. Il voulait réfléchir en paix et se retrouver seul avec lui-même, mais une voix perçante s'éleva, le faisant grimacer.

- Draky ! Où étais-tu pass ? demanda Pansy en s'approchant de lui.

- Ça ne te regarde pas. Fiche-moi la paix.

- Oh, tu es de mauvaise humeur. L'entraînement s'est mal pass ?

- Tu es sourde ou tu le fais exprès ? Laisse-moi tranquille !

- Mais…

               Drago se leva et la foudroya du regard.

- Ecoute-moi bien, Parkinson. Quand je te donne un ordre, tu as intérêt à y obéir. C'est la seule condition qui t'autorise à rester avec moi. Si tu es incapable de faire ce que je te dis, on arrête là, et ton père pourra toujours supplier mon père, rien n'y fera, ce sera terminé entre nous. Est-ce clair ?

               Les yeux pleins de larmes, la lèvre inférieure tremblante, Pansy acquiesça silencieusement. Il la toisa, méprisant, avant de tourner les talons et de quitter la Salle Commune. Cette Parkinson n'avait décidemment rien à voir avec Ginny, qui avait une voix infiniment plus douce et plus calme…

               Ginny resta un moment assise par terre dans la salle de bains, refusant de croire ce qu'il lui arrivait. Elle venait de vivre l'un des moments les plus intenses de son existence, et avec le pire ennemi de sa famille. Drago Malefoy. Elle soupira. Pourquoi lui ? De tous les mâles de Poudlard bourrés d'hormones, il avait fallu que ce soit lui, alors qu'elle était officiellement la cavalière de Neville dans trois jours au bal de Noël. Elle se secoua mentalement. Allons ce n'était qu'un moment d'égarement, qui ne se reproduirait sans doute plus jamais. Il fallait oublier ça. Elle se releva et s'habilla rapidement. D'un coup de baguette, elle répara le lavabo. Il ne resta plus aucune trace de la scène précédente.

               Hermione était assise à son bureau et corrigeait des parchemins. Ginny s'installa en face d'elle.

- Où est Amélie ?

- Elle dort dans ma chambre. Tu as mis du temps…

- Que veux-tu ? La baignoire ressemble beaucoup à une piscine, et j'ai pris mon temps pour me relaxer.

- Tu as bien raison, sourit Hermione. Cette salle de bains est un paradis.

               Ginny et Hermione passèrent le reste de l'après-midi à étudier, puis Amélie se réveilla et déclara qu'elle avait faim. Elles se rendirent dans la Grande Salle pour dîner. Harry et Ron déclarèrent eux aussi avoir étudié, mais Hermione ne les crut qu'à moitié, jusqu'à ce que Ginny fasse avouer à Ron ce qu'ils avaient vraiment fait. Ils avaient effectivement travaillé une heure, puis joué aux échecs.

               Ils dînèrent ensemble, discutant gaiement, en compagnie d'Amélie. Des Serdaigles et des Pouffsouffles se joignirent à eux, et bientôt, la Grande Salle résonna d'un joyeux brouhaha. Seuls les Serpentards étaient silencieux. Pansy et Drago étaient absents, et Ginny les supposa ensemble. Ce qui était faux. Pansy pleurait dans sa chambre, et Drago s'était enfermé dans la sienne. Elle secoua la tête et arrêta de penser aux deux Serpentards.

               Pendant les deux jours qui précédaient le Bal, Amélie demanda souvent à sortir jouer dans la neige. Hermione n'accepta que la veille de Noël, ayant peur qu'elle n'attrape froid. Le lac était gelé, et des Professeurs avaient ensorcelé la glace pour la fortifier, transformant ainsi le lac en patinoire. Harry voulut apprendre à Amélie le patinage. Comme à l'accoutumée, Gryffondors, Serdaigles et Pouffsouffles s'entendirent à merveille.

               Amélie patina une heure avec Harry et fit quelques chutes sans gravité. Puis elle voulut aller se reposer, et distingua une silhouette sur le bord. Elle revint vers Hermione.

- Maman, c'est qui ?

               Hermione regarda dans la direction indiquée.

- Pansy Parkinson.

- Elle est toute seule. Pourquoi elle zoue pas avec nous ?

- Elle n'est pas une amie…

- Mais elle pleure…

               Hermione fixa Pansy interloquée. Que s'était-il donc passé pour que la Serpentard soit dans cet état ? Amélie tira sur sa robe.

- Elle peut jouer avec nous ?

- Oui. Va donc lui demander.

               Amélie trotta vers Pansy Parkinson.

               Pansy pleurait. Depuis sa plus tendre enfance, elle aimait Drago et son père espérait unir sa fille unique à Drago Malefoy, héritier de la dynastie Malefoy, dont Lucius était le bras droit de Voldemort. Mais Drago ne l'aimait pas. Il la méprisait et la considérait comme une moins que rien. Un objet. Obéir à ses ordres ! Et puis quoi encore ? Elle n'était pas une fille soumise comme Narcissa Malefoy, qui tremblait comme une feuille devant son seigneur et Maître. Jamais de la vie ! A partir de maintenant, Drago Malefoy était de l'histoire ancienne. Mais pourquoi pleurait-elle alors ?

               Elle sentit qu'on tirait sa cape. Elle baissa les yeux et rencontra des yeux bleu saphir inquiets.

- Pourquoi tu pleures ?

- Amélie…

               Pansy se baissa pour être à sa hauteur.

- Je suis un peu triste, mais ça va mieux.

- Tu veux zouer avec nous ? Maman a dit que tu pouvais.

               Pansy leva les yeux. Granger les surveillait.

- Je…Je ne crois pas…

- Allez ! Tu sais patiner ? Viens !

               Pansy se laissa entraîner par la main. Elles arrivèrent près d'Hermione.

- Granger.

- Parkinson.

               Hemione tendit un mouchoir à Pansy, surprise. Puis, elle esquissa un sourire.

- Viens patiner avec nous. Amélie adore ça.

- Non…Je suis la seule Serpentard. Une intruse. Ma maison…

- C'est Noël. Oublie les Maisons. D'accord ?

               Pansy hésita.

- D'accord, Hermione.

- Bienvenue parmi nous Pansy.

               Les autres furent surpris de la voir arriver, mais la plupart vit qu'elle avait pleuré, et l'accueillirent avec le sourire. Ron n'eut pas la même réaction.

- Qu'est-ce qu'elle fait l ? Demanda-t-il à Hermione.

- Elle était toute seule, Ron. Et elle pleurait.

- C'est une Serpentard.

- C'est une fille de notre âge. Grandis un peu Ron !

- Tu oublies que son père est proche de Tu-Sais-Qui, qui a tenté de te tuer !

- Je ne suis pas idiote Ron ! Mais il s'agit de Pansy Parkinson Père ! Elle n'a rien à voir là-dedans. C'est Noël. Oublie les préjugés, ne serait-ce que pour un jour.

- Mione a raison, intervint Harry. Pansy ne peut pas être mauvaise à ce point, surtout si elle a pleuré à cause de Malefoy.

- Je ne la crois qu'à moitié.

               Ron les quitta et rejoignit le château.

- Quel idiot ! Pesta Hermione.

- Ne fais pas attention à lui, conseilla Ginny. Il n'en vaut pas la peine.

               J'ai civilisé une Serpentard ! Ouais bon…

(1) : Ouais, la note de mon amie, c'est parce que c'est elle qui a saisi le chapitre pendant que j'écrivais… Et c'est pour ça que je la remercie !

               Qu'avez-vous pensé de la scène de la salle de bains ? Je me suis bien amusée, et je permets de préciser que cette scène ne vient pas de moi, mais toujours de Mi-ange Mi-démon !

               Le chap 9 s'intitule Noël ! Vous savez tout !

               Pas le temps de faire les RAR, je dois encore réviser pour des exams de septembre, voilà pourquoi j'ai pas de temps à moi !! Mais je pense que ça ira mieux dans cinq semaines !!

               Bisous à tout le monde !!!